[158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
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Jorian Solaris
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[158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Jeu 22 Déc - 23:21
Le paysage forestier de Bothawui défilait lentement dans les jumelles d’Arthus Wenwhal. Syrielle Shakhovite et lui avaient atterri à l’aide d’une navette furtive à plusieurs kilomètres de l’objectif et la mission était des plus délicates. Si on les avait choisi, c’était principalement pour leur expérience mais aussi car Shakhovite avait l’expérience nécessaire dans les Renseignements pour pouvoir mener la mission à bien. Wenwhal n’avait jamais réellement travaillé avec elle même si pourtant ils avaient bavardé plusieurs fois sur le tarmac. Même s’ils ne se connaissaient pas vraiment professionnellement, ils allaient devoir coopérer. Arthus ne vit rien à part l’immense forêt, ils étaient encore loin de l’objectif. L’homme d’une quarantaine d’année portait une tunique camouflée et plusieurs sacs étaient attachés à sa ceinture, ses cheveux poivre et sel étaient couverts par un casque camouflé aussi.

-Rien à signaler. On peut avancer.


Ils se mirent à nouveau en marche dans la forêt silencieuse. Le ciel était gris et une petite bruine froide tombait sans discontinuer. Un sale temps, Arthus n’aimait pas ça, mais il savait que cela jouerait en leur faveur, avec moins de luminosité ils seraient moins visibles pour leur mission. Il était dans l’escadron Spectre depuis plusieurs années maintenant et était un des rares vétérans de batailles qui avaient sonné le glas de l’Alliance Galactique, même s’il n’avait que des galons de Lieutenant et qu’il aurait pu avoir plus, il se contentait de ce qu’il avait. Son fusil blaster bien en main, l’homme regardait dans toutes les directions, ils étaient encore loin de la destination.


-On devrait avoir un visuel à deux cent mètres. Ils n’ont posté aucune sentinelle, je crois que ça sera rapide.


La mission...Oui la mission qu’on leur avait confié les menait aux confins d’une des forêts de Bothawui pour retrouver Silvia Velasquez et Vassili Tolparev, deux Lieutenants du Xénope qui n’avaient pas fui avec leur maître lors du grand règlement de compte qui avait décimé son Cartel. Velasquez et Tolparev s’étaient trouvés à la tête de trafics d’épice florissants et aussi de plusieurs lupanars. Etrangement, ils avaient survécu, leur brutalité et le fait qu’ils avaient encore de nombreux sbires leur avait permis de survivre. Les deux Lieutenants avaient disparu pendant plusieurs années et étaient réapparus sur Bothawui où l’Alliance Rebelle avait eu comme information qu’ils utilisaient la planète comme une plaque tournante de drogue. Le commandement avait rapidement voulu réagir et ils avaient envoyé deux membres de l’escadron Spectre pour capturer et surtout extraire discrètement les deux Lieutenant. Un ordre qui émanait du Major Brown, des SpecOps.

-Brown était excité comme une puce. Au moins maintenant on sait d’où viennent les kilo d’épices non-raffinées qu’ils ont saisis sur Bothawui en quelques mois. Il paraît que Tolparev arrache les yeux de ses rivaux, vraiment un sale type, il traîne dans la mafia depuis qu’il a cinq ans.

S’il ne parlait pas fort, Arthus faisait la conversation. Shakhovite s’était révélée peu bavarde. En fait elle était même plutôt fermée. La mission était pourtant plutôt simple, les Lieutenants du Xénope étaient en fuite et avaient souvent le Soleil Noir au train. En fait, d’après les renseignements dont ils disposaient, il y avait beaucoup à parier que Velasquez et Tolparev soient enfermés dans un bâtiment forestier désaffecté (en l’occurrence des bâtiments d’une ancienne station météorologique ici) avec une dizaine d’hommes de main gardant la marchandise dont ils disposaient. Il y avait eu de très nombreux cas comme ça et lorsque l’Alliance Rebelle tentait de retrouver anciens Lieutenants du Hutt, ils les retrouvaient souvent avec un trou dans la tête, le Soleil Noir était bien plus rapide et ne faisait en général pas dans la diplomatie. Donc il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, même si on avait envoyé des militaires d’élite. La maussade Syrielle et le jovial Arthus, cette pensée fit sourire le quadragénaire qui affichait constamment un petit sourire enjoué.

Les longues rides qui barraient le visage d’Arthus Wenwhal ne faisaient qu’accentuer ce côté sympathique. Il était de ces vétérans qui avaient vu le feu et les choses les pires, pourtant il gardait constamment cette joie de vivre. A la chute de l’Alliance Galactique, il avait désobéi aux ordres et déserté sa formation pour aller détourner un cargo grâce auquel il avait sauvé sa femme, ses deux fils et ses trois filles ainsi que tous les gens du quartier résidentiel dans lequel il vivait pour finalement revenir au sein de l’Alliance Rebelle. Le moins qu’on pouvait dire, c’était que le Lieutenant Wenwhal était respecté et respectable, mais pourtant il avait toujours du mal à comprendre sa coéquipière avec qui il avait pas mal échangé en termes de mécanique au QG mais avec qui il n’avait jamais encore partagé de mission au sol en binôme. Il se décida donc à briser la glace à nouveau.


-Tu ne m’as pas dit ce qui était arrivé à ton bras...Blessure de guerre ?


De nombreuses histoires circulaient sur les membres de l’Escadron Rogue et leurs blessures légendaires, mais le bras synthétique de Syrielle Shakhovite n’en faisait pas partie, elle n’avait peut-être pas voulu expliciter ou alors le gardait secret jusqu’à ce qu’on lui demande. Même si cela aurait paru indiscret, Arthus s’était borné à un ton bienveillant et très gentil, si bien qu’il était difficile de s’en froisser.

Ils marchèrent encore plusieurs longues minutes avant d’arriver en lisière du bois. Arthus fit un signe à Syrielle et il s’accroupit pour s’avancer lentement. La luminosité n’était pas bonne, la grisaille et la pluie obscurcissaient le ciel mais il avait une bonne visibilité, la forêt se stoppait pour laisser place à une pente douce qui donnait sur un grand bâtiment qui se trouvait à environs 150 mètres. Arthus fit signe à sa coéquipière qu’elle pouvait s’approcher. Lorsqu’ils furent côte à côte, il sortit ses jumelles et inspecta la petite piste qui se trouvait devant la station météorologique abandonnée. Le Lieutenant marqua son étonnement et reprit d’une voix sérieuse.


-Eh merde...Bon, je crois qu’on a un gros imprévu Syrielle. Cette station abandonnée grouille et je crois que Velasquez et Tolparev nous ont fait mentir et ont trouvé de nouveaux amis...

Sur le tarmac se trouvait une petite navette avec l’emblème du Soleil Noir ainsi que plusieurs gardes armés et en armure qui patrouillaient devant le bâtiment. Plusieurs préfabriqués avaient été disposés derrière le bâtiment et on pouvait aussi voir des hommes armés. Visiblement les Lieutenants du Xénope avaient prêté allégeance au Soleil Noir et cela expliquait pourquoi leur petit business était si efficace. Les jumelles s’attardèrent sur les petites antennes au sommet de la station désaffectées.


-Ils ont foutu des brouilleurs, c’est pour ça qu’on ne les a pas vu jusqu’à présent. Ça ne sera pas si simple et on va devoir être vraiment discret pour s’approcher et essayer de trouver les deux cibles. Pfff...Ce bâtiment est immense et il va être difficile qu’on les trouve.

Arthus semblait particulièrement ennuyé. En fait, la mission s’avérait complètement imprévue et beaucoup plus difficile que prévu. Il scruta à nouveau avec ses jumelles toute la topologie du terrain. Il y avait rien que sur le tarmac une trentaine de gros bras. Les préfabriqués aussi étaient parcourus par plusieurs silhouettes armées. Il se passait quelque chose pour qu’ils soient aussi nombreux, peut-être une livraison importante. Arthus désigna une petite rigole avec des bosquets qui la bordaient qui descendait jusqu’à des taillis à quelques mètres de la station météorologique.

-Bon écoute Shakh’, je ne vais pas y aller par quatre chemins, il y a deux solutions, la première et c’est la plus raisonnable, on rentre à la navette et on contacte Brown pour qu’il nous fasse rappliquer la cavalerie, mais ça risque de donner l’occasion à ces enfoirés de nous voir arriver. La seconde est de nous infiltrer et d’essayer de les localiser...On s’infiltre, on les trouve et si on ne peut pas les localiser, on se barre et on appelle des renforts, un plan vraiment inconscient qui demandera de rester vraiment discrets. A toi de me dire ce que tu es prête à faire, mais sans vouloir t’influencer, je n’ai absolument pas envie de voir ces connards s’évanouir dans la nature.


Arthus fixait Syrielle avec ses grands yeux bleus. Il était clair que pour lui, la solution numéro deux était son choix, mais il ne l’imposerait aucunement à Syrielle. Une preuve de plus que le Lieutenant était de ce genre d’hommes qui étaient probablement des têtes brûlées quand ils étaient jeunes mais qui avait survécu suffisamment longtemps pour devenir un vétéran téméraire...
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Syrielle Shakhovite
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Ven 23 Déc - 15:07

Du ciel grisâtre tombait une fine pluie qui quelque fois s'élevait en brouillard épais tandis que les gouttes d'eau détrempaient lentement mais sûrement la terre, et ce fut dans un bruit spongieux que Syrielle reprit sa marche dans la boue lorsque son coéquipier lui annonça que la voie était libre. De ce temps maussade qui n'affichait guère comme avantage que celui de leur discrétion puisque la bruine rendait toute observation délicate. De ce temps maussade qui s’accordait finalement plutôt bien avec son caractère taciturne que d'aucuns n'auraient pas hésité à qualifier de rugueux voire même de froid. Était-ce d'ailleurs ce que pensait Arthus Wenwhal, qui travaillait avec elle depuis un peu plus d'un an mais qui n'avait pourtant jamais réussi à lui arracher plus de quelques mots à la fois ? De ces bribes de conversation que la demoiselle daignait quelque fois lâcher, tout du moins lorsque cette dernière n'était pas purement professionnelle. Après tout, parler pilotage, mécanique ou explosif n'était pas un soucis pour elle – même si tout ce qui faisait boom n'était toutefois pas son sujet d'échange préféré dans la mesure où elle préférait garder pour elle ses ''petits secrets'' – mais dès lors que la discussion glissait vers des abords plus privés, elle se refermait aussitôt comme un bivalve pour ne plus laisser échapper que quelques mots. Juste par politesse. Juste pour ne pas passer pour une sauvage. Juste pour qu'on lui lâchât la grappe également … Mais bizarrement avec Arthus, Shakh' faisait toujours l'effort d'être un minimum agréable, sûrement parce que cet homme savait communiquer avec les autres sans se montrer intrusif, gardant pour lui ses questions les plus gênantes tout en affichant toujours un sourire sympathique. Un gars bien, Wenwhal était indéniablement un gars bien, et Syrielle l'appréciait même si elle le montrait à sa manière … sa manière de ne rien montrer.

« Brown a bien senti le bon coup arriver avec ces deux-là. »

Une affirmation pour le moins laconique – surtout si l'on prenait en compte le fait que son coéquipier lui parlait depuis tout à l'heure sans obtenir d'autre réponse que quelques vagues bruits inarticulés – mais il était vrai que leur mission pourrait s'avérer particulièrement intéressante s'ils parvenaient à la mener à bien ! Informations, argents, épices voire armes … tout ce que l'Alliance Rebelle ne pourrait pas utiliser elle-même finirait sûrement pas être revendu afin de financer l'effort de guerre et si nécessaire, la demoiselle avait toujours ses contacts dans le milieu pour tirer le meilleur prix de tout ce bordel issu des Hutt. Ou plutôt d'un Hutt en particulier : Rana le Xénope. Celui qu'elle avait longuement traqué sur Ylésia avec Jorian qui n'avait jamais avoué avoir un compte personnel à régler avec lui même si durant cette enquête, Syrielle avait elle-même découvert le pot aux roses. Une sale histoire, une sale affaire, et le tout s'était d'ailleurs fini salement également. Merci Jorian …

Mais bien loin de ces considérations, c'était le blaster dormant dans son holster et le fusil-blaster de précision à la main que la demoiselle avançait aux côtés de Wenwhal, son regard balayant les environs tandis que leurs pas étaient redevenus silencieux. Noyés sous le bruit de la pluie frappant régulièrement les larges feuilles des arbres qui les entouraient. Noyés sous la conversation solitaire que son coéquipier semblait entretenir avec lui-même tant elle ne desserrait pas les dents.

« Explosion pendant une mission. T'es nerveux, Wenwhal ? »

Le nom de famille, jamais le prénom …
Si Syrielle s'était beaucoup rapprochée de Jorian, elle était aujourd'hui vaccinée contre ce genre d'erreur et s'efforçait donc toujours d'imposer une certaine limite, une certaine barrière contre toute proximité non désirée. Et ce même si, comme c'était le cas présentement, ça ne l'empêchait pas de s'inquiéter des gens qui travaillaient avec elle. Son partenaire était-il nerveux à tant parler ? Cette solution était en tout cas plausible et tant qu'à faire, la jeune femme préférait encore être sûre de l'état d'esprit de son binôme. Et si possible avant qu'un problème ne pût survenir !

Mais lorsqu'ils arrivèrent enfin en vue du bâtiment abritant les racailles du Xénope, le silence se fit aussitôt tandis que tous deux s'accroupirent dans la boue afin d'examiner les lieux. Avec ses jumelles pour Arthus tandis que Syrielle venait de mettre en joue la ligne d'horizon afin d'inspecter les alentours grâce à son viseur. La demoiselle n'était d'ailleurs pas sniper dans l'âme mais pourtant au moment de s’équiper, elle avait jugé bon de s'armer de ce genre de fusil-blaster dans la mesure où elle avait tout de même un tir très correct, ce qui ne pourrait pas leur faire de mal dans ce genre de mission. Surtout lorsque le tarmac grouillait d'une trentaine de soldats armés et armurés !

« Et merde … »

Sûr que là, la mission venait de se transformer en ''chopper deux pécores'' par ''chopper deux pécores lourdement défendus'', et la différence n'était franchement pas minime ! Si tout l'Escadron avait été là ou qu'une équipe des Renseignements les avait accompagnés, il aurait sûrement pu tenter quelque chose mais là, ça semblait rudement plus compliqué.

« Ils sont vraiment nombreux là, ils doivent attendre une livraison ou alors préparer un gros coup, ce serait carrément con de se barrer et de les laisser faire. Même si c'est pas faux qu'ils sont vraiment nombreux … une trentaine de gars je dirais, non ? »

Une trentaine de visibles en tout cas mais vu la taille du bâtiment, un bon paquet de renforts pouvait bien s'y dissimuler aussi ! Autant dire que tenter quoi que ce fût était donc suicidaire mais même si Syrielle s'était assagie depuis le Unity, il n'en demeurait pas moins qu'elle avait reçu une solide formation au sein des Renseignements et qu'elle savait donc se démerder dans ce genre de situation. Racaille pour racaille, elle avait les connaissances du milieu et la tête de l'emploi de toutes façons, alors une infiltration devrait normalement être possible.

« Par contre si on tente le coup, va falloir que tu ressembles un peu plus à la racaille de base qui bosse pour le Soleil Noir, sinon on va se faire griller de suite. Alors arrête de sourire et tire plutôt la gueule du mec blasé et pas content, et laisse ici tout ce qui pourrait te rattacher à l'Alliance. On sait jamais, ça pourrait servir si on se fait gauler. »

De son côté, Syrielle arborait un pantalon de treillis noir ainsi qu'une veste de la même couleur, et l'impression qu'elle dégageait n'était pas franchement celle de la pure militaire. Avec ses cicatrices et ses cheveux rouge rassemblés en un espèce de chignon informe, elle n'aurait aucun mal à se faire passer pour une citoyenne modèle bossant pour le Xénope, et puis au pire … elle avait largement de quoi débroussailler la zone à grand coup d’explosifs si nécessaire !

« C'est bon, t'es prêt ? Je prends la tête pour la suite dans ce cas. On va suivre le cours de la rigole pour déboucher derrière le bâtiment principal qui doit normalement abriter le garage, ce sera plus safe pour rentrer. »

Et une fois que Wenwhal lui confirma qu'il était paré au départ, Syrielle vérifia une dernière fois qu'elle n'avait rien de compromettant sur elle, puis elle se glissa dans la boue afin de raser le sol tout en se dissimulant au sein des bosquets. Progressant lentement mais sûrement tandis que cette marche prudente les rapprochait de plus en plus du bâtiment qu'ils contournèrent sans se faire repérer. À l'arrière, c'était d'ailleurs un garage qui s'ouvrait effectivement – deux speeder attendant là, visiblement préparés à partir – et Shakh' vérifia que personne n'était là avant de faire signe à Arthus d'avancer jusqu'à couvert avec elle.

« Vérifie que celui de droite est en état, moi je sabote celui de gauche. »

Se ménager une porte de sortie tout en s'assurant de la fermer pour les autres …
Une règle simple et qu'elle comptait bien suivre à la lettre, coupant ainsi tous les fils de contact de l'engin avant de le piéger au moyen d'un petit détonateur qui exploserait dès la première accélération. Et une fois que ce fut fait, elle rejoignit son binôme avant de l'interroger du regard pour savoir s'il était prêt à entrer dans le bâtiment à sa suite.
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Jorian Solaris
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Ven 23 Déc - 17:19
Visiblement Syrielle Shakhovite avait déjà pensé à sa propre analyse de la situation. Ils étaient nombreux, trop nombreux pour une mission conventionnelle, ils allaient devoir ruser. A l’interrogation qui tenait plus de la rhétorique que d’une réelle question, Arthus se contenta de scruter à nouveau avec ses jumelles pour inspecter les environs du bâtiment. Il comptait rapidement, tentait de se faire une idée de combien il y avait d’hommes.

-Ouais...Une trentaine, armés et sans doute suffisamment entraînés pour se servir de leurs armes.


Le plan de Syrielle se dévoila rapidement, elle voulait carrément se mêler à eux. Une bonne idée tout à fait crédible, la Correllienne avait traîné dans ce type de milieux et sans doute savait-elle mieux que quiconque ce qui constituait leurs codes. Wenwhal aussi avait eu ses propres expériences et savait comment fonctionnaient les Cartels, mais il serait plus difficile pour lui de se faire passer pour un bandit et Syrielle l’avait anticipé. Malgré qu’il n’ait jamais parlé très personnellement avec Shakhovite, il avait immédiatement vu que cette jeune femme possédait de bonnes capacités d’analyses et cela se confirma ici. L’analyse juste, celle qui permet à la situation de ne pas dégénérer et de formuler une réponse appropriée.

Sans dire mot, Arthus se débarrassa du haut de sa tunique camouflée et de son casque, mettant ses cheveux en broussailles et dévoilant un tee-shirt noir. Un bas camouflé et un haut un peu plus commun iraient tout à fait dans le code vestimentaire de petites frappes. Lorsqu’il ôta le haut de sa tenue, il put sentir les petites gouttes froides sur sa peau. L’atmosphère était humide mais absolument pas froide, aussi le Lieutenant Spectre ne manifesta aucune gêne à abandonner sa veste. Syrielle aussi s’était apprêtée en conséquence de la situation, son chignon sur ses cheveux rouges et ses vêtements noirs la mettaient totalement en adéquation avec la petite racaille qui était employée par feu le Xénope. Mais il s’agissait là-aussi du Soleil Noir et intérieurement, il priait pour qu’il n’y ai pas de Vigo ou de personnalité plus importante. Cette mission devrait être effectuée rapidement et ils devraient absolument éviter de se faire remarquer.


-OK, je suis prêt. Allons-y.


Cette fois Arthus ne montrait plus aucun sourire et son visage s’était figé dans une expression froide, presque mauvaise avec les sourcils légèrement froncés. Ses rides contribuaient à lui donner un air presque renfrogné. Il allait devoir jouer l’acteur et ce n’était pourtant pas son fort, Syrielle avait été dans les Renseignements, elle connaissait ce genre de procédures, mais lui n’avait jamais été entraîné et il n’avait pas non plus vu de près les mafieux ni leurs pratiques. Cela n’avait aucune importance, il allait devoir s’y faire, il le savait, il devait le faire pour la mission. L’Alliance Rebelle n’était plus que l’ombre de l’Alliance Galactique et ils allaient tous devoir faire des sacrifices après tout non ?

Arthus Wenwhal suivit Syrielle dans la petite rigole, sous les bosquets. Les feuilles lui caressaient le visage et seul le bruit des gouttes tombant sur les feuilles venait perturber le silence. C’était presque agréable, ils auraient pu se croire à l’entraînement. Syrielle avait pris le commandement de la mission, et cela était normal, elle avait le plus d’expérience pour faire face à la situation présente. Ils avancèrent dans la boue, les gros brodequins d’Arthus s’enfonçaient dans la boue dans un bruit de succion, mais il avançait sans en faire cas. Une fois à portée, Syrielle observa les environs, il n’y avait rien et elle ne tarda pas à lui faire signe de la suivre. Les deux Spectres se dirigèrent à toute allure vers la porte du garage et s’y introduisirent. Il n’y aurait pas de seconde chance, pas de place à l’hésitation. Arthus tentait d’oublier le contexte, de s’immerger dans son personnage, exercice qui était sans doute plus facile pour Shakh’ qui avait été formée dans les Renseignements à l’infiltration et qui avait aussi un passé trouble. Lui par contre n’avait jamais connu rien de tout ça et se contenta de porter son fusil blaster en bandoulière.

Lorsque la Corrélienne donna ses instructions, il se contenta d’inspecter le Speeder. Tout était en ordre et les clefs étaient même sur le contact. D’un mouvement de la tête, il fit signe à sa collègue que le véhicule était en état de marche alors que cette dernière venait de saboter l’autre. Visiblement, elle avait pensé à tout, pensé à ce qu’ils aient une porte de sortie et qu’ils puissent s’en sortir sans que leurs poursuivants n’aient cette chance.

Ils se positionnèrent face à la petite porte qui menait dans le corps du bâtiment au fond du garage et Shakh’ l’interrogea du regard, ce à quoi il répondit à nouveau à l’affirmative. Les deux infiltrés ouvrirent alors la porte qui émit un bruit de piston. Ils arrivèrent dans une sorte de petit couloir qu’ils traversèrent lentement. Cette fois Arthus était complètement dans son personnage et tentait d’avoir l’air le plus froid possible, il n’était plus Arthus Wenwhal mais un trafiquant d’épices sans foi ni loi.  Ils passèrent à nouveau une porte qui menait sur une sorte d’immense hangar aménagé. Le rez-de-chaussée avait été totalement remodelé pour en faire une pièce unique, de nombreuses caisses étaient organisées., les murs menant sur l’extérieur étaient presque entièrement vitrés. Arthus remarqua vite que la pièce grouillait de personnes d’espèces diverses, certains en train de rassembler de la drogue dans des petits sachets, d’autres de la mettre dans les caisses, d’autres encore emportant les caisses. Il y avait aussi de très nombreux mafieux qui patrouillaient avec une arme à la main ou en bandoulière, certains discutant en fumant une cigarette. Arthus fixa intensément Syrielle...C’était bien plus que ce qu’ils avaient prévu, il y avait là un énorme réseau. Le Lieutenant désigna du regard un petit escalier métallique qui menait à une autre porte surélevée. C’était là où ils devaient aller.

Arthus fit signe à Syrielle de le suivre, il ne disait mot, complètement dans son rôle. Personne ne les remarqua, en fait tous semblaient concentrés sur leur tâche, l’avantage était que dans une telle masse de personnel, les mafieux ne devaient pas tous se connaître. Il longea une rangée de table où des gens coupaient de la drogue à la lumière d’une lampe. Il y avait là de quoi submerger la planète d’épices. Lorsqu’ils furent loin des mafieux, il fixa intensément Syrielle avec toujours son air mauvais.


-Il y a des tonnes de came...Il est clair que Velasquez et Tolparev ne bossent pas seuls. Ça dépasse nos attributions Shakh’, ils faut absolument trouver qui sont leurs complices, et on n’arrivera à démanteler le réseau que si on les enlève sans se faire remarquer.

Sans doute Shakh’ avait-elle déjà remarqué tout ça. Wenwhal voulait cependant absolument le lui dire pour qu’ils soient sur la même longueur d’onde, tout coup d’éclat aurait eu pour conséquence de faire fuir leurs collaborateurs de la planète où qu’ils se mettent au vert. Mais là il y avait forcément ceux qui revendaient, ceux qui fournissaient les épices, et le trafic ne cesserait que s’ils pouvaient faire parler rapidement les deux ex-lieutenants du Xénope et monter des opérations contre leurs collaborateurs. Arthus se dirigea à nouveau vers l’escalier qu’il franchit avant d’ouvrir la porte. Ils arrivèrent dans une petite pièce qui empestait la fumée, une table ronde était disposée en son centre et plusieurs mafieux fumaient en jouant au sabbac. Ils étaient une dizaine, tous lourdement armés. L’un d’eux, un homme avec une immense balafre lui barrant le visage se tourna immédiatement vers les deux compères.

-Alors c’est vous Bishop et Clenceau, ça fait bien une heure qu’on vous attend. Le boss est furax, il veut que vous retourniez immédiatement voir le Soleil Noir pour discuter les prix...Ces enculés n’ont pas  voulu payer et T’Kami a apparemment baissé les cours.


Dans leur malchance, on les prenait pour quelqu’un d’autres. Et la prestation de l’homme ne manqua pas d’arracher un gloussement à un Rodien qui se trouvait à côté de lui, comme s’il était complètement absurde qu’il leur donne des ordres. Arthus n’avait pas prévu ça, il voyait en même temps que l’homme le fixait et que tous les autres, y compris Syrielle le fixaient, comme s’ils attendaient une réaction de sa part et que le fait que cet homme lui donne un ordre était complètement incohérent.


-T’as qu’à y aller toi-même, trou du cul, nous on doit parler à Velasquez.


Le Rodien gloussa à nouveau, il avait l’air presque débile, mais pourtant il saisit la crosse de son pistolaser, comme si la chose allait dégénérer. Le petit homme teigneux et balafré ne se démonta pas, il bomba le torse et se releva montrant des signes évidents d’agressivité.

-Toi et ta pétasse, vous allez vous comporter autrement et faire ce qu’on vous dit, Velasquez n’est pas disponible.


Loin de se démonter, Arthus bomba aussi le torse et s’approcha même du petit homme avec une agressivité encore plus marqué, il approcha son visage à quelques centimètres du sien, au mépris de tout ce que faisaient les autres. Le vétéran avait compris comment faire, malgré sa balafre, le petit homme ne devait pas avoir trente ans, lui par contre était plus âgé et la loi du plus fort primait souvent dans le bas de l’échelle des gangs.

-Ecoute-moi bien petit branleur, je m’en branle que ta mère t’ai pondu anormal ou débile, mais crois-moi, si tu nous laisse pas passer, on va te rendre encore plus laid.


La situation dégénérait, cette fois plusieurs des hommes à table fixaient le petit roquet, comme s’ils attendaient de voir ce qu’il allait faire pour réagir. Tout aurait pu en rester là, pourtant Arthus fixait toujours le petit homme balafré, à quelques centimètres de sa tête, le défiant et ne baissant pas le regard. La racaille semblait aussi dans l’attente. La scène fut immédiatement interrompue par un bruit de piston, la porte derrière la table s’ouvrit sur un immense Besalisk en guenille qui fumait un gros cigare. Il attrapa immédiatement le petit homme par le col et le remit sur sa chaise avec une violence peu commune.


-Je commence à en avoir assez de tes conneries, Rico. Il se tourna vers les deux Spectres et les fixa avec un air mauvais, quant à vous, je vous conseille de rejoindre Velasquez et de le faire rapidement ! Deuxième étage.


Ils y étaient et même s’il ne le montra pas, Arthus sourit intérieurement. Ils s’approchèrent de la porte. Tout allait bien se goupiller désormais, ils savaient qu’ils étaient proches de Velasquez et sans doute de Tolparev. En fait, ils y seraient bientôt. Si ces mafieux les avaient vu, ce n’était pas une mauvaise chose en réalité, tout simplement car comme ça ils se souviendraient de personnes qui étaient du milieu après l’enlèvement de leurs chefs.

Un bruit sourd, une explosion, suivie d’un sifflement...Des grésillements qui résonnaient en cadence dans toute l’étendue de la pièce. Une nouvelle explosion retentit et cette fois Arthus fixa intensément Syrielle avec surprise alors que des vitres se brisaient et que des tirs de blasters se firent entendre suivis de cris et de nouveaux grésillements. Le Besalisk beugla, tous saisirent leurs armes et il fit signe à tous les gens présents, y compris les deux Spectres de sortir de la pièce pour aller voir ce qui se passait. Un homme hurla à nouveau.

-C’EST LES KEUFS LES MECS ! AUX ARMES !


Arthus sortit en suivant Syrielle. Ils franchirent le petit escalier métallique. Les mafieux sortaient du bâtiment pour tirer sur un vaisseau à la coque violette et métallique. Le vaisseau en ellipsoïde ne semblait pas souffrir des tirs d’armes légères et répliqua immédiatement à l’aide des trois canons rotatifs qui se trouvaient sur son ventre, les canons vomirent des charges de plasma qui désintégrèrent immédiatement les mafieux qui se trouvaient dehors. Les mafieux autour de Syrielle et d’Arthus hurlèrent à nouveau et tentèrent de se rapprocher de la vitre pour ouvrir le feu, mais une nouvelle salve de plasma les abattit tous, sans exception. Arthus fit signe à Syrielle de s’accroupir avec elle derrière une caisse pendant que d’autres mafieux de déployaient dans la salle. Le personnel qui coupait la drogue et la conditionnait était en fuite, en hurlant, mais ils ne furent pas épargnés par une nouvelle salve de plasma qui en tua une bonne vingtaine qui cherchaient à fuir par les fenêtres. Deux lourdes passerelles s’ouvrirent sur les flancs du vaisseaux alors que des cordes tombaient au sol et que des soldats en armure descendaient maintenant en rappel, tous avec des armes lourdes et des armures intégrales. Il y en avait une trentaine qui se dirigeaient vers le bâtiment, couverts par le vaisseau et ses tourelles. Arthus se retourna vers Syrielle.


-Ça ce n’était pas prévu au programme ça Shakh’...Et je ne crois pas que ce soit une bande rivale ni les hommes de Brown qui viennent en renfort.


Derrière cette remarque presque ironique se cachait une certaine détresse. Deux mafieux se cachèrent derrière la caisse proche d’Arthus et de Shakh’ et s’adressèrent à eux, leur indiquant qu’il y avait un vaisseau similaire à l’arrière du bâtiment et un sur le toit aussi, ils étaient cernés. Lorsque les hommes entrèrent dans le bâtiment, un des mafieux se leva et ouvrit le feu sur un des commandos, les tirs de blaster furent immédiatement absorbés par le bouclier déflecteur portatif du soldat. Une voix métallique de celui qui menait le commando retentit.

-Rendez vous, il ne vous sera fait aucun mal, vous êtes cernés. Jetez vos armes, mains sur la tête.


C’était vrai, les hommes en armure avaient investis la pièce et s’avançaient vers les quatre derniers survivants, tout autour n’était que cadavre. Les deux mafieux se levèrent, lâchant leurs armes. Arthus montra son arme à Syrielle, comme pour l’interroger s’il devait s’en servir, mais cette dernière lui fit signe de ne pas le faire, il fit donc comme elle, il lâcha son arme et mit les mains sur la tête. Les soldats en armure étaient face à eux, aucune parcelle de peau n’était exposée et on ne voyait pas leur visage à travers leur casque intégral. L’un d’eux s’approcha du mafieux qui avait tiré et lui asséna un violent coup de crosse à la mâchoire qui le projeta à terre pour finalement l’achever d’un tir de pistolaser à la tête. Un des hommes s’approcha de Shakh’ et Arthus.


-Veuillez décliner nom et identité.


La voix était grave, synthétique, robotique. Le soldat était complètement déshumanisé et son attitude ne laissait aucun doute sur le fait que la négociation n’était pas possible. Lorsque le deuxième mafieux déclina son nom et eut expliqué sa fonction, il fut immédiatement abattu. Syrielle n’aurait que peu de temps pour expliquer au soldat qui portait par-dessus son armure un brassard noir où apparaissait le blason de la Triade...
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Syrielle Shakhovite
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Sam 24 Déc - 1:04

Tandis qu'ils entrèrent finalement dans le bâtiment, les anciennes habitudes de Syrielle étaient revenues au galop – pas tant éloignées que ça des actuelles d'ailleurs – et elle fourra aussitôt les mains dans les poches de son treillis tout en adoptant un pas plus chaloupé. Plus provocateur. Celui de la gonzesse ayant parfaitement conscience que dans ce genre de milieu, les regards masculins avaient souvent tendance à s’abîmer sur quelques formes féminines, mais qu'elle avait largement les moyens de péter des genoux en cas de mauvaise éducation trop prononcée. Une attitude qu'une personne étrangère à ce genre de faune aurait sans doute trouvée suicidaire, mais la demoiselle savait au contraire qu'avec ce genre de criminels, il fallait s'imposer physiquement et sans que la moindre protestation ne fût possible. Décourager les noises avant même qu'on ne vînt les lui chercher … Aussi lorsqu'ils pénétrèrent dans un vaste hangar abritant une véritable fourmilière de main d’œuvre coupant et empaquetant soigneusement des kilos et des kilos de drogue, Shakh' releva aussitôt la gueule tout en adressant un regard confiant à Wenwhal : oui, elle savait que la situation était bien pire que ce qu'elle aurait dû être mais maintenant qu'ils avaient foutu les pieds dans ce merdier, ils allaient bien devoir aller au bout. Et pas sans leurs deux cibles d'ailleurs !

« Même si c'est un peu étrange, ils doivent sans doute bosser pour le Soleil Noir. Vu la merde actuellement, ils ont dû se dire que Bothawui ferait une planque parfaite dans la mesure où l'Alliance a autre chose à faire que de traquer des dealers. »

Une position qui se défendait d'ailleurs mais à trop vouloir jouer, tout ce petit monde avait finalement perdu ! Agissant avec un tel manque de discrétion que les Renseignements avaient flairé le coup facile qui leur permettrait d'accumuler beaucoup sans prendre réellement de risque. Ou comment dire que finalement, les deux côtés s'étaient plantés dans leurs calculs, mais qu'il n'y avait que les Spectres qui fussent au courant pour le moment. Mais quoi qu'il en fût, ce fût d'un signe de tête affirmatif que Syrielle confirma à son binôme qu'ils étaient bien sur la même longueur d'onde concernant Velasquez et Tolparev, et tous deux reprirent aussitôt leur marche pour gravir un escalier et débarquer dans une pièce encore plus enfumée que les bas-fonds de Corellia. Pitié pour la femme de ménage, parce que ça empestait l'alcool et la clope froide !

Mais à peine avaient-ils mis les pieds dans ce fumoir de fortune qu'ils se firent agresser verbalement par un petit caïd sans réel pouvoir, et Shakhovite soupira intérieurement en constatant que c'était Arthus qu'il regardait en parlant et pas elle. Machisme du jour bonjour, et dans la mesure où intervenir à la place de son coéquipier n'aurait pu que le descendre en flèche devant toute cette petite troupe de racailles, la jeune femme ne put guère que se taire. Prête néanmoins à dégommer de la vermine si jamais Wenwhal venait à trop patiner … Mais heureusement, Wenwhal ne patina pas justement et malgré l'acharnement de l'autre, un Besalisk cradingue ne tarda pas à leur ordonner de passer pour rejoindre leur ''patron''.

Deuxième étage et en vitesse …
Syrielle avait aussitôt acquiescé d'un signe de tête franc tandis qu'elle emboîtait déjà le pas à son partenaire, mais ils n'eurent même pas le temps de s'engager dans les escaliers qu'un vacarme retentit soudainement ! Explosions, cris et bruits de tirs envahissant bientôt le bâtiment tandis qu'un homme hurlait qu'il s'agissait des ''keufs''.

« Putain merde ! »

Les keufs ? Mais quels keufs ?!
Brown n'avait envoyé qu'eux et ces racailles n'auraient quand même pas été assez stupides pour confondre un Cartel opposé avec des forces de police, alors qui pouvait bien débarquer comme ça ?! Pour foutre toute leur mission en l'air en plus ?! Autant de questions qu'ils se poseraient bien plus tard et lorsque les vaisseaux ouvrirent le feu pour clairsemer les rangs du Soleil Noir, les deux Spectres s'accroupirent aussitôt derrière une caisse afin de ne pas se faire dégommer eux aussi. Arme à la main tandis que la situation venait de se dégrader en un clin d’œil.

« Je sais pas qui c'est mais c'est clairement pas Brown. Et les Bothans n'auraient pas non plus monté un truc comme ça, pas sans nous prévenir avant ! »

Alors qui, bordel ? Qui ?!
Question rageuse sans réponse pour le moment et lorsqu'une troupe d'hommes en armure débarqua pour continuer le grand ménage – trois vaisseaux devant manifestement contenir une centaine de soldats en tout – Syrielle sentit aussitôt ses mâchoires se serrer à la vue d'un blason s'affichant sur le brassard noir que tous portaient.

« C'est la Triade … »

De cette information que Shakh' venait de lâcher discrètement à Arthus tout en se relevant mains sur la tête, son esprit tournant déjà à plein régime afin de trouver une solution pour se sortir de ce merdier. Sérieusement, que venait foutre la Triade ici ? Sur Bothawui ? Sur une planète affilée à l'Alliance Rebelle avec qui les relations étaient carrément floues tout en demeurant toutefois assez neutres ?!

Et elle, qu'est-ce qu'elle devait répondre ?!

Vu les exécutions gratuites qui venaient de se produire sous ses yeux, il était évident que ces soldats-là ne venaient pas ramasser du tout-venant mais pour autant, les deux Spectres devaient-ils se faire passer pour des mafieux importants ? Ou alors devaient-ils clairement revendiquer leur appartenance à l'Armée Alliée pour s'ériger en ''intouchables'' sous peine de dégrader les relations entre les deux régimes ?

Réfléchir, réfléchir, réfléchir … et réfléchir plus vite !

Si jamais ils se faisaient passer pour des mafieux, ils allaient ouvertement jouer avec le feu, mais ils se ménageraient également une chance d'approcher leurs proies. Alors que s'ils donnaient leurs véritables identités, il y avait des probabilités pour que tout cessât là … et que Velasquez et Tolparev leur filassent entre les doigts ! Bon allez, de toutes façons s'ils se la jouaient mafieux, ça leur laisserait toujours l'occasion de décliner leurs identités militaires ensuite si les choses tournaient trop mal !

« Nora Alston, Premier Lieutenant de Rana le Xénope actuellement allié avec Serroen DeNasta, Vigo du Soleil Noir. »

Si le nom de Nora Alston était évidemment un faux, DeNasta était toutefois un véritable Vigo, mais un Vigo particulièrement ''glissant'' et dont le visage était toujours un vaste mystère pour les enquêteurs de tous poils le traquant. Mais pour les besoins de la cause, Arthus venait tout juste d'endosser ses traits tandis que Syrielle venait de le désigner d'un signe de la main. Le visage relevé et affichant un air ouvertement hautain et méprisant. Elle était Premier Lieutenant du Xénope et en tant que tel, elle disposait donc d'un certain pouvoir, et ce dernier ne pouvait donc qu'aller de paire avec une certaine morgue.

« Nous avons actuellement asile du Gouvernement Bothan, nous sommes donc dans notre bon droit, messieurs. »

Après tout un gouvernement corrompu, ça existait.
Et un gouvernement pro-rebelle se rattrapant aux branches, ce n'était franchement pas improbable non plus.
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Jorian Solaris
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Sam 24 Déc - 15:15
Les deux soldats de choc de la REPo qui faisaient face à Arthus et à Syrielle semblèrent hésiter. L’un d’entre eux avait toujours la main sur la crosse de son pistolaser, prêt à faire feu pour éliminer les deux prisonniers. Un des hommes s’approcha et il y eut plusieurs grésillements dans son casque avant qu’il ne se mette à parler dans son ComLink de la même voix métallique et synthétique que les autres soldats.

-Sergent de l’escouade Alpha au rapport mon Lieutenant. Nettoyage terminé, premier objectif accompli. Deux prisonniers : Nora Alston, premier Lieutenant du Seigneur du Crime Rana le Xénope…Serroen DeNasta, Vigo de l’organisation criminelle Soleil Noir. Terminé.

-Bien reçu Sergent, analyse, répondit une voix toute aussi synthétique qui semblait sortir tout droit d’un générateur de voix de droïdes d’ancienne génération. Plusieurs secondes s’écoulèrent. Recherche terminée : Serroen DeNasta…Cible prioritaire…Nora Alston, inconnue, Lieutenant du Xénope…Cible prioritaire. L’escouade alpha doit les conduire au bureau. Ordre de les conduire au Commandant pour extraction. Terminé.


Le ComLink grésilla à nouveau. Les voix et les attitudes des soldats de choc étaient si mécaniques qu’on aurait pu aisément croire qu’il s’agissait de droïdes de combat. Arthus lança un regard légèrement inquiet à Syrielle, s’il gardait son sang-froid, il avait une certaine crainte quant à l’issue de cette situation. L’attitude de Syrielle lui avait parue d’abord complètement inconsciente, puis il avait compris ce qu’elle cherchait à faire. La jeune femme avait appris à réagir vite et bien dans les Renseignements et se faire passer pour des personnalités mafieuses importantes leur permettrait d’être amenés comme prisonniers auprès de Tolparev et de Velasquez qui devaient déjà avoir été capturés. Il fallait du cran, et Wenwhal était forcé de reconnaître que Shakh’ en avait eu plus que lui sur ce coup-là. L’Alliance Rebelle comptait peu de gens aussi engagés dans ses rangs, même prisonnière et prise dans une fusillade, Shakh’ pensait avant tout à la mission et à ses conséquences : une leçon pour les cadets et autres aspirants qui auraient voulu rejoindre l’Alliance.

Deux soldats leurs entravèrent les poignets dans le dos avec des menottes et prirent leurs armes avant de leur faire signe d’avancer. La majorité des soldats retournait à l’extérieur auprès du vaisseau qui s’était posé au sol. Les quatre soldats qui les entouraient ne prononcèrent pas un mot et les conduisirent vers l’escalier métallique, traversant à nouveau la petite pièce empestant le tabac qui était désormais vide. Le Sergent ouvrit la porte du fond et montra le chemin aux soldats qui s’engouffrèrent dans un couloir qui menait à un monte-charge. Toujours sans un mot, le Sergent actionna l’ascenseur qui les conduisit au deuxième étage. Lorsque les portes s’ouvrirent, ils pourraient voir un nouveau carnage, des corps de mafieux gisaient au sol dans un couloir, il y en avait au moins une dizaine. Aucune chance n’avait laissée aux hommes de Velasquez et de Tolparev. Le petit groupe de fortune se remit en route, enjambant les corps inanimés des mafieux. Arthus afficha à nouveau une mine préoccupée à sa coéquipière bougeant les lèvres sans produire de son, il formula la phrase « c’est un carnage ! ». Oui c’était effectivement un carnage, la Triade n’avait pas fait dans le détail et comme l’avait supposé Syrielle, ils n’avaient fait cas que des gens qu’ils jugeaient importants dans la mafia. Ils touchaient désormais du doigt la réalité de la manière dont la Triade menait ses troupes en zone hostile. Un des soldats de choc poussa violemment Syrielle pour qu’elle avance plus vite. Ils débouchèrent devant une grande porte où deux soldats avec une épaulette rouge montaient la garde, ils se mirent au garde-à-vous immédiatement devant l’escouade qui les salua immédiatement. Si Syrielle connaissait les codes de la REPo, elle reconnaîtrait des soldats Ultra, l’élite des troupes de choc.

On les fit entrer dans un immense bureau avec une baie vitrée qui donnait sur le tarmac. Un gros bureau en bois massif se trouvait face à eux avec en face quatre mafieux, trois hommes et une femme qui avaient les mains sur la tête et étaient encadrés par deux soldats Ultra. D’autres soldats étaient totalement immobiles et montaient la garde dans la pièce spacieuse. Il y avait encore des documents et des holoprojections sur le bureau, comme si on avait interrompu quelqu’un qui travaillait. Les mafieux au sol avaient des mines sombres, certains d’entre eux avaient aussi des hématomes, ils avaient été violentés pendant la capture, peut-être avaient-ils voulu se défendre face à la REPo qui venait les arrêter. La femme détonnait avec les autres mafieux, elle portait un tailleur et avait la peau mate et de longs cheveux noirs et raides, malgré sa quarantaine d’années, elle était encore charmante : Silvia Velasquez. L’énorme colosse à côté d’elle par contre portait un treillis avec un camouflage bleu et un marcel blanc dévoilant ses immenses biceps, son visage carré et ses cheveux coupés en brosse rajoutaient à son caractère impressionnant.

Ils pourraient aussi voir un autre homme, plus petit que les soldats de la REPo qui se trouvait face à la baie vitrée et qu’ils voyaient de dos. L’homme portait un uniforme gris avec un brassard rouge à l’effigie de la Triade et il avait posté sa casquette à visière sur le bureau. Ses pattes d’épaule finement tressées de fil d’argent indiquaient un officier gradé. Un homme en armure se présenta face aux prisonniers et désigna une place à côté des autres.

-A vos ordres, mon Lieutenant !

Les quatre soldats conduisirent Syrielle et Arthus à leur place. Ils les forcèrent à se mettre sur les genoux rapidement et on leur enleva leurs menottes pour qu’ils mettent leurs mains sur la tête. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes puis le Lieutenant rejoignit l’homme qui se trouvait devant la baie vitrée et ils échangèrent à voix basse, mais les prisonniers ne pouvaient pas voir la scène qui se déroulait dans leur dos. La voix nasillarde et monocorde de l’officier ne tarda pas à retentir dans la pièce.

-Eh bien, puisque nous sommes au complet, nous pouvons commencer. Bonjour à tous. Je suis le Commandant REPo Jorian Solaris, mandaté par le haut-commandement de l’Alliance Rebelle pour démanteler cette installation et au nom de l’Entente, vous êtes en état d’arrestation.

La phrase aurait pu être risible, mais elle faisait partie d’un processus des rodé que Jorian appliquait à la lettre. Casser la volonté de ces gens faisait partie du scénario. Depuis le temps qu’il travaillait au sein de la REPo, il avait vu le scénario se répéter : au début de la résistance, puis du dénie, pour finalement laisser place au désespoir le plus total et aux aveux. L’officier fixait toujours intensément l’extérieur, tournant le dos aux prisonniers. Il savait exactement comment s’y prendre et tous les soldats présents étaient totalement immobiles.

-Dans quelques minutes, vous serez embarqués à bord d’un vaisseau de transport et conduis sur Mustafar. Là-bas, vous serez interrogés pendant des heures, affamés, torturés jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune trace de volonté et que vous nous donniez les informations dont vous disposez. Ensuite, vous serez battus et exécutés. Bien évidemment, si l’un d’entre vous veut parler maintenant, il est le bienvenu et il pourrait bien sûr garantir un meilleur traitement pour le groupe. Cette offre n’est bien sûr valable que présentement et vous sera inaccessible dès lors que vous serez conduis à bord du vaisseau.

Là-encore, quelques secondes s’écoulèrent. Velasquez brisa le silence la première et s’exprima d’une voix pleine d’aplomb, elle ne se laissait pas impressionner.

-Cette zone est hors de vos attributions, Commandant. Nous avons l’immunité de membres du gouvernement Bothans. Je vous prie de nous relâcher et nous tenterons d’oublier ce que vous avez fait ici. Dans ce bureau, dans le premier tiroir à droite il y a plusieurs milliers de crédits. Prenez-les et n’en parlons plus.

Une nouvelle phase de silence. L’officier bougea dans la pièce et le bruit de crédits fut perceptible sur le bureau. Jorian saisit le bouquet de petits bâtonnets dorés, il y en avait pour plusieurs milliers de crédits en effet qu’il tenait dans ses mains gantées.

-La tentative de corruption sur un fonctionnaire de l’Entente est un crime très grave, Madame Velasquez. Je devrais vous faire pendre pour cela. Considérant que vous êtes une femme d’un certain rang, je me contenterai de vous faire abattre sur le toit quand nous remonterons.

Une fois de plus, Jorian montrait bien qu’il ne respectait absolument pas les lois de l’Alliance Rebelle à laquelle la Triade avait promis coopération. Il marcha à nouveau, cette fois il était face aux prisonniers, sans toutefois les regarder ni même leur donner la considération de les fixer, son regard les balaya rapidement, sans s’attarder sur Syrielle qu’il n’avait visiblement pas reconnu immédiatement. Il était désormais totalement visible : ses cheveux noirs ras sur le tour du crâne et long au-dessus, soigneusement plaqués. La vareuse de l’homme était de très bonne manufacture, sans doute un tailleur, et elle affichait sur ses pattes de col le blason de la Triade d’un côté et trois flèches parallèles de l’autre, indiquant son grade de Commandant, on pouvait aussi voir une longue barrette de décorations qui indiquaient des opérations de l’Alliance Galactique du temps où il y était toujours et d’autres correspondant à des batailles au sein de la Triade. Sa ceinture portait une dague décorée à l'effigie de l'Entente. Sa culotte d’équitation se terminait par des bottes de cuir et l’homme fit les cent pas à nouveau.

-Si quelqu’un d’autre a quelque chose à dire, c’est le moment, sinon, il est temps d’embarquer pour les quartiers haute-sécurité de la Tour de Mustafar. Sergent, dites à deux de vos hommes de se préparer pour l’exécution de Madame Velasquez en attendant.

Syrielle pourrait immédiatement comprendre que Jorian ne respectait ni le protocole, ni même les propres lois de la Triade, ils avaient été capturés lors d’une opération spéciale et sans doute secrète. Elle devrait maintenant trouver une stratégie pour les sortir de ce bourbier, Velasquez commençait d'ailleurs à s'insurger en essayant de convaincre Jorian de réviser ses instructions, mais deux soldats de choc la saisissaient déjà par les épaules sans ménagement.
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Syrielle Shakhovite
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Sam 24 Déc - 19:19

Malgré son regard fermement braqué sur le soldat planté en face d'elle, Syrielle pouvait parfaitement sentir la nervosité de son coéquipier qui n'avait jamais reçu de formation de la part des Renseignements et ne devait donc pas être très à l'aise dans ce genre de situation, mais elle ne pouvait malheureusement rien faire d'autre que l'ignorer. Jouer son rôle. Et continuer à afficher une morgue et une assurance témoignant en faveur de sa couverture improvisée. Après tout ce qui érigeait quelqu'un en bon menteur, c'était sa capacité à ne pas laisser de faille, et la demoiselle affichait donc l'air hautain du Lieutenant sûre de lui, ses pupilles ne lâchant pas l'endroit où – derrière la verrière du casque – devait se trouver le regard invisible de son interlocuteur. Parce que décontenancer les gens en masquant son visage était une technique très classique, bien trop classique pour qu'elle s'y laissât prendre … et lorsque le soldat reçut enfin l'ordre de les conduire jusqu'au Commandant de cette mission, Shakh' sut qu'elle avait gagné cette première manche ! Sans beaucoup de doutes possibles, ils allaient désormais être conduits là où se trouvaient déjà Velasquez et Tolparev, et une fois qu'ils se seraient assurés de l'état et de la présence de ces deux-là, les Spectres pourraient enfin aviser.

Mais tandis que la petite troupe se mit en marche pour grimper les escaliers en direction du bureau, ce fut bientôt une vaste boucherie qui se dévoila sous leurs yeux, mais Syrielle ne cilla même pas devant un tel spectacle. Adressant seulement un regard rassurant à son binôme qui lui semblait davantage accuser le coup face à une telle boucherie. Mais la jeune femme était-elle aussi froide et détachée qu'elle l'affichait ? Indéniablement, plusieurs années passées au sein des Renseignements avaient contribué à l'endurcir, mais il ne fallait pas se leurrer pour autant : elle n'était ni insensible ni déshumanisée, simplement assez bonne actrice pour ne rien dévoiler de ce qu'elle ressentait réellement face à ça. Et lorsqu'ils arrivèrent dans un bureau étroitement gardé par des soldats Ultra – troupe d'élite de la Triade attestant bien que le régime menait là une opération importante – Shakhovite balaya aussitôt la pièce du regard afin d'enregistrer toutes les informations importantes : la disposition de chacune des personnes, les armes portées par les soldats, l'officier planté devant la verrière et même les documents et holoprojections qu'elle réussit à lire en partie. Sa mémoire soigneusement entretenue enregistrant le plus d'éléments possibles tandis qu'ils furent contraints de s'agenouiller avec les autres prisonniers.

Quatre mafieux, un officier supérieur, deux soldats Ultra et six soldats classiques …
Une configuration qui ne jouait pas réellement en leur faveur vu la concentration de force Triade au mètre carré, et Syrielle était déjà en train de cogiter à la meilleure manière d'extraire leurs cibles lorsque le gradé prit soudainement la parole …

Cette voix …
Ce nom …
Jorian ?! Jorian Solaris était en vie ?!

Si jusque là la demoiselle avait affiché un air hautain et détaché absolument sans faille, les mots de cet homme la firent aussitôt se crisper, et chaque muscle de son corps se raidit soudainement. Malgré la douleur, ses mâchoires venaient de se serrer au point que ses dents grincèrent, et une lueur indéfinissable hanta brusquement son regard désormais lointain …

Jorian Solaris était en vie ?
Jorian Solaris était officier supérieur dans la Triade ?
Alors fallait-il en conclure que toute cette saloperie qu'il avait répandu derrière lui sur le Unity n'était guère plus qu'un acte de trahison bas et lâche de la part d'un sale petit connard ?! Autant dire que face à cette révélation pour le moins surprenante, Shakh' avait senti son estomac se tordre tant elle était soudainement affectée, et ce fut avec un self-contrôle et un professionnalisme absolus qu'elle inspira profondément avant d’expirer pour se calmer. Pour retrouver la pleine maîtrise de ses capacités. Pour écouter et analyser chaque mot et chaque intonation de son ancien mentor qui lui donnait désormais envie de gerber ! Mais derrière cette façade de calme factice bravement retrouvé, la tempête couvait malgré tout, aussi la demoiselle s'accorda-t-elle quelques instants pour se re-concentrer pleinement tandis que Velasquez tenta sa chance à coup de corruption. Une mauvais idée. Une très mauvaise idée quand on connaissait Jorian.

Et puis …
Et puis le silence revint tandis que cet homme passa devant eux comme à la parade, et le regard de la jeune femme accrocha un moment ses insignes et décorations – certains émanant de l'Alliance Rebelle – avant d'enfin prendre la parole d'une voix assurée.

« Le Haut-Commandement de l'Alliance Rebelle ne vous a mandaté pour aucune mission, ce qui fait que vous vous trouvez actuellement en état de violation du territoire, Allié comme Bothan. À ce titre et vu la situation politique actuelle, cela pourrait mettre fin aussitôt aux accords qui existent entre nos deux régimes, de même que ça pourrait être interprété comme une déclaration de guerre. »

De cette guerre que la Triade ne désirait sûrement pas d'ailleurs, sans quoi il lui faudrait sortir de son statut de pseudo-neutralité et s'engager en faveur de certains et en défaveur d'autres. Mais sans laisser plus de quelques secondes de silence, Syrielle enchaîna aussitôt.

« De plus, l'Alliance Rebelle n'autorise ni les exécutions ni la torture sur les prisonniers, ce qui vous place donc en violation de l'Article n°34-2 des Accords Galactiques de Toprawa. En plus bien entendu des accusations d'assassinats sur toutes les personnes que vous venez de massacrer. »

Elle débitait, elle débitait …
Mais pour enfreindre les lois comme elle l'avait fait une bonne partie de sa vie, Shakhovite devait déjà les connaître, et les accords galactiques importants lui avaient naturellement été enseignés durant sa formation.

« Enfin, la Haute Trahison est un crime passible de la peine de mort au sein de l'Alliance Rebelle, Commandant Jorian Solaris, alors vous devriez éviter de vous perdre sur son territoire. De même que vous devriez éviter de porter des barrettes de décoration alliées, ça pourrait être mal interprété par les soldats que vous croiseriez … »

Si elle avait insisté en prononçant son nom, Syrielle avait par contre laissé sa phrase se perdre sans davantage de précision, mais elle les laissait justement à l'imagination de Jorian tandis qu'elle venait de braquer un regard meurtrier dans le sien. Défiant silencieusement ce fantôme qui hantait quelque fois ses cauchemar tandis qu'elle se réveillait en sueur, avec l'ignoble impression d'un baiser sur sa joue.

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Jorian Solaris
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Dim 25 Déc - 19:38
Tout le plan avait été minutieusement pensé et étudié par l’officier REPo qui se trouvait face aux quatre prisonniers. De la vermine, ils ne méritaient pas d’exister et si l’Alliance Rebelle avait autant de problème avec la pègre, c’était pour avoir été trop coulante avec eux. Un problème qui ne pouvait que rappeler ce qui s’était produit avec l’ancienne Alliance Galactique qui s’était vue attaquée par le Soleil Noir et même totalement corrompue par les Hutts. L’action coup de poing de la Triade montrerait à cette racaille ce qu’il en coûtait de penser agir impunément. Depuis que Jorian avait été affilié aux opérations avec l’Alliance Rebelle il n’avait que pu constater à quel point les dirigeants de cette organisation rappelaient ceux de l’Alliance Galactique, peut-être avec un peu plus d’audace. Quoi qu’on pouvait en dire, la Triade avait bien mené l’opération et il était clair que ce point de production de drogue avait été neutralisé et qu’il n’était désormais plus opérationnel. Les bien-pensants pourraient dire ce qu’ils voulaient mais les méthodes choc de la REPo avaient fait leurs preuves. Lorsque le Soleil Noir avait voulu tenter de s’en prendre à la Triade, ses agents avaient été massacrés. Lorsque les Siths avaient débarqué sur Erinar, ils avaient été vaincus, au prix de nombreux sacrifices certes, mais ils avaient été vaincus.

Alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce avec les deux hommes qui encadraient Silvia Velasquez, une voix retentit. Une voix féminine, sèche et dont la neutralité laissait entrevoir une certaine animosité. Le visage de Jorian se crispa l’espace d’un instant, il reconnut immédiatement la voix de Syrielle Shakhovite. Il y eut quelques secondes de battement dans son esprit...Comment cela pouvait être possible ? Il avait pourtant fait le nécessaire sur le croiseur Unity pour qu’elle ne survive pas, elle avait de plus été infectée par le virus et surtout...Surtout il y avait la séquence d’autodestruction qui était déjà engagée. La morsure froide et désagréable de l’imprévu venait de ramener Jorian à la réalité de sa mission. La Corrélienne marquait ici sa colère, montrant qu’elle était bien vivante et qu’elle n’avait bien évidemment pas oublié son ancien mentor.

Tempête dans l’esprit du scientifique, l’espace d’un instant le blizzard de ses souvenirs refaisaient surface, sans pour autant que ça n’ait été visible sur son visage, toujours impassible après la légère marque de crispation. Un fantôme du passé qui revenait, vestige d’un attachement émotionnel passé et d’un moment éphémère qui avait fait sa vie : la mission sur l’Unity. La douce litanie du souvenir et d’une certaine nostalgie au sein de l’Alliance Galactique, lorsqu’il avait été mis en binôme avec son apprentie, une jeune Corrélienne naïve...Mais cette apprentie, c’était bien lui qui l’avait voulu. Il l’avait voulu mais elle s’était montrée de nombreuses fois bien trop naïve, ce qui était normal puisqu’elle n’avait pas terminé sa formation. Quoi qu’on put en dire, il était obligé de constater désormais qu’il l’avait sous-estimé et que par un moyen qui lui échappait totalement, elle avait survécu à la mort. Syrielle l’immortelle...Syrielle l’impétueuse et imprévisible.

Jorian l’écouta sans montrer aucun signe d’émotion ni d’agacement, il était totalement impossible de savoir ce que pensait l’officier REPo qui demeurait emmuré en lui-même. La réminiscence des actes qu’il avait commis -aussi horribles soient-ils- avaient été immédiatement tue par la réalité pragmatique de la mission...De l’instruction qu’il avait reçu. Il était membre d’un corps d’élite et même au sein de l’Alliance Galactique, ils avaient reçu une formation très stricte. Une instruction qui avait pourtant été plus rapide et accélérée pour Syrielle, ce qui expliquait sans doute la colère qui bouillonnait en elle. Trop attachée, pas assez fiable, incapable de faire la part des choses...Tant de choses qu’il lui avait reproché pour la pousser à évoluer. En revanche, il y avait une chose qu’il avait toujours vu en elle : la ténacité...Elle n’avait jamais su abandonner et le fait qu’elle s’exprime face à lui avec cette neutralité apparente et invoque divers articles de lois et accords inter systèmes prouvait qu’elle avait évolué. Oui, Jorian Solaris l’avait sous-estimé, elle venait de prouver qu’elle était finalement devenue plus forte. La Syrielle qu’il avait connu n’aurait pas été capable d’une telle érudition, mais surtout, elle se serait empressée de s’en prendre physiquement à lui, lui donnant le prétexte pour se défendre et l’éliminer promptement. Mais il fallait reconnaître que cette évolution faisait naître en Jorian une certaine curiosité, une fierté peut-être. Son ancienne apprentie avait évolué, elle était désormais devenue une adversaire plus redoutable, peut-être avait-elle compris la véritable essence de ce qu’ils faisaient et de ce que cela impliquait, même s’il ressentait toujours cette colère en elle.

Jorian Solaris la laissa terminer, dans un stoïcisme le plus total. L’homme se contentait de la fixer droit dans les yeux, n’affichant aucune émotion. Il analysait chacun de ses mots, toutes les intonations et toutes les phrases : du sous-entendu concernant ses décorations à l’accusation de trahison tout en passant par l’évocation d’une guerre entre la Triade et l’Alliance Rebelle. Puis elle eut fini, Jorian l’avait laissé débiter sans l’interrompre. La colère qu’elle éprouvait était évidente et c’était ce qui allait la perdre. L’officier était toujours face à elle et il laissa s’écouler quelques minutes, soutenant toujours le regard de Syrielle avec la même absence totale d’expression. L’officier se contenta de sortir un communicateur portatif de sa poche et de le porter à l’oreille tout en l’activant.


-Général Voren, ici le Commandant Jorian Solaris. Je vous informe que notre mission est un succès, nous avons capturé les deux cibles et éliminé tous les hommes de main qui se trouvaient dans l’installation...Oui...Affirmatif. Nous avons capturé deux individus à l’identité inconnue dont une personne que j’identifie comme ancienne membre des Renseignements et qui a proféré de graves menaces à mon encontre comme vous pourrez le voir dans mon enregistrement individuel...Oui...Oui...Les remettre à vos hommes ? Oui naturellement, nous pouvons le faire. J’espère qu’elle recevra une sanction exemplaire au nom de nos accords.



Jorian remercia rapidement le Général avant de raccrocher. Voren était un des Généraux des SpecOps et avait visiblement donné son accord pour l’opération. Il pouvait paraître étrange que les services n’aient pas communiqués...Mais ce n’était pas impossible que Brown ait monté son opération dans le plus grand secret et que l’accord passé avec la Triade fasse qu’ils aient décidé d’agir le même jour sans en informer leurs homologues. Les accords étaient cependant valables, la Triade avait des accords avec plusieurs régimes dans la coopération pour la lutte contre le crime. Jorian rangea son communicateur et s’approcha légèrement de Syrielle tout en la toisant car il était toujours debout.


-Vos sentiments vous trahissent, vous êtes en colère et cela obscurcit votre jugement. Bonne citation des accords et des lois...Mais il vous reste encore beaucoup à apprendre. Ma supérieure, la Commissaire Alice Kollan a passé un accord avec votre Général Voren, nous avions toute latitude pour cette opération et il avait demandé à ce que personne ne soit prévenu du jour exact où nous interviendrions, justement pour éviter d’avoir des fuites...Il vous aurait suffit de décliner correctement votre identité et vous auriez été reconduis à l’astroport le plus proche. Vous devriez faire attention et surtout réfléchir un peu plus avant de parler la prochaine fois, cela évitera d’aggraver votre cas.

Le comportement de Jorian restait extrêmement neutre, presque illisible. Il n’avait montré aucun sentiment de remord ou de quoi que ce soit d’autre. Son respect des procédures avait été total durant cette opération et il comptait bien le montrer à Syrielle, la Triade l’avait en main depuis le début.
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Lun 26 Déc - 1:20

« Article n°1141 du Code de Justice Alliée : la menace d'une voie de droit ne constitue pas une violence. En conséquence de quoi, elle ne peut être qualifiée de ''menace'' au sens où vous l'entendez.

Article n°75 du Code Pénal Allié et Article n°424 du Code Militaire Allié : la haute trahison est un crime passible de la peine de mort au sein de l'Alliance Rebelle. Au titre de ces articles, relèvent entre autre de la trahison les faits d'espionnage, de complot, d'usurpation de commandement, d'atteintes à la sécurité des forces armées et aux zones protégées intéressant la Défense Alliée, d'atteintes aux intérêts fondamentaux de l'Alliance Rebelle. Sans oublier les quatorze assassinats que vous avez perpétré ce jour-là. Mais ni voyez pas là une menace, Commandant Jorian Solaris, simplement une information. »


Ce traître avait-il espéré que Syrielle allait perdre tous ses moyens à l'évocation du Général Voren ? Et bien si c'était le cas, il devait être bien déçu ! Bien loin de se dégonfler, la demoiselle avait à peine esquissé un sourire faussement affable avant de continuer à débiter soigneusement les cours de droit qu'elle avait dû ingurgiter, et elle ne comptait pas non plus s'arrêter en si bon chemin.

« Par ailleurs, je vous rappelle encore une fois que l'Article 34-2 des Accords Galactiques de Toprawa interdit les exécutions et la torture – physique comme mentale – sur les prisonniers. Hors, nous sommes présentement quatre témoins pouvant affirmer que vous venez d'exécuter bon nombre de personnes aujourd'hui, de même que vous nous avez tous les quatre menacés de torture puis d'exécution. Sans oublier l'exécution sommaire que vous venez d'ordonner sur la personne de Madame Silvia Velasquez.

En l’occurrence, l'Article 362-2-7 du Code Militaire Allié dispose qu'en cas de collaboration avec les forces armées d'un régime extérieur, celles-ci devront respecter les lois de l'Alliance Rebelle. Cette dernière étant signataire des Accords de Toprawa, vous vous devez donc de les respecter également. »


Et qu'elle continuait, et qu'elle continuait …
Mais si elle avait bien dû céder face à Jorian sur le Unity, le savoir en vie lui offrait désormais l'occasion idéale pour se venger, de ce petit secret de polichinelle qui avait aussitôt germé dans son esprit sans qu'elle ne l'eut pourtant dévoilé. Ses sentiments la trahissaient-ils réellement ? Il était évident que son ton sec n'était pas ce qu'il existait de plus agréable mais pour autant, elle n'était ni menaçante ni agressive. De même qu'elle n'avait pas bougé d'un cil même si elle aurait rêvé de se jeter pour lui pour lui ouvrir la gorge d'une oreille à l'autre …

« Ah, et avant que j'oublie, sans par ailleurs que ça ne constitue une menace, Commandant Jorian Solaris, je me permets de vous informer qu'à votre prétendue mort, un dossier scellé a été rédigé sur votre cas indiquant clairement votre trahison et les quatorze assassinats qui sont de votre main. Maintenant que nous sommes tous rassurés sur votre survie, je vais me voir dans l'obligation d'en informer l’État-major afin que votre dossier soit descellé et mis à jour. »

De ''mort'', Jorian passerait ainsi à ''traître'', et Shakh' pourrait donc lancer la traque tout en restant parfaitement dans son bon droit. Tout en offrant ainsi une leçon magistrale aux autres régimes qualifiant l'Alliance de faiblarde : on ne jouait pas avec l'Alliance Rebelle !

Ou comment avouer que pour une fois, la jeune femme ne pouvait que se féliciter d'avoir forcé sa mémoire encore et encore pour bachoter certains cours même si ceux-ci l'ennuyaient profondément ! Parce que sur ce coup-là, elle venait ainsi de se mettre soigneusement à l'abri de toutes représailles de la part de sa hiérarchie, si tant était en tout cas que l'accord avec le Général Voren fût réel et qu'il ne relevât pas que d'un mensonge grossier de la part de cette petite enflure.

« Mais si je puis me permettre et à titre personnel, Commandant Jorian Solaris, je ne peux qu'espérer qu'en souvenir des années passées à servir ensemble, nous resterons bons amis. »

Affirmation ponctuée d'un sourire qui aurait pu paraître sincère à n'importe qui d'extérieur. Mais Jorian, lui, reconnaîtrait le terme de ''bons amis'' qu'il avait lui-même employé en la poignardant, aussi ne pourrait-il que comprendre le sous-entendu bien trop subtil pour être retourné contre Syrielle.

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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Lun 26 Déc - 15:01
Jorian écoutait toujours Syrielle avec un amusement qui pourtant ne transparaissait pas sur son visage. L’officier REPo était toujours aussi stoïque, comme s’il était complètement extérieur à la situation. En réalité, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une certaine fierté de voir que Syrielle Shakhovite avait ainsi évolué. Plus calme, plus posée même si pourtant ses émotions transparaissaient toujours et en ce sens elles la trahissaient. Même si l’évocation de toutes ces lois semblait faire naître le doute dans les trois autres prisonniers. Arthus affichait maintenant un visage complètement circonspect à l’égard de sa collègue et Silvia Velasquez comme Vassili Tolparev la fixaient avec un air grave. Il était difficile de savoir ce que pensaient les anciens Lieutenants du Xénope tant la situation semblait devenir étrange et incontrôlable : d’une certaine manière sans doute avaient-ils compris qu’il valait mieux qu’ils traitent avec l’Alliance Rebelle qu’avec la Triade qui comptait les abattre.

Jorian laissa terminer son ancienne camarade, la laissant citer ses textes de loi et ses petites attaques qui auraient pu paraître mesquines et en auraient probablement rendu fou plus d’un. Mais Jorian Solaris avait été entraîné, sa solide formation théorique au sein des Renseignements Alliés d’abord puis sa formation complémentaire au sein de la REPo lui permettaient d’agir en tant qu’officier et non en tant que personne. Syrielle tentait de le provoquer et de le forcer à perdre les pédale où à commettre un acte qui le compromettrait au sein des Généraux qui lui avaient donné l’autorisation de mener cette opération. Mais seulement voilà, il était bien trop malin pour commettre une telle erreur et il n’aurait absolument pas voulu commettre un forfait qui dépassait ses attributions. L’idée de séparer les prisonniers en deux groupes et d’abattre Wenwhal et Velasquez à l’abri du regard de Shakhovite et de Tolparev lui traversa l’esprit, mais ce n’était pas raisonnable et la bataille légale dans laquelle cherchait à se lancer la Corrélienne aurait été de facto gagnée par elle, justement car elle aurait des éléments qui pourraient donner le doute à sa hiérarchie. Bien évidemment, cela ne remettrait pas forcément les accords avec la Triade qui étaient relativement solides avec l’Alliance Rebelle et qui lui permettaient de disposer de matériel et de protection contre les groupes de hors-la-lois qui rodaient dans son espace. Si Syrielle tentait de faire croire le contraire, la chute de l’Alliance Galactique avait laissé l’Alliance Rebelle dans l’obscurité et faire appliquer les lois n’était pas si simple, c’était en partie pour cela qu’ils se retrouvaient à deux pour infiltrer une base infestée de trafiquants.

Jorian attendit la fin du long discours de Syrielle et le Lieutenant de Choc l’interrogea d’un mouvement pour savoir s’il devait frapper la jeune femme d’un coup de crosse, Jorian lui répondit en secouant la tête, il lui demanda plutôt un datapad sur lequel il commença à pianoter. En fait, en connectant ses implants et en tapant le reste, il entra toutes les informations nécessaires en quelques minutes. Il se retourna ensuite vers le Lieutenant de Choc.


-Lieutenant, relâchez-les.


Le Lieutenant aida Syrielle puis Arthus à se relever, les soldats ne les pointaient plus avec leurs armes. Jorian s’approcha de Syrielle, il était face à elle, très proche, si bien qu’elle pourrait sentir l’odeur caractéristique de l’après-rasage bon marché qu’il utilisait depuis des années, voir aussi à quel point l’officier était rasé de près et que ses cheveux étaient parfaitement plaqués ne laissant pas une mèche de cheveux en bataille.


-Cela n’entachera pas notre amitié, ne vous en faites pas, vous faites votre travail. Vous citez avec exactitude les lois de l’Alliance Rebelle, mais vous faites référence à des faits qui concernent un officier REPo sous l’Alliance Galactique qui nous était ouvertement hostile. Nous avons désormais des accords et donc tout ce qui a été fait en temps de guerre est par conséquent caduque. Nous évoquons ici des actes de guerre, pas des crimes.


Jorian fixait toujours Syrielle dans les yeux avec un regard totalement stoïque. D’un mouvement doux et lent, il prit délicatement sa main avec sa propre main gantée et lui remit le datapad, tout en refermant délicatement ses ses doigts dessus.


-Mais vous avez tout à fait raison d’actualiser ce dossier. Vous êtes en droit d’instruire un dossier et même de me juger pour cela si vous le souhaitez. Et comme je suis du côté de la justice, voici la copie complète de mon dossier, vous avez là-dedans mon nom, mon grade ainsi que tous mes états de service depuis que je suis membre de la REPo, cela inclut bien évidemment l’opération sur l’Unity. Vous avez aussi tout l’historique des ordres que j’ai reçu de la Commissaire Kollan. Je n’ai rien arrangé, vous constaterez d’ailleurs que mon dossier n’est pas exemplaire, j’ai demandé le renouvellement de mon permis de séjour deux mois en retard en 157, mais j’ai payé mon amende puis fait appel puisqu’il apparaît que les services administratifs avaient égaré mon dossier. Enfin, je trouverai juste de payer l’amende si vous instruisez un dossier sur moi et que cela va jusqu’au procès. Vous avez bien évidemment mon adresse...Instruisez votre dossier, convoquez moi et je viendrai moi-même au tribunal.


Syrielle avait le véritable dossier de Jorian dans les mains : les ordres, les missions (incluant l’Unity) et tous les états de service. Le scientifique restait toujours droit comme un i face à Syrielle sous le regard médusé d’Arthus et celui des soldats de choc de la REPo toujours aussi immobiles. Au-delà des paroles en elles-mêmes qui pouvaient paraître étrangement calmes, le ton n’était ni sec ni froid, juste totalement distant. Jorian Solaris semblait totalement insensible à ce qui se passait, voire même inconscient de la gravité des accusations qui pesaient sur lui. Il agissait comme s’il n’éprouvait aucun remord. C’était en partie vrai, mais cela n’avait aucune place dans une mission officielle. Jorian sortir ensuite son communicateur portatif.


-Puisque vous avez voulu exprimer vos convictions personnelles, laissez-moi exprimer les miennes. Il était suicidaire de se lancer dans une infiltration d’une telle installation à deux personnes. Vous auriez dû contacter des renforts, car si vous aviez été repéré, vous auriez été abattus et les mafieux auraient quitté la planète pour se replier dans un repaire secondaire. Vous n’auriez même pas pu faire un rapport et cela aurait été double-peine pour l’Alliance. La manière dont j’ai mené cette opération est sans doute discutable, mais ces individus étaient hostiles et dangereux, j’en veux pour preuve qu’ils ont immédiatement ouvert le feu sur nous. Ce n’est pas pour rien que les résidus des Cartels viennent s’établir sur des planètes de l’Alliance ou encore que le Soleil Noir ait mené des attaques sur l’Alliance Galactique en profitant de sa faiblesse. Le Soleil Noir a aussi attaqué la Triade, nous avons réagi de manière appropriée et ils ne sont plus jamais revenus. Ces mafieux sont une faction hostile à part entière, nous voyons chacun de leurs méfaits comme un acte de guerre, et nous les traitons comme une force armée. Vos prisons regorgent de caïds qui s’entraident et finissent par sortir, vous ne pourrez jamais gérer vos hors-la-loi comme cela. C’est le but de notre coopération interservice avec le Général Voren. Vérifiez auprès de votre état-major et vous verrez que nous suivons la procédure et des ordres qui émanent de vos dirigeants. Pour le reste, je vous invite à contacter vos supérieurs pour voir ce qu’il convient de faire de ces prisonniers...Le Général Voren veux que nous en disposions mais si vous souhaitez aller au bout de votre démarche, il nous est égal de vous les laisser. C’est en toute amitié que je vous permet de faire cela, car c’est ce que font les amis non ? Ils s’entraident...


Jorian tendait le système de communication portatif à Syrielle, soutenant toujours son regard avec aplomb. L’officier de la REPo n’avait montré aucune trace d’émotion et la situation évoluait toujours. Arthus semblait toujours aussi inquiet, prêt à voir la situation dégénérer. Jorian Solaris quant à lui respectait la procédure à la lettre, il savait remplir des papiers et respecter les lois, gardant le costume de l’homme bien sous tout rapport et respectant parfaitement les règles. Il était désormais clair qu’il ne craquerait pas, on pouvait même légitimement se demander s’il ne narguait pas Syrielle avec ses deux dernières phrases, mais il restait toujours complètement stoïque, ne montrant aucun signe de triomphe ou de défaite ou même d’une quelconque émotion.
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Mar 27 Déc - 15:13

Le silence planait sur le bureau, et un moment de flottement sembla s'installer tandis que tous se regardaient désormais en chien de faïence, dans un calme des plus étranges après le massacre sanglant qui venait d'être perpétré à peine quelques minutes auparavant. Mais si certains s'agitèrent légèrement tout autour d'elle, Syrielle demeurait quant à elle d'un immobilisme parfait, le regard toujours fermement braqué dans celui de Jorian qu'elle pouvait sentir réfléchir de là où elle était. De cette déduction facile dans la mesure où son mentor avait toujours été un intellectuel cogitant soigneusement ses choix et ses paroles afin d'agir au mieux. Toujours au mieux … Mais comment en avait-il pu venir à la trahison ? Et quel sentiment pouvait bien l'agiter présentement tandis que sa victime se dressait de toute sa morgue devant lui, pleine et entière tandis qu'elle le dévisageait d'un ton terriblement neutre. Terriblement menaçant, paradoxalement … Autant de question que la jeune femme repoussait pour l'heure afin que ses propres réflexions ne fussent pas – trop – parasitées par ses émotions, et pourtant Force savait que ces retrouvailles impromptues ne la laissaient pas de marbre. De colère, de peine et de rancœur, Shakh' pouvait ressentir chaque fibre de son être vibrer au plus profond d'elle-même, mais elle s'en inquiéterait bien plus tard. Lorsque toute cette sale affaire serait enfin achevée et qu'elle n'aurait plus à respirer l'odeur de cet après-rasage bon marché qui imprégnait quelque fois ses cauchemars elle aussi.

Et puis …
Et puis son ancien mentor commit une erreur au moment où il voulut entrer dans son jeu, et la demoiselle en ressentit intérieurement une joie mesquine et mauvaise même si elle demeura de marbre : ainsi donc, Jorian pensait ne jamais être accusé de haute trahison en raison des accords liant désormais l'Alliance Rebelle et la Triade ? Cet espoir aurait peut-être pu être réaliste, mais il ne l'était absolument pas … parce que ces accords-là n'étaient pas rétroactifs. Et surtout – surtout !– parce que l'Alliance et la Triade n'avaient jamais été en guerre, ce qui rejetait donc directement la qualification d'acte de guerre pour laisser Solaris au rang de criminel de droit commun. Comme tous ces parasites hors-la-loi qu'il haïssait profondément, quelle ironie ! Mais pour autant, Syrielle ne fit aucun commentaire face à ces explications erronées, préférant largement laisser son ancien mentor se noyer dans ses propres erreurs qu'il se prendrait tôt ou tard en pleine face. Préférant concentrer toute son énergie à ne pas retirer sa main lorsque l'officier la lui saisit doucement – comme une ignoble caresse – pour lui remettre un datapad. Elle se sentait presque souillée.

« Bien évidemment. »

Instruire un dossier … doux foutage de gueule dans la mesure où rien n'aboutirait jamais en terme de justice vu la situation galactique actuelle mais pour autant, Shakhovite ferait toutefois le nécessaire pour que Jorian fût référencé comme un traître. Pas pour pouvoir le traîner devant un tribunal, mais bien pour pouvoir lui faire sauter le caisson sans que rien ne pût lui être reproché ! Et si Arthus n'avait pas été là présentement, peut-être que la jeune femme ne se serait pas forcée à rester aussi sage et qu'elle lui aurait déjà collé son poing dans la tronche … Mais lorsque cette ordure s'offrit en plus le luxe d'un long soliloque destiné exclusivement à l'humilier et à remettre chacun de ses choix en cause avant de critiquer ouvertement l'Alliance et sa politique, Syrielle ressentit à nouveau une envie. Un besoin : celui de lui éclater la tronche à coup de tatane ! Parce qu'il n'en serait pas plus moche ensuite* et que ça lui entrerait peut-être un peu de plomb dans la crâne … à défaut de fragments d'os !

Comment pouvait-il se permettre de présumer ainsi de leur organisation ?
Et comment pouvait-il se permettre de critiquer l'action toute entière de l'Alliance ?!

Sûr que la vision de la Justice de Solaris, elle la connaissait déjà pour en avoir eu un exemple sanglant sur Ylesia, et ce n'était franchement pas une méthode qu'elle cautionnait. Aussi peu respectueuse de la loi qu'elle fût, la jeune femme était en revanche très respectueuse de la Vie – à quelques petites exceptions près – et assassiner gratuitement des gens n'entrait pas dans sa ligne de conduite. Parce que de ces petites mains empaqueteuses d'épices qui gisaient sur le sol, que savait-elle ? Que savaient-ils ? Étaient-ce réellement tous des ordures méritant autant la mort qu'ils la distillaient, ou alors n'étaient-ce que des pauvres types qui tentaient désespérément de joindre les deux bouts afin de pouvoir s'offrir une existence meilleure ?

Oui, encore aujourd'hui, elle se posait encore ce genre de questions …
Oui, encore aujourd'hui, elle était naïve. Mais elle préférait cette naïveté à la cruauté détachée qui semblait animer chaque acte de Jorian pour toujours précipiter davantage de monde dans la tombe !

Voulait-elle contacter ses supérieurs afin d'éventuellement récupérer les prisonniers ?
Même si son visage affichait toujours la même neutralité, il était évident que son ancien mentor était en train de se foutre d'elle tandis qu'il lui tendait son propre système de communication pour lui faciliter la manœuvre, et Syrielle laissa alors planer quelques secondes d'hésitation. De réflexion. Avant de récupérer délicatement le communicateur dans un léger sourire.

« Je suis entièrement d'accord avec ça, c'est bien naturel. Si vous permettez ? »

Sincèrement, ça allait chier …
Et une fois l'appareil en main, la demoiselle pianota aussitôt afin d'entrer en contact avec quelqu'un de très particulier.

« Commandeur Suprême, ici le Lieutenant Syrielle Shakhovite de l'Escadron Spectre. Je vous présente mes excuses pour vous déranger de cette manière, mais j'aurais besoin d'une autorisation expresse pour pouvoir embarquer Silvia Velasquez et Vassili Tolparev, deux prisonniers qui ont été récupérés lors d'une mission conjointe avec les forces de la Triade … oui … oui Monsieur … je vous remercie Monsieur, mes respects. »

Oui, Syrielle Shakhovite savait contacter directement Plo Tan'ith sur son comlink personnel.
Et oui, elle venait de le faire afin de remporter ce bras de fer contre Jorian !
Alors certes, elle serait peut-être sanctionnée ensuite pour s'être permis une telle liberté mais au final, ce serait toujours moins grave que si elle avait cogné Solaris.

« Le Commandeur Suprême Plo Tan'ith vient d'ordonner la récupération de deux prisonniers par les forces de l'Alliance Rebelle, je vous remercie donc pour votre coopération. »

Le tout débité d'un ton aimable tandis qu'elle rendait à Jorian son comlink. Tandis que les ordres officiels arrivèrent sur leurs datapad quelques minutes plus tard.


[HRP : * dixit Loes XD]

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Jorian Solaris
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Mar 27 Déc - 16:12
Le Commandant de la REPo était toujours bien engoncé dans son uniforme à réfléchir. Il savait que la colère de Syrielle ne serait pas très dure à titiller, elle était probablement très en colère, dans une colère noire. Ce qui restait à déterminer désormais était de savoir où et quand cette colère se manifesterait. Si Jorian s’était figé sur l’ancienne image qu’il avait de sa subordonnée, il se serait attendu à recevoir un coup ou une violence physique de sa part : chose qu’il attendait promptement puisque cela aurait eu des conséquences dramatiques sur le Lieutenant de l’Escadron Spectre qui aurait eu des conséquences disciplinaires plus graves. L’Alliance Rebelle s’efforçait de maintenir une administration cohérente, surtout auprès de ceux qui la servaient et en ce sens, ce qui se produisait sur Bothawui était une conséquence directe de cette difficulté puisque dans la coopération avec la Triade, les forces de l’Entente avaient appliqué leurs propres règles. Sans doute était-ce cela qui posait problème à la jeune femme. Elle ne voulait pas comprendre quels étaient les véritables enjeux ni même se corrompre. Une telle naïveté était touchante mais aussi très handicapante.

Surprise, Syrielle Shakhovite resta complètement calme, elle prit sans aucune manifestation de colère les instructions et les directives du Commandant Solaris. Admettait-elle enfin qu’elle était vaincue ? Elle pouvait chercher et tenter de faire ce qu’elle voulait, elle ne trouverait aucune porte ouverte si elle cherchait à nuire à Jorian et tout était parfaitement en règle, c’était cela qui au final était l’unique moralité de cette entrevue et de cette mission. L’Alliance Rebelle avait envoyé deux agents là où la Triade en avait envoyé un contingent entier...Que lui fallait-il de plus pour comprendre ? Comprendre enfin que les idéaux de l’Alliance n’étaient qu’une vaste chimère, un dragon coloré et magique en lequel ils avaient tous cru ? Une sorte d’imagerie pour les enfants et un mythe qui au final n’avait plus lieu d’exister. Car oui, c’était cela l’Alliance Galactique : une utopie. Mais il y avait ceux qui y croyaient encore et qui jouaient encore aux soldats face aux deux Empires. Malheureusement, ils manquaient de maturité et Syrielle n’échappait pas à cette règle, elle n’avait pas su se détacher de ses idéaux par peur de ce qu’il aurait fallut faire. C’était cela la vérité, elle n’avait pas su abandonner ses rêves comme Jorian l’avait fait. La vérité, c’était qu’il n’y avait aucun rêve à poursuivre du côté de l’Alliance. Ce n’était pas cette Alliance Rebelle, qui n’était plus que l’ombre de ce que l’Alliance avait été, qui changerait la donne. Si elle ne voulait pas le comprendre, c’était de SA propre responsabilité. Elle finirait par périr, tôt ou tard, sur l’autel de ses idéaux illusoires. Tan’ith avait beau être un grand meneur d’homme, il ne ferait jamais le poids face à l’Empire Galactique ou face à l’Empire Sith, la Triade avait une administration, des hommes et des femmes dévoués à une seule cause : celle de faire perdurer l’ordre dans le chaos le plus total qu’était cette galaxie.

La jeune femme porta le communicateur à son oreille. Jorian voyait ses cheveux rouges en mèches éparses et fourchées recouvrir le petit appareil immaculé à l’effigie de la Triade. Sa voix était toujours fluide et détendue et Jorian attendait toujours de voir ce qu’elle allait faire. Ses sourcils se froncèrent à l’évocation du Commandant Suprême Tan’ith. Avait-elle réellement osé déranger cet homme ? Si Jorian avait appelé Stregwel à cet instant, il aurait sûrement eu des conséquences disciplinaires, tout simplement car cela ne se faisait pas...Syrielle voulait-elle montrer qu’elle avait plus d’importance au sein de l’Alliance Rebelle qu’en avait Jorian Solaris au sein de la Triade ? Cette éventualité, il ne voulait pas y penser et dans son esprit il n’avait jamais réellement conçu qu’il ne devrait pas ramener les prisonniers...C’était les ordres de Kollan, les ramener. Les Lieutenants des Cartels ou les hommes du Soleil Noir étaient des prises de choix. La Triade en tirait toujours des informations très intéressantes et très utiles pour lutter contre le crime. Malheureusement, cet objectif venait de s’envoler devant ses yeux. Les dires de Syrielles n’étaient pas réellement probants, il n’y croyait pas. Plo Tan’ith n’était pas un homme accessible pour ce genre de broutille et il n’y avait aucun moyen de vérifier qu’elle ne racontait pas des bêtises.

Le temps était suspendu et Jorian toujours immobile et complètement stoïque, il n’avait pas craqué non plus, ne voulant pas donner les prisonniers à l’Alliance Rebelle sur la simple allégation de gens qui ne s’étaient pas même présentés aux officiers de la Triade. Voilà donc l’ultime manque de respect venant de gens qui ne s’étaient pas même présentés ou salué leurs homologues. Mais d’une certaine manière ce n’était pas le plus important. Les implants neuraux indiquaient que de nouveaux ordres de mission étaient arrivés. Jorian saisit son propre datapad et le consulta, en même temps que celui des forces spéciales de la REPo. L’officier attendit quelques secondes, le duplicata vint du Commissariat Central de la REPo cette fois, tamponné du sceau de l’Entente. Les fonctionnaires de la Triade avaient authentifié l’ordre et désormais donnaient l’ordre à leurs troupes de s’y plier...C’était la preuve ultime que cet ordre venait des sphères dirigeantes de l’Alliance Rebelle...Même Kollan ne pourrait rien y faire...Et il y avait fort à parier que Stregwel lui-même ne se hasarderait pas à discuter ce genre d’instructions, tout simplement au nom des accords entre les Rebelles et la Triade concernant la disposition des hors-la-loi sur un territoire Allié.

Jorian reprit le communicateur et le rangea dans une petite sacoche à sa ceinture. Toujours totalement neutre, l’homme fut prit d’un léger tic nerveux, sa joue gauche remontant nerveusement. D’un mouvement brusque il sortit un pilulier d’une de ses poches et en sortit trois comprimés qu’il avala sans même liquide pour aider l’opération. Un léger toussotement et il rangea le pilulier qui indiquait Polyvir, un antiviral des plus puissants. Il avait traîné pour le prendre, et cette situation était des plus inconfortable. Syrielle Shakhovite était une réminiscence du passé et paradoxalement elle revenait à lui comme ces crises régulières qui se profilaient lorsqu’il traînait à prendre ses antiviraux...Il ne serait jamais totalement délivré du virus K-109, c’était ce que disaient les médecins en tout cas...Visiblement Syrielle qui n’avait pas eu connaissance détaillée de ce virus et pourtant infectée n’avait pas soufferte des mêmes symptômes...Son organisme avait mieux réagi. Mais il fallait être honnête, elle lui avait damé le pion et elle devrait repartir avec les prisonniers. Triste ironie puisqu’au final cela montrait qu’elle n’avait pas compris les enseignements de son ancien mentor. Une colère sourde bouillonnait en Jorian, celle de perdre transitoirement le contrôle, mais il n’était pas assez stupide pour s’y laisser sombrer. Il fallait savoir rester parfois totalement détaché et cela, il l’avait fait toute sa vie. Cela ne changerait pas. Syrielle pouvait partir avec ses prisonniers minables si elle le souhaitait, tôt ou tard ils comploteraient dans leurs cellules miteuses contre l’Alliance Rebelle. Le système pourri et corrompu était à l’œuvre.


-Eh bien, il semblerait donc que le système déjà bien cancéreux veuille récupérer ses propres métastases. Soit. Les ordres sont les ordres. Lieutenant, veuillez acheminer les deux prisonniers vers le vaisseaux. Nous les déposerons avec nos collègues de l’Escadron Spectre, cette affaire dépend désormais de l’Alliance Rebelle.


Jorian ne laissait presque rien transparaître et se contenta de saisir sa casquette à visière qu’il disposa délicatement sur la tête. L’officier n’avait plus rien à faire sur Bothawui, il devrait simplement envoyer un message aux autorités locales pour venir constater qu’il y avait bien un repaire de mafieux. L’homme se retourna vers Syrielle.

-Si tout cela est terminé et que nous en avons fini, nous vous conduirons à la première antenne de l’Alliance avec les deux prisonniers et vous serez pris-en-charge là-bas par vos collègues. Cette affaire ne nous concerne plus.


Jorian n’avait toujours affiché aucune émotion, malgré la colère sourde qui grondait toujours en lui. Syrielle le connaissait, elle avait évolué, suffisamment pour le battre à son propre jeu en tout cas. Étonnamment, cela le surprenait, justement car personne n’aurait parié un crédit sur la Corélienne lorsqu’elle avait intégré les Renseignements de l’Alliance. Jorian Solaris ne commettrait pas d’erreur, encore une fois, il valait mieux que cela et il ne faudrait pas longtemps pour que Syrielle comprenne à nouveau qu’il n’y avait aucun espoir à poursuivre des chimères illusoires au sein du cancéreux mourant et affaibli qu’était l’Alliance Rebelle, triste réminiscence d’un rêve en lequel tous avaient cru : l’Alliance Galactique.
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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Mer 28 Déc - 14:27

Sans un bruit et sans un mot, Syrielle tendait toujours le comlink à Jorian sans cesser de le défier du regard comme elle le faisait depuis le début de cette entrevue, aussi n'eut-elle pas grande difficulté à constater qu'elle l'avait troublé. Lorsqu'elle avait évoqué Tan'ith comme lorsque l'ordre officiel était tombé. À n'en pas douter, son ancien mentor était toujours aussi sûr de lui et de ses déductions, aussi ce retournement de situation devait-il être une réelle surprise pour lui. De cette surprise bientôt trahie par un tic nerveux qui agita brièvement sa joue tandis qu'il attrapa brusquement un pilulier dont il tira quelques cachets qu'il avala aussitôt. La boite indiquait d'ailleurs ''Polyvir'' mais vu le peu de connaissances médicales de la demoiselle – qui se bornait à connaître les gestes de premiers secours et quelques autres bricoles apprises lors de sa formation – ce nom ne lui évoquait absolument rien. Pas même le moindre petit indice qui aurait pu révéler de quoi souffrait Solaris, et ce même si Shakh' nota soigneusement cette marque dans un coin de son cerveau afin de pouvoir se renseigner plus tard … Jorian était-il malade ? Ou bien étaient-ce ses nerfs qui menaçaient de lâcher face à la morgue d'une Syrielle qui lui tenait tête sans vouloir s'avouer vaincue ? Après tout, l'officier avait toujours été un maniaque, un obsédé de l'ordre et du contrôle toujours tiré à quatre épingles et ne supportant pas que quoi que ce fût pût ''dérailler'', aussi y avait-il fort à parier que cette situation l'excédait. L'énervait. Et peut-être même pire …

Et comme une preuve que Solaris venait de perdre une partie de ses moyens, les paroles qu'il lâcha ensuite ne furent franchement pas neutres en terme de sous-entendus, et la jeune femme sentit aussitôt ses lèvres se relever en un sourire moqueur qu'elle ne chercha même pas à retenir. Provocation supplémentaire adressée à cet homme qu'elle avait énormément respecté et apprécié mais qui désormais la dégoûtait profondément à cause de sa trahison.

« Voyons Commandant, l'Alliance tient seulement à s'occuper de ses problèmes elle-même sans importuner les autres, surtout qu'il semblerait bien que vous ayez vos propres cancers à guérir. »

Cancer et métastases … si Jorian était effectivement un scientifique brillant et cultivé, la métaphore paraissait presque étrange puisqu'elle arrivait juste après qu'il ait été contraint d'avaler ses propres médicaments, alors fallait-il justement y voir plus qu'un simple aveux d'échec ? Ou alors un véritable aveux de faiblesse inconsciemment semé par son cerveau sans doute bouillonnant de colère ? Parce qu'après tout, il ne fallait pas se leurrer : après avoir passé plusieurs années à ses côtés, Syrielle pouvait se targuer de plutôt bien connaître son ancien mentor et même si celui-ci avait changé sur certains points, il n'en demeurait pas moins qu'il n'était pas un étranger pour elle.

Jorian Solaris s'énervait peu.
Jorian Solaris dissimulait presque constamment ses sentiments.
Mais Jorian Solaris était tout de même un homme avec ses forces et ses faiblesses – sa fierté également – et la jeune femme savait qu'elle venait de l'affecter en lui ravissant ces deux prisonniers qu'il devait sans doute déjà considérés comme acquis. Et s'il y avait bien une chose dont elle était absolument sûre et certaine, c'était que son ancien mentor détestait profondément que les événements ne tournassent pas comme il l'avait escompté !

Et tandis qu'elle détourna son regard pour la première fois depuis que le rapport de force s'était établi entre eux, Syrielle balaya rapidement le bureau afin d'adresser un bref signe de tête à Arthus tout en jaugeant un instant les deux Lieutenants du Xénope et … et … les deux Lieutenants du Xénope ? Que Jorian voulait torturer puis exécuter ? Mais n'était-ce pas déjà un homme de Rana qu'il avait froidement exécuté sur Ylesia ? Lors de cette mission, Shakh' avait d'ailleurs découvert que l'officier haïssait profondément le Hutt pour des raisons purement personnelles – le massacre de sa famille et l’enlèvement de sa femme – mais existait-il un rapport entre cette haine du passé et cette action d'aujourd'hui ? Fallait-il voir dans cette violence et cet acharnement un simple compte à solder encore et encore, ou alors une piste à traquer ?

« Et nous avons effectivement terminé, je vous remercie pour votre aide. Je suis soulagée d'apprendre que vous êtes encore en vie, Commandant, et peut-être serons-nous amenés à travailler encore conjointement. Ah et pendant que j'y pense, vous saluerez votre femme de ma part. »

Siana Solaris, cette ancienne esclave qu'il avait arraché au Xénope avant de l'épouser puis de la voir disparaître sous le joug du Hutt … Comme une mission sacrée, Jorian s'était acharné pendant longtemps à traquer ce criminel afin de retrouver sa femme, et peut-être en était-il encore à ce stade. Difficile à savoir pour l'heure en tout cas, mais vu qu'elle venait de sauver Velasquez et Tolparev d'une fin assez peu enviable, elle espérait réellement que ces deux-là sauraient se montrer coopératifs afin de témoigner un peu de gratitude. Sans quoi et même s'ils ne pratiquaient pas la torture, les hommes de l'Alliance Rebelle sauraient bien leur tirer les vers du nez …

Mais pour l'heure et même si les événements semblaient bien avoir tourné en leur faveur, Syrielle ne se déconcentra pas pour autant, et elle adressa bientôt un salut parfait – comme ceux moqueurs qu'elle adressait quelque fois à Solaris par le passé – avant de récupérer son blaster des mains d'un soldat tandis que Arthus faisait de même. Il ne restait désormais plus qu'à embarquer avec les deux mafieux et à rentrer. Et ensuite – seulement ensuite – elle pourrait laisser ses propres nerfs lâcher face à la résurrection de Jorian.

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Re: [158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
Ven 30 Déc - 18:28
Syrielle Shakhovite avait évolué, frôler la mort l’avait sans doute endurcie, cela lui avait même mis un peu de plomb dans la tête. Elle réfléchissait avant d’agir et avait finalement appris à soigneusement préparer ses interventions. Elle avait après tout réussi à ravir les deux prisonniers, c’était désormais acté, Jorian avait perdu cette manche et il l’acceptait, après tout, l’Alliance Rebelle était souveraine dans son propre territoire, c’était la règle. Les ordres de mission avaient été modifiés et la REPo ne manquerait sans doute pas de s’interroger sur ce revirement de situation. Mais après tout, cela n’était pas non plus du ressort de l’officier qui devrait simplement faire en sorte que les rapports soient suffisamment complets, car tel était son travail aussi après tout.

L’attitude de Syrielle était confiante, sans doute se permettait-elle de parader pour provoquer un peu plus son ancien mentor. Le coup de sang était pourtant désormais passé, il fallait parfois savoir garder la tête froide, c’était ce qui permettait de discerner les bons décideurs des mauvais, de trier de bon grain de l’ivraie. Mais cela, Syrielle ne l’avait sans doute pas suffisamment compris puisqu’elle se bornait dans une petite vengeance personnelle. Elle commettait une erreur et le réaliserait bien trop tard...Jorian le savait, elle avait toujours été naïve, incapable de comprendre la nécessité du sacrifice. Il était désormais clair qu’elle n’aurait pas été capable de comprendre les objectifs de l’Entente. Au fond, il n’était pas étonnant que l’Alliance Rebelle soit embourbée dans une guerre sans avoir totalement résorbé les problèmes qu’avait l’Alliance Galactique. Un point que sans doute Syrielle ne pouvait saisir complètement : l’Alliance Rebelle n’avait pas des institutions suffisamment fortes pour restaurer une quelconque Alliance viable. Il était difficile de faire comprendre cela à ceux qui étaient dirigés par un militaire et qui n’avaient au final qu’une administration simplifiée. Rien que cette pensée avait suffit à dissiper la colère au sein de l’esprit du Commandant Solaris. Ces prisonniers étaient une perte tant pour la Triade que pour lui-même mais il ferait avec, pas d’autre choix de toute manière. Il était désormais clair que Syrielle ferait tout pour le provoquer désormais.

La provocation vint à deux reprises. La première était une réponse à la remarque de Jorian sur l’état de l’Alliance Rebelle. Une nouvelle preuve que la Corellienne avait pris de la maturité et aussi du courage. La remarque n’obtint aucune réaction de l’officier pour qui les risques de colère ostensible étaient désormais écartés. La partie avait été jouée, chacun avait abattu ses cartes et Syrielle emportait la mise. Ironiquement, Jorian s’amusait intérieurement de cette situation, ces prisonniers seraient sans doute interrogés, peut-être jugés puis ensuite jetés en prison mais ils seraient sans doute en contact avec le réseau de la pègre même incarcérés et cela ne les dispenserait pas de leur pouvoir de nuisance, mais cela échappait sans doute à Syrielle qui était désormais dans une croisade contre son ancien mentor. La trahison, elle ne l’avait pas bien vécue et il était clair que désormais, il y avait un nouvel ennemi sur la liste du Commandant Solaris. La deuxième provocation fut plus subtile, mais également beaucoup plus violente. Syrielle se hasarda sur le sujet de la femme de Jorian, Siana. Pour avoir passé tant de temps avec lui, elle avait pu le connaître et également connaître son histoire personnelle. Comment cette petite impertinente osait-elle se laisser aller à de telles allégations ? L’espace d’un instant, Jorian fut tenté de la gifler puis de lui donner une bonne correction pour son manque de respect. Il aurait tout aussi pu l’abattre à la fin. Le sang lui montait à la tête.

Il ne se passa rien, pas une réaction de la part de l’officier qui se contenta d’un sourire poli. Il aurait été très idiot de céder à un excès de violence maintenant. Cela aurait signé la victoire totale de Syrielle Shakhovite et donc une mise-à-pied presque systématique de Jorian qui était un des officiers qui travaillaient exclusivement avec l’Alliance Rebelle. Le petit sourire poli était presque figé sur le visage du Commandant pendant quelques secondes puis il s’humecta délicatement les lèvres.


-Je suis également très heureux de vous savoir en forme, mais également que votre formation n’a pas été vaine. Ce prestige rejaillit également sur votre instructeur. Je ne manquerai pas de saluer ma femme lorsque je la verrai pour notre ultime rendez-vous. Prenez soin de votre bras.


Jorian lui rendit un salut minimal avec la main, sans claquer des talons, comme le voulait le protocole de la Triade de la part d’un officier supérieur à un officier subalterne. Un moyen de bien souligner une différence de grade. Jorian sourit à nouveau et se tourna alors vers le Lieutenant de choc.


-Lieutenant, faites charger les prisonniers et les deux officiers Spectre avec l’escouade Bêta. Vous les remettrez à la plus proche antenne de la Police Militaire Alliée. Je rentre avec le groupe Gamma, je dois rédiger mon rapport sur cette action et compter le nombre de cibles abattues afin d’établir nos statistiques, bon travail à tous, nous rentrons !


L’officier Solaris n’avait pas manqué d’évoquer ces bilans statistiques si chers à la Triade et à sa politique de réaction face aux risques présentés par certains individus. On conduisit Syrielle, Arthus et les deux prisonniers dans le couloir puis dans un escalier, ils étaient suivis par Jorian et le reste des troupes de choc. Ils débouchèrent sur un petit pallier qui menait au toit de l’immeuble et là, deux des vaisseaux étaient posés, Jorian fit signe au Lieutenant qui conduisit les prisonniers et Arthus dans un des deux. L’officier se retourna une dernière fois vers Syrielle tandis qu’une brise battait le sommet du bâtiment.

-Eh bien au plaisir alors. Je vais clore notre entrevue sur un petit conseil : aux échecs, ce n’est pas le nombre de pièces prises qui compte, mais c’est la stratégie globale pour prendre le roi. Je vous souhaite une bonne journée.

Jorian sourit à nouveau, terminant sur ces paroles énigmatiques, il prit le chemin du deuxième vaisseau et grimpa à l’intérieur, suivi des deux soldats Ultra.
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[158 ABY, Forêt de Bothawui] Katharsis (PV Syrielle Shakhovite, Arthus Wenwhal [PNJ])
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