Docteur Jorian Solaris : le traître (terminé)
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Jorian Solaris
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Docteur Jorian Solaris : le traître (terminé)
Mer 21 Déc - 22:40
Jorian Solaris





Nom : Solaris
Prénom : Jorian
Surnom : /
Sexe : Masculin
Espèce : Humain
Date de naissance et âge : né en 120 ABY (37 ans)
Monde d'origine : Ylesia

Groupe(s) : Triade
Rang : Commandant du contre-espionnage REPo (rang III)/ Ingénieur dans l’ODT (rang III)


COMPÉTENCES / FORCE / SABRE-LASER


-Intelligence : Jorian possède une intelligence très supérieure à la moyenne. Il est capable de résoudre des problèmes complexes.

-Informatique : Jorian connaît des les systèmes d’exploitation les plus communs et sait s’en servir, il n’est pas un hacker professionnel mais il connaît les protocoles.

-Armes légères : Jorian sait se servir d’une arme légère et viser juste.

-Electrolance : en bon membre de la REPo, Jorian a reçu une instruction détaillée sur le maniement d’une électrolance, il n’est pas suffisamment fort pour défaire un sensitif très puissant en duel mais il peut se défendre suffisamment pour mettre en difficulté un Padawan ou un Acolyte n’ayant pas fini sa formation.

PROJECTION HOLOGRAPHIQUE


« L’apparence n’est rien, c’est au fond du cœur qu’est la plaie. » (Euripide)

ainsi donc commence le voyage dans l’imaginaire. Avant de lever le rideau, il faut d’abord positionner les personnages. Celui-là n’est ni très grand, ni très fort, il est même d’apparence plutôt banale. Jorian Solaris pourrait être votre voisin, un passant ou quelqu’un qui s’excuse après vous être passé devant : oubliable, triste figurant d’une journée que vous oublierez aussi vite que vous l’aurez vu. Un visage pâle, rasé de près avec de petits yeux noisette et une chevelure noire parfaitement plaquée. Un visage qui n’aspire ni à la tristesse, ni à la joie, mais simplement à la banale neutralité, comme si tout l’être de Jorian avait été façonné pour être oublié. Du haut de son mètre soixante-quinze, il n’impressionnera personne et sera à parfaite hauteur pour ne jamais dépasser la foule, ni pour jamais être dépassé par la foule, la taille parfaite pour ne jamais être hors d’une certaine norme : celle du commun. Un corps ni gros ni maigre, ni costaud ni chétif, un teint ni maladif ni coloré, voilà la palette qui s’offre à vous, celle d’un homme d’âge moyen avec une apparence moyenne.

Vient maintenant l’expression. Que ressentez-vous face à Jorian ? Pas grand-chose si on en reste à sa simple apparence. Étrangement, c’est sa tenue qui vous inspirera le plus de réaction. Un uniforme impeccable, gris ou noir selon les circonstance, orné de nombreuses décorations qui attestent la participation à plusieurs batailles majeures. Les décorations les plus anciennes attestent qu’il a combattu aux côtés de feu l’Alliance Galactique, les plus récentes sont des insignes de la Triade. Des pattes d’épaule soigneusement tressées de fil d’argent et des pattes de col impeccablement brodées indiquent le grade de Commandant au sein du corps de la REPo, dans la section contre-espionnage. Un uniforme qui en soi évoque beaucoup de choses, la déliquescence de l’Alliance Galactique, mais aussi celui de la renaissance d’une idée forte en la Triade. Une casquette à visière dure, elle-aussi avec une jugulaire en fil d’argent et l’insigne de la Triade brodée à l’avant, apanage d’un officier prestigieux, à l’image de ses bottes en cuir cirées jusqu’à les rendre luisantes. Jorian porte les attributs de quelqu’un d’important, mais c’est là tout le paradoxe de son existence puisqu’il n’a aucune vie officielle. En effet, depuis son intégration au sein du service de contre-espionnage, l’officier Solaris ne jouit de plus aucun papier officiel, il est apatride et n’est finalement plus que cet uniforme, porté par quelqu’un qui n’est que le fantôme persistant des Renseignements Alliés.


ÉQUIPEMENT


-Pistolaser : Jorian porte constamment son pistolaser dans un holster de cuir.

-Electrolance télescopique : le modèle d’électrolance porté par Jorian n’est pas standard, il est télescopique et ne prend pas plus de place qu’un sabrolaser lorsqu’il est replié. L’officier la porte à la ceinture.

-Carabine à plasma : arme de prédilection de Jorian au front, il ne la porte cependant pas toujours sur lu quelques confidences. Après tout, Jorian reste et demeure en apparence une personnalité très simple, presque craintive à l’évocation de la violence ou de toute autre question relative à la guerre. Délibérément apolitique, il n’a d’intérêt que pour la personne et prendra même rapidement une posture intriguée face à ceux qui tirent les ficelles de cette galaxie.


DOSSIER PSYCHOLOGIQUE


« La rancune n’est que la preuve de la faiblesse. » (Jiang Zilong)

Jorian Solaris est quelqu’un de modéré. Voilà ce que vous vous direz à sa rencontre, sa voix grave et monocorde, presque professorale, accompagne un esprit cultivé et extrêmement modéré. Habillez-le d’une chemise et d’un jean, il passera sans problème pour un enseignant du secondaire, cultivé, poli, lisse et capable de tenir de longues conversations sur divers sujets. Sa formation de scientifique ne surprend en général personne, et ne détonne pas avec cet aspect archétypal d’un homme complètement lisse et dont la culture et une certaine intelligence émergent assez rapidement dans la conversation. Très loin de l’image qu’on pourrait avoir d’un officier ou d’un militaire, la mort et les combats semblent très loin de Jorian, si bien que cette attitude le fait rapidement passer pour quelqu’un de fondamentalement gentil, voire même bienveillant. Au grès des conversations, vous lui accorderez facilement votre confiance et n’hésiterez même pas à vous laisser aller à quelques confidences. Après tout, Jorian reste et demeure en apparence une personnalité très simple, presque craintive à l’évocation de la violence ou de toute autre question relative à la guerre. Délibérément apolitique, il n’a d’intérêt que pour la personne et prendra même rapidement une posture intriguée face à ceux qui tirent les ficelles de cette galaxie.

Bien évidemment, cette polissure de façade n’est qu’une facette de la réalité. Extrêmement intelligent, Jorian possède une excellente mémoire et toutes les informations que vous lui donnerez seront soigneusement analysées puis stockées. L’esprit, c’est là sa principale ressource, une merveilleuse ressource et également son plus grand pouvoir. C’est cet esprit qui fut à l’origine de l’affectation directe de Solaris aux Renseignements après son intégration à l’Armée Alliée. Détaché de tout, même de lui-même, Jorian est totalement enclin au renoncement, capable de choisir l’annihilation de totale de ce qui fait de lui une personne, il ne vit que pour un intérêt supérieur, celui de servir la cause qui l’emploie. Loin d’être un idéologue, il ne sert pas une idée ou une personne, mais plutôt une hiérarchie. Une machine bien huilée dans laquelle il est un rouage, voilà ce qu’est au final la REPo ou, par extension la Triade pour lui. Il est donc légitime de se demander pourquoi ce régime plutôt qu’un autre, et la réponse peut paraître édifiante : car c’est le régime fort qui l’a accueilli. Mais pas seulement, comme souvent, la réalité est bien plus complexe qu’elle n’y paraît : si on devait attribuer à Jorian une aspiration idéologique, c’est bien d’être profondément anti-sensitif. Ses aspiration rationnelles et son incapacité à comprendre la Force en tant que scientifique le rendent en effet extrêmement dubitatif face à cette entité qu’il considère, à l’instar du gouvernement de l’Entente, comme contre-nature. Ainsi il est tout de même un agent de la REPo investi dans sa mission, ce qui peut expliquer la grande loyauté qu’il a envers l’administration de la Triade et ses institutions.

Cette dernière affirmation ouvre la trappe vers un troisième niveau de structure de la personnalité de Jorian. S’il n’est doté d’aucun pouvoir spécial ni d’aucune capacité physique extraordinaire, il possède tout de même cette intelligence froide qui lui permet de prendre des décisions avisées quelle que soit la pression qu’une situation exerce sur lui. C’est également cet aspect qui le place dans un archétype bien plus sombre, celui d’être un réel génie du mal. Loin du scientifique fou ricanant ou du chef d’état mégalomane, Jorian est simplement l’agent froid et déshumanisé du système, un petit officier sans réelle importance capable de déployer une énergie faramineuse pour exécuter les ordres. Triste rouage du système, capable d’automatiser et de paralléliser froidement une opération au coût de milliers de morts ou d’ordonner un bombardement avec de nombreuses victimes collatérales. Un travail qui sera fait quoi qu’il arrive avec une méthode bureaucratique et systématique. Jorian Solaris est en somme le monstre moderne, la banalisation du Mal. On pourrait même conclure qu’il est l’illustration de la Démocratisation du Mal : il ne porte pas de tatouage, n’est pas un Sensitif aux étranges pouvoirs ou un super soldat, mais l’illustration du Mal Populaire, de la petite graine de maléfice qui germe en un citoyen lambda au contact de la guerre et des massacres, le petit homme poli qui vous fera fusiller en vous remerciant d’avoir patienté. Cet aspect cynique et extrêmement violent de la personnalité de Jorian s’illustra parfaitement lorsqu’il quitta l’Alliance alors que cette dernière était déjà en train de se déliter et qu’il trahit sa collaboratrice de tout temps.


HISTOIRE


Prologue (120-136 BY)


Sommes-nous le produit de notre environnement ? Jusqu’où peuvent peser les lourds arceaux du passé familial ? A quel moment un petit être innocent peut-il se transformer en un être névrosé et rongé par la haine ? Nous sommes en 120 BY, et aujourd’hui est un grand jour dans la famille Solaris. Le chef de famille, le Baron Philepsion Solaris a réuni l’intégralité du clan dans l’immense corps de ferme familial. Tous sont là, avec des yeux ébahis, observant ce petit être qui vient de naître. Un fils, l’enfant unique du Baron pour être précis.
C’est en cette période de paix et de calme relatif qu’est né le petit Jorian. Bébé bien nourri et à la santé robuste, le nouveau-né ne le savait pas encore, mais il était bien né. Des enfants, la vieille famille noble Solaris n’en avait pas connu depuis quatre décennies et tous attendaient avec impatience la naissance du nourrisson.

Ancienne famille vieillissante et sur le déclin, les Solaris étaient inconnus de la plupart dans la galaxie. Une famille dont les origines remontaient de très nombreux siècles auparavant sur le monde d’Ylesia. Un des membres de la famille, un certain Sileas Solaris, avait d’ailleurs combattu en tant que Jedi pour la République, on disait même qu’il était devenu en son temps un Maître respecté. Depuis, les choses avaient bien changé, la famille Solaris -autrefois si populeuse- était réduite à une dizaine de septuagénaires et à deux couples d’une quarantaine d’années. La possession d’un grand nombre terres agricoles leur avait permis de s’enrichir avec les crédits générés par la terre. La terre…Plusieurs centaines d’hectares arables, voilà en quoi consistait la baronnie ancestrale, jadis cédée par les Hutts lorsque les Solaris s’installèrent sur Ylesia. Le titre de Baron ne voulait d’ailleurs plus rien dire et ne trouvait aucune grâce aux yeux de l’administration Alliéé qui gérait Ylesia.

Le père de Philepsion, Poncius, avait directement négocié avec l’Alliance Galactique une exclusivité sur l’export des épices d’Ylesia. C’est ainsi qu’au fil des ans, à mesure que la démographie de la famille déclinait, sa fortune s’était développée. Le nombre d’ouvriers agricoles et de personnel employé pour la production d’épices et le conditionnement des épices à l’exportation avait triplé en vingt ans.

Le jeune Jorian grandit dans cette ambiance familiale soudée, ne manquant d’ailleurs de rien. Centre de l’attention familiale, billet des Solaris vers l’avenir, les parents de Jorian prirent les meilleures dispositions pour éduquer leur fils. Dès son plus jeune âge, l’enfant eut droit à des précepteurs de choix qui l’éduquèrent très tôt dans des domaines extrêmement divers tels que la littérature, les mathématiques et les sciences expérimentales. Le jeune Jorian démontra rapidement un talent certain dans les travaux de l’esprit.

Le jeune Jorian passa une enfance studieuse : étudiant les livres que lui donnèrent des précepteurs venus des villes d’Ylesia et ayant visité de nombreux mondes. Les yeux perdus dans les étoiles, l’enfant se surprenait à rêver de tous ces mondes qu’il pouvait voir dans les livres et sur les pages holographiques : il s’imaginait courir dans les forêts marécageuses de Naboo ou dans les rues de Coruscant. Ses yeux enfantins ne voyaient pourtant pas encore le magma politique infâme qui s’infiltrait dans la galaxie. Alors que le petit Jorian grandissait, il se rappelle avoir observé avec amusement ces hommes en arme qui patrouillaient autour du manoir.

C’est à l’âge de treize ans, en pleine pré-adolescence, qu’il prit réellement conscience de ce qui se passait dans la galaxie. C’était en 133 BY, et les patrouilles devenaient de plus en plus fréquentes. Le précepteur de Jorian, un certain Norbert Geel, lui expliqua que l’Alliance Galactique avait de plus en plus de mal à réprimer les fraudeurs et les truands qui tentaient d’implanter leurs mafias dans les zones périphériques de l’Alliance. Si Ylesia était un monde mineur, elle regorgeait d’épices et de richesses agricoles que le gouvernement Allié ne voulait sans doute pas voir tomber aux mains des bandits galactique. Les Solaris étaient cependant loin de se douter que les Hutts étaient déjà en négociation pour corrompre le gouvernement local et avoir accès aux épices.

Une année supplémentaire s’écoula au rythme des saisons. Alors que les feuilles cramoisies tombaient en tourbillonnant des arbres, le jeune Jorian multipliait les promenades hors du domaine familial. Ses conversations avec Norbert Geel se développaient de jour en jour et le vieux précepteur originaire de Nar Shaddaa constatait que son élève était un enfant brillant. Un bel esprit qu’il s’était promis d’envoyer étudier dans une université de renom. Le jeune Jorian qui avançait lentement mais sûrement vers le savoir avait maintenant fait son choix : il voulait devenir un scientifique et étudier les formes de vie de cette galaxie. L’éducation du dernier Solaris était vite devenue un sujet de discorde au sein de la famille, Philepsion ne voulait pas voir son fils quitter la ferme d’Ylesia, de peur que ce dernier ne se détourne des obligations agraires de la famille.

Il fallut encore attendre plusieurs longs mois pour qu’Inea, la mère de Jorian, réussisse à intercéder en sa faveur. Libre de toute astreinte familiale, le jeune homme commença à remplir des formulaires pour intégrer des programmes de formation reconnue à l’échelle galactique. Le verdict ne tarda pas à tomber, à l’aube de sa seizième année, Jorian sut qu’il irait étudier à l’université galactique d’Ylesia. Ce compromis fut accepté par toute la famille Solaris qui craignait initialement qu’il parte à l’autre bout de la galaxie. Philepsion déboursa plusieurs milliers de crédits pour permettre à son fils d’intégrer la formation.


Chapitre I : le centre de botanique d’Ylesia (136-147 BY)


L’université fut très différente de ce qu’en avait imaginé Jorian. Lui qui avait toujours vécu dans un environnement rural et isolé se retrouva dans un lieu cosmopolite et tourné vers la galaxie. La ville dans laquelle il étudia, bien que petite, était envahie par les patrouilles de soldats Alliés. Il se souvient encore des journaux Impériaux qui faisaient état des différentes affaires de corruption qui faisaient naître de nombreux scandales dans le gouvernement Allié. Les gros titres et les unes donnaient la parole à des dirigeants locaux sur des mondes reculaient qui menaçaient de mettre en place des référendums pour quitter l’Alliance Galactique. Malgré son jeune âge, Jorian fit rapidement un constat important : l’Alliance Galactique ne fonctionnait pas.

Les années s’écoulèrent lentement. A mesure que Jorian prenait de l’âge, ses connaissances se développaient, sa spécialisation en science était d’ailleurs de plus en plus pointue et spécialisée. Il écouta pendant des heures des professeurs parler de la faune et de la flore galactique ou encore des différents métabolismes qu’on pouvait trouver chez ces espèces. Les excellents résultats de Jorian et son assiduité au travail lui permirent de briguer les meilleures spécialités. De nombreux professeurs tentèrent d’attirer le jeune homme dans leur giron, mais il fut un choix pour le moins incongru lors de sa troisième année : il serait botaniste.

Après cinq années d’études, Jorian démarra son doctorat au prestigieux Centre de Botanique d’Ylesia. Ce fut son premier contact avec l’armée Alliée : Jorian s’engagea en effet dans la réserve, ce qui lui permettait de jouir de crédits supplémentaires. Il constata rapidement que ces trois années seraient sous le signe de la discipline : les scientifiques du centre avaient du matériel et des crédits…Mais l’échec n’était pas toléré. Les trois années de thèse portèrent sur un alcaloïde extrêmement toxique, celui de la Mandragore d’Ylesia. Le Centre voulait comprendre le fonctionnement de ce poison mais surtout comment la petite plante synthétisait un tel poison et comment en tirer des vertues thérapeutiques. Les travaux de Jorian Solaris permirent de mettre en évidence une voie de biosynthèse inédite mais également une hydroxylase à l’origine de la toxicité aigüe du poison. Il s’employa durant la dernière année de son doctorat à la mise-au-point d’un protocole de synthèse en laboratoire de l’alcaloïde. Mais plus qu’une formation scientifique d’exception, Jorian reçut une réelle initiation politique durant ces trois années. Il se forma en lisant l’actualité et continua à s’intéresser de très près aux problèmes qui déchiraient l’Alliance : ces menaces des groupes indépendantistes ou encore les Hutts qui réussissaient visiblement à corrompre certains dirigeants. Le nombre de scandales semblait croître de jour en jour. Malgré cette totale défiance d’une partie du peuple envers l’Alliance Galactique, le jeune scientifique ne pouvait s’empêcher de penser que des alternatives auraient pu exister et qu’un durcissement des décisions du Gouvernement aurait pu inverser la vapeur. C’est dans ce climat que le jeune scientifique termina sa formation militaire en plein milieu de sa thèse et fut élevé au grade de Lieutenant de l’Armée Alliée de réserve. Ce grade lui ouvrit d’ailleurs pas mal de portes puisqu’il put aisément avoir accès à plus de crédits.

La thèse de Jorian Solaris fut remarquée par l’administration d’Ylesia comme par les experts botanistes après qu’il eut soutenu. Le Centre de Botanique lui proposa d’ailleurs de financer ses recherches : un arrangement équitable selon lequel l’Alliance paierait le docteur Solaris et lui octroierait des locaux lorsqu’il le voudrait mais en échange toute découverte avec les applications médicales escomptées découlerait sur un brevet Allié. Son statut d’officier de l’Armée le plaçait en outre immédiatement sous secret militaire.

Les choses avaient beaucoup changé pour les Solaris en 145 BY, premièrement, une épidémie avait emporté l’oncle et la tante de Jorian, mais surtout les affaires étaient de plus en plus fructueuses. Ce commerce florissant de l’export d’épices et de denrées agricoles n’avait pas échappé aux Seigneurs de la Guerre Hutts qui commençaient à investir durablement Ylesia. Cela concernait particulièrement un certain Rana « Le Xénope », un tyran Hutt déjà très influent à la tête d’un cartel mafieux qui versait dans la contrebande et le trafic d’esclaves. Le Xénope avait contacté Philepsion à de nombreuses reprises pour lui proposer d’acheter une partie de sa production de glitterstim pour le vendre comme drogue. L’intensification des problèmes politiques dans certains mondes Alliés avait eu pour conséquence de diminuer la présence militaire et policière sur Ylesia. Les Solaris s'étaient retrouvés avec une surveillance minimale. C’est ainsi que Philepsion céda et entreprit de livrer Rana en glitterstim.

A son retour en famille, Jorian constata le ballet hebdomadaire de vaisseaux contrebandiers venant charger la drogue. Une très violente dispute éclata à ce sujet entre Philepsion et son fils. Le Baron expliqua qu’il craignait pour l’avenir de sa famille et ordonna en tant que chef de famille à Jorian de ne pas avertir les autorités Alliées. En effet, Philepsion était intimement convaincu que le gouvernement local Allié sur Ylésia serait corrompu par les Hutts. Ainsi, en prêtant une allégeance secrète au Xénope, Philepsion espérait assurer la protection de sa famille et de ses biens lorsque le Hutt aurait eu ce qu’il voulait. L’activité restait cependant illégale et il était totalement impensable pour Jorian de soutenir une telle entreprise. Le jeune scientifique s’enferma de très longues heures dans la petite pièce qui lui faisait office de bureau, s’éloignant des affaires de son père. Le mutisme de Jorian dura plusieurs mois, au point que sa propre famille –ou ce qu’il en restait- ne le voyait quasiment plus. Philepsion et son fils ne se parlaient plus, le schisme était maintenant inévitable. Ce fut le tout premier casse-tête moral auquel Jorian fut confronté en tant que militaire, il aurait dû dénoncer immédiatement sa famille, justement car il était sous serment et pourtant, sa formation militaire pourtant exemplaire ne l’avait pas mis à l’abri du remords des liens du ang.

La période entre 146 et 147 BY fut très productive pour le botaniste. Travailleur acharné, il publia cinq ouvrages sur la faune d’Ylesia et la flore d’Ylesia et découvrit une nouvelle espèce de Mandragore dont le nom accepté par l’Académie Impériale ne se fit pas attendre : Mandragora solarisi. Les recherches sur cette nouvelle espèce permirent de mettre en évidence un alcaloïde encore plus toxique que celui la Mandragore d’Ylesia, décrochant un nouveau brevet Allié.

En fin 147 alors que toutes les feuilles des arbres étaient tombées, Jorian Solaris fut convoqué par l’antenne de l’Académie des Sciences. Le scientifique avait été nommé pour le Prix de l’Académie en sciences naturelles. Une ironie de la vie qui fut très mal vécue par le jeune homme de 27 ans : son père s’enlisait dans la contrebande et l’illégalité et lui recevait les honneurs de l’Alliance.


DERRIÈRE L’ÉCRAN


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Re: Docteur Jorian Solaris : le traître (terminé)
Mer 21 Déc - 22:47


Chapitre II : le prix du Crime (148-149 BY)

« Le coupable est celui à qui le crime profite. » (Sénèque)

Alors que les travaux de Jorian étaient cités comme modèle à l’Académie des Sciences, Philepsion s’adonnait totalement à sa collaboration avec le Xénope. Le Hutt envoyait un nombre de plus en plus important de contrebandiers et autres trafiquants afin de charger des cargaisons à chaque fois plus volumineuses de drogue. Le scientifique découvrit même que son père avait fait venir des esclaves du clan Hutt pour travailler des champs de glitterstim dissimulés dans les forêts d’Ylesia. Ce fut à cet instant que Jorian comprit que tout cela allait mal tourner, il eut même l’idée de dénoncer ce trafic aux autorités impériales. Bien sûr, cette idée disparut assez vite, Philepsion demeurait son père.

Un jour du printemps 148 BY, un Yacht stellaire envoya une navette très luxueuse à la ferme Solaris. Un cortège d’hommes de main laissa place à un immense être rampant de couleur verte…Rana le Xénope, le trafiquant qui s’était enrichi dans le secteur Hutt. Au début du trafic entre Philepsion et Rana, le Hutt n’était qu’un successeur dans un clan mineur, mais maintenant il était devenu un véritable baron de la drogue dans le secteur Hutt. Rana approvisionnait maintenant plusieurs mondes Hutts en esclaves et en drogue. Le parrain mafieux s’était rendu sur Ylesia pour négocier une très grosse affaire avec Philepsion…L’envoi massif d’esclaves agricoles et l’acquisition de nouvelles terres dans les montagnes et les forêts d’Ylesia pour y cultiver des épices. Pris au dépourvu par cette venue dont il ignorait tout, Jorian n’eut pas d’autre choix que d’assister aux négociations. Très rapidement, le botaniste comprit que leur imposant invité ne négociait pas réellement et que Philepsion n’aurait pas son mot à dire. Le Baron acceptait tous les termes du contrat. S’en suivit une fête gargantuesque dans la ferme Solaris. Rana n’était pas simplement venu avec ses hommes, il y avait des esclaves, des vivres et des hommes de main.

C’est au cours de cette soirée que Rana s’adressa à Jorian. Celui que le scientifique prenait pour une grosse limace gluante et lubrique était en réalité bien mieux informé et malin qu’il n’aurait pu s’en douter à son comportement avec les danseuses Twi’Lek et Togruta présentes pour distraire ceux qui étaient présents à la fête. Le Xénope fit comprendre à Jorian qu’il connaissait son œuvre et que ce dernier pourrait diriger ses recherches vers la production de drogue à partir d'épice. La vérité sauta rapidement aux yeux du fils de Philepsion, cette soirée, ces esclaves, ces chasseurs de prime armés jusqu’aux dents, tout cela avait été savamment orchestré par Rana pour faire une démonstration de son pouvoir et de sa puissance. Dès lors que le Baron avait signé des accords avec le Hutt, il était devenu son obligé. Rana alla même jusqu’à sous-entendre que la famille Solaris serait en danger de mort si Jorian ne collaborait pas selon les termes qui venaient de s’ajouter au contrat. Malgré le rang du Xénope, le ton monta et le botaniste refusa toutes les propositions du Hutt, ce qui vexa le baron du crime. La fête se termina dans une ambiance de chasseurs de prime alcoolisés, de musiciens déchaînés. Le Hutt décida en fin de soirée qu’une danse spéciale serait donnée en accord à son accord avec Philepsion. L’esclave qui devait l’accomplir était apparemment une princesse Togruta qui avait tenté de mener une révolte sur Shili et dont le clan mineur avait été totalement décimé. Très vite la danseuse enchaînée commença à montrer des signes de révolte, ce qui attisa la colère de Rana qui demanda à un de ses hommes d’abattre l’esclave. Frappé par l’acte de rébellion dont elle fit preuve mais également par la beauté éclatante de cette esclave, Jorian intervint et proposa à Rana de travailler à l’amélioration de synthèse de drogue à partir du glitterstim en échange de l’esclave. Un acte de folie mené sans réflexion, Jorian le regretta presque dès lorsqu’il proposa cet arrangement. Le jeune homme était réfractaire à l’idée de voir couler le sang des innocents. Malgré les tentatives d’intervention de Philepsion qui ne voulait pas contrarier Rana, Jorian s’entêta et le Hutt accepta.

Ainsi le Docteur Solaris devint propriétaire d’une esclave danseuse Togruta dès que le Xénope quitta la ferme familiale. Une nouvelle dispute éclata entre Philepsion et son fils, le père regrettant amèrement que son fils se soit immiscé dans les troubles affaires de la ferme. L’esclave enchaînée dans une aile de la ferme fut également un motif de dispute, Philepsion craignant de nouveaux problèmes à cause de l’effronterie de son fils face au Hutt. La relation entre les deux hommes s’était maintenant complètement dégradée, et c’est à cet instant que Jorian réalisa qu’il ne pourrait tout simplement plus s’entendre avec son père. Immédiatement après leur échange, le botaniste s’isola dans ses quartiers et eut une discussion avec la danseuse Togruta, lui faisant part de son intention de la libérer. Jorian l’informa également qu’il n’avait rien à voir avec Rana et que sa famille était maintenant dans la servitude du Hutt. L’esclave se nommait Siana Maren une princesse d’un clan Togruta mineur qui s’était rebellée sur Shili contre un groupe de criminels qui tentait d’y instaurer un trafic de drogue. C’était ainsi que Siana avait été capturée par des chasseurs de prime et vendue à Rana qui comptait lui-même la vendre comme esclave sexuelle à des Seigneur du Crime du secteur Hutt. Rapidement, ils se découvrirent la même haine des Hutts qui sévissaient dans cette zone de la galaxie. Malgré leur différence d’espèce et de conditions, Siana et Jorian décidèrent de s’allier dans un but commun : faire tomber Rana et accomplir une utopique vengeance. Siana fut affranchie dans les jours qui suivirent.

A mesure que le temps passait, la complicité entre Jorian et Siana se développa. Elle se développa au point que le botaniste tomba amoureux sa complice. Un amour puissant et absolu qui ne tarda pas à montrer des signes de réciprocité. Tantôt complices, tantôt amants, la relation amoureuse évolua en même temps que le plan visant à éliminer Rana. Ces amours clandestins n’échappèrent pas à Philepsion qui engagea une nouvelle dispute avec son fils, lui reprochant cette relation avec un être d’une « espèce différente ». A la suite de cette dispute, Philepsion dévoila cet amour interdit au reste de la famille qui tourna immédiatement le dos à Jorian. Ces problèmes ne découragèrent pas Jorian et Siana qui célèbrent leur union et se marient en Novembre 148 BY.

En début 149 BY, poussé par son épouse, Jorian décida de mettre à exécution une partie de son plan et de faire tomber Rana quoi qu’il arrive. Le botaniste prit contact avec ses supérieurs et dévoila le trafic réalisé par la famille Solaris. Une enquête fut ouverte et elle tomba immédiatement dans les mains des Renseignements Alliés. A cette période, les Hutts et les Seigneurs du Crime avaient déjà gangrené une partie de l’administration Alliée dans les mondes périphériques. Les vents de révolte qui soufflent déjà dans le secteur d’Eriadu et dans les monde de la Corporation ont essaimé dans certains milieux Alliés, si bien que les Renseignements s’occupent désormais des dossiers impliquant des Hutts ou des Seigneurs de Crime impliqués dans la corruption d’administration. Après deux heures d’interrogatoire, le Lieutenant Solaris fut incarcéré et mis en cellule pour ne pas avoir dénoncé sa famille avant. Les Renseignements se montrèrent particulièrement durs avec lui et pourtant, il se montra particulièrement coopératif : sa haine pour le Xénope et la promesse faite à Siana furent ses uniques moteurs pour pouvoir faire tomber le Xénope. Il livra de très nombreuses informations concernant le Hutt : livres de comptes, quantités d’épice livrés et surtout, des noms de responsables locaux qui avaient été corrompus par le Parrain, des informations qu’il avait pu dérober à son père qui agissait comme intermédiaire avec les politiques locaux. Même si l’incarcération choqua profondément Jorian, il resta totalement fidèle à ses aspirations politiques, du moins celles qui le poussèrent à s’engager dans l’armée de réserve au début de sa thèse. Il fallut trois jours avant Jorian ne soit relâché et qu’une opération de police ne se rende au manoir des Solaris pour procéder à une série d’arrestations.

Le choc fut total, à la hauteur de l’immense tristesse qui frappa Jorian lorsqu’il constata que le manoir familial n’était plus qu’une ruine fumante. Le Xénope avait eu l’information avant eux : la lenteur des Renseignements et de l’Administration Alliée avait sans doute permise à un maillon corrompu de la chaîne d’appeler son maître Hutt. Les parents du scientifique furent retrouvés à quelques mètres du manoir, leurs corps calcinés montraient désormais la véritable face du crime aux yeux du jeune scientifique qui perdit connaissance sous le choc. Quant à Siana, elle avait disparu. Il fallut deux semaines de convalescence à Jorian pour dépasser ce qu’il venait de vivre. Lors de ses entretiens avec le psychiatre de l’hôpital militaire, il apparaissait désormais comme quelqu’un de détaché de la réalité. D’une certaine manière, pour lui le pire était passé et Jorian savait qu’il n’avait plus rien à perdre. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais un officier des Renseignements qui avait interrogé Jorian lui rendit visite, il s’agissait d’un certain Philippe Creek. Creek avait remarqué la performance du scientifique lorsqu’il avait rassemblé tous les documents et décidé de dénoncer sa famille, remarquant que peu auraient été capables de cet acte de patriotisme envers l’Alliance qui commence déjà à sombrer. Les deux hommes s’entretiennent et Jorian accepte rapidement d’intégrer les Renseignements Alliés : il est désormais décidé à mener jusqu’au bout le combat de l’Alliance et surtout à pouvoir retrouver le Xénope et sa femme. Après de nombreux tests psychotechniques et six mois de formations, l’Agent Solaris est affecté au Troisième Régiment : celui de Combat Urbain. Une spécialité qui pourtant ne remit pas en cause son utilisation régulière comme expert scientifique au sein des Renseignements.

Chapitre III : l’ascension (149-154 BY)

« La Fortune sourit aux audacieux. » (Virgile)

Jorian comprit très rapidement que les désordres croissants qui paralysent l’Alliance mobilisaient une grande partie des Renseignements. Si les responsables militaires voulurent absolument disposer d’informations sur ces désordres et les transmirent aux gouvernements, les responsables politiques Alliés ne répondaient que plusieurs mois après, faisant passer les décisions par toute sorte de commissions. La première mission de l’Agent Solaris le mena au sein des rangs de l’Armée, comme il était un ancien Lieutenant (bien que ce soit dans la réserve et qu’il n’ait jamais combattu), il fut est envoyé enquêter sur le Général Ludov Stregwel, un officier supérieur qui avait été à de nombreuses occasions très critique de la politique Alliée envers le peuple. La mission de Jorian était simple à cet instant, il devait lever les suspicions de défection qui planaient sur le Général et assurer sa mutation dans le système d’Eriadu afin qu’il accepta de gérer les émeutes qui y avaient éclaté. L’Agent des Renseignements passa les derniers mois de 149 à étudier le dossier Stregwel et à mener une enquête minutieuse au sujet du Général : emploi du temps, écoutes, filatures. Jorian Solaris dévoilera très rapidement son soucis du détail et son talent inné pour le renseignement qui sera remarqué dès les premières semaines de son investigation. Un rapport de 458 pages et plusieurs heures d’écoutes résumées qui furent rendus à la direction des Renseignements Alliés avec pour conclusion que Stregwel n’était finalement pas un dissident, mais plutôt un officier avec des aspirations politiques. Solaris rencontra ensuite Stregwel et réussit à le convaincre d’accepter sa mission sur Eriadu sans trop de procédure. La rencontre entre les deux hommes eut de très grandes conséquences sur l’officier des Renseignements, car le discours de Stregwel prit par la suite des allures prophétiques : Stregwel lui confia qu’il n’était plus du tout convaincu de sa mission au sein de l’Alliance qui négligeait les peuples et dont l’administration et la corruption massives seraient le motif de son propre effondrement. Une petite partie de la discussion qu’ils avaient eu mais qui ne manqua pas de faire écho dans l’esprit de Jorian qui avait déjà eu cette pensée lorsqu’il était encore étudiant.

Le temps passa et les missions furent couronnées de succès. La très grande fidélité de Jorian et sa capacité unique à faire face à la pression avec un sang-froid peu commun lui valurent d’être remarqué un peu plus par ses supérieurs. Grâce à sa grande capacité d’organisation, il mena plusieurs enquêtes dont une qui aboutit à l’arrestation d’un espion à la solde des Siths en 150 ABY. Les très bons résultats de Jorian et surtout les nombreuses tensions internes au sein de l’Alliance Galactique lui permirent d’être promu Capitaine à la fin de l’année 150. Malgré une éphémère et apparente stabilité au sein de la galaxie, l’Alliance devait toujours faire face aux problèmes des hors-la-loi qui harcelaient les gouvernements locaux et devinrent un réel danger, car à l’origine d’une gronde dans les systèmes les plus modestes. Début 151 ABY, le Capitaine Solaris hérita du dossier d’un groupe de pirates qui sévissaient sur plusieurs îles de Lorta qu’ils utilisaient comme entrepôt. Le gouvernement Allié qui craignait une implantation du Soleil Noir demanda à Jorian de régler le problème après enquête dans la plus grande discrétion. Après une enquête de deux semaines, il apparut que les entrepôts n’étaient pas liés au Soleil Noir mais qu’effectivement, un groupe de pirate y stockait que de contrebande et d’autres matériaux. Si l’absence du Soleil Noir était une bonne nouvelle, cette enquête révéla une réalité beaucoup plus sombre, ces pirates avaient réussi à corrompre les douaniers pour transporter leur matériel sur Lorta et s’étaient de manière durable sur les îles. Comme l’Alliance craignait l’établissement d’un état pirate sur Lorta, Jorian obtint rapidement le feu vert de monter une opération sur les îles en question dans la plus grande discrétion. Le problème est épineux et l’officier des Renseignements dut demander de gros effectifs pour préparer l’opération. Les entrepôts ayant été bien identifiés, pas moins de cent agents des SpecOps et deux cent soldats des douanes furent dépêchés pour cette mission organisée pendant deux mois dans le plus grand secret. Le débarquement eut lieu simultanément sur trois îles de Lorta et l’opération devint un succès total puisque presque aucun coup de blaster n’eut été tiré. Ainsi plus de deux cent cinquante pirates furent capturés et interrogés pendant plusieurs mois par Solaris et son équipe, ce qui permit de démanteler un réseau de trafic qui touchait Lorta et ses environs et qui menèrent à 150 arrestations supplémentaires durant la première semaine d’interrogatoires. Un interrogatoire marqua particulièrement l’esprit du Capitaine Jorian Solaris, celui d’une jeune Correlienne âgée de vingt-trois ans : Syrielle Shakhovite. Si la jeune femme était une pirate, Jorian décela en elle une certaine colère envers le système mais aussi une sensibilité aux discours de l’officier des Renseignements. En fait, Shakhovite connaissait très bien la pègre du fait de ses opérations de contrebande et n’hésita pas à donner des noms. En effet, Syrielle Shakhovite avait de nombreux contentieux avec les autres clans de hors-la-loi et montra très vite une très grande frustration au fait de ne pas avoir été acceptée au sein de l’armée plusieurs années auparavant. En fait, le scientifique vit en elle deux talents qui manquaient cruellement au sein des Renseignements de l’Alliance : la connaissance de la société souterraine  des hors-la-loi et le courage qu’il fallait pour les affronter. Ainsi Shakhovite se vit faire une proposition, celle de rejoindre les Renseignements et d’avoir une réelle formation militaire qui lui permettrait de pouvoir restaurer un ordre en lequel elle ne croyait plus.

L’Alliance étant dans une période d’accalmie et que Jorian ait réussi sa mission avec un très grand succès lui permirent d’appuyer sa demande pour la formation de Syrielle Shakhovite qui reçut une formation accélérée jusqu’à la fin de l’année 151 à la fois dans plusieurs centres de formation mais aussi aux côtés de Jorian. Le Capitaine vit là rapidement une apprentie qui pourrait le seconder lui permettre aussi d’approcher le milieu de la pègre. Ces desseins n’étaient pas réellement innocents puisque l’officier n’avait pas abandonné l’objectif de retrouver sa femme, toujours portée disparue depuis plusieurs années. La jeune Correllienne apprit très vite et elle se révéla dotée d’un esprit d’analyse acéré. Ses capacités en combat rapproché obtenues à l’école de la rue lui valurent de valider rapidement les acquis martiaux qui lui permirent d’intégrer le régiment spécialisé dans le Combat Urbain. Jusqu’à la fin de 151, Jorian n’effectua pas de nouvelle mission importante, il se contenta de continuer ses recherches pour le compte de l’Alliance et de faire du conseil scientifique envers l’Armée afin de l’aider à améliorer les trousses de secours des soldats en y incluant de nouveaux composés extraits du monde végétal. Une période d’accalmie globale qui permit au Capitaine de se focaliser sur la formation de Syrielle qu’il comptait bien utiliser comme un élément essentiel dans la lutte contre le milieu criminel qui gangrènait l’Alliance.

Leurs missions communes ne commencèrent qu’en 152 ABY. Plusieurs opérations furent menées par l’Alliance durant cette période pour tenter d’assainir les mondes périphériques et Jorian fit une demande un peu personnelle : il voulait s’attaquer à la corruption qui désormais était présente dans toutes les strates de ce monde. Malgré la grande enquête qu’ils menèrent pendant plusieurs mois, ils ne se firent pas d’illusion sur le cas d’Ylésia, le monde était pauvre et peu peuplé, ils n’avaient pas les moyens de rétablir l’ordre. Ce constat affecta plus Jorian qu’il voulut bien l’admettre mais pourtant, son masque d’impassibilité dissimulait très bien ses doutes. Plusieurs raids furent menés dans des quartiers défavorisés de la capitale d’Ylésia qui permirent de remonter la piste d’un important trafic d’épices impliquant les Hutts. Ces informations furent souvent obtenues grâce à Syrielle qui maîtrisait les codes du milieu du banditisme et qui ne rechigna pas à employer la violence et toutes ses compétences martiales pour arrêter plusieurs agents des Cartels qui travaillaient encore dans le milieu. Jorian quant à lui fit preuve d’une énergie peu commune, il se montra impitoyable et pousse son équipe jusqu’à l’épuisement, persuadé qu’il pouvait remonter jusqu’au Xénope. Syrielle comprit à cet instant que cette mission était devenue une affaire personnelle pour son supérieur. Ils finirent par trouver la trace d’un Lieutenant répondant au nom de Carlos Void. Void se cachait sur Ylésia et gèrait la production d’épices, ils apprirent aussi que c’était lui qui avait des contacts au gouvernement local et avait corrompu toute l’administration.

Dernier mois de 153, Ylésia,

Le bâtiment avait été pris d’assaut et maintenant ils étaient tous deux dans l’immense appartement luxueux de Carlos Void, un homme d’une trentaine d’années couvert de tatouages et au physique impressionnant. Syrielle était en train de le menotter et l’homme était à terre, le nez en sang, sa résistance face à la Correlienne n’avait pas suffit. Jorian le considérait d’un air sombre, le mafieux affichait un sourire narquois. Il connaissait la procédure et savait pertinemment ce qui se produirait. L’homme s’adressa à Syrielle d’abord.


-Vas-y attache moi bien sale pute, je suis sûr que toi aussi t’aime avoir mal. Dans deux mois je suis libre !


Aucun des deux agents du Renseignement ne réagit. En fait, Void avait raison, depuis le début de leur mission, les prisonniers étaient remis au gouvernement d’Ylésia qui était tellement corrompu qu’il relâchait systématiquement les prisonniers pour des non-lieux douteux. L’Alliance Galactique et son gouvernement central quant à eux avaient plus urgent à gérer avec les systèmes qui font sécession, un sujet qui avait d’ailleurs largement affecté Jorian. Syrielle se tourna vers son supérieur.


-Je vais chercher les autres pour qu’ils l’embarquent, il sera à ta disposition si tu souhaites l’interroger.


-Ça ne sera pas nécessaire, Syrielle, nous allons régler cela ici et maintenant.


D’un mouvement de la main, l’officier fit signe à Syrielle de s’éloigner. Tout fut rapide et totalement inattendu, Jorian sortit son pistolaser et tira dans le front de Void. Le mafieux afficha un regard d’incompréhension face à ce qu’il n’avait pas pu prédire. Son crâne explosa dans un panache de liquide carmin et d’esquilles sombres. Même Syrielle semblait choquée. Jorian se tourna vers sa coéquipière.

-Voilà, une vermine de moins. Il avait raison, il aurait été relâché rapidement, c’est ce type de petite ordure qui démantèle le système Syrielle et c’est à cause d’eux qu’on en est là aujourd’hui. Voilà désormais comment il faut les traiter. Je vais écrire mon rapport, le prisonnier a montré des signes d’agressivité et je l’ai abattu voilà tout.

Syrielle semblait toujours aussi choquée par l’exécution froide et sommaire du prisonnier dont le corps baignait dans son propre sang.

-Mais c’est un mensonge Jorian...La procédure…

-Au diable la procédure...Nous sommes dans les Renseignements Syrielle, c’est notre travail de mentir. Il convient donc aussi de ne jamais trop faire confiance si on veut durer dans ce métier, je te l’ai déjà dit et je te le redirai autant de fois qu’il le faudra.


Syrielle n’était pas convaincu et se lança à nouveau dans une justification pour rappeler son supérieur à la raison. Malgré leur différence de grade une proximité s’était installée entre eux ce qui expliquait le fait qu’ils soient devenus coéquipiers et qu’ils se tutoient. Malgré l’argumentaire, Syrielle n’obtint de Jorian qu’un regard sombre de cet homme qui était pourtant si poli d’habitude.

-Puisque tu veux en arriver là, allons y. Agent Shakhovite, je vous ordonne de disposer du corps de ce criminel qui montrait des signes d’agressivité à notre encontre. Je vous ordonne également de garder le silence sur cette opération qui implique la sécurité Alliée et également de vous en tenir à une version simple des faits : cet homme a montré des signes d’agressivité et j’ai du l’abattre.


La formule surprit Syrielle, réellement pas habituée à cela qui pourtant se permit une réponse ironique et un regard tout aussi mauvais. La jeune femme claqua des bottes et effectua un salut militaire ponctué d’un « A vos ordres, mon Capitaine ! », un sarcasme qui ne fit pas réagir Jorian qui tourna les talons.

Les mois suivants cependant donnèrent raison à Jorian puisque plusieurs systèmes firent réellement sécession et que l’Alliance eut énormément de problème à gérer cela. Si l’armée était prête à réagir, le gouvernement ne se montra pas à la hauteur. Cela se répercutait au sein des Renseignements, Syrielle et Jorian furent rappelés au QG. Les téléphones et les holocommunicateurs sonnaient et le personnel couraient dans tous les sens, personne ne savait réellement comment réagir face à tous les problèmes qui parcouraient l’Alliance. Le Capitaine Solaris tenta de contribuer au mieux à la stabilisation de la situation, il rendit plusieurs très longs rapports sur la situation de plusieurs systèmes qu’il avait pu visiter, dont un sur celui d’Ylésia et se réfugia dans son travail de conseil scientifique. S’il conversait toujours très régulièrement avec Syrielle, il restait toujours un des agents les plus actifs du service. Beaucoup se montraient démoralisés à l’annonce de la sécession des systèmes et de l’ombre d’une guerre civile qui planait sur l’Alliance Galactique, certains ne rendaient plus leurs rapports, d’autres ne répondaient plus aux appels, mais Jorian comme Syrielle restèrent parmi les plus actifs.

C’est sans doute cette activité qui expliqua leur affectation en 154 à la surveillance de la Triade. Stregwel, l’homme qu’avait surveillé Jorian avait été très loin dans son action sur Eriadu et maintenant sur Sluis Van et Mustafar, formant un nouveau régime qui s’appelait la Triade. Les Renseignements craignant une nouvelle sécession se mirent à enquêter sur le système. A près plusieurs mois d’enquête, Jorian comme Syrielle rendirent un rapport alarmiste sur le régime qui semblait s’individualiser au sein de l’Alliance. Si les régimes des mondes séparatistes se construisaient en général sur un chaos ambiant dû à la révolte populaire, la Triade était parfaitement ordonnée et possédait une armée conséquente et une administration puissante, d’autant plus que les systèmes étaient très riches. Bien évidemment, les rapports restèrent sans réponse, ce qui acheva de mettre Jorian dans une situation embarrassante.

Jorian Solaris fut contacté au milieu de l’année 154 par un officier du Contre-Espionnage de la REPo. La Triade avait désormais conscience qu’un agent du Renseignement Allié enquêtait sur eux. Au départ très réticent à converser avec la Triade, les positions alarmistes de cette officier, une certaine Alice Kollan finirent par faire sauter le verrou du doute chez Jorian qui était en réalité complètement déprimé par la chute de l’Alliance et déçu par le manque de réactivité des hautes instances de l’Alliance. Kollan lui parla rapidement de sa femme et aussi des informations dont disposait la Triade sur les Hutts. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Kollan présenta cela comme une simple coopération entre deux systèmes de Renseignements et n’hésita pas à dévoiler plusieurs informations sur la Triade en bonne volonté. La réactivité de la REPo séduisit directement Jorian, il y avait dans la Triade une sorte de fraîcheur qui avait disparue à jamais de l’Alliance Galactique. Kollan l’aida même à aller au bout de plusieurs dossiers sur des criminels qui peuplaient des mondes encore fidèles à l’Alliance. Malgré ces succès très localisés, la situation de l’Alliance ne cessait de se dégrader et Jorian et Syrielle purent déplorer trois cas de désertion au sein de leur propre service.

Chapitre IV : Terre Brûlée (155-156 BY)

« C’est de la Confiance que naît la Trahison. » (Proverbe Arabe)

L’année 155 fut le point culminant de la désorganisation de l’Alliance qui se plongea désormais dans une guerre civile générale. Le service auquel appartenait Jorian et Syrielle ne fut pas épargné par l’indécision des dirigeants, ils restèrent la plupart du temps dans leur QG sans avoir réellement d’ordre clair. Les seules missions dont ils héritèrent furent d’enquêter sur les mondes soupçonnés de vouloir devenir indépendants mais malheureusement tous les systèmes périphériques avaient déjà des mouvements populaires qui sévissaient localement. Les rapports restèrent sans réponse. Déçu par ce manque de réaction, Jorian communiqua ces informations à Alice Kollan, désormais Commissaire REPo. Ces communications secrètes devinrent petit à petit régulières et Jorian n’eut plus aucun scrupule à échanger des informations avec la REPo qui le félicita pour ses rapports complets et extrêmement bien documentés. Le fort sentiment patriotique de Jorian envers l’Alliance se délita peu à peu alors qu’il constatait que le système lui-même était en train de s’effondrer. La résurgence des Siths et d’idéologies Impériales qu’il considèrait comme malsaines le poussèrent peu à peu à développer une hostilité envers les utilisateurs de la Force qu’il considérait déjà comme responsable du chaos ambiant dans la galaxie. C’est ainsi que le point de non-retour fut franchi : Jorian devient peu à peu un agent double qui ne sera jamais exfiltré. Sa proximité idéologique avec la Triade le poussa à développer ses relations avec Kollan qui finit par lui proposer l’asile si les choses devenaient trop difficiles au sein de l’Alliance. Jorian refusa catégoriquement cette offre au début, mais le doute était en lui même s’ils n’abordèrent plus le sujet.

L’Alliance finit cependant par répondre aux rapports datant d’un an sur la Triade. Jorian et Syrielle purent remarquer que le gouvernement comptait menacer la Triade d’une attaque et leur demander de dissoudre leur gouvernement. Jorian ne laissa rien transparaître de son intelligence avec l’ennemi, il réprimanda même publiquement Syrielle qui reconnut devant des collègues que la Triade savait gérer ses affaires. Ainsi la défection du Capitaine Solaris passa totalement inaperçue, alors qu’il transmettait ces informations à la Commissaire Kollan et invita même la Triade à se préparer à répondre à l’Alliance si cette dernière venait à se manifester. C’est ainsi quelques semaines avant que la Triade eut les informations concernant les requêtes de l’Alliance Galactique. Peu à peu, Jorian était devenu un agent infiltré de la REPo. Un nouveau pas fut franchi lorsqu’il décida en milieu d’années de transmettre à le résultat des recherches de l’Alliance Galactique et de nombreux échantillons biologiques et botaniques. Le plus remarquable fut une souche de virus causant de fortes fièvres hémorragiques qui a été trouvé au-delà de la bordure extérieure, le virus K-109, Jorian transmit cet échantillon à la Triade, ayant terriblement peur qu’il tomba entre les mains de dissidents. Profitant du chaos ambiant, le Capitaine détruisit toute trace de ces échantillons et des informations qu’il fournit à la Triade.

Le Capitaine Solaris et la Commissaire Kollan se rencontrèrent dans les derniers mois de l’année, peu après que la Triade ait répondu à l’Alliance par la menace. Au fil de la conversation, un complot prit peu à peu forme entre les deux officiers du Renseignement et Jorian finit par accepter totalement son manque de confiance envers l’Alliance, convenant qu’il ne voyait plus d’avenir à ce régime. Kollan finit par lui promettre qu’il pourrait intégrer les rangs de la REPo dans un avenir proche s’il était prêt à tout sacrifier, ce à quoi le scientifique répondit à l’affirmative. Jorian sortit changé de cette entrevue.

La routine aux Renseignements Alliés finit par s’instaurer, une routine de passivité face à une géopolitique toujours plus mauvaise et à un retour du Soleil Noir qui semblait très intéressé par la décomposition de l’Alliance Galactique et la guerre civile qui semblait se généraliser. Kollan recontacta Solaris à plusieurs reprises mais lui dit finalement que son extraction aurait lieu en début 156 ABY. Ils élaborèrent ensemble un plan qui permettrait également à la Triade de mieux comprendre les effets du virus K-109. Le plan élaboré par les deux officiers était de propager l’infection de ce virus dans un des vaisseaux Alliés patrouillant en lisière de l’espace Triade, il suffirait à Jorian de pointer que ce vaisseau ne répondait plus et de se porter volontaire avec son équipe pour une mission d’enquête. La suite du plan serait plus funeste : le scientifique éliminerait les membres de son équipe afin de détruire toute preuve et serait récupéré par les

Le plan se déroula comme prévu et Jorian et son équipe furent dépêchés sur le Croiseur « Unité » qui patrouillait en lisière de l’espace de la Triade. Le Capitaine ayant tout prévu, il s’y rendit avec une copie de tous les fichiers Alliés auxquels il avait accès et se lança dans la mission. Ils comprirent vite que l’Unité avait été complètement envahie par des contaminés par le virus K-109 qui avait transformé l’équipage en des cadavres ambulants cannibales. L’équipe fut rapidement séparée mais Jorian retrouve et abat individuellement chacun de ses collègues, comme cela avait été convenu. La série d’assassinat se termina par Syrielle sur qui il lança une grenade à plasma de confection Triade tout en rejoignant le pont du vaisseau.

155 ABY, pont de l’Unity,

Jorian était face à la console, tapant rapidement les lignes de commandes qui lançaient le script d’autodestruction de la navette. L’Unity était désormais un cercueil vivant. Le Capitaine des Renseignements Alliés inspectait soigneusement l’écran qui lui faisait face, les instructions de la REPo étaient on ne pouvait plus claires, il ne fallait aucune trace et personne ne l’avait suspecté jusqu’à présent, personne ne pourrait non plus témoigner sur cette mission qui resterait oubliée dans le chaos ambiant. Le bruit des touches sur le clavier fut interrompu par un bruit de pas traînants, craignant un nouveau contaminé, l’officier se retourna rapidement et c’est là qu’il la vit : le bras gauche arraché et un garrot de fortune sur le moignon qui suintait, Syrielle Shakhovite tenait un pistolaser dans sa main droite.


-Quelle volonté...Je suis impressionné. Tu aurais dû mourir dans l’explosion, cela aurait facilité les choses, Syrielle.


La jeune Correllienne marqua son interrogation face à son ancien superviseur, comprenant qu’il était le traître de l’opération. Mais Jorian n’avait cependant pas dévoilé ses plans. Il avait pu éliminer tous les membres de l’équipe, à l’exception d’un des pilotes. Qu’importait, tout le vaisseau allait être détruit et il n’y aurait aucun survivant. Kollan avait amarré son propre vaisseau avec des troupes de la REPo dans un des hangars et il allait désormais être évacué dès que le cas de Syrielle serait réglé. Le regard de Jorian se focalisa sur une morsure sur le bras encore valide de sa coéquipière.

-Tu auras été une bien piètre élève, Syrielle Shakhovite, tu n’auras jamais réellement compris ce qui faisait le fondement de notre métier. Il me semble pourtant te l’avoir dit plusieurs fois : la confiance n’a aucune place dans un métier où le principe fondamental est la dissimulation et le mensonge. Maintenant tu as été mordue et ton destin est scellé...C’est ici que l’aventure s’arrête.


Le discours aurait pu être construit, mais Jorian ne dévoilait pas ses raisons ni pourquoi il faisait cela. L’homme poli et lisse avait laissé place à un monstre froid. Pourtant, le Capitaine avait focalisé son attention sur Syrielle et négligé un léger détail, celui de l’ombre qui s’était relevée derrière lui, un corps titubant et complètement décharné, un enseigne de vaisseau contaminé qui se laissa tomber en avant, ses dents s’enfonçant profondément dans la chair du Capitaine au niveau de l’épaule. Jorian lâcha son arme et poussa un hurlement de douleur avant de réaliser ce qui lui arrivait. D’un mouvement violent, il attrapa le contaminé et le poussa violemment au sol, lui écrasant le crâne avec sa botte. La scène ne dura que quelques secondes, mais il put entendre un tir de blaster, accompagné d’une douleur lancinante au flanc : Syrielle lui avait tiré dessus, elle en avait profité. Jorian hurla à nouveau de douleur, le Capitaine se tenait le flanc, ne n’était pas sérieux, mais suffisamment pour l’empêcher de marcher rapidement, la blessure à l’épaule par contre saignait abondamment et il était clair que maintenant il était contaminé. Syrielle semblait aussi dans un sale état avachie par terre, son arme à la main, et son ancien mentor lui sourit en s’approchant lentement d’elle, son visage se tordant de douleur à chaque pas.


Une fois qu’il fut à portée, il lui écrasa la main pour la forcer à lâcher son arme qu’il fit glisser en arrière avec un coup de talon. Lentement, Jorian saisit son ancienne coéquipière et la releva contre la table de commande derrière elle, la regardant droit dans les yeux, elle n’avait plus aucune force.


-J’ai été content de te connaître, Syrielle, mais ce qui se passe désormais nous dépasse tous les deux. Désormais, l’intérêt général est sauf, laisse-moi te débarrasser du fardeau d’interrogations vaines...Quittons nous bons amis.


Jorian saisit la jeune femme dans ses bras et lui déposa un baiser sur la joue alors que la lame de son poignard s’enfonça dans le bas de son ventre et qu’elle tressaillait sous l’effet de la douleur. Le Capitaine recula légèrement, la fixant droit dans les yeux, son visage se reflétait dans ses pupilles dilatées, il tourna la lame pour l’enfoncer plus profondément alors qu’elle fut prise de spasme avant de perdre connaissance. Solaris retira son poignard et laissa tomber le corps inanimé de Shakhovite sur le sol avant de tourner les talons en essuyant le sang de sa lame sur son pantalon.

Jorian put rejoindre in extremis le hangar où se trouvait la navette de la Triade avec les précieuses informations. Kollan l’attendait avec plusieurs hommes des troupes de choc de la REPo qui lui firent immédiatement une injection d’antivirus. La navette quitta l’Unité quinze minutes avant l’explosion d’autodestruction. Jorian Solaris fut mis en quarantaine le temps du voyage et disposé dans une cuve de bacta.

Chapitre V : Déshonoré (156-Présent)

« L’âme n’a de secret que la conduite ne révèle » (Proverbe Chinois)

Jorian fut immédiatement accueilli au sein de la Triade. Son incorporation se fit peu après l’assassinat de Mas Volunka, ce qui lui montra la façon admirable dont la Triade agit pour régler ce problème. Il reçut le grade de Commandant du Contre-Espionnage de la REPo et un grade d’ingénieur dans l’ODT. La fidélité sans faille à la Triade dont il avait fit preuve lors de ses discussions avec la Commissaire Kollan suffit à Jorian pour être totalement accepté au sein de la REPo. Il se borna cependant à des missions de l’ODT d’expertise scientifique lors de son instruction sur Eriadu City. Il était un nouvel homme et les particularités de son intégration poussèrent la REPo à en faire un citoyen fantôme qui ne reçut pas de papiers officiels. Ainsi Jorian Solaris devint rapidement ce qu’il était depuis longtemps : un agent de l’ombre.

En 157, les choses s’accélérèrent. Le Commandant Suprême Stregwel fit part à Kollan -qui dirigeait le service de Jorian- de son inquiétude quant à la situation qui se dégradait dans la galaxie, notamment l’ascension du Soleil Noir et des Siths et la REPo se focalisa à recouper des informations pour essayer de comprendre quels mondes seraient occupés par les Siths. Si la Triade voulait éviter la guerre, la confrontation semblait inévitable. Comme de très nombreux agents et militaires de la Triade, le Commandant Solaris fut mobilisé lorsque les Siths débarquèrent sur la lune d’Erinar. Les combats firent rage et furent difficiles, mais comme beaucoup d’officiers, Jorian fut envoyé à proximité du front pour coordonner les actions des troupes de choc et des Carabiniers, il fut blessé à deux reprises. Après ce passage en première ligne, le scientifique ressortit encore plus convaincu de l’action de la Triade qui avait réussie à mettre en déroute la puissante armée Sith. Bien évidemment, la réalité était plus complexe, mais l’effondrement officiel de l’Alliance Galactique le conforta dans ses choix et il ne put que se féliciter de se trouver au sein de la Triade.

La force du régime instauré par Stregwel avait pallié les faiblesses de l’Alliance et désormais, la Triade était le seul grand régime qui pouvait se targuer de ne pas être en guerre. Jorian participa à plusieurs missions qui visaient à établir de bonnes relations avec l’Empire Galactique avant d’être affecté à la coopération secrète avec les Rebelles. Désormais Commandant de la REPo, Jorian Solaris possède de nombreuses décorations sur sa vareuse et est complètement engagé dans la cause de l’Entente.



 
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Re: Docteur Jorian Solaris : le traître (terminé)
Jeu 22 Déc - 2:02
Et première validation sur ce forum !
Je ne te dis pas ce que tu as faire, tu connais déjà la maison Wink
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Docteur Jorian Solaris : le traître (terminé)
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