Darth Akni, l'Impératrice des Siths (rang VI)
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Darth Akni
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Date d'inscription : 18/04/2017
Rang : One Sith
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Darth Akni, l'Impératrice des Siths (rang VI)
Mar 18 Avr - 18:06
Darth Akni




Nom : Auria
Prénom : Hélène
Surnom : Darth Akni
Sexe : F
Espèce : Humaine.
Date de naissance et âge : 58 ans, née en 100 (paraît une trentaine d’années)
Monde d'origine : Coruscant

Groupe(s) : Empire Sith/One Sith
Rang : Impératrice (rang VI)/Sith Unique (rang VI)


COMPÉTENCES / FORCE / SABRE-LASER



Don inné : Magie Sith.
Pouvoirs :
- Rang I :
Tous
- Rang II :
- Forme de Prédilection : Juyo
- Forme de base : Niman
-Eclair de Force 1.
- Déflexion de Force 1
-Cécité.
-Croissance végétale.
-Absorption de Vie.
-Persuasion animale.
-Lance de Minuit Noire.
- Rang III :
- Maîtrise de spécialisation acquise : sabre-laser simple.
-Illusion de Force 1.
-Eclair de Force 2.
-Etranglement de Force 1.
-Altération du Vivant : Mort réanimé.
-Soin Sith.
-Déflexion de Force 2.
-Stase de Force.
-Infection de Force.
- Rang IV :
- Forme de base confirmée : Juyo.
- Champ de Mort.
-Illusion de Force 2.
-Amulette.
-Virus Rakghoul.
-Etranglement de Force 2.
- Rang V :
- Ballistikinésie.
-Lien du Côté Obscur.
-Saturation de Force.
-Tourbillon de Force.
-Illusion de Force 3.
- Rang VI :
- Alchimie Sith : Holocron
-Transfert d’essence.
-Leviathan.



PROJECTION HOLOGRAPHIQUE

Commençons par le commencement, mon apparence. Je suis une femme qui ne paraît avoir qu’une trentaine d’année, mes cheveux noirs et lisses encadrent un visage dénué de rides affichant une peau exceptionnellement claire. Ce qui attirera votre attention sont mes yeux sombres, je ne porte en effet aucune trace de corruption. De petites taille, je m’élève à un mètre soixante-cinq et affiche une silhouette fluette. Malgré cela, je dispose d’un charisme propre à ma fonction, mon attitude aristocratique et mes manières de monarque vous ramèneront rapidement à votre rang. Je sais pourtant paraître compréhensive, jouant parfaitement le langage de la séduction, j’arriverai à jouer de ma position pour vous convaincre. Tantôt souriante, tantôt froide, mes émotions et mon langage corporel ne sont que des outils pour servir mes ambitions politiques.

Malgré ma maîtrise du Transfert d'Essence et mon recours à un clone pour changer de corps, j'use de tous les artifices à ma disposition pour cacher d'éventuels signes de dégradation de mon corps : maquillage impeccable, tenues amples et je n'hésiterai pas une seule seconde à teindre mes cheveux si ces derniers revenaient à blanchir. Dans l'état actuel, mon corps ne porte pas vraiment de stigmate du transfert puisque j'utilise avec parcimonie mes pouvoirs obscurs et surtout parce que j'en ai développé certains de manière à soigner, régénérer et même préserver mon corps. Dans un monde d'apparence, il est très important pour moi de préserver l'image d'une femme quasi-divine et sans réelle faille.

Mes tenues varient selon les occasions. Lorsque je suis dans mon palais, je porte en général une tunique noire semblable à celle des Jedi. J’accroche à ma ceinture deux sabrolasers, le mien bien évidemment et celui de mon défunt Maître, Johannes Shssakkarr. Portant des bottes noires, je cache en général ma silhouette dans une tunique intégralement noire avec la capuche rabattue, une tenue qui me rapproche de Palpatine dans mon apparence. Cette tenue montre à mes semblables la grande différence qu’il y a entre nous et entre nos rangs et me donne un aspect quasi-religieux. Pour les occasions importantes, je peux revêtir une très grande quantité de robes et de bijoux, cela m’arrive lorsque je dois rencontrer des dignitaires ou convaincre, ne croyez pas que je m’abaisse à de la vile séduction, en réalité cela est un trompe-l’œil efficace qui me permet de conserver l’opinion. Ceux qui refusent les négociations sont rapidement balayés. Il arrive également que lors de mes audiences publiques je porte une toge noire avec un diadème impérial que j’ai fait décorer de gemmes noires, je sais donc aujourd’hui incarner le pouvoir.

Vous pourriez voir en moi une femme banale et vous auriez raison, tout n'est finalement qu'une question de présentation. Ma maîtrise des codes diplomatiques et des protocoles m'amène souvent à m'adapter à mon auditoire. Tantôt charmeuse, tantôt froide, je peux paraître très difficile à cerner si on se base sur mon attitude. La plupart du temps, je me contente d'afficher une mine calme et de n'afficher que des expressions totalement contrôlées, cela donne toujours l'image de quelqu'un de difficile à lire, un avantage puissant pour conserver le pouvoir. Je ne m'énerve d'ailleurs jamais, personne ne m'aura vu exploser en public ou montrer un déferlement de rage...Non, ma colère est en général froide et lorsque je décide d'appliquer une sentence, les gens concernés ne verront qu'un visage sans expression qui énoncera la sentence avec un voix froide et décidée, sans aucune hésitation. Cela ajoute l'impression que j'ai parfaitement confiance en moi et que je suis sûre de tout ce que je fais. Il y a un autre point que je travaille particulièrement : ma diction est parfaite et ne vous attendez pas non plus à voir un quelconque écart de langage dans mes discours, je reste formelle et met constamment une distance avec mes interlocuteurs, leur imposant ainsi notre différence de rang.

Très soucieuse de montrer la grandeur de l'Empire Sith, je porte également plusieurs bijoux de grande valeur : colliers et parures d'or décorés de gemmes précieuses et bagues et anneaux pour asseoir mon pouvoir. Il est évident que je ne porte pas constamment la plupart de ces bijoux, mais j'ai constamment à mon annulaire droit un anneau sigillaire orné d'une émeraude et me permettant de poser mon sceau impérial (mon profil et mon nom, comme sur les crédits que j'ai fait mettre en circulation) ou même pour sceller des documents papier. Bien évidemment, cet anneau n'est pas simplement un objet politique, il s'agit en réalité d'une puissante amulette que j'ai ensorcelée et qui me permet de contrôler un Leviathan adulte. J'ai également toujours à ma ceinture une sacoche de cuir dans laquelle se trouve une fiole avec un poison mortel, quelques plantes nécessaires à mes rituels et des antidotes généralistes...Après tout, le poison est un élément essentiel à la politique.

Je terminerai ma description par mon aura. Contrairement à d'autres, je ne cache pas mon aura obscure, je la laisse s'exprimer. Mon aura diffère de nombreux Siths : elle n'est pas aussi menaçante que celles de Darth Alarak ou de Darth Paganus, elle n'est pas non plus noble, comme celle de Darth Shadowsun. Mon aura est impérieuse mais surtout effrayante, quelqu'un qui me rencontre pour la première fois se sentira mal à l'aise s'il est non-sensitif, voire ressentira de la crainte. Je génère une atmosphère étrange et inquiétante qui pousse naturellement à me craindre et à respecter mon autorité.

ÉQUIPEMENT



Sabrolaser à lame rouge : Sabrolaser qu'Akni a fabriqué alors qu'elle était un Jedi. Ce sabrolaser a connu plusieurs modifications : il a d'abord été renforcé par une coque de phryk. Le cristal a également été remplacé pour un cristal synthétique qui permet de disposer d'une lame rouge. Enfin, la dernière modification fut une finition Electrum sur laquelle a été gravée plusieurs inscriptions en Noir Parler qui décrivent le Code Sith et représentent différents temples Sith qu'Akni a visité avant son ascension au pouvoir.

Sabrolaser du Maître Johannes Shssakkarr : Sabrolaser du Maître Jedi Shssakkarr. Akni ne s'en sert pas et il reste à sa ceinture, vestige d'une époque révolue. Ce sabre a une lame verte et un manche très classique forgé il y a bien longtemps, il date de l'Ancien Ordre.

Sacoche de Sorcière Sith : Akni possède à la ceinture une petite sacoche de cuir dans laquelle se trouve une fiole avec du poison mortel, quelques plantes utilisées lors de rituels et quelques antidotes.

pistolaser : Si Akni préfère se battre à l'aide de son sabrolaser, elle cache aussi dans sa tunique un pistolaser miniature afin de lui permettre de se tirer d'un mauvais pas si elle se trouvait nez-à-nez avec un comploteur.

Amulette Sith : Darth Akni dispose d'une Amulette Sith cachée. Cette dernière a été forgée pour ne disposer d'aucune aura particulière et est dissimulée sur un anneau sigillaire qu'elle porte à l'annulaire gauche. Cet anneau est en or et porte une émeraude verte avec le profil d'Akni au diadème taillé et son nom, il lui permet à la fois d'authentifier des documents holo grâce à un système électronique mais aussi de sceller des documents papiers de manière plus classique, permettant ainsi à Akni de communiquer de toutes les manières et de s'assurer d'être la seule véritable maîtresse du pouvoir. Cet anneau cache en réalité sous l'émeraude une amulette Sith qui a été enchantée pour lui permettre de contrôler un Leviathan.

Holocron avec l'essence de Darth Alarak : dans cet holocron est contenue l'essence de Darth Alarak, le bras droit d'Akni. La mission d'Alarak n'est pas encore terminée, mais il n'est pas encore temps.

DOSSIER PSYCHOLOGIQUE


Beaucoup, à l’instar de Koyne DuCade lorsqu’elle fut nommée Poing de l’Empire me trouvent insondable. Ce masque d’impassibilité est né de ma maîtrise parfaite de mes émotions qui sont –à l’instar de mon apparence- qu’un outil supplémentaire pour conserver le pouvoir. Depuis que j’ai embrassé la cause Sith, je sais que j’ai été choisie par XoXaan et que je suis une sorte d’élue, c’est d’ailleurs ce que je ne manque jamais de préciser dans mes discours au Magistère. Dotée d’une intelligence acérée, je sais négocier âprement et mon sens politique m’a permis d’être une Jedi Consulaire avant de devenir une Sith influente qui fut sacrée Impératrice. Je n’ai plus aucun attachement envers personnes, les gens ne sont pour moi que de vulgaires pièces qui me permettent de garder le pouvoir. Extrêmement manipulatrice, je n’hésite ni à mentir, ni violer mes propres promesses, comme je l’ai fait en donnant du pouvoir à Ahriman au détriment de Maladi, car cela me permettait d’assoir mon pouvoir. Adepte de diviser pour mieux régner, seul Alarak eut ma confiance totale, elle peut désormais être étendue à Darth Lustrum, la Main Invisible de l’Impératrice.

Ne croyez pas cependant que poursuis le pouvoir pour le pouvoir. Je reste une idéologue et pour moi les Jedi ont échoué, au même titre que l’Alliance Galactique et que l’Empire Fel. Ces systèmes hypocrites ont prouvé leurs limites et les restrictions qu’ils mettent aux habitants de cette galaxie les poussent à chaque fois un peu plus vers la guerre totale. Les Siths sont-ils aussi voués à l’échec ? Vous seriez en droit de le penser, jusqu’à présent, ceux qui les ont dirigés n’étaient pas capables de vision d’ensemble. Durant ma vie, j’ai étudié le Côté Lumineux et le Côté Obscur, je connais la Force et je sais désormais comment la dompter. Je suis en plus de ça une érudite reconnue et une politicienne expérimentée, qui d’autre que moi pourrait diriger l’Empire Sith ? Honnêtement ? Ce n’est pas DuCade qui prendra les rennes d’une telle entreprise, trop jeune, trop inexpérimentée et trop bornée, elle a en revanche l’admiration de l’armée et je reconnais son génie militaire. Alarak était trop limité à son rôle pour pouvoir commander, il le savait et je lui en étais reconnaissant…Quant à Maladi, elle est bien trop embourbée dans son obsession des intrigues : géniale pour prendre le pouvoir mais bien incapable de l’exercer. Lustrum quant à lui n’est qu’une boule de haine, un assassin de génie qui me permet de désigner des cibles qu’il tuera mécaniquement, en ce sens il se rapproche de Talon. Vous voyez, je sais aussi cerner les gens et tous ceux que j’ai cité, je m’en suis servi, je me suis servi de leur talent, de leur compétence particulière pour prendre et conserver le pouvoir. De la même manière, je ne donnerai pas pour le moment la Légion au Seigneur Ahriman qui deviendrait de facto trop puissant, mais je garde cela pour lorsque DuCade aura assis son pouvoir, afin d’équilibrer les forces et éventuellement de les retourner l’un contre l’autre.

Quant à mes ennemis, loin de les mépriser ou de les sous-estimer, j’ai pratiqué la même analyse sur leur régime. L’Impératrice Jaana est celle que je crains le plus, malgré son jeune âge elle est bien entourée et demeure un symbole. Les Fel ont la peau dure et je sais qu’elle sera à même de mener une résistance farouche. Je ne suis moi-même pas partisane de ceux qui se gargarisent en disant que nous sommes désormais supérieurs, vaincre l’Empire Fel est ma priorité. Vient ensuite ce vieux fou de Tan’ith et son Alliance Rebelle, contrairement à d’autres, je ne les mets pas au rang de cadavre de l’Alliance. Tan’ith dispose d’excellents officiers et a réussi à fédérer les peuples, il est l’héritier d’un mode de pensée et pour moi, l’Alliance Rebelle sera un des régimes les plus difficile à vaincre : quel ennemi plus redoutable que celui qui a tout perdu à part sa dignité et ses principes auxquels il s’accroche avec fureur ? Je pourrais désormais parler des Jedi, mes vieux ennemis qui se sont retranchés sur Hapes, pour le moment ils ne semblent plus avoir de pouvoir, ils sont dépassés mais lourdement protégés. C’est sur le terrain de l’idéologie qu’il faut les combattre, afin qu’un jour ils abandonnent leur Ordre et nous rejoignent comme des frères. Viennent ensuite les Mandaloriens et les Hutts que je mets au même niveau, des bêtes sauvages armées et des bêtes sauvages désarmées…Sans intérêt. En grand dernier, je poste l’Entente et le bouffon Stregwel, des fous qui cultivent la haine et qui seront tôt ou tard nos esclaves. Si leur technologie pourrait les mettre à l’abri de notre invasion, je sais que tôt ou tard leur idéologie nous accueillera à bras ouverts.

HISTOIRE


(I)Une Jeune Jedi prometteuse(100-120 BY)

Je suis née sur Coruscant en 100 après la bataille de Yavin. Ma famille était modeste et n’avait accès qu’aux logements de basse qualité, nous vivions dans un petit appartement avec mon père, Darius, ma mère, Stéphanie. Lorsque je naquis, mes parents avaient déjà un âge avancé et avaient également renoncé depuis longtemps à avoir des enfants. Ce fut donc dans le joie que fut célébré modestement ma venue. Mon père travaillait dans une manufacture de pièces pour les vaisseaux assemblés dans les chantiers navals et ma mère avait un petit travail administratif dans un des bureaux adjacent à notre logement. Une vie bien simple commença pour moi, je n’étais pas destinée à devenir quelqu’un d’important et mon enfance se déroula d’une manière toute à fait classique.

C’est lorsque j’ai eu six ans que les choses ont commencé à changer. L’institutrice dit directement à ma mère que j’étais une enfant hors-norme. Bien évidemment, cela n’avait rien à voir avec mes capacités intellectuelles, non, mais je comprenais les gens plus vite, j’arrivais à convaincre, je courais plus longtemps, je sautais plus haut. J’arrivais même parfois à anticiper les pensées de certains de mes camarades. Bien évidemment, n’importe quel sensitifs aurait compris que je ressentais la Force, mais dans cette école coupée de tout et ce milieu modeste loin de la politique et de la galaxie, je fus simplement assimilée à une enfant un peu plus maligne que les autres. Mon parcours scolaire continua donc.

Lorsque l’adolescence arriva, je ne me retrouvais pas dans mes camarades. Là où certains commencèrent à boire et à plonger dans des crises pubères plus ou moins sérieuses, je me plongeais dans une recherche frénétique d’information. Tout m’intéressait et je découvris dans l’holonet une source profonde d’informations. Cela m’amena donc à découvrir l’univers si vaste qui m’entourait. Je n’avais jamais quitté Coruscant et quant à mon père, c’était à peine s’il avait quitté le quartier. Pour ma part, j’avais désormais un seul objectif : voyager. Malheureusement, les caisses de la famille étaient vides et je n’avais pas vraiment d’alternative. J’affectionnais à cette époque arpenter les rues du quartier que nous fréquentons. Je fus abordée par hasard par un homme qui me demanda un renseignement : je me rappelle de sa haute stature et de sa longue cape, cet homme échangea immédiatement avec moi. Il se présenta comme étant un Maître Jedi répondant au nom de Jorst Dhyll, en mission diplomatique sur Coruscant. A la fin de l’entretien, l’homme me demanda à rencontrer mes parents et je compris immédiatement qu’il avait mis sa mission en suspens.

Il ne fallut pas longtemps pour convaincre mes parents de me laisser partir pour le Temple Jedi. En réalité, ma famille qui n’avait jamais rien eu se retrouvait à voir un certain prestige rejaillir sur elle par cette proposition. Maître Dhyll me fit un rapide test sanguin, même s’il ne semblait pas y avoir de toute pour lui et comme on pouvait s’y attendre, j’avais un taux de midichlorien très supérieur à la moyenne, j’étais donc sensitive. Dhyll m’embarqua avec lui deux jours plus tard à bord de sa navette, j’allais sur mes seize ans et je fus conduis au Temple d’Ossus.

Je me démarquais une fois de plus chez mes camarades : certains avaient une fascination pour la Force, d’autres étaient empressés à apprendre à combattre au sabrolaser, d’autres nourrissaient un goût inconditionnel pour les affaires politique et la paix. Pour ma part, je m’illustrais très tôt comme étant une novice à la pensée monacale, une fois sur le Temple d’Ossus, je restais isolée, et fis preuve devant mes enseignants d’une patience colossale. Les cours supposés soporifiques du vieux Maître Shssakkarr n’avaient pas le même effet sur moi que sur les autres. Si je manquais au départ de condition physique, je fus repérée pour une tendance à l’érudition qui me permit de connaître très tôt toutes les régulations galactiques. Tout cela amena mes camarades à me qualifier d’ « apprentie Consulaire ». C’était au final ce que j’étais. Les années s’enchaînèrent et si je ne m’illustrais pas dans les instructions avec la bâtons et les sabres d’entraînement, j’étais excellente dans les matières théoriques, surtout celles touchant à la philosophie ce qui poussa nos instructeurs à confier que j’aurais fait une excellente Jedi sous le temps de l’Ancien Ordre. J’étais en effet constamment en train de débattre sur le bienfondé des nouveaux préceptes et je défendais ardemment ceux de l’Ancien Ordre, allant jusqu’à défendre les positions de Généraux qu’avaient obtenues certains Maîtres durant la guerre des clones. Il fallait le reconnaître, ceux qui nous encadraient m’avaient repéré et au bout de trois années, j’avais travaillé ma connexion avec la Force, j’étais capable de faire léviter des objets mais surtout de méditer. La Force était majestueuse et si les autres novices affectionnaient faire tournoyer des cailloux ou utiliser leur don pour tenter d’avoir des prémonitions, pour ma part je préférais de très loin me plonger dans la Force et méditer sur sens de tout ce qui nous entourait. Il n’y avait plus aucun doute, malgré mon jeune âge, la voie Consulaire s’ouvrait devant moi et ce fut avec surprise lorsqu’il fallut que j’ai un Maître que le vieux Maître Shssakkarr se présenta à moi. J’étais sans doute la seule novice à avoir assisté à tous ses cours et je respectais profondément sa sagesse. Tout naturellement, j’acceptais de devenir sa Padawan.

Durant l’année et demi qui suivit, je fus l’apprentie de Maître Shssakkarr qui ne fut pas un Maître conventionnel. Là où d’autres rêvaient d’aventures et suivaient leur Maître à travers la galaxie, Maître Shssakkarr me traînait dans les archives, me faisait étudier durant de longues heures et m’initia à l’étude des holocrons et des artefacts. Sa sagesse semblait sans fin et lui qui approchait l’âge exceptionnel de 180 ans avait vécu la Guerre des Clones et m’enseignait à travers des études de cas. Je fabriquais sous ses conseils mon propres sabrolaser avec une lame verte. Le vieux Maître marchait déjà avec une canne et fut très sincère avec moi, m’indiquant qu’il ne pourrait pas lui-même me mener à l’excellence au sabrolaser, il demanda donc à Maître Dhyll de m’aider pour cette partie de l’instruction. Si Dhyll était beaucoup plus physique et beaucoup plus aventurier, il me donna les bases du sabre et si je n’excellais pas là-dedans, il m’instruisit donc le Niman qui selon lui me permettrait d’avoir une très grande polyvalence et qui me permettrait d’avoir également des notions de plusieurs formes.


(II) La voie Consulaire (120-130)

Les enseignements de Maître Shssakkarr faisaient leur effet. Je devenais de plus en plus sage et il ne tarissait pas d’éloge envers le Conseil me concernant : j’étais extrêmement patiente, érudite, très maîtrisée dans la Force mais j’avais cependant des idées très traditionnalistes. Mon assiduité extrême me conduisit à travailler avec mon Maître et le vénérable Maître K’Kruhk sur le projet Ossus qui visait à réhabiliter des planètes des systèmes détruits par les Vong, notre temple n’étant pas totalement reconstruit, le Conseil voulait créer un environnement favorable. Le projet mis deux ans avant d’être lancé.

Si je progressais très vite, je n’avais aucune impatience et ne fus jamais demandeuse pour devenir Chevalier Jedi. Cette patience profonde faisait les louanges de mon Maître qui continuait à me donner des conseils et à me plonger des heures durant dans les bibliothèques du Temple. Le projet Ossus fut rapidement une réussite et mes connaissances multiples me servirent à participer à la réhabilitation qui fut un succès. Je menais avec mon Maître les discussions avec les Vongs qui se montrèrent bien plus conciliants qu’on aurait pu le penser en considérant leur réticence initiale.

C’est en 123 que je dus passer une épreuve. Cette épreuve fut choisie par le Conseil et consistait en l’accomplissement de quelque chose d’inhabituel pour moi : le Conseil voulait savoir si j’étais capable de m’adapter. Alors que mes camarades étaient tous devenus Chevaliers, j’étais une des dernières à être restée Padawan et je savais que le Conseil me testait. A en croire le Maître Shssakkarr, c’était un honneur de pouvoir parfaire ainsi ma formation. Le projet Ossus était consommateur de matières premières qui étaient acheminées d’un peu partout dans la Galaxie et des pirates du Cartel du Xénope, un Hutt déjà connu depuis longtemps, attaquaient les convois pour dérober la marchandise. Si les Vongs défendaient leurs convois, ceux qui provenaient de contrées lointaines étaient assurés par des sociétés privées qui avaient eu des pertes et menaçaient de ne plus nous approvisionner. Un cran supplémentaire dans la tension avait été franchi lorsque les hommes du Xénope avaient pris en otage tout un équipage et demandaient une imposante rançon pour les libérer. Ma mission était d’aller les délivrer, Maître Dhyll m’accompagnerait dans cette tâche. Maître Dhyll se préparait à une opération musclée et ne voyait que deux possibilités : payer la rançon ou arracher les hommes de force aux pirates. Je ne partageais pas son avis et savais que si nous utilisions la force, Rana le Xénope enverrait de nouveaux pirates et mènerait une expédition punitive qui nous serait délétère. Nous partîmes donc en direction du QG des pirates, une station abandonnée dans laquelle nous fûmes reçus par les hommes du Xénopes qui nous demandaient la rançon. Si Maître Dhyll voulait absolument sortir son sabre, je l’intimais de me laisser faire et entamai des discussions avec les hommes du Xénope, en les convaincant que nous pourrions les payer contre la sécurité de nos convois, l’offre fut si convaincante qu’ils me conduisirent à avoir une holoconférence avec le Hutt en personne. Rana négocia âprement, sans doute par fierté, mais finit par accepter, se laissant convaincre que cet accord lui permettrait d’avoir un revenu régulier dans ce secteur de la galaxie qui n’était pas rentable. Le Conseil fut mitigé par la tournure des choses puisque négocier avec les Cartels Hutts allait à l'encontre de la philosophie Jedi, ils reconnut cependant que j'avais permis d'éviter un bain de sang et c'est ce dernier point qui put convaincre plusieurs Maîtres. Après avoir fait valider la proposition par le Conseil, Maître Shssakkarr m’informa que cet arrangement coûterait même moins cher au Temple puisqu’il permettrait de s’affranchir de la protection onéreuse et inefficace des convois. Je venais de faire mes premiers pas en politique…Et j’étais très douée. J’avais compris désormais que ma place était dans les discussions et mon sabre était resté au fourreau…J’embrassais la voie des Diplomates. Au retour, Maître Shssakkarr avait convoqué le Conseil et je complétais ma formation par la cérémonie qui ferait de moi un Chevalier Jedi. Mes épreuves furent des questions politiques et théoriques ainsi que des pistes de réflexion dont je m’affranchis avec brio. Je fus ainsi nommée Chevalier Jedi.

Je me consacrais à la surveillance de nos affaires avec les Vong et au projet Ossus qui avançait très bien durant les années qui suivirent. J’étais devenue quelqu’un de respectable et le Conseil demandait souvent mon assistance pour la négociation et des affaires diplomatiques concernant les échanges avec les Vongs. En 126, je pris un Padawan, Ce Beherl, un Rodien au caractère réputé impétueux. Ce fut immédiatement remis en place par mes soins, mais là où ses anciens instructeurs lui imposaient l’autorité, je décidais de faire preuve de plus de subtilité et de lui donner de longues séances d’entraînement qui me permirent à moi-aussi de m’entraîner au sabrolaser. Je ne le savais pas encore, mais ces entraînements intensifs avec mon Padawan ne nous rendirent pas simplement plus doués, ils nous sauvèrent la vie plusieurs années après.

En 127, je fus pour la première fois confrontée au Côté Obscur. L’obscurité n’était pour moi que théorique jusqu’à présent, les tentations personnelles n’ayant jamais réellement eu de prise sur moi. J’avais tout juste vingt-sept ans et Ce Beherl était devenu mon Padawan précipitamment même si j’avais réussi désormais à le discipliner. Lui-même avait choisi la voie du sabre et s’illustrait comme un excellent bretteur. Le projet Ossus fut ralenti par des manifestations que j’assimilais directement à de la magie Sith. La biosphère des planètes réaménagées se transforma en une collection d’abominations sur lesquelles nous ne pûmes pas réellement agir. Au bout de plusieurs mois, Ce et moi faisions un rapport très alarmant au Conseil. Les écosystèmes étaient déréglés et plus aucun endroit n’était sûr à cause des monstruosités qui hantaient les planètes. J’estimais le ralentissement du projet à plusieurs années et nous ouvrîmes une enquête pour identifier la cause du sortilège…Mais le mal était fait. D’autres problèmes d’ordre diplomatiques se manifestèrent lorsque le Conseil des Moffs décida de ne plus tolérer le projet et qu’ils détruisirent Wayland en déclarant la guerre à l’Alliance Galactique dans la foulée. Pour la première fois, je compris à quel point la diplomatie était une affaire capricieuse et je me sentais impuissante. Je fus toutefois déployée en 128 pour essayer de peser auprès des Moff envers une paix négociée et tenter de dénoncer les Siths…Sans succès, le Conseil des Moffs n'accepta pas même de me rencontrer.

La guerre eut son lot de trahisons et de mauvaises choses. Nous assistions à cela, totalement impuissants puisqu’étant membre du Triumvirat. Le Conseil enchaînait les réunions de crises et même le sage Maître Shssakkarr semblait complètement dépassé. Le dépassement de mon Maître m’apparut pourtant désormais totalement justifié, lui qui avait paru face à moi comme le Jedi parfait lorsque j’étais Padawan dévoilait désormais ses carences, j’avais grandis, j’étais désormais objective : il était âgé et sage mais ses méthodes d’un autre temps ne séduisaient pas le Conseil. Pour ma part je n’avais pas abandonné ses préceptes et portais la tunique et la bure, comme nos ancêtres. Alors que l’Alliance se prépare à lancer un coup d’éclat face à l’hémorragie des systèmes, le Conseil soupçonne une présence Sith et sent un piège à Caamas. Les mises-en-gardes ne suffisent pas et le piège de Morlish Veed se referme, infligeant une défaite majeure à la flotte Alliée. L’Amiral Gar Stazi se repli avec le reste de sa flotte, refusant de se rendre. La défaite Alliée est totale.

Malgré ces mauvaises nouvelles, pire encore nous attendait. Alors que L'Empire demandait à prendre contact avec nous, ce furent les Siths qui vinrent à nous. C’est ce que nous appellerions plus tard le Massacre d’Ossus. Alors que les bombardements causèrent des dégâts insoutenables, je fus mandaté avec Maître Dhyll et Ce –désormais fraîchement nommé Chevalier- d’évacuer le Conseil et le contenu de la Bibliothèque. Grâce au sacrifice de ceux qui gardaient le Temple, je pus mener ma mission à bien et nous évacuâmes au complet dans trois petites navettes, ayant sauvé seulement une partie de la bibliothèque et quelques holocrons. Une fois de plus, j’expérimentais la frustration face à un ennemi invisible, des Siths qui semblaient manipuler dans l’ombre et toujours avoir un coup d’avance. Nous étions en 130 ABY et les Siths n’étaient plus une menace fantôme, ils venaient désormais de renverser l’Empereur Roan Fel.



(III)Les graines de l’Obscurité (130 à 137 ABY)

Nous avions fui à bord de nos navettes aux confins de la bordure extérieure. Mes camarades d’infortune ne savaient pas trop que penser de ce qui s’était produit ni comment réagir. Pour ma part j’étais focalisée sur ma mission, amenant mes compagnons à bon port. Une fois que nous atteignîmes une petite planète satellite sauvage dans la bordure extérieure, nous construisîmes une maison sommaire dans laquelle nous nous installâmes. Au bout de quelques semaines, Maître K’Kruhk nous informa qu’une partie de l’Ordre avait survécu et était réfugié sur Taivas. Il nous invitait à rester en retrait, en revanche Ce qui était le meilleur pilote d’entre nous devait reconduire les douze membres du Conseil que nous avions sauvé et les archives sur Taivas. La santé de Maître Shssakkarr se dégradait, son âge en était sans doute la cause, il fit le choix de rester avec nous et d’attendre le retour de Ce avec une équipe médicale pour l’aider à faire ce long voyage.

Alors que Ce était partie, nous fûmes rejoins par un Jedi qui était en mission au moment d’Ossus et avait eu notre position par Maître K’Kruhk d’après ses dires : le Maître Kyle Barell. Barell dit vouloir nous prêter main forte à évacuer le Conseil, mais il arrivait trop tard, seul Maître Shssakkarr et Maître Dhyll étaient encore présents. Nous ne l’informâmes pas sur les archives restantes. L’homme se contenta d’acquiescer, se joignant à nous. Alors que je préparais les dernières archives à être évacuées par Ce à son retour, je fus alerté par des bruits de combats à l’extérieur, je découvris Barell aux prises avec Dhyll. Barell avait tenté de s’en prendre à mon vieux Maître qui avait été défendu par Maître Dhyll. Je dégainais mon sabre et décidais de confronter Barell. Barell possédait un sabre blanc et son mélange d’Ataru et de Juyo s’imposa rapidement à nous, il nous dominait. Prise d’incompréhension, je tentais d’utiliser toutes les bottes que j’avais apprises lors de mes entraînements avec Ce lorsque je terminais sa formation. Même si je me battais avec technique aux côtés de Dhyll –un bretteur de talent- nous fûmes rapidement surpassés par la rage de Barell. Il fallait être honnête, il était meilleur que nous et dans une passe d’arme audacieuse il blessa et désarma Maître Dhyll pour l’achever dans aucune autre forme de procès. Déçue et très triste je me jetais sur Barell pour essayer de défendre Maître Shssakkarr. Qu’espérais-je ? Kyle Barell était bien plus fort que moi et il me désarma en quelques secondes. Triomphant, Barell me blessa également à la jambe pour m’empêcher de me relever et m’indiqua qu’il avait été en mission contre les Siths et qu’il avait eu la possibilité de capturer Maladi…Succombant à ses instincts primaires, il avait massacré des civils et des soldats impériaux pour essayer de rejoindre Maladi qui au final lui avait montré ce qu’il appelait la vraie nature de la Force. Maître Kyle Barell était devenu un Jedi Noir, il se battait avec le Côté Obscur. Il termina par sortir le vieux Maître Shssakkarr de la maison pour le rouer de coups et le torturer avec des éclairs avant de l’empaler sur son sabre devant moi. Barell termina en disant qu’il me laissait vivre pour que je médite sur ce qui venait de se passer et que je revienne le trouver lorsque ma colère envers lui aurait suffisamment grandie. Il me laissa là, seule, face aux cadavres de mes Maîtres qu’il avait exécutés devant moi.

Pour la première fois de ma vie, j’étais seule. Les deux personnes qui m’avaient structuré m’avaient été enlevées par Barell. Mon calme imperturbable était désormais brisé, je pleurais. Je pleurais à chaudes larmes face aux corps sans vie de Johannes Shssakkarr et de Jorst Dhyll. Les deux Maîtres m’avaient tant apporté et leur sagesse me manquerait pour pouvoir appréhender la suite des évènements. Malgré mes blessures, je finis par les enterrer. Je réalisais alors quelque chose, j’étais en colère, en colère contre Barell et contre les Siths. Maître Barell nous avait bernés et trahis et désormais je me trouvais seule, abandonnée. Me plongeant dans la Force, je sentis les présences de mes deux défunts Maîtres qui s’adressèrent à moi à travers la Force, leur présence était bienveillante et rassurante…Pourtant elle disparut aussitôt. Sachant que Ce ne reviendrait pas avant plusieurs jours, je décidais d’occuper mon esprit avec les archives. Je découvris alors un hololivre interdit, un grimoire ancien sur le Côté Obscur, le genre d’ouvrages que Maître Shssakkarr m’avait décrit comme interdit puisqu’il contenait les graines de la tentation. J’étais pourtant en colère et je décidais d’étudier, au moins pour comprendre ce le pouvoir énorme dont semblait disposer ce Barell. J’étudiais le grimoire pendant plusieurs jours, découvrant la Magie Sith, les pouvoirs Obscurs et certaines notions de Noir Parler. Je n’étais moi-même pas une adepte de la Magie Sith –tout du moins je ne savais pas à cette époque que j’en avais le potentiel- mais je me mis moi-même à l’étudier, d’un point de vue curieux. Je dévorais le grimoire avec l’excitation de l’enfant qui outrepasse les règles de ses parents. Je désirais plus que tout affronter Barell, mais avant je voulais savoir quelle voie il avait emprunté et ce fut ainsi que je fus mise sur le chemin des Siths. Lorsque Ce revint, je taisais mes recherches et je l’informais cependant de la trahison de Barell et de ce qu’il avait fait. Nous chargeâmes les dernières archives et je partis avec lui pour Taivas.

Nous reconstruisîmes notre ordre en plusieurs mois, des Jedi affluant de partout. J’avais moi-même expliqué au Conseil ce qui s’était passé avec Barell et les Maîtres furent tous très tristes d’apprendre le décès des Maîtres Dhyll et Shssakkarr, si bien que leurs dépouilles furent rapatriées et qu’ils eurent droit à des funérailles honorables. Leurs cendres furent déposées parmi celles des Sages. Le Conseil félicita mon courage et mon dévouement, mais il fallait être honnête, j’étais très affecté par les événements. J'eus des discussions animées avec le Conseil concernant ce qu'il convenait de faire, étant partisane d'un soutient à Gar Stazi pour qu'il puisse combattre efficacement les Siths. Les Maîtres siégeant au Conseil furent plus timorés, selon eux, il fallait manœuvrer la politique mais pour moi, la politique devait permettre de résoudre les conflit, pas de maintenir un statu quo. J'avais à nouveau l'impression d'être abandonnée mais j'utilisais ma patience et ma réserve pour ne pas paraître insolente. C'est à cette époque que je rencontrais une autre Jedi du nom de Adriasta Kurgalova avec qui j'eus de nombreuses discussions. Adriasta était de mon avis, voire beaucoup plus engagée que moi : pour elle, l'Ordre devait intervenir beaucoup plus. Mon intervention au Conseil avait fait réfléchir plusieurs Maîtres et cela l'avait impressionnée. Nous nous sommes ainsi rapprochée, mais nos idéaux ne pouvaient permettre de faire plus que refaire le monde à ce moment. Malgré le fait qu'Adriasta était devenue une amie, je me gardais de partager avec elle mes sentiments par rapport au décès de mes Maîtres, quelque chose semblait être mort en moi et le vide et la peine obscurcissaient mon jugement.

La vie continuait cependant et on me confia un nouveau Padawan : un Bothan, Draeks Sei’Vys. Draeks était un élève difficile, je sentis directement en lui une très grande agitation, impatient, parfois brutal, il aurait nécessité un recadrage bien plus profond que pour Ce. Je complétais la formation de Draeks tout en m’occupant des affaires courantes du Conseil qui me tint cependant à l’écart durant plusieurs années, pour éviter de m’infliger de nouvelles blessures et me laisser du temps. De mon côté, je continuais mes recherches sur le Côté Obscur en accédant secrètement aux archives interdites. Etant une Jedi Consulaire, il ne me fut pas compliqué de continuer mes recherches. En 131, je maîtrisais les bases du Noir Parler, en 132, je le parlais couramment et je commençais à m’entraîner sur des sorts basiques. Lentement, je m’imprégnais de la culture Sith pour en comprendre les fondements, je savais que tôt ou tard je pourrais combattre Barell à nouveau. Draeks se montra encore plus difficile que je le pensais, il était agité, turbulent et alors que tout le désignait comme un Gardien, je le confortais dans la voie Consulaire, l’obligeant à étudier durant des heures les codes Jedi, indirectement, je cultivais sa frustration. Il fallait le reconnaître, la mort des Maîtres Dhyll et Shssakkarr m’avait affecté et je pleurais souvent en repensant à eux, je me sentais…Abandonnée. Sans eux, sans leur sagesse, j’étais livrée à moi-même dans l’obscurité. Fort heureusement, je réussissais tout de même certaines choses, Draeks finit sa formation en 134, il fut nommé Chevalier et s’était illustré dans des épreuves au sabrolaser, mon apprenti, malgré son caractère difficile avait surmonté les épreuves et dépassé les frustrations, le Conseil me félicita pour en avoir fait un Jedi accompli et je fus nommée Maître Jedi à l’unanimité. Je savais que cela était un honneur de le devenir à trente-quatre ans, mais mon érudition était devenue un atout et les Maîtres du Conseil avaient voulu récompenser les épreuves que j’avais traversées. Les années s’écoulèrent, je fus nommée archiviste, ce qui me permis de me rapprocher un peu plus de la bibliothèque et de continuer mes investigations clandestines. Comme toujours, ma patience légendaire était à l’œuvre, j’étudiais sans me fatiguer, m’imprégnant de mes sujets, je m’immergeais dans la Force, j’avais le contrôle et je continuais de m’entraîner tantôt avec Draeks, tantôt avec Ce, mes deux élèves qui m’avaient dépassé au sabrolaser.

L’Empire de Darth Krayt se battait toujours avec rage contre les vestiges de l’Alliance Galactique. Alors que le Conseil m’invite à siéger à partir de 137, je mène une fois encore des actions de négociation avec les Hutts pour éviter qu’ils ne rallient indirectement les Siths. Pour cela, j’utilise un ancien contact qui me permet de dialoguer avec le Seigneur du Crime Rana le Xénope. Le Xénope me reçut dans son palais et je réussis même à négocier certaines informations sur les positions Siths. Je réalise à nouveau que mon sens de la négociation et de la politique est un pouvoir qui me permet d’acquérir une influence. L’espace d’un instant, ce pouvoir me grisa. L’entretient avec le Xénope me permit également de retrouver la trace de Maître Barell qui avait été rejoint par plusieurs Acolytes et Jedi Noirs dans une secte fanatique contrôlée par Maladi. D’après les informations du Xénope, Barell et ses hommes avaient massacré des hommes dans un vaisseau Allié sans faire de prisonnier et s’adonnaient désormais à des massacres pour le compte des Siths. Cette information renforça ma détermination : je voulais faire justice…Glissant peu à peu dans le désir de vengeance.


(IV)Maîtresse Hélène Auria et Draeks Sei’Vys vs. Maître Kyle Barell : le spectre de l’Ombre (138 ABY)

Je savais désormais que Barell se trouvait sur Coruscant et qu’il comptait devenir un véritable Sith. Pour ma part, je savais que l’objectif n’était pas atteignable. A mon retour, je rejoignais le Conseil qui et après l’analyse des événements récents, il devint clair que l’Empire des Siths n’était pas dans la meilleure des situations. Quelque chose se préparait et l’Amiral Gar Stazi avait des plans qui pouvaient mener à la victoire. Pour ma part, je donnais les informations que j’avais obtenue sur les positions Siths et sur Kyle Barell qui était désormais à Coruscant. Je pris part aux nouvelles négociations entre l'Empereur Roan Fel et l'Amiral Gar Stazi, le Conseil voulait éviter un nouvel éclatement des forces. Les Siths étaient nés de la guerre, ils seraient vaincus par la coalition par la guerre ! Mes talents de négociatrice et mon sens politique furent une fois de plus remarqués puisque je négociai avec Maître K’Kruhk une restitution des territoires Impériaux et Alliés après la guerre et un pacte entre les deux entités si nous réussissions à gagner. Les Jedi étaient à nouveau sur le devant de la scène et sans doute les Siths l’avaient désormais compris.

En 138, notre sanctuaire de Taivas connut un nouvel assaut de la part des Siths, mais cette fois nous ne nous laissâmes pas faire. La méditation de combat de la part de Maîtresse T’ra saa et l’alliance entre les Vestiges de l’Alliance et de l’Empire de Roan Fel permettent de piéger les Siths. Je participai à la défense du Temple avec Draeks et Ce, combattant les Sith Troopers avec une détermination peu commune. Nous finîmes par arracher la victoire au Siths, grâce à l’exécution par Yage de l’officier Sith. Nous avions vaincu !

Nous nous organisâmes rapidement et le Conseil Jedi vota de rallier l'intervention sur Coruscant qui était proposée par l'Empereur Roan Fel, je fus parmi ceux qui votèrent cette intervention, il fallait en finir avec les Siths. Je menais à nouveau une série de négociations pour parler de cette éventualité à Gar Stazi et aux Impériaux en exil. Le plan fut facilement adopté, en fait, Stazi y avait déjà pensé et les Impériaux étaient de farouches partisans de cela. Me portant volontaire pour l’intervention, je fus désigné pour participer à l’assaut avec Draeks qui mourrait d’envie d’en découdre. Au fond de moi, je n’avais qu’une envie : retrouver Barell.

L’assaut fut violent et total. Les troupes combattaient dans les rues en ruine de Coruscant et les Sith Troopers défendirent avec hargne les quartiers désolés. Pour ma part, je fus rapidement dans le quartier où était censé se trouver Barell, je le trouvais rapidement en train de massacrer avec ses fidèles un groupe de prisonniers. Il me reconnut immédiatement et ordonna à ses hommes de nous combattre. Ils étaient cinq, des hommes et des femmes hurlant à la mort lorsqu’ils tuaient encore et encore…Tous à la botte des Siths. Draeks était devenu très fort au sabre, il élimina à lui-seul trois hommes de Barell alors que moi j’en confrontais deux et finis par triompher d’eux. Barell n’était pas effrayé, il sourit même en nous voyant, et nous le confrontâmes. Je m’étais entraînée, j’étais plus forte, plus déterminée, et j’avais appris sur l’Obscurité. Alors que nos sabres se croisaient, je fus pris d’une sensation étrange : je le haïssais. Barell m’avait laissée sans repère et je me battis avec une rage impressionnante. En réalité, même Draeks fut gêné de la violence avec laquelle je combattis Barell, usant d’un Juyo extrêmement agressif, je finis par le vaincre en lui tranchant une jambe. Barell mourut alors que je l’exécutais sommairement, ses dernières paroles furent énigmatiques : selon lui, j’avais terminé la première étape de ma formation. Ni Draeks, ni moi ne parlâmes de cet épisode, nous nous contentâmes de signaler la mort de Barell. Nous apprîmes par la suite que Krayt était mort, c’était la fin de l’Empire Sith : nous avions gagné !

DERRIÈRE L’ÉCRAN


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Darth Akni
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Re: Darth Akni, l'Impératrice des Siths (rang VI)
Mar 18 Avr - 18:09
Darth Akni


HISTOIRE


(V)L’Abîme du Crépuscule (138-148 ABY)

Les négociations s’enclenchèrent directement. Maître K’Kruhk était impatient de bâtir un nouvel ordre fondé sur la Paix. L’Empire Fel reprit sa légitimité et l’Alliance Galactique ses terres. Un nouveau Triumvirat prenait place et se formait. Nous pleurions nos morts et je me sentais libérée…Barell n’était plus, j’avais vengé la mort de Maîtres Shssakkarr et Dhyll. Malgré cela, je me sentais toujours vide, je réalisais tout le vide en moi laissé par la mort des deux Maîtres. Une fois de plus, je participais aux négociations mais je n’étais plus la même, la tristesse m’habitait à nouveau. Draeks se son côté revint changé : il était obsédé par l’obscurité et semblait traquer le Côté Obscur dans chaque comportement des novices, il en devenait presque sec et violent…La guerre nous avait changé. Je décidais de désormais laisser mes recherches sur le Côté Obscur, il était temps de fermer les grimoires. Lorsque je décidais de ranger les archives, je tombais sur une note d’alchimie Sith mentionnant un certain Seigneur Plagueis qui avait réussi à vaincre la…Mort. Même si je connaissais l’histoire, je ne savais pas que certains ouvrages interdits parlaient de cela dans notre bibliothèque, je décidais donc de lire cette partie du texte. L’Alchimie Sith que j’avais moi-même commencé à pratiquer comportait –à un haut niveau- la possibilité de ramener les morts à la vie et même de vaincre la mort. Je réalisais alors quelque chose de fou : mes Maîtres étaient morts dans l’injustice à cause de mon incapacité à les défendre face à Barell, mais je pouvais réparer mon erreur. Bien évidemment, il n’y avait pas que cela : j’avais réalisé que ces nouvelles connaissances m’avaient procuré un certains pouvoir et que grâce à ce pouvoir, en utilisant mes sentiments et mon désir de vengeance, j’avais pu vaincre Barell.

Les choses étaient très positives au sein de la galaxie, Marasiah Fel fut couronnée Impératrice et se maria avec Antares Draco, assurant la pérennité de la lignée avec la naissance de Jaana Fel. Le Triumvirat était en place et la galaxie se reconstruisait. Mes charges furent pour la plupart du temps de dialoguer avec les dignitaires Alliés et Impériaux, utilisant mes très grands talents politiques pour réussir à permettre la collaboration entre les deux parties.

En 140, la reconstruction du temple sur Ossus et la reprise du projet me poussèrent à reprendre ma mission, le projet Ossus m’avait en effet tenu à cœur depuis le début et j’étais très frustrée de ce qui nous avait poussé à l’abandonner. Au retour de Iyanna Arenial, que je fus amenée à rencontrer. Immédiatement, elle laissa sur moi une forte impression. Maîtresse Arenial était millénaire et sa sagesse fut un substitut à l’orientation du vénérable Maître Shssakkarr de qui nous parlâmes longuement. Maîtresse Arenial devint un nouveau mentor pour moi et je m’opposais rarement à elle durant les sessions du Conseil où elle fut invitée pour donner un avis ou un conseil. L’arrivée de cette nouvelle tête parmi nous me fit cesser un temps mon étude clandestine de la Magie Sith, j’avais de toute manière atteint les limites de ce que je pouvais atteindre avec les documents interdits, si je voulais aller plus loin, il me faudrait un véritable traité d’Alchimie Sith ou alors me former auprès d’un maître dans le domaine. Mais cela n’était pas quelque chose que je prévoyais de faire. Plus encore, je me retrouvais dans les discussions que j'avais avec la Maîtresse Arenial qui semblait d'une sagesse comparable à celle de Maître Shssakkarr : la situation galactique semblait la révolter autant que moi mais sa sagesse en faisait un parfait guide. Je retrouvais dans la Maitresse millénaires des traits que je n'avais trouvé que plusieurs années auparavant en Adrastia. La Maîtresse Arenial défendait cet idéal que nous avions avec Adrastia : un Ordre Jedi plus fort, qui n'aurait pas peur d'intervenir directement pour combattre le Côté Obscur et les Siths au quotidien...Si elle avait été Maîtresse de l'Ordre au moment du décès de mes Maîtres, ils auraient sans doute survécus et peut-être même que Barell n'aurait pas succombé au Côté Obscur. Ces pensées me perturbaient et je finis par en parler à Adrastia qui était de nouveau de retour au temple, elle-aussi se rapprocha de la Maîtresse Arienal. Iyanna Arenial n'était pas simplement une théoricienne de la philosophie Jedi, elle maîtrisait également l'art de la diplomatie et ce fut elle qui me conseilla de poursuivre dans cette voie. Durant trois années, je passais la plupart de mon temps libre auprès de mon nouveau clan : Adrastia Kurgalova et Iyanna Arenial.

En 143, je reçois l’ordre du Conseil de me rendre en territoire Allié. Je n'y vit que du feu mais c'était en réalité une manœuvre de la Maîtresse Arenial qui voulait me permettre de mettre à l'épreuve les connaissances et les discussions que nous avions eu au sujet de la situation politique galactique. On me donne la mission de favoriser l’accès au pouvoir des Sénateurs fraîchement élus et d’aider la mise-en-place de leur pouvoir. C’est naturellement que je choisis de nouveau d’aller chercher conseil auprès de Maîtresse Arenial qui voyait dans le chaos ambiant des réminiscences du désordre qui menait à la guerre. Pour m’assister dans ma tâche, je convoquais Draeks qui m’accompagna. Le Bothan était devenu extrêmement dur et je voyais dans cette tâche une réelle possibilité qu’il s’adoucisse. Lorsque nous arrivâmes en territoire Allié, nous comprîmes à quel point la tâche serait difficile, le pouvoir local corrompu avait vidé les caisses de nombreux mondes et se trouvait déconnecté du pouvoir central. Draeks fut plusieurs fois arrogant et je dus le reprendre, il corrigea le tir rapidement et se montra bon élève dans l’art de la négociation. Nous réussîmes à aider les Sénateurs à redresser les économies mais notre action se perdait dans un océan de malversations. Plusieurs affaires judiciaires portèrent préjudices aux élus. Je fus amenée à collaborer avec la Maîtresse de Walleron qui œuvrait à ce moment du côté Impérial. Nous arrivions aux mêmes conclusions : les tensions latentes avaient amené les deux régimes à un conflit larvé. Nous fûmes rappelés en 145 pour une affaire plus grave encore : la disparition de Sensitifs.

Je participais aux discussions du Conseil sur ce sujet, si nous voyions tous l’ombre des Siths se profiler à nouveau, née du désordre galactique, nous n’étions pas tous d’accord sur la marche à suivre. Aux vues des preuves accablantes, une commission d’enquête fut dépêchée pour agir conjointement avec un groupe montée par Marasiah Fel. Cette enquête ne fut jamais menée jusqu’au bout. J’étais déçue et en colère de la tournure que prenait les choses, m’étant déjà plusieurs fois opposée au Conseil pour dénoncer la colère qui grandissait dans les systèmes Alliés. Malheureusement, personne ne réagissait. Ayant prévenue la Maîtresse Arianal de ce que Draeks et moi avions vu en territoire Allié couplé aux informations de la Maîtresse de Walleron, je comptais sur son appui pour faire changer d’avis le Conseil. Malheureusement, la Maîtresse Arienal le siégeait pas au Conseil et les désordres politiques continuèrent. Malgré tout le soutient que j'avais de mon mentor et de nouvelles preuves qui furent aussi fournies de manière indépendante par Adrastia, le Conseil restait de marbre. Jusqu'au bout je me surpris à espérer que Maîtresse Arienal réussisse à imposer sa volonté et à taper du poing au Conseil, mais malgré nos espérances, elle ne réussit pas à les faire changer d'avis. Ce fut une nouvelle frustration de ma part : nous avions négocié pendant des mois auprès des Sénateurs et cette fois nous fournissions de nouvelles preuves qui auraient demandé que nous fassions une enquête plus longue mais le Conseil refusait, de peur d'être accusé d'ingérence. Adrastia et même la Maîtresse Arienal semblaient aussi déçues que moi, mais aucune des deux ne réussit à faire changer d'avis un Conseil frileux et qui semblait presque effrayé. Il fallait désormais être honnête : l'Ordre Jedi était sur la mauvaise voie et j'avais l'intime conviction que nous nous trompions, nous avions des talents mais ils étaient mal utilisés.

Mon désaccord profond avec le Conseil ne cessa de s’accentuer alors que les désordres politiques continuaient. Draeks fut nommé Maître en 147, ce qui me permit d’espérer avoir un peu de soutien puisqu’il était aussi affilié aux affaires diplomatiques. Mais le Maître Sei’Vys fut incapable de convaincre le Conseil en amenant des preuves de plus en plus accablantes de défection de systèmes Alliés. Le Conseil semblait impuissant et faible. La fracture entre le Conseil et moi ne semblait plus capable de se résorber…J’avais beaucoup de colère en moi et cette dernière commençait à s’exprimer. Je ressentais l’injustice pour les systèmes qui se retrouvaient abandonnés. Malgré une nouvelle tentative de soutien de la part de la Maîtresse Arienal, le Conseil fut cette fois plus ferme et une discussion vive éclata entre plusieurs Maîtres et la Jedi millénaire, j'attendais qu'elle impose sa présence car pour moi, ils avaient besoin d'elle qui m'avait tout appris et formée de nouveau aux arts diplomatiques. Ce Conseil indigne et timoré se contenta de lui tourner le dos...Une fois de plus. Adrastia était aussi choquée que moi et elle refusa de se présenter une fois de plus avec les preuves...Cet Ordre ne fonctionnait plus et nous ne pourrions plus le sortir du gouffre. Pire encore, pour moi il était ouvertement responsable de la situation.

En 148, tout devint clair pour moi : je ne me reconnaissais plus dans les décisions –ou plutôt l’absence de décision- du Conseil qui avait peur de se trouver trop proche de l’Alliance Galactique. Lors d’une nouvelle discussion animée, je décidais de prendre congé des Jedi. Pour la première fois de ma vie, je venais de perdre patience. Malgré certains de mes collègues et leurs vaines tentatives de me convaincre, ma décision était prise : je n’avais plus ma place parmi cet Ordre Jedi qui participait selon moi à plonger une fois de plus la galaxie dans une guerre certaine. Je souhaitais faire quelque chose par moi-même et pour cela, je devais m’affranchir de l’Ordre. Après délibération, le Conseil accepta et je dus convaincre Draeks de ne pas faire de même, puisqu’il étais lui-même très déçu, voire en colère, des décisions du Conseil. Iyanna Arenial fut très surprise de ma réaction, je crois qu'elle ne s'attendait pas à ce que j'en arrive à une telle extrémité, mais tout cela n'était pas de son fait et je ne pouvais que la remercier de son enseignement : grâce à elle, j'avais la possibilité de voler de mes propres ailes et de pouvoir aller exercer ce pouvoir diplomatique par moi-même. Adrastia quant à elle soutient fermement mon départ de l'Ordre puisqu'elle voit en moi l'incarnation et l'engagement d'un nouveau type de Jedi : puisque le Conseil refusait d'appliquer nos idées, je les ferais vivre par ma propre initiative !

(VI)L’ascension de Darth Akni (148-156 ABY)

Libre, j’étais désormais libre. Naturellement, je me dirigeai vers les systèmes Allié et m’employais durant quelques semaines à tenter de les aider à redresser leurs comptes, mais je n’avais aucune légitimité et je fus rapidement écartée. Cela me procura de la frustration, je réalisais à quel point les Jedi m’avaient formatée et à quel point j’étais limitée dans mon action à nouveau. Alors que je me rendais à nouveau dans les systèmes Alliés, je fus rejoint par Darth Maladi. Je ne sus interpréter cette rencontre au départ mais je décidai de la confronter. Nous combattîmes sur le monde de Trigalis où j’étais pour tenter de gérer de nouvelles montées Séparatistes et usant une nouvelle fois de ma colère, je triomphais de Maladi. Je décidais alors de l’interroger sur la Magie Sith et elle compris rapidement que j’étais une adepte puisque j’avais repris mes expérimentations depuis mon départ de l’Ordre. Maladi m’ouvrit les yeux et confirma la possibilité de ramener les morts à la vie, mais cela demanderait d’étudier plus en détail le Côté Obscur. Après de longues discussions, elle consentit à m’aider. Durant plusieurs mois, Maladi me format à la Magie Sith, je maîtrisais déjà le Noir Parler et j’avais développé plusieurs sorts…Durant toutes ces années d’étude, j’étais devenue une Sith sans le savoir. Petit à petit, je compris les plans de Maladi et ma peine pour retrouver mes Maîtres morts devint mon moteur dans mon étude de la Magie Sith. Ma rancœur et ma haine envers ces politiciens véreux qui n’avaient pas voulu m’écouter fut le pivot qui me fit basculer du côté de Maladi. A la fin de mon entraînement, j’étais devenue une Sith et je pris naturellement le nom de Darth Akni…J’avais désormais rejoint la cause du Sith Unique. J’avais aussi de nouveaux contacts au sein du One Sith et je continuais cependant d’œuvrer en me présentant comme la Maîtresse Hélène Auria, bien décidée à saboter l’action des Jedi. J’aurais pu en rester là, mais je décidais de faire un voyage à Korriban, pour m’immerger dans le Côté Obscur. Visitant d’anciens temples, je m’enfonçais dans une ruine et me plongeais dans la Force. C’est là que je fus contactée par l’esprit de XoXaan alors que je cherchais à contacter mes anciens Maîtres. XoXaan avait sondé mon esprit et elle avait réalisé que j’avais un potentiel énorme d’après elle. L’esprit me posa plusieurs questions tout en terminant pour savoir ce que je venais faire ici et ce que je cherchais. Je partageais avec l’esprit ma vision d’une unifiés sous l’égide d’une culture majoritaire. L’esprit me demanda pour terminer ce que je venais chercher à Korriban, comme je lui avais raconté mon histoire, je parlais du transfert d’essence. Comme je n’étais pas effrayé, ni même avide, XoXaan vit en moi la détermination et l’incarnation du Sith Unique, elle me fit part d’une vision et me confia que j’étais désormais désignée pour prendre ce qui me revenait de droit : le pouvoir au sein des Siths. L’esprit m’enseigna le rituel de transfert d’essence, tout me laissant le soin de l’approfondir et de m’entraîner. L’esprit disparut aussi vite qu’il était apparu.

A mon retour de Korriban, j’avais été transformée par ma rencontre avec XoXaan. Il était temps pour moi de prendre le pouvoir. Je menais plusieurs actions sur les mondes que j’avais auparavant visités en tentant de calmer les conflits entre les révoltés et le pouvoir local impotent Allié. En fait, je profitais en général de ces réunions pour infiltrer des agents du One Sith afin d’affaiblir un peu plus l’Alliance Galactique. Parallèlement à cela, mon niveau en Magie Sith se développait, j’étais douée et je commençais à avoir un goût prononcé pour le pouvoir que cela me procurais. J’enchantais des artefacts, utilisais mes nouveaux pouvoirs Obscurs pour manœuvrer les négociations, je n’eus bientôt plus besoin de Maladi pour créer un véritable Maelström au sein des pouvoirs Alliés…Je me vengeais de leur corruption, de leur incompétence et de leur idiotie, ils récoltaient ce qu’ils avaient semé. Mon épopée diplomatique me mena sur Rothana où je pus rencontrer la Comtesse Koyne DuCade. Ma surprise fut réelle lorsque je réalisais qu’elle-même était une Sith : je lui exposai donc mon projet, je voulais désormais détruire l’Alliance et profiter de la guerre à venir pour unifier tous les peuples derrière une culture Sith. Devenue leader de manière induite, j’étais désormais décidée à réussir là où les Jedi avaient échoué. Je crois que mes paroles du moment touchèrent Darth Shadowsun. En fait, j’avais désormais une certaine influence sur les contacts dispersés de Maladi et je réalisai que Maladi avait trouvé en moi quelqu’un pour porter la bannière du One Sith, mais je m’étais révélée douée et si Maladi était satisfaite, je jouais le jeu pour prendre suffisamment d’influence, tout en sachant que tôt ou tard, elle réaliserait que je n’étais pas sa marionnette. DuCade fut nommée chef de son secteur et je comptais sur elle pour se révéler le moment venu. C’est ainsi que durant plusieurs années je parcourais les mondes afin de trouver des soutiens, semant le désordre chez les systèmes Alliés, implantant des agents de Maladi. Nous avions désormais un réseau prêt à agir, il suffirait de l’activer le moment venu. Je renforçais parallèlement nos liens avec le Soleil Noir et l’ancienne Main de Palpatine, Lenalia T’Kami avec qui je trouvais un terrain d’entente alors qu’elle se constituait une véritable armée. J’étais devenue puissante, très puissante et commençais à avoir des ennemis et des rivaux, des Siths qui étaient là depuis bien longtemps et remettaient mon autorité en cause. Pour la plupart ils étaient d’anciens soutiens de Darth Krayt. L’un d’eux, un certain Darth Bolnum avait, par l’entremise de Darth Vacuum obtenu des soutiens et remettait en cause mon statut de leader et de Sith Unique autoproclamée. Je décidais en 154 de donner une leçon à ces comploteurs et je provoquais en duel Bolnum, après un combat sans merci, je finis par le défaire et l’exécuter de manière violente devant Vacuum qui me jura fidélité. Maladi assista avec délectation au ralliement de tous les Siths derrière moi : mon projet avait séduit et je venais de montrer, par l’exécution de Bolnum, que j’avais la puissance suffisante pour détruire mes rivaux.

Alors que j’affirmais officiellement mon pouvoir, la guerre éclata enfin entre l’Empire Galactique et l’Alliance qui s’embourbait dans une guerre civile. Les rébellions que nous soutenions avaient fini par réussir à provoquer l’indépendance de certains mondes. Les Séparatistes avaient besoin des pouvoirs des Siths et pensaient que nous les laisserions libres de leur mouvements en soutenant nos projets, en réalité les leaders des mouvements étaient bien souvent exécutés après l’indépendance s’ils refusaient nos directives, toujours remplacés par des fidèles à notre cause. Maladi se révéla particulièrement utile à tout ce jeu politique. Pour ma part, je savais porter les gens sur le sentier de la révolte et mes interventions sur les mondes Alliés incapables de s’entendre avec le gouvernement local se soldaient toujours par des révoltes. J’étais finalement ce qui manquait aux Siths : un chef charismatique capable de manier la politique et de les mener vers un état. Mon ambition était désormais claire : je voulais reprendre le projet de Krayt et me montrer plus forte. Je maîtrisais désormais les arcanes du Côté Obscur avec brio et commençais à m’entourer de Siths de confiance que je mandatais de diverses missions. Je constituais secrètement sur Korriban des laboratoires de clonage et commençais à reconstituer des groupes d’assauts de Sith Troopers par l’intermédiaire de Maladi. Nos projets avançaient à grands pas et le Soleil Noir était un allié précieux pour semer la zizanie. J’en profitais pour utiliser Darth Alarak nommé poing de l’Empire depuis 148 pour assoir mon pouvoir : Akarak était un homme extrêmement fidèle et le fait d’avoir Talon et lui à des postes important asseyait mon pouvoir de toute part. Je préférais assurer mes arrières, ainsi la mission d’Alarak fut d’éliminer mes ennemis au sein du Magistère, ce qu’il fit avec brio : une purge qui emporta trois Seigneurs Siths que je soupçonnais d’être mes ennemis. Désormais, plus rien ne pourrait m’arrêter. La tristesse que j’éprouvais pour la mort de mes Maîtres s’était mue en colère et en haine à l’endroit des Jedi, trop prudes, trop timorés. Pendant ce temps là, nous autres Siths prenions le pouvoir.

L’Alliance se délita petit à petit, constamment grignotée par les mouvements Séparatistes et sa guerre avec l’Empire. Alors que nous étions toujours dans l’Ombre, je décidais de lancer une opération à découvert sur Trigalis. Les Séparatistes avaient déjà commencé à combattre les groupes d’armée sur place et je voulais faire une démonstration de puissance. En 155, l’Alliance Galactique s’était délitée et une apparition sporadique des Siths ne ferait qu’augmenter le chaos. En réalité, je voulais tester ma nouvelle génération de Sith Troopers et faire une démonstration de force aux mondes qui avaient quitté l’Alliance, leur montrer que désormais, ils avaient intérêt à nous prêter allégeance. Pour cela je nommais un homme de Maladi, Darth Sinister pour commencer les opérations. Je testais ainsi les hommes de Maladi pour m’assurer de leur fidélité. Comme cela était prévu, nos troupes balayèrent les troupes Alliées, provoquant le suicide du Général Stern. La victoire fut totale, à l’exception d’un petit groupe de survivants qui réussit à s’échapper. Sinister revint en me rapportant l’incident, il avait lui-même suivi les derniers reliquats de la force Alliée. Cela n’était pour moi qu’un contretemps fâcheux, je savais que nous continuerions notre œuvre.

En 156, mes expériences répétées en Magie Sith me permirent de toucher au but et d’approcher la technique ultime du transfert d’essence. Mes expériences répétées affaiblissaient mon corps, mes cheveux étaient devenus tous blancs et je m’affaiblissais sous la corruption de la Force Obscure. En réalité, j’avais beau me renforcer et renforcer mon pouvoir grâce à Alarak qui traquait le moindre opposant, même parmi nos soutiens non-sensitifs, je m’affaiblissais. Mon corps était rongé par le Côté Obscur et mon obsession à pouvoir délivrer mes anciens Maîtres de la mort était devenue totale. Je faisais désormais cela par pur défi, je n’éprouvais plus la crainte et j’avais désormais une véritable obsession. Je m’étais de nombreuses fois replongé dans la Force pour m’adresser à mes Maîtres, mais je n’avais plus jamais ressenti leur présence…Pourtant je savais, j’avais foi en leur Fantôme dans la Force et je savais que le transfert d’essence les délivrerais de la mort. Ma dernières expérience fut de fabriquer un holocron auquel je liais par un rituel ancestral l’esprit d’Alarak, promettant à mon protecteur qu’il reviendrait de parmi les morts lorsqu’il serait défait. Je ne voulais pas que le Poing de l’Empire soit dévoré par le néant, néanmoins sa mort faisait partie de mes plans. Je savais que tôt ou tard, il aurait rempli sa mission et je comptais déjà le remplacer par DuCade, sans avoir pour autant anticiper qu’elle le vaincrait deux années plus tard. Dans son infinie fidélité, Alarak accepta de mourir pour la cause, le dédommagement serait une renaissance. Lui aussi serait libéré de la Mort que je ne craignais plus. Ce dernier rituel m’affaiblit considérablement, mes yeux jaunes et ma peau fripée étaient désormais caractéristiques. Je savais qu’on parlait de ma mort prochaine au Magistère. Je continuai cependant mes intrigues, m’adressant à un des Vigos de T'Kami, je réussis à lui mettre dans la tête par la Magie Sith l'idée de s'en prendre à la Triade. T’Kami n'y vit que du feu et elle fut probablement enjouée de s'en prendre à un des systèmes Séparatistes qui lui résistait: la Triade. Je savais que T’Kami sauterait sur l’occasion de montrer sa puissance et cela était un moyen pour moi de radicaliser un petit peu plus la Triade si cela ne fonctionnait pas : une attaque sur leur sol serait extrêmement mal vécue par la population. Cette éventualité avait aussi l'avantage d'infliger une défaite au Soleil Noir qui mettrait T'Kami dans une rage folle. Les nouvelles de Korriban étaient bonnes : mon premier clone était prêt, j’étais moi-même prête à renaître et à tester le sort ultime. Je savais que les corps concernés par le transfert d’essences pouvaient vieillir mal et qu’ils nécessitaient une attention particulière. Ce clone était le fruit de centaines d’essais de clonage pour obtenir un corps sensitif et c’était le moment pour moi de changer de peau et de montrer au Magistère que je disposais d’une puissance qui les dépassait.

Je me rendis sur Korriban en 156 et préparais mon rituel, escorté par Alarak qui assurerait ma sécurité. Je vis alors mon double, elle était jeune, apparaissait comme ayant une trentaine d’année. Je préparais donc mon rituel de manière la plus rigoureuse possible, répétant mes incantations, corrigeant mes imprécisions : je savais que la moindre mauvaise prononciation pouvait induire un vieillissement précoce du clone ou une perte d’essence. Je m’étais entraîné des années durant et désormais, je m’entraînais sur moi, c’était le dernier pas avant que je m’entraîne sur mes défunts Maîtres. Au prix d’une cérémonie qui dura trois jours, je réussis à compléter le rituel et à transférer mon esprit dans ce nouveau corps. Ma peau était à nouveau douce et mes cheveux noirs. Ma présence dans la Force était telle que je pouvais désormais contrôler totalement mon nouveau corps. J’appris par Alarak que le Soleil Noir avait réussi son opération en assassinant le président Volunka et plusieurs députés de l’Entente. Je compris que mon opération de manipulation était un succès lorsque Stregwel prit les pleins pouvoirs, affirmant à nouveau sa différence avec l’Alliance moribonde. Il nous restait cependant encore quelques détails à accomplir à Alarak comme à moi pour asseoir une puissance totale.

(VII) La Pourpre Impériale (156-158 ABY)
C’est avec mon nouveau corps que j’apparus au Magistère, faisant taire toutes les rumeurs. Je compris qu’ils me craignaient, qu’ils avaient peur de moi. Maladi semblait, quant à elle, avoir un nouvel os à ronger à préparer ses Sith Troopers à l’action. Je chargeais Alarak de se charger d’une première opération militaire. Il s’associa à nouveau au Soleil Noir et à T’Kami pour cela, scellant officiellement les prémices de notre alliance. T’Kami utilisa le matériel subtilisé aux Alliés –selon le plan d’Alarak- pour mener des raids et prendre la possession de Dathomir. Cela marqua la déclaration de guerre de Marasiah Fel envers l’Alliance Galactique. Notre victoire était désormais totale, et ce n’était qu’une question de temps pour que je lance une offensive sans précédent qui balaierait l’Alliance et ou ce qu’il en restait. En privé, je convoquais Alarak pour lui dire que l’heure pour lui serait bientôt venue et qu’il devrait mourir pour laisser sa place, le Poing de l’Empire témoigna une fois de plus sa fidélité envers moi. Le pouvoir de XoXaan m’avait transcendé et j’étais désormais toute-puissante.

Je ne croyais pas si bien dire concernant Alarak. Les récentes victoires avaient fait naître un nouveau complot contre moi et sept conjurés s’étaient retrouvés sur Korriban afin de discuter de mon renversement : tous sous l’égide de Darth Vacuum, un vieil ennemi que j’aurais dû soumettre depuis bien longtemps. Je chargeais le Seigneur Alarak de me rapporter les têtes des Conjurés. J’appris rapidement que le Poing de l’Empire avait réussi, il avait cependant combattu DuCade en duel qui l’avait vaincu. Alarak était mort, mais grâce au rituel que je terminais, sa présence était désormais scellée dans un de mes holocrons. Tout s’était déroulé comme prévu et j’adoubais bientôt DuCade comme Poing de l’Empire. J’avais désormais besoin d’un stratège à mes côtés, je savais cependant qu’elle me défierait tôt ou tard, mais elle serait très utile à étendre les possessions Siths et à balayer l’Alliance. Je confiais donc les légions de Sith Troopers à mon nouveau Poing, voulant désormais tester sa fidélité. DuCade enchaîna les victoires, comme je le pressentais et je constatais avec amusement que son Acolyte, Katria Dashiell, l’avait rejoint. D’après mes informations, Dashiell avait été la Padawan de mon ancien élève, Draeks Sei’Vys. Je chargeais discrètement certains des hommes de Maladi d’une mission secrète.

En milieu 157, je m’étais assuré de la fidélité de tout le monde. Shadowsun se montra d’une réelle efficacité, elle se comporta –sans doute bien malgré elle- comme un allié puissant. Elle me débarrassa de deux autres parasites, le premier fut Darth Phyrexia, une incompétente notoire aussi bête que mauvaise. Le second était plus dangereux, une bête sauvage, Darth Paganus : un Besalisk qui avait atteint un niveau tel au sabrolaser qu’on le disait capable de me défier. Paganus fut éliminé sur Ultaar et désormais, j’étais débarrassée de poids morts qui se seraient tôt ou tard retournés contre moi. Parallèlement à cela, je chargeais Maladi de prendre d’assaut la Triade et de la soumettre, je lui donnais qu’une force mineure et elle nomma Darth Venena à sa tête. J’insistai cependant pour la faire accompagner du Seigneur Sorcier Ahzek Ahriman. Je savais que cette opération était vouée à l’échec, mais je comptais par cela faire naître une inimitié publique entre Maladi et Ahriman mais aussi écarter Maladi du pouvoir militaire en prenant pour prétexte un échec de sa part. Mes pions avançaient petit à petit sur l’échiquier et j’étais toujours en place. Comme je le prévoyais, cette opération fut un échec assez rapidement et je la laissais s’embourber sur Erinar.

Retournant sur Korribant alors que DuCade continuait son œuvre militaire, je décidai qu’il était temps pour moi de prendre un Acolyte. Je n’avais cependant pas le temps de former un Acolyte durant plusieurs années et je souhaitais cependant avoir un nouvel être en qui je pouvais avoir confiance. Les hommes que j’avais mandaté avaient retrouvé celui que j’avais fait trouver…Maître Sei’Vys, qui avait déserté l’Ordre par colère me rejoignit sur Korriban. Il était encore plus colérique et haineux que moi lorsque j’avais déserté et je trouvais en lui la même violence que lorsque je l’avais quitté. Mais Draeks Sei’Vys et moi avions vécu beaucoup de chose, je savais néanmoins qu’il serait difficile à convaincre, pour cela j’utilisais un levier : Katria Dashiell. Je lui promis la tête de l’Acolyte s’il me servait et je lui promis également le pouvoir. Pour cela, il devrait simplement faire attention à ne jamais être découvert. Il porterait un masque et rejoindrait les troupes de Maladi dans les services secrets après un mois de formation. Draeks avait la haine, il me combattit avec rage, mais appris rapidement à canaliser sa colère. Sa puissance avait été décuplée par ses échecs et je savais qu’il deviendrait un Sith puissant. J’adoubais bientôt Draeks Sei’Vys, désormais il était le Seigneur répondant au nom de Darth Lustrum. Il rejoint les hommes de Maladi dans le plus grand secret, désormais je disposais d’un homme de confiance infiltré dans les services de Maladi, prêt à faire le ménage lorsque je le lui demanderais. Lustrum avait toujours été un très bon bretteur et je le savais capable de confronter DuCade si je le lui demandais, c’était ma pièce cachée, mon atout cachée dans la manche de ma tunique.

Grâce aux victoires de Shadowsun, l’Empire Sith fut proclamé. Naturellement, après une nouvelle consultation de XoXaan, je fus sacrée Impératrice, mon pouvoir était désormais total. Je fis restaurer sur Korriban un très ancien palais aux colonnes de porphyre et aux décorations élaborées, il devint mon Palais Impérial, symbole de mon pouvoir. En quelques mois, je légiférais sur mes attributions, devenant auprès du peuple la grande Pontife qui était leur lien avec la Force, sacralisant l’aristocratie Sith et durcissant les peines contre les déserteurs et les dissidents. Je renforçais mon pouvoir en me rendant sur de nombreux mondes que nous avions conquis pour mener des exécutions publiques à l’aide de la Force ou des manifestations de la Magie Sith afin que les peuples me craignent et me vénèrent. Si les nouvelles du front d’Erinar étaient mauvaises, je m’en délectais, puisqu’au final, j’avais atteint mon objectif. Je finis par donner plus de pouvoir au héros de cette bataille : Ahzek Ahriman, tout en soulignant auprès de lui qu’il avait surpassé Maladi et en impliquant indirectement Maladi dans cette défaite, d’un autre côté je soulignais bien à Maladi qu’Ahriman était le seul véritable sauveur de cette campagne et que désormais, elle se tiendrait loin des affaires militaires. Je montais les gens les uns contre les autres, les forçant à comploter. Notre équilibre était fragile, mais j’en étais la gardienne. Du haut de mon piédestal, je décidais qui devait vivre ou mourir. Une dernière accusation de complot retentit au sein du Magistère, une femme du nom de Darth Pestilens avait remis en cause ma parole, je chargeais Draeks Sei’Vys de l’assassiner, mon agent infiltré la tua le soir même après un duel terrifiant. Cette mort sema le doute dans le Magistère et je conclus en disant que désormais, les traîtres seraient exterminés avant même d’avoir abouti leur complot. Le caractère soudain et le fait que je n’avais pas recouru aux Assassins sema le doute, même Talon ne comprenait pas ce qui s’était passé, je dis ainsi que « Ma Main Invisible avait frappée », la crainte de la main invisible de l’Impératrice se généralisa. Je lançai enfin le contrôle monétaire, pure opération de propagande en faisant frapper les « Crédits Impériaux Siths », des crédits sur lesquels furent frappés mon profil coiffé du diadème Impérial avec la mention « Darth Akni, Impératrice », pour souligner le caractère galactique de mon titre. Ces crédits envahirent la galaxie et montrèrent que petit à petit, notre pouvoir économique dépassait les frontières.

Désormais assise sur mon trône et encadrée par ma garde Impériale, je surveille cette galaxie qui m’appartiens déjà. Je suis la seule gardienne du pouvoir et je suis la seule apte à gouverner. Je n’ai que faire des insectes qui s’agitent, j’ai atteint un niveau de conscience qui leur est bien supérieur. Mes pions sont infiltrés et n’attendent qu’un signal de ma part pour exciser les tumeurs qui tenteraient de défier mon pouvoir. Hélène Auria est morte depuis longtemps, désormais je suis Darth Akni, l’Impératrice et le Sith Unique, et j’écraserai quiconque se mettra en travers de mon chemin. Secrètement vit encore en moi le désir qui me fit basculer, le désir de ramener à la vie les deux seuls êtres pour qui j’éprouve encore quelque chose qui pourrait s’apparenter à de l’amour, le pivot qui me fit basculer du Côté Obscur…

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Re: Darth Akni, l'Impératrice des Siths (rang VI)
Mar 18 Avr - 18:21
Fiche validée ! Attention a ne pas manquer de crème anti-ride !
Darth Akni, l'Impératrice des Siths (rang VI)
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