[+158] Accords dans les corridors [PV K'Kruhk]
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Loes de Walleron
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Lun 28 Aoû - 2:13
J'appréciais autant Hapès qu'un séjour dans l'espace sans protection. Beaucoup m'auraient trouvée bien ingrate et bien incohérente, moi qui fustigeait ce lieu où j'avais personnellement demandé et obtenu l'asile. Je ne regrettais pas mon choix, loin de là, car il avait permis d'évacuer Ossus dans le calme, sans pertes, et de nous protéger tous d'une invasion certaine. Néanmoins, nous étions désormais sous la coupe de la reine Djo, livrés à son bon vouloir. Et si la souveraine elle-même avait ma confiance – après tout, n'avait-elle pas mérité son titre de Maîtresse Jedi ? - il n'en allait pas de même de sa cour. Au palais, les sourires me faisaient l'effet d'autant de poignards prêts à s'enfoncer dans les endroits les plus tendres de mon ventre, à se glisser entre mes côtes pour chercher mon cœur. Hapès était le lieu où tous les aspects détestables de la diplomatie nuisaient en continu. Dans cette atmosphère de méfiance, de mensonge, de trahison, de ragots et de complots, je ne me sentais décidément pas à mon aise. Le Temple aménagé pour notre usage lui-même ne resterait pas longtemps à l'écart des intrigantes omniprésentes dans la maison de la Reine. Cette culture de la conspiration suffisait à me rendre l'endroit repoussant, et à lui préférer mille fois la tranquillité de Taanab. C'était sans compter l'esclavage, le sexisme partout, l'absence de liberté des sujets… Le régime et la société des Hapiens ne laissait pas de me pousser à en rester la plus éloignée possible.

Pourtant, je devais me faire à l'idée que notre Temple principal s'y trouvait désormais, sans doute pour quelques années, et malgré les communications que je maintenais avec mes pairs du Conseil, je ne pouvais faire l'économie de retours réguliers. Cela faisait plusieurs mois que j'étais partie, désormais, plusieurs mois très actifs où j'avais rencontré deux chefs d'État, longuement discuté avec un officier de la Triade, arrêté un Sith sur Corellia, renoué le contact avec certains de nos égarés… Sans compter les autres voyages, les séjours sur Taanab, les rendez-vous avec mes habituels informateurs. Je n'avais pas chômé, et pourtant je n'étais pas non plus rentrée pour rendre compte de mes activités devant le Conseil. Il vint donc un moment où je dus faire fi de mon désir et sauter sur l'occasion de deux journées d'inactivité pour effectuer le voyage vers le Consortium depuis Taanab.

Ma navette me déposa dans la cour du Temple. J'avais informé les membres du Conseil présents de ma venue, mais n'avait reçu de réponse que de Maître K'Kruhk, qui n'avait pas caché son désir de s'entretenir rapidement avec moi. Je devais avouer que le Whiphid, désormais Grand Maître Jedi, était la principale raison pour laquelle je rentrais. Depuis ma jeunesse, j'avais travaillé avec ce vénérable Maître, et j'avais appris à respecter sa sagesse, même si sa longévité lui faisait parfois perdre le sens de l'urgence. Nous étions théoriquement des égaux au sein de l'Ordre, mais si je représentais l'institution politique, lui était le garant de notre Code et de notre enseignement. De fait, si j'avais tout loisir pour négocier au nom de l'Ordre et assumer publiquement des positions qui engageaient tous les Jedi, K'Kruhk incarnait l'autorité suprême au sein de l'Ordre. Il en était le membre le plus ancien, sans doute aussi le plus puissant, et il savait éviter tous les pièges de l'obscurité dans sa pratique de la Force comme dans sa vie de tous les jours. À vrai dire, je me réjouissais qu'il fût là pour m'accueillir. D'après les informations que j'avais reçues quotidiennement, il avait pris l'initiative de mener des actions de diplomatie et de renseignement contre les Sith. Ironiquement, à force de consacrer mon temps à tenter d'obtenir des concessions et des garanties des grands régimes galactiques, je m'étais peu penchée sur les dossiers internes à l'Empire Sith. Aussi, bien que les initiatives prises par K'Kruhk relevassent théoriquement de mes attributions, je ne pouvais que lui rendre grâce de ne pas s'être contenté d'observer placidement. Nul doute que nous allions avoir beaucoup à nous dire.

J'avais revêtu de simples bures blanches, plus dépouillées et pratiques que la grande robe immaculée que je portais en cérémonie et dans les occasions officielles. Ma chevelure rousse était laissée libre, cascadant comme une pluie de feu sur mes épaules droites. À ma taille, j'avais accroché mes deux sabres-laser, non pour le plaisir de les exhiber mais parce qu'ils symbolisaient ma fonction… et que leur présence me rassurait toujours, au fond. Il y avait toujours moins à craindre avec une telle arme à portée de main. Alors que je prenais directement la direction de la salle du Conseil, laissant mon bagage dans la navette, j'aperçus le Grand Maître qui venait à ma rencontre. Sans doute m'avait-il senti arriver. À sa vue, mon visage se fendit d'un large sourire. L'inamovible K'Kruhk, dont les traits n'avaient pas changé depuis mon enfance, me faisait toujours l'impression de revenir dans mon foyer, auprès de ma famille. Je m'avançais donc à sa hauteur, m'inclinai respectueusement une fois devant lui, puis lui adressai la parole d'un ton enjouée.


- Maître K'Kruhk ! Je suis ravie de vous voir ! Comment allez-vous ?

Une accroche peu formelle, mais avec mes pairs, je n'avais jamais été une grande amatrice de protocole. L'étiquette rigidifiait les rapports, et si cela pouvait avoir une grande utilité dans les relations avec les inconnus et les étrangers, je m'étais fait une règle de la bannir avec les miens. Il fallait bien sûr conserver courtoisie et respect, mais je ne pouvais pas traiter les Jedi, que je connaissais tous personnellement, comme je traitais mes interlocuteurs habituels. Ils étaient mes pairs, mes compagnons, mes semblables, et formaient la seule communauté à laquelle j'appartiendrais jamais du fond de mon cœur. Maître K'Kruhk, avec son étrange morphologie, son attitude toujours sereine et son amabilité proverbiale, n'était certainement pas une figure paternelle, mais il constituait l'un des piliers de mon identité, et sans doute même me survivrait-il. Peut-être étais-je douée d'un pouvoir comparable, mais il demeurerait toujours l'un de mes Maîtres, dussé-je le dépasser en habileté. Ma question n'était pas une simple formalité : je voulais réellement m'assurer qu'il se portait bien.

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Re: [+158] Accords dans les corridors [PV K'Kruhk]
Lun 28 Aoû - 20:55
Nous étions finalement tous extrêmement occupés. C’était bien là le drame de la situation actuelle : les Jedi avaient eu à faire face en quelques décennies à de grosses pertes qui auraient nécessité du temps pour être pleinement compensées. Cela, je l’acceptais, c’était sans doute un de ces messages subtils qu’adressait la Force à ses adeptes. Pour ma part, mon coeur avait été empli de joie à l’annonce de l’arrivée de la Maîtresse de l’Ordre, Loes de Walleron. Si nous avions eu des désaccords par le passé, nous avions toujours pu trouver des issues diplomatiques et je devais reconnaître que quelqu’un de son talent n’était pas du luxe dans les crises que nous traversions successivement. L’Ordre Jedi n’avait en effet jamais été aussi proche de la guerre et de perdre sa neutralité. Certains, comme la Maîtresse de Walleron, étaient de fervents défenseurs de cette neutralité, même si cette dernière nous amenait tout de même à nous opposer aux Siths, d’autres comme moi auraient bien aimé entrer dans la guerre, fort des leçons que j’avais tiré de la Guerre des Clones.

Malgré cette divergence initiale entre les deux personnalités les plus influentes de l’Ordre Jedi, je n’avais jamais désavoué les positions de la Maîtresse de Walleron, maintenant une neutralité parfaite dans toutes les discussions que j’avais mené en l’absence de la Maîtresse de l’Ordre. De la même manière, je savais qu’elle aurait su maintenir une fermeté et une opposition totale aux Siths. En ce sens, je ne pouvais que féliciter l’Ordre Jedi et le Côté Lumineux, il n’y avait chez nous aucune guerre de clan, nous restions unis et soudés et je savais que c’était cela qui avait été garant de notre succès à travers les âges. Nous avions été les diplomates et les gardiens de la Paix, n’hésitant parfois pas à prendre les armes lorsque cela était nécessaire, mais jamais par pur plaisir ou par désir de conquête. Nous devions rester lumineux et immaculés.

J’avais sauté sur l’occasion de m’entretenir avec Loes de Walleron, si nous nous vus plusieurs fois au Conseil lors de la gestion d’affaires courantes, elle comme moi avions été très pris par nos obligations et nos devoirs. Nous qui prêchions une action immédiate -bien que dans un sens différent- avions été de bons exemples de nos désirs pour l’Ordre puisque nous avions nous-mêmes pris part aux mouvements des Jedi. Au fond, je ne pouvais que féliciter la Maîtresse de Walleron pour son engagement et sa sincérité dans les actes, cela était relativement rare dans les autres factions qui s’étripaient dans tous les coins de la galaxie, mais nous ne devions pas oublier nos méthodes. La discussion, la réserve et la sobriété, telles étaient des qualités que je ne pouvais que louer chez mes plus jeunes condisciples. Nous étions après tout tous les élèves de la Force qui nous apprenait tant chaque jour. J’étais donc égal à moi-même, portant une tunique traditionnelle de Jedi avec une bure brune, ce que j’avais toujours porté au sein de l’Ordre. La bure immaculée de ma collègue rappelait finalement à quel point les Jedi se plaisaient à maintenir une certaine simplicité. La pétillante femme rousse s’adressa à moi avec son sourire habituel, je connaissais son empathie. Plus qu’un don octroyé par la Force, je m’étais toujours plu à lui rappeler qu’il s’agissait d’une véritable qualité humaine : comprendre et partager les émotions des autres n’était pas donné à tout le monde. Souvent nos ennemis ou ceux qui se tournaient vers l’Obscurité avaient oublié ce qu’était l’empathie depuis longtemps et je restais persuadé que c’était par là qu’il fallait les guérir...En ce sens, comme j’étais moi-même plutôt porté vers une pratique très martiale de ma Sensibilité à la Force, je ressentais toujours un grand espoir lorsque je voyais Loes de Walleron. J’inclinais légèrement la tête pour la saluer, ma manière de lui présenter mes respect avant de répondre à sa question.


-Maîtresse de Walleron, c’est également un immense plaisir de vous voir. Je vais bien, chaque jour qui commence et se termine est un bonheur à la Lumière de la Force. J’espère que vous avez fait bon voyage et que vous vous portez bien vous-aussi.


Ma voix était gutturale et posée, presque formelle mais ceux qui me connaissaient savaient que cela provenait de mon espèce. Certains diraient de toute manière que j’avais toujours été réservé, ce qui n’était pas faux non plus. Disposant mes mains dans mes manches, je laissais la Maîtresse de l’Ordre répondre, la surplombant de ma taille inhumaine et la fixant de ses grands yeux jaunes qui effrayaient en général au premier contact avec moi. Lorsqu’elle eut finie de parler, je pris immédiatement la parole, toujours de ma voix calme et posée.


-Je suis très heureux que vous ayez répondu favorablement à ma sollicitation. Nous avons beaucoup à nous dire, Maîtresse de Walleron, de grands bouleversements se sont opérés dans la Force.


J’avais effectivement besoin des conseils et de l’aide de Maîtresse de Walleron. Cela se sentait et c’était implicite dans ma phrase, j’orientais la conversation dans un sens favorable à cela. Loes de Walleron était au final plus jeune que moi -certains auraient pu dire moins expérimentée, mais cela aurait été vaine vanité- mais elle avait une expérience politique et diplomatique que je n’avais pas et il était de bon goût de l’informer des dernières avancées après tout, elle comme moi avions été séparés par nos missions respectives depuis un certain temps.
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Loes de Walleron
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Re: [+158] Accords dans les corridors [PV K'Kruhk]
Ven 1 Sep - 1:25
La manière dont Maître K'Kruhk s'exprimait m'avait toujours amusée et fascinée à la fois. Non que je fusse dépourvue de spiritualité, au contraire, mais le vieux Jedi semblait toujours illuminé par le divin et ne se privait jamais de le rappeler à ses interlocuteurs. D'un côté, cette tendance à voir la Force de la manière manichéenne des Jedi de l'Ancienne République avait un côté désuet qui faisait sourire, et de l'autre elle rappelait à quel point l'expérience du Whiphid était insondable, inconcevable pour un être humain. Avec l'aide de la Force, les Jedi humains pouvaient ralentir leur vieillissement et atteindre le centenaire en bonne santé relative, mais ce n'était rien comparé à la longévité du Grand Maître. Après près de deux cents ans à fouler cette galaxie, malgré les guerres, les ravages, les massacres dont il avait été témoin, K'Kruhk se tenait toujours debout et trouvait encore le moyen d'échanger des politesses avec le plaisir simple de parler. Ce qui pour nous était de l'histoire depuis quatre ou cinq générations n'était rien d'autre pour K'Kruhk que le début de sa maturité. S'il était âgé pour un individu de son espèce, il avait encore plusieurs décennies à vivre en forme. Si la guerre ne nous emportait pas avant, nous arriverions ensemble à la fin de nos vies respectives, et j'aurais tout de même tenu plus de deux fois moins d'années que lui avant de retourner à la Force.

Oui, cette attitude vieillotte dont riaient parfois les jeunes Padawans rappelait la grandeur du personnage, que ses robes humbles et l'air peu amène propre à sa race cachaient fort bien à qui ne le connaissait pas. K'Kruhk était un héros des anciens temps et des nouveaux simultanément. Lui seul semblait ne pas en avoir conscience, sans doute par excès de sagesse. Pouvoir échanger des banalités avec lui était un immense honneur ; peu pouvaient se targuer de se permettre des familiarités avec les grands sages. Lui-même aurait désavoué une telle pensée et elle tenait effectivement d'un orgueil puéril, mais on ne choisissait pas ses sentiments,
a fortiori dans ma condition.

- Le voyage depuis Taanab n'est pas assez long pour devenir pénible, heureusement ! Et pour la santé, aux dernières nouvelles, tout allait très bien. Je vous remercie !

Nous avions des choses graves à traiter et ce temps passé en courtoisies aurait horripilé bien des gens à ma place. Pourtant, ce n'était pas du temps perdu. Le jugement des autres, même des plus sages Jedi, dépendait grandement de la sympathie qu'on leur inspirait, et savoir discuter facilitait toujours l'approche et le dialogue. Instaurer un rapport d'aisance sinon de confiance, voilà qui manquait cruellement aux négociations officielles. Si je pouvais approcher Jaana Fel de cette manière, nul doute que nos liens avec l'Empire se renforceraient rapidement. Je ne pouvais qu'espérer que Terum entre dans son cercle privé, à la faveur de ses talents dans la Force supérieurs à ceux de la plupart des Chevaliers. La souveraine pourrait trouver en mon ancien apprenti un instructeur de talent, et j'aurais apprécié qu'elle mît à profit ces capacités précieuses pour parfaire sa propre éducation.

« De grands bouleversements dans la Force »... Pour ceux qui l'observaient à large échelle, la Force ressemblait à une simple étoffe prise dans un ouragan depuis plusieurs années maintenant, malmenée par les vents et assombrie par la pluie. La clairvoyance des plus contemplatifs d'entre nous s'était atténuée face à la prise de puissance du Sith Unique, comme à chaque fois que le Côté Obscur de la Force étendait son emprise. Pour des gens comme moi qui soutenaient leur sensibilité à la Force par une connaissance des phénomènes observables par les perceptions normales et l'intellect, cela ne correspondait pas à une cécité. Les bouleversements dans la Force se voyaient toujours par d'autres moyens, pour qui était suffisamment attentif.


- En effet, d'après les compte-rendus que j'ai pu consulter à distance, ni vous ni les autres Maîtres n'ont chômé. Qui d'autre est ici pour tenir un Conseil ?

Quitte à aborder les questions cruciales de l'Ordre, autant le faire avec le plus possible de nos collègues et amis. Néanmoins, si nous ne devions être qu'une poignée, ou même que deux, il nous suffirait d'enregistrer notre conversation pour la rendre accessible aux autres Maîtres du Conseil. Malgré mon exercice volontariste et assez peu consultatif de la diplomatie de l'Ordre, je reconnaissais l'intérêt d'informer régulièrement mes pairs de mes actes, de mes réussites, de mes échecs, de mes doutes. Si je n'aimais pas m'abîmer en palabres interminables dans lesquelles la morale prenait souvent beaucoup trop de place pour adopter une position géopolitique efficace, seul le partage de mes actions leur donnait une légitimité et même un sens. Certes, je plaçais mes pairs sous le fait accompli pour donner une direction claire aux débats, mais je prenais toujours en compte leurs avis. Si j'avais eu l'idée et j'avais mené la négociation du refuge hapien, je n'avais en revanche rien signé sans l'aval du Conseil. De même, les deux traités négociés que je rapportais comme des trophées n'entreraient pas en vigueur sans l'approbation du Conseil. Charge à moi d'en expliquer la pertinence et de rendre acceptables les clauses les moins plaisantes que nous concédions à nos alliés.

- Je vous apporte des accords négociés avec l'Impératrice Jaana et le Commandeur Tan'ith, qui devraient nous permettre de reprendre une assise politique et qui, j'espère, posent les jalons d'une grande coalition contre les Sith. Mais je vais vous présenter ça au calme, quand nous nous serons installés. À ce que j'ai vu, vous avez fait venir les deux ici pour convenir d'une action dans le Secteur Corporatif ? Comment ça s'est passé ? Vous avez réussi à les concilier sur quelque chose ?

Bien que j'interrogeasse le Grand Maître sur un ton léger, moquant sans malveillance les égos imposants de Jaana Fel et de Plo qui, même s'il s'agissait d'un ami cher, s'avérait souvent fâcheusement têtu, la question était on ne pouvait plus sérieuse. K'Kruhk était parvenu à arranger une entrevue entre les deux dirigeants, une réussite en soi. Si en plus il était parvenu à les mettre d'accord sur la moindre chose, il avait réussi un coup de maître. Malheureusement, tensions et rancœurs ne s'effaçait qu'avec du temps, et je n'espérais pas que l'Empire et l'Alliance s'unissent par l'effet d'autre chose que la nécessité imposée par un péril mortel. Mais charge à nous de rendre possible les conditions de cette union, en jouant le rôle d'intermédiaire. J'étais ravie que K'Kruhk se soit rallié à ma méthode, à vrai dire, même si ce faisant il avait légèrement empiété sur mes attributions. Qu'importait : le Grand Maître jouissait déjà d'un grand renom alors que je débutais seulement en diplomatie, et ce renom ne pouvait que nous servir.

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Re: [+158] Accords dans les corridors [PV K'Kruhk]
Dim 3 Sep - 21:53
Je conduisais Loes de Walleron dans une petite salle qui bordait le couloir que nous longions. Comme à son habitude, la Maîtresse de l’Ordre se montrait extrêmement charmante, correcte en tout point et tout simplement agréable. J’étais rassurée de la voir revenir sur Hapès, comme je le lui avais dit fort longtemps auparavant, l’Ordre avait besoin de personnes comme elles et il était malheureusement regrettable que cela soit si rare. Loes de Walleron ne semblait jamais douter de notre cause et mieux encore, son moral ne semblait jamais s’altérer : elle aurait été capable de parler de la même manière si nous étions au bord de la défaite et je savais qu’elle aurait servi l’Ordre Jedi avec la même conviction profonde.

-Il aurait été difficile de vous donner un effectif stable, nous avons fais des sessions réduites, nous étions entre quatre et huit. A notre dernière session, nous étions cinq en me comptant, les Maîtres Potyme, Joessen et les Maîtresses Erjo et Zelia. Aucun n’était libre, mais en considérant l’affaire que nous avions à traiter, j’étais soulagé qu’ils acceptent de tenir une session extraordinaire.


Je montrais un réel soulagement à ce que mes collègues soient là. Après tout, l’audition de Dashiell avait été difficile et je n’étais pas sûr d’avoir réussi un résultat aussi satisfaisant en-dehors de la salle du Conseil qui donnait un certain sens à nos décisions et à nos discussions. Je fis signe à la Maîtresse de Walleron d’entrer dans la petite salle où se trouvait une table ronde et une sorte de banquette. Une des nombreuses salles qui se trouvaient dans le temple et permettaient aux Jedi de se retrouver pour discuter, que ce soit Maître et élève ou tout simplement pour se détendre et échanger. Lorsque nous fûmes installés, je savais que désormais, les choses sérieuses pouvaient commencer. Après tout, c’était directement la Maîtresse de Walleron qui avait entamé le sujet de conversation et je me devais de lui donner une réponse claire.


-Très bien, vous avez fait un excellent travail. Je suis certain que ces accords négociés séparément avec l’Alliance Rebelle et avec l’Empire Galactique nous permettrons de stopper la progression des Siths. J’ai en effet tenté de les convaincre de mener une action coordonnée dans le Secteur Corporatif, mais les négociations se sont révélées âpres. Je pense que ni l’Impératrice, ni le Commandant ne sont prêts à œuvrer main dans la main pour combattre les Siths. Nous avons cependant réussi à trouver des accords pour le Secteur Corporatif qui reste et demeure un problème épineux.

Je savais que même si la Maîtresse de Walleron avait eu vent des problèmes dans ce secteur, elle n’en connaissait sans doute pas les tenants et les aboutissants. Sans doute en était elle restée aux négociations menées par le Maître Arlan Potyme avec son Padawan pour aider à concilier les intérêts du Patronat et des Ouvriers, mais aussi à l’intervention d’officiels de l’Entente qui voulaient aussi calmer le jeu puisque les ouvriers s’étaient soulevés en adhérant à des syndicats proches de l’ODT dans l’idéologie...Quoi que non reliés directement à la Triade. Vu l’expérience et la sagesse de Maître Potyme, il n’y avait rien à craindre à priori quant à l’issue de ces négociations. Le fait que la Maîtresse de Walleron évoque ainsi le problème de Bonadan m’indiquait que je devais l’informer là-dessus afin qu’elle en comprenne la gravité...Elle était après tout la meilleure politicienne de l’Ordre.

-Les négociations de Maître Potyme étaient sur le point d’aboutir, en fait, il avait même réussi à entrer en contact avec les officiels de la Triade sur place, de manière à se répartir les tâches. Malheureusement, les Siths étaient infiltrés sur la planète sans que nous ne sachions comment et ils ont fait échouer les négociations, entraînant une réaction extrêmement vive de la part de l’Entente qui avait stationné sur Bonadan un corps expéditionnaire dans le plus grand secret...Sans doute négocié avec les Corporations. Nous savons aujourd’hui que l’ancien Maître Draeks Sei’Vys était un des Siths infiltrés et qu’il a rejoint son ancienne Maîtresse au sein de l’Ordre et désormais Impératrice des Siths tout en adoptant le titre de Darth Lustrum. Lustrum avait a priori une otage sur Bonadan, la jeune Katria Dashiell, Apprentie du Poing de L’Empire Koyne DuCade et il a réussi à attirer DuCade pour la secourir, il a ainsi profité de ce piège pour abattre Koyne DuCade.

Je marquais une pause, je savais qu’il y avait beaucoup d’informations à assimiler pour Loes de Walleron, même si elle avait probablement déjà eu accès à une partie de tout cela. Je la fixais avec le même stoïcisme qui me caractérisait très souvent.

-Maître Potyme et son Padawan ont pu fuir à bord d’un des vaisseaux utilisés par les mercenaires de DuCade, une société répondant au nom de Crimson Elite et qui visait à faire tomber Akni. Nous avons donc eu de nombreux hôtes, les membres du Crimson Elite et bien évidemment Katria Dashiell. Les interrogatoires des soldats du Crimson Elite ne sont pas terminés et il est donc trop tôt pour que je puisse vous en parler, mais nous avons auditionné Katria Dashiell qui nous a confirmé les dissensions qui existaient entre Shadowsun et Akni, mais aussi que Draeks Sei’Vys est devenu un Seigneur Sith du Magistère et aussi un des exécutants d’Akni. Nous savons aussi qu’une importante armée Sith a été rassemblée sur Ziost et qu’elle s’apprête de toute évidence à envahir Bonadan qui est désormais protégée par la Triade et notamment des membres du GIS.

Je cessais là de parler. Je n’avais plus rien à ajouter, il était clair que j’attendais la réaction de mon interlocutrice face à ces précisions.
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