Le Grand Maître K'Kruhk, l'Immortel
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K'Kruhk
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Rang : Grand Maître Jedi
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Le Grand Maître K'Kruhk, l'Immortel
Dim 26 Mar - 18:30
K’Kruhk




Nom :
Prénom :   K’Kruhk
Sexe : Masculin.
Espèce :   Whiphid.
Date de naissance et âge :   une cinquantaine d’années avant la bataille de Yavin (aux alentours de 200 ans).
Monde d'origine : Toola

Groupe(s) : Ordre Jedi
Rang : Grand Maître Jedi (rang VI)


COMPÉTENCES / FORCE / SABRE-LASER


C'est ici que vous pourrez décrire plus en détail les compétences et aptitudes particulières de votre personnage. S'il s'agit d'un sensitif, vous devrez également remplir la liste ci-dessous : (les explications se trouvent ici et ici)

Don inné : aucun.
Pouvoirs :
- Rang I :
Tous
- Rang II :
- Forme de Prédilection : Djem So
- Forme de base : Soresu
- Forme de base : Ataru
- Déflexion de Force 1
- Persuasion animale
- Croissance Végétale
- Foudre Émeraude
- Guérison de Force 1
- Rang III :
- Maîtrise de spécialisation acquise : Sabre-laser simple
- Forme de base : Shien
- Arme de Force
- Déflexion de Force 2
- Poursuite de Force
- Réseau de Vie
- Esprit de Bataille
- Aura de Force
- Guérison de Force 2
- Rang IV :
- Forme de base confirmée : Djem So
- Forme de base confirmée : Soresu
- Vague de Force
- Chaleur de Force
- Protection de Force
- Transe de Guérison
- Rang V :
- Maîtrise de spécialisation confirmée : Sabre-laser simple
- Forme de base confirmée : Ataru
- Forme de base confirmée : Shien
- Projection de Force
- Fabrication d'Holocron
- Rang VI :
- Forme de combat : Maîtrise Ultime : Djem So
- Tutaminis
- Mur de Lumière

PROJECTION HOLOGRAPHIQUE


Grand, ceux qui me voient me trouvent grand. J’ai une constitution solide, même pour un Whiphid et le fait que mon espèce ne soit pas très répandue dans la galaxie et rare au sein de l’Ordre me rend d’autant plus impressionnant. Mon corps est couvert de longs poils blancs, qui reflètent mon âge et me donnent en général l’impression d’être un combattant d’expérience. Musclé et fort, c’est ce corps qui m’a permis de développer une prédilection pour le Djem’so et de pouvoir combattre ainsi durablement sans trop me fatiguer. Je suis donc une force de la nature. Mes longues défenses sont aussi un signe de mon âge, comme elles apparaissent chez les mâles Whiphid matures et dominants.

En dépit de cette apparence, je suis quand même quelqu’un qui apparaît comme calme et dont l’appartenance à l’Ordre Jedi dégage une certaine aura de sagesse et de placidité. Mes vêtements sont constitués d’une tunique de l’Ancien Ordre avec une ceinture sur laquelle est fixé mon sabrolaser et d’une bure brune. Mon sabrolaser est un ancien modèle, il a été fait à la suite du combat contre Grievous et comporte une lame verte. Je porte également à l’occasion un chapeau de paille, habitude que j’ai prise durant mes différentes phases d’exil.

ÉQUIPEMENT


-Sabrolaser simple à lame verte.


DOSSIER PSYCHOLOGIQUE


Mon caractère surprend souvent, en réalité il est bien éloigné de mon physique monstrueux d’apparence. Il ne subsiste en moi aucune trace de la culture Whiphid, tout simplement car j’ai été séparé de mes parents très tôt et que je n’ai pas pu m’imprégner de nos coutumes. J’ai donc un esprit ouvert et très porté sur la galaxie et sur l’autre, cela couplé à ma formation de Jedi m’a permis de développer des idées pacifistes et un profond respect de toutes les cultures. Profondément altruiste, je vis ma fonction de Grand Maître Jedi comme une charge et une responsabilité plus que comme un honneur. Cette fonction m’a amené d’ailleurs à faire de la politique, chose toujours faite à contrecoeur, tout simplement car ce n’est pas à mon sens aux Jedi d’assurer cette fonction. La politique est pour moi une chose vile, qui attire les convoitises personnelles et finit par attirer le Côté Obscur en nous.

Cela m’amène à ma vision du Jedi. Comme ma vieille amie, la vénérable Maîtresse Iyanna Arenial, j’ai été élevé dans le contexte de l’ancien Ordre, je suis donc aux yeux de tous un « traditionnaliste », quoi que tous reconnaissent que je ne suis pas quelqu’un de borné. Pour moi l’Ordre doit tirer les conséquences de ses échecs, le premier échec que j’ai vu fut la guerre des clones, durant laquelle les Jedi se sont laissés imprégner par la guerre. Les Maîtres sont devenus des « Généraux », ce qui en faisait des soldats et est complètement antithétique avec la fonction de notre Ordre. Aussi, moi présent au Conseil, je ne laisserai jamais une telle chose se reproduire. Cela semble être aussi l’opinion de la Maîtresse de l’Ordre : Loes de Walleron, qui privilégie l’intervention sur le terrain diplomatique mais n’a jamais cédé à la tentation de laisser des Jedi exercer une autorité militaire. Je lui suis reconnaissant de cela, et c’est pour cela qu’en dépit de nos désaccords sur des questions de fond, je suis totalement du côté de Maîtresse de Walleron que je considère comme quelqu’un d’éclairé.

Ayant été mainte fois au contact du Côté Obscur, j’ai même failli être tenté, donc je crois pouvoir dire que j’en comprends les mécanismes aujourd’hui. Je sais combien il est facile de tomber dans l’Obscurité. Loin de penser que c’est la faute de celui qui cède à ces facilités, j’ai de nombreuses fois vu dans ma vie que les Siths et les Jedi Noirs étaient des victimes et qu’ils finissaient pas être consumés. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces gens doutent encore plus du côté de l’Obscurité, mon ancien ami, Maître Quinlan Vos en est la preuve, il n’a cessé de revenir vers la lumière et c’est à cet instant que j’ai compris...C’est pour cela que je ne lui ai jamais voulu de m’avoir battu et laissé pour mort. Il en va de même pour les Siths actuels, pour moi ils ne sont que des victimes et des gens qui ont échoué, utiliser le Côté Noir de la Force n’a qu’une conséquence : les consumer et n’en faire que des marionnettes. Ainsi j’ai été très triste lorsque j’ai appris la naissance de Dark Akni et sur le fond, je la plains. Je pense donc que lutter contre les Siths, ce n’est pas lutter contre des personnes, mais c’est également lutter contre une idéologie et une posture et j’entretiens secrètement le rêve de pouvoir un jour réussir à soigner les adeptes du Côté Obscur.

Pour terminer, je suis sans pitié à l’encontre des entreprises et des régimes qui propagent des idées néfastes, vous l’aurez compris, cela comporte les Siths, mais pas seulement. La Triade est pour moi une engeance, un monstre enfanté dans la douleur par le corps agonisant de sa noble mère, l’Alliance Galactique, ce bébé monstrueux aurait dû mourir et ne doit sa survie que dans le ressentiment des sujets de l’Entente. Le nationalisme exacerbé de l’Entente la fera tôt ou tard basculer dans des dérives Obscures et Stregwel et sa REPo sont des Siths ou des marionnettes du Côté Obscur en devenir, ils seront à jamais prisonniers de la mécanique qui les pousse à désigner un ennemi pour vouloir le détruire. De la même manière, Arcturus Fett, le nouveau Mand’Alor a été élevé dans la guerre et s’est élevé dans une guerre civile sans précédant. Si je me garderai bien de le critiquer en tant que personne, je pense qu’il n’est pas un dirigeant éclairé et que cet « enfant de la guerre » est à mettre au même niveau que la Triade ou le Soleil Noir. Je suis donc formellement opposé à toute négociation avec l’Entente, les Mandaloriens ou encore les groupes criminels, la seule chose qui doit être négocié avec eux serait un régime de transition et une politique plus tolérante. Pour ces raisons, je rejoins encore les idées de Maîtresse Arienal lorsqu’elle était encore parmi nous : je suis partisan d’une intervention des Jedi dans les affaires galactiques et je suis moi-même bien décidé à aider les justes et à préserver la paix. Bien évidemment, cette intervention doit être modérée et n’impliquer que quelques individus de notre Ordre triés sur le volet, justement pour ne pas réitérer nos erreurs de la guerre des clones.

HISTOIRE


(I)Origine et formation (~-50 à -22 BY)

Comme la plupart de ceux de mon espèce, je suis né sur Toola, la planète glacée d’origine des Whiphid. Ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l’histoire de ma famille ou vous parle de mon environnement là-bas, je n’ai que très peu de souvenirs de cette époque. Quelques souvenirs fragmentaires comme l’air froid qui balayait ma fourrure ou des sensations, des sentiments qu’auraient pu m’inspirer des situations que j’ai vécu alors que je n’étais qu’un nourrisson. Je suis né plus de cinquante années avant la bataille de Yavin et à cette époque, l’Ordre Jedi était très différent d’aujourd’hui, les pratiques de formation des novices différaient aussi, j’ai donc -comme tous mes camarades de cette époque- été dépisté comme enfant sensitif et enlevé très tôt à mes parents par des Jedi itinérants. Cette particularité explique pourquoi aujourd’hui, il ne subsiste en moi rien de la culture Whiphid.

Très vite placé sur le temple de Coruscant, j’ai été formé comme l’exigeaient les préceptes de l’époque : sous avec les autres novices d’abord puis par un Maître ensuite. Ma Maîtresse désignée fut Lilit Twoseas. Mon apparence détonnait déjà à cette époque, sans doute car j’étais un des rares de mon espèce présent au temple, mais peut-être aussi par mon tempérament déjà impétueux, qui pourtant n’effraya pas la jeune humaine qui décida de me former. L’attachement, les sentiments, le Côté Lumineux et le Côté Obscur, tout cela n’étaient que des concepts très abstraits que je découvrais au temple. Alors que beaucoup de novices s’extasiaient devant leurs pouvoirs naissants, je n’eut pas ce loisir, j’étais moi-même une feuille vierge, un être exotique qui était dans un environnement privilégié. Je prenais tout de même les enseignements de ma Maîtresse avec sérieux et même si elle me trouvait trop impatient, parfois à la limite de la brutalité, elle s’évertua de patience afin mener à bien ma formation. Mon physique déjà bien supérieur à celui des autres espèces me procurait un avantage certain en duel.

Ma formation n’était pas terminée lorsque la politique fit son entrée dans ma vie. J’étais cependant trop jeune pour réaliser que cette première opération allait me mettre rapidement face aux dures réalités de la guerre. C’était en -33 ABY, la République connaissait déjà des soulèvements et un certain nombre de problèmes politiques, mais là, c’était une importante force Yinchorri qui se soulevait. Malgré les efforts du temple et des politiciens, il devenait clair que l’intervention directe des Jedi était inévitable. Fort de ma fougue et de ma jeunesse, je me portais volontaire pour participer à cette mission, ma Maîtresse fît de même. Nous partîmes donc à plusieurs : Maître Micah Giett ; Maître Plo Koon ; Maître Mace Windu et enfin Obi-Wan Kenobi pour les plus connus par la suite. La réalité de la guerre se manifesta à nous dès notre sortie d’hyperespace alors qu’un croiseur Yinchorri nous attaqua directement. Le combat n’était pas équilibré et nous dûmes faire usage de ruse pour nous défaire de nos ennemis pour finalement nous écraser sur Yibikkoror. Là nous fûmes attaqués par les forces Yinchorri, dont nous réussîmes facilement à nous défaire. Je commençais à goûter à la puissance et à l’avantage certain que conférait la Force...Je me sentais à l’aise, mon sabre tournoyait, il défendait vaillamment mes camarades. La Force était avec moi et je le savais, persuadé que ma cause était juste, la théorie apprise au Temple était désormais une réalité. Notre bataille sur Yibikkoror nous permit de nous échapper pour finalement rejoindre Yinchorr et l’équipe de Maître Windu.

Sur Yinchorr, nous vînmes en aide à l’équipe de Mace Windu alors que les combat se faisaient de plus en plus enragés. C’est là que ce que certains appelaient ma « brutalité » se manifesta. Je redoublais d’effort pour combattre nos ennemis, me battant comme un Ranchor contre tous ces Yinchorri qui semblaient être légion. Malgré ma formation de Jedi, c’était ma première opération et je n’avais jamais été en contact avec la guerre, je comprenais désormais ce que c’était que d’être en sursis, face à des ennemis prêts à en découdre. Je fus moi-même victime de cet ennemi alors que nous nous replions...Un Yinchorri armé d’un bouclier de cortosis m’attaqua et ma lame entra immédiatement en contact avec le bouclier...J’étais en mauvaise posture. Je ne dus ma survie qu’à l’intervention de Maîtresse Twoseas qui intervint pour m’aider et réussit à neutraliser le colosse Yinchorri avec son sabre. Malheureusement, elle fut mortellement touchée par l’arme de ce dernier et d’autres ennemis qui accouraient. Ce fut la première fracture de ma vie : celle d’assister, impuissant, à la mort de ma Maîtresse. Jusqu’à présent, tout n’était que théorie et concepts, mais je voyais désormais ce qu’il coûtait d’être Jedi. Dans un mélange de larmes et de cris, j’abattis de sang-froid plusieurs combattant Yinchorri sans aucune pitié pour évacuer le corps de Maîtresse Twoseas...Mais il était trop tard et en dépit de ma réaction, elle était bel et bien décédée. Nous réussîmes à évacuer et la Marine Républicaine en finit avec les Yinchorri. Le soulèvement se termina comme il avait commencé, très rapidement, dans une violence inouïe.

La mort de ma Maîtresse laissa en moi une très grande trace, une cicatrice qui ne se referma jamais. Je mis plusieurs années à réussir à m’en accommoder, ne comprenant pas réellement ce que cela avait apporté. C’est sans doute cette tristesse qui a posé en moi les bases du Jedi que je suis aujourd’hui, je rejetais profondément la guerre, pour moi tout cela n’avait été qu’une perte de temps. Ce soulèvement avait causé la mort de ma Maîtresse et m’avait touché, mais je ressentais et pouvais aussi comprendre le chagrin des Yinchorri pour les leurs, tombés au combat. La guerre n’était qu’un champ de ruine qui menait l’âme de quiconque l’érigeait en totem à un dessèchement total.

Je terminais donc ma formation auprès d’un autre Maître, pour finalement passer les épreuves et  devenir Chevalier Jedi. Mon tempérament était plutôt calme et réservé, sans doute toujours à cause de cette épreuve qu’avait été le soulèvement Yinchorri. Je m’exprimais toujours avec parcimonie, tentant de trouver une solution pacifique. Ce comportement détonnait d’ailleurs parfaitement avec mon physique de brute. Les années qui suivirent se déroulèrent au Temple pour moi, je formais mon premier Padawan, tout en participant aux discussions sur les troubles Séparatistes, qui, hélas, eux-aussi laissaient planer l’ombre des Siths une nouvelle fois présent dans la galaxie, prêts à l’engloutir dans la guerre. Mon comportement placide et mon obéissance envers le Conseil me permirent d’être nommé Maître Jedi après la formation de mon premier Padawan. Bien qu’honoré par cette nomination, une partie de moi ne pouvait s’empêcher de craindre les événements à venir. Les soulèvements et la menace grandissante dans la Galaxie me faisaient craindre le pire et je réalisais que je n’avais pas du tout digéré la peine procurée par le décès de Maîtresse Twoseas. C’est à posteriori là mon erreur, je n’étais pas prêt à participer à la guerre des clones...Pas comme cela m’a été demandé en tout cas.


(II)Guerre des Clones (-22 à  BY à -19 BY)

J’étais un peu troublé par la tournure des événements. Je fus rapidement nommé Général dans l’Armée des Clones mais ce grade m’effrayait par sa signification :  n’étions-nous pas les garants de la paix dans la galaxie ? J’avais moi-même un très mauvais pressentiment à l’égard de la tournure que prenaient les événements et la Force ne semblait pas me contredire sur cet aspect. Nous avions dépassé nos attributions à mon sens, nous attribuant le grade de Général, un grade qui par essence nous préparait à la guerre.

J’intervins sur Géonosis dans un premier temps. Plusieurs Jedi menèrent cet assaut au prix de grandes pertes. Malgré mon opposition par essence à ce qui se produisait, je m’acquittait de ma mission et les combats se succédèrent. Je fus par la suite envoyé sur Teyr pour une bataille qui s’annonçait bien plus violente encore. Une fois de plus nous fûmes encerclés par les Séparatistes et pris dans un combat toujours plus violent. Je ne voulus pas revivre la tragédie de Yinchorri et pris la décision d’ordonner le repli. Mon état-major me demanda cependant l’autorisation d’avoir recours à une stratégie alternative mise-au-point pas nos officiers : un assaut qui permettrait -au prix de nombreuses pertes cependant- de gagner la bataille. Après plusieurs hésitations, je donnais l’ordre de suivre le plan. Cet assaut fut sans doute un nouveau traumatisme pour moi, je pus sentir toutes ces vies arrachées et sacrifiées. Cela faisait écho à la nature profonde de cette guerre en moi, cette armée de clones qui n’était considérée que comme un assemblage d’êtres prêts et conçus pour mourir, utilisée sans vergogne par des politiciens qui n’avaient jamais vu la guerre véritablement. Je fus en total désaccord avec la façon qu’avait le Conseil de mener cette guerre. Je fis donc un choix insensé, même encore pour moi aujourd’hui : quitter l’Ordre. Teyr fut un pallier pour moi, si j’étais convaincu de la philosophie Jedi et de sa justesse, je n’étais plus convaincu de la manière dont était conduite cette guerre. Je fus présumé mort à la suite de la bataille alors que les forces Républicaines ne retrouvèrent pas mon corps.

J’avais en réalité pris contact avec un groupe de Jedi dissidents basés sur Ruul et menés par Sora Bulq. Tous ou presque étaient totalement révulsés par la façon dont était conduite cette guerre et je pensais naïvement que notre opposition pourrait à terme dissuader le Conseil de mener de nouvelles opérations comme celle de Teyr. Mais encore une fois, c’était sans compter la perfidie du Côté Obscur et de ses serviteurs. Le Conseil Jedi prit rapidement contact avec nous et conscient du risque qu’aurait un schisme avec plusieurs Jedi dissident, il envoya Maître Windu pour négocier avec nous et s’enquérir de nos doléances. Pour ma part, je ne voulus jamais réellement m’opposer à Maître Windu ni au Conseil, mais je me contentais de plaider les idéaux qui étaient les miens et je racontais à Maître Windu les événements de Teyr tout en lui expliquant mes motivations profondes et pourquoi j’avais rejoint le groupe de dissidents sur Ruul. A posteriori, je peux reconnaître que j’ai agi assez naïvement, pensant que notre petite opposition changerait les choses...Ou au moins que tous mes camarades avaient les mêmes objectifs que moi. La situation dégénéra rapidement lorsqu’Asajj Ventress, Jedi Noire, nous confronta peu avant un nouvel entretien avec Maître Windu. Les choses furent plus difficiles qu’elles n’y paraissaient et nous perdîmes une des nôtres durant l’affrontement. Ventress avait semé le doute entre nous et certains doutaient déjà de Windu, j’étais quant à moi très dubitatif dans l’implication de Windu dans cette affaire. Les choses ne s’arrangèrent pas et plusieurs d’entre nous glissaient peu à peu vers le Côté Obscur, ce qui était initialement une manifestation pacifique devenait un véritable règlement de compte dont tira profit Ventress. Je dus moi-même me battre contre elle et ne fut sauvé que grâce à Maître Windu. Le Maître nous révéla finalement que Rad Tharn, l’un des Jedi dissidents était en fait un complice de Ventress et que toute cette affaire n’était que supercherie. Dans sa sagesse, Mace Windu nous laissa le choix, il nous laissa libre de revenir au temple ou d’abandonner le combat. Je mentirais si je disais aujourd’hui que je n’ai pas hésité, j’avais moi-même failli à ma mission...Mais je sentais pour autant que la voie Jedi était juste. Je choisis donc de retourner au temple, mais cet épisode fut pour moi une leçon supplémentaire sur les méthodes de séduction et de perfidie employées par le Côté Obscur.

Je connus ma première véritable défaite peu après cet épisode malheureux. Le Conseil m’envoya avec plusieurs autres Jedi sur Hypori pour détruire une usine de droïdes de la Confédération. La prise de cette cible était particulièrement importante et m’apparaissait comme un point stratégique capital. Cette mission me motivait, puisque les objectifs étaient clairs et que je pensais naïvement qu’elle pourrait inverser le cours des choses. Nous fûmes malheureusement une fois de plus encerclés par les droïdes et ce fut la manifestation d’une triste figure de la guerre des clones : le Général Grievous. Grievous nous défit un à un et je ne pus échapper à cela, je fus une fois de plus grièvement blessé et le Général Droïde récupéra mon sabrolaser en trophée. Ma constitution exceptionnelle -ou ma chance insolente comme le dirent certains par la suite- me sauvèrent une fois de plus puisque je pus regagner le temps.

La guerre des clones touchait  à sa fin et je fus assigné à une dernière mission une année plus tard. Je dus protéger le Sénateur Viento. Cette mission échoua également et j’assistais, impuissant, à son assassinat par le Jedi déchu Quinlan Vos, désormais du côté de Dooku. Je fus à mon tour défait par Vos après un affrontement des plus violent...Survivant une dernière fois à de terribles blessures. Je retrouvais Quinlan revenu parmi nous une année plus tard encore...Lors de notre assaut victorieux sur Saleucemi où nous arrachions une victoire aux guerriers Morgukai clonés et armés par la CSI.

La guerre se terminait, mais pourtant, nous n’en avions pas conscience. Tout du moins nous ne pensions pas que le coup de théâtre final serait celui qu’il était. Il y eut bien Maître Yoda qui ressentait les bouleversements dans la Force, ou encore moi-même qui plusieurs fois confiai à mes camarades à quel point j’étais attristé de voir les Jedi s’enfoncer toujours plus dans la guerre. La vérité fut comme un coup de poignard dans le dos...Comprendre que la politique nous échappait. Nous avions été des instruments entre les mains d’un groupe d’individus sournois, nous avions tous été manipulés : Jedi, certains Siths, membres de la CSI, soldats, citoyens, politiciens. Je pus voir le véritable danger des Siths lorsque fut appliqué l’Ordre 66. Pour ma part, je n’étais pas encore conscient de tout cela, et ce ne fut que grâce à mon intuition que je pus tenter de sauver la vie de plusieurs élèves sur Bogden 3 qui étaient la cible de clones en escale. Durant un combat meurtrier, je réussit à tuer tous les clones pris de folie meurtrière mais tous les Jedi avec moi moururent. Frappé d’incompréhension, je ne pus que m’enfuir avec les élèves qui vivaient encore et la Padawan Piru, l’unique survivante Jedi. Alors que la navette décollait dare-dare, je n’avais plus qu’une question en tête : pourquoi ces clones nous avaient-ils attaqués ? Suivant une fois de plus mon intuition, il me parut raisonnable de ne pas retourner sur Coruscant et je pris, une fois de plus, la clef des champs.

(III)L’exil (-19 à 4 ABY)

Nous volâmes pendant très longtemps, poussant notre navette au maximum de ses capacités. Durant le voyage, peu dirent mot, les élèves se comportèrent de manière exemplaire. Peut-être avions nous tous compris implicitement à quoi nous venions d’échapper. Nous nous écrasâmes sur une planète forestière et reculée. Je sentis une fois de plus de vieilles tentations remonter en moi, la colère, une certaine envie de vengeance dont je ne pus m’extirper que grâce à mes positions solides. J’étais un Jedi et l’établissement d’un camp pour nos élèves afin de subvenir à leurs besoins m’occupa et fit passer ces sombres désirs. A mesure que le temps passait, ma rancœur envers les événements et la situation s’émoussait. J’avais sauvegardé la vie de Piru et des élèves et ça c’était le plus important.

Des pirates finirent par nous retrouver et blesser Piru. Je compris rapidement qu’ils venaient pour les élèves. Nos têtes avaient été mises-à-prix. Je compris désormais qu’une force obscure recherchait les Jedi. J’ai donc joué le rôle que j’avais toujours joué, j’ai tenté de retrouver les enfants qui avaient été capturés. Une fois les blessures de Piru soignées, nous avons tenté de monter une stratégie pour attaquer les pirates et après plusieurs péripéties et la mort des pirates de ma main, les élèves étaient saufs. J’avais changé, mon sabrolaser ne tremblait plus, j’arrivais à être maître de moi et à donner la mort pour préserver des vies. Malgré mon tempérament initial, la guerre m’avait changé et j’en avais bien conscience...Ce fut l’enseignement que je transmettais aux élèves une fois libres. La navette des pirates fut réparée et nous finirent par convenir que je ramènerais Piru et les élèves dans un endroit sûr puis que moi-même je continuerai ma route.

Nous dûmes rejoindre un camp de réfugiés sur Arkinnea alors que nous étions toujours poursuivis par des pirates. Dans ce camp, j’eus le plaisir de retrouver un Jedi qui avait survécu lui aussi à l’Ordre 66 : Zao. Ces retrouvailles furent de courtes durées, puisque la milice locale tentait de se débarrasser des réfugiés et qu’en tant que membres de l’Ordre Jedi, nous serions rapidement arrêtés. Alors que nous tentions de prendre la suite, nous fûmes attaqués par la milice et nous pûmes nous en sortir qu’au prix d’un combat dont la Force fit la différence. Je pus rencontrer par la suite un ancien militaire qui avait servi avec moi sur Saleucemi : le Commandant Teron. Teron m’expliqua qu’il n’avait jamais réellement cru au complot Jedi et nous autorisa à rester sur la planète. Nous rejoignirent un ancien temple Jedi dans lequel nous trouvâmes enfin un refuge sûr. Ce fut le début d’un très long exil durant lequel je vécus presque cloîtré dans ce petit îlot de tranquillité.

(IV)Nouvelle ère (4-138 ABY)

Mon exil dura encore plusieurs très longues années. En fait, j’avais des informations fragmentaires de mon refuge par des pèlerins et des rumeurs. Même enterré, complètement enfoui dans mon terrier, la Force restait ma seule alliée et je pus suivre la chute de Palpatine, qui était en réalité Dark Sidious, voyant ainsi une nouvelle idole du Côté Obscur chuter mais comprendre aussi qu’il avait emporté dans sa chute une grande partie de ceux qui le suivaient. La galaxie était ravagée et je ne sortis pas encore de l’ombre.

Lorsque je compris qu’une nouvelle Alliance Galactique venait de se forger et l’avènement d’un Nouvel Ordre Jedi, je fis le choix d’enfin me manifester. Cela faisait bien plus d’un siècle que l’Ordre avait été détruit, mais certains furent très surpris de me revoir. J’avais encore une fois été considéré comme mort. Mon intégration parmi mes nouveaux camarades fut assez aisé : la mentalité avait changé mais les fondements de l’Ordres demeuraient les mêmes. Ma place de Maître retrouvé, je m’attelais à former un nouveau talent, un certain Cade Skywalker, lui-même fils du Maître Kol Skywalker. Désormais, les Jedi pouvaient se marier, avoir des enfants, l’Ordre s’était remis en question et il me fallut du temps pour réussir à intégrer toutes ces informations. Je n’étais fondamentalement pas opposé à une nouvelle définition de l’Ordre, mais mon long exil m’avait éloigné des affaires publiques. Je me sentais désormais dépassé et me rendais bien compte que les jeunes Jedi avaient su s’adapter à la nouvelle ère. Je dus au final abandonner la formation de Cade pour qu’il rejoigne un autre Maître, mais je n’eus pas le temps de me lamenter puisque d’autres fonctions m’attendaient. En effet, je prenais part à l’ambitieux projet Ossus qui tint place en 122 et eut pour objectif de restaurer les planètes détruites ou abîmées par les Vongs.

Malheureusement, de nouvelles menaces planaient sur la galaxie. D’inquiétantes batailles entre l’Alliance Galactique et l’Empire Fel commencèrent à avoir lieu. Ce nouvel Empire avait en effet réussi à fédérer un nombre conséquent de planètes et s’engageait désormais dans une guerre sanglante contre l’Alliance Galactique qui repoussait tant bien que mal les assauts. L’ombre du Côté Obscur planait à nouveau sur la galaxie et cela fut confirmé lorsqu’en 130, après la défaite de l’Alliance Galactique, l’Empereur Roan Fel fut remplacé par le Sith Dark Krayt. Krayt avait planifié son ascension et commença par vouloir détruire ses anciens ennemis séculaires : les Jedi. Je survécus une fois de plus au massacre qui eut lieu sur Ossus et qui emporta nombre de mes camarades dont certains illustres. Ayant conscience qu'au moins la moitié des Jedi avaient succombé à ce triste épisode, je fus une fois de plus tenté par l'exil. Cet épisode fut difficile et je dus faire face à mes anciens démons, pour éviter de me retrouver dans la même situation mentale que celle ayant eu lieu plus de cent ans auparavant, à la fin de la Guerre des Clones. Cette fois je repartais vers une nouvelle terre d’exil : Toola, mon monde d’origine. Un long exil qui durerait sept longues années et durant lequel je ne ferai pas parler de moi.

(IV)Reconstruction (138-148 ABY)

C’est en 138 que j’eus à nouveau des informations concernant la guerre terrible qui avait continué à ravager la galaxie. Le Nouvel Ordre -contrairement à ce que je pensais- n’avait pas été complètement exterminé. Krayt et ses troupes avaient d’ailleurs essuyé de nombreuses défaites contre notamment l’Amiral Gar Stazi qui avait réussi à conserver une partie de l’ancienne flotte Alliée. Je décidais donc de sortir de mon hibernation et de rejoindre encore une fois les Jedi qui m’accueillirent de nouveau. Je dus expliquer mon absence, et donc je contais les péripéties qui m’avaient amenées sur Toola et réalisais que j’avais été déclaré mort à la suite des événements d’Ossus. Les Jedi, l’Empire Fel mené par la fille de Roan Fell, Marasiah et l’Amiral Stazi formaient une troupe forte qui s’apprêtait dès lors à planifier un assaut de très grande ampleur sur Coruscant pour défaire Krayt. Je pris donc part à la mise-en-place de cette opération, étant moi-même parmi les Jedi envoyés au sol pour défaire les Siths. J’y retrouvais d’ailleurs mon ancien élève, Cade, qui menait les opérations. Dois-je réellement vous raconter les combats sur Coruscant ? Cela ne fut encore que mort, assassinats et tremblements dans la Force. Cette fois par contre, la bataille tourna en notre faveur et fut favorable. Krayt et ses Troopers n’étaient plus. Coruscant était libérée.

Cette victoire fut à mon sens un signe extrêmement positif. L’Alliance Galactique avait collaboré avec l’Empire Fel et l’Ordre Jedi contre les Siths. Je vit donc en cette opportunité l’occasion de corriger les erreurs et les fautes politiques du passé. Ces trois composantes devaient s’unir pour préserver la paix et éviter une nouvelle résurgence du Côté Obscur. Nous nous rejoignirent donc à mon initiative, Marasiah Fel, Gar Stazi et plusieurs Maîtres Jedi, afin de discuter de la suite des événements. Les discussions aboutirent à la formation d’un Triumvirat Galactique qui permettrait à l’Empire en Exil de retrouver le trône et à l’Alliance Galactique de se reconstituer. Les Jedi quant à eux retrouveraient leur place de diplomates, de garants de la paix dans la galaxie, ils s’assureraient aussi de combattre le Côté Obscur. L’établissement du Triumvirat fut très populaire chez les Jedi et je pus compter sur le soutien de nombreux collègues, dont notamment la Chevalière Loes de Walleron, une étoile montante de l’Ordre qui s’illustra par la suite dans la consolidation et des affaires diplomatiques et deviendrait Maîtresse de l’Ordre. C’est à cette époque et peu avant le sacre officiel de Marasiah Fel à la tête de l’Empire Galactique que je fis réellement connaissance avec Loes de Walleron. Jeune Jedi plutôt éclairée, ses relations dans les milieux politiques de par sa famille furent essentielles à tisser les liens qui ancrèrent le Triumvirat dans la continuité galactique.

L’Empire Fel assura son assise et sa pérennité immédiatement, en 139 Marasiah Fel épousa Antarès Draco et donna naissance à la jeune Jaana. Les choses étaient encourageantes, le système semblait fonctionner et une année après l’établissement du Triumvirat, les choses se déroulaient bien. La guerre avait cessé dans la galaxie, laissant derrière elle les traumatismes du passé. Pour ma part, je participais aux festivité et profitais pour adresser toutes mes félicitations.

C’est en 140, deux ans après l’établissement du Triumvirat que le Conseil se réunit. Les choses n’avaient pas été faciles, mais le Nouvel Ordre Jedi avait désormais une nouvelle assise et une nouvelle stabilité. Il était temps d’élire un nouveau Grand Maître Jedi et le Conseil se réunit. A ma plus grande surprise, je fus désigné par tous les autres Maîtres. Une décision qui fut suivie à l’unanimité. Je réalisais alors les raisons de cette élection : j’avais survécu à de nombreuses crises, j’étais sans doute le plus âgé des Maîtres, un rescapé d’une époque perdue et j’avais une expérience qu’aucun autre Maître n’avait. Je fus donc nommé Grand Maître Jedi. Ma première proposition fut d’ordre dogmatique...Bien qu’un peu personnelle aussi : continuer le projet Ossus. Cet épineux projet qui m’avait fait reculer et qui avait eu lieu plusieurs années auparavant fut repris à mon initiative et avec l’aide des Yuuzhan Vongs. Bien évidemment, le projet fut suivi et cela commença rapidement. Construisant sur nos cendres un nouveau symbole de paix. Un nouvel événement marqua cette année, le retour d’une ancienne connaissance : Maîtresse Iyanna Arenial. Je la connaissais depuis longtemps et fus d’ailleurs le seul à la reconnaître directement tant son exil avait été long. Je mentirais si je ne reconnaissais pas avoir été extrêmement heureux de la voir. Iyanna Arenial, un être millénaire qui avait pu vivre l’Histoire de l’Ordre et dont l’origine se perdait dans les âges. D’une certaine manière, elle et moi pouvions nous comprendre, nous étions tous deux de vieux Jedi ayant commencé leur formation bien avant l’arrivée du Nouvel Ordre Jedi. J’organisais donc des festivité après avoir réuni le Conseil pour demander la réintégration de Maîtresse Arenial parmi nous. Tout semblait se dérouler pour le mieux. L’année se termina par la nomination de Loes de Walleron au titre de Maîtresse Jedi. Certains d’entre nous la trouvaient un peu jeun -vingt-huit ans seulement- j’étais de leur avis et je le comprenais, mais je choisis de donner mon aval à cela : Loes de Walleron avait prouvé qu’elle disposait d’un sens politique acéré et elle avait fait preuve de clairvoyance en faisant jouer ses contacts pour l’établissement et la consolidation du Triumvirat. C’était donc pour moi un très bon choix, il ne fallait pas rester englué dans les traditions et les institutions, un bon Jedi sait prendre de bonnes décisions.

Les années 142 et 143 s’enchaînèrent assez placidement de mon côté. J’étais au Temple, m’attelant à mes activités. Je suivis de très loin les intrigues politiques telles que la nomination de Jhoram Bey au poste d'Amiral et la défaite électorale de l’Amiral Stazi. Les choses semblaient petit à petit retrouver leur place. Si certains mondes extérieurs semblaient négligés, l’Empire Fel comme l’Alliance Galactique tentaient de s’entendre et le Triumvirat était pour moi une réussite, contrairement à ce que semblaient le dire certains Maîtres, plus dubitatifs sur les conséquences à long terme de cette entreprise. Pour moi nous avions la possibilité de maintenir la paix dans la galaxie.

Je dus à nouveau régler un problème important en 145. Le Conseil et l’Imperial Intelligence nous rapportèrent la disparition d’enfants sensitifs. Pour ma part, cela fit immédiatement naître en moi un sentiment de vive inquiétude : pour moi cela était imputable à une manifestation du Côté Obscur. Je fis aussi -à tort d’ailleurs- le lien avec l’ascension du Soleil Noir qui avait désormais à sa tête Lenalia T’Kami, une Sith notoires. Même si la présence de T’Kami n’était qu’une rumeur qui émanait d’un espace Hutt en plein déclin, j’utilisais tous mes soutiens pour lancer une enquête. Le Conseil fut particulièrement prudent et je ne pus négocier une enquête conjointe avec l’Empire. Ces enquêtes furent longues et au final peu efficaces.

Malgré nos plus grands efforts, la situation dégénéra à nouveau sur le terrain politique. Jusqu’en 148, la galaxie fut marquée par des crises politiques et des défections. L’Alliance Galactique peina à imposer sa volonté et l’Empire fut déchiré par plusieurs camps politiques. Ne comprenant pas réellement la politique, je vis l’Ordre se déchirer aussi dans ses désaccords sur la question Corellienne. Il fallait être honnête, le Conseil ne semblait pas avoir la solution à ce qui se produisait dans la galaxie. Après la défection d’un Maître, je soufflais à certains de mes collègues de nommer Iyanna Arenial au Conseil. La Maîtresse millénaire avait une expérience inégalée et aurait eu les épaules pour devenir Grande Maîtresse ou Maîtresse de l’Ordre à mon sens. Voyant la situation s’embourber avec le problème de Corellia, Maîtresse Arenial fut nommée rapidement afin que nous puissions bénéficier de son expérience. Comme si cela ne suffisait pas, de nouvelles révoltes éclatent, cette fois sur Eriadu, où le patronat et les Corporations s’opposent à des ouvriers affamés et révoltés par les privilèges des sociétés qui les emploient.

(V)Clair-Obscur (148-158 ABY)

La situation et le conflit larvé politique qui opposait l’Alliance Galactique à ses vieux démons continua. En 150, les Alliés décident d’envoyer le Général Ludov Stregwel régler le problème d’Eriadu qui s’est étendu à Mustafar et à Sluis Van, ainsi qu’à tous les mondes alentours. Utilisant mes soutiens politiques, je réussit à contacter des officiels Alliés et à leur exprimer mon désaccord quant à l’envoi d’un homme de guerre pour régler un problème de révolte populaire. Mes conseils ne furent pas entendus.

Les efforts diplomatiques de Maîtresse Arenial semblèrent pourtant payer jusqu’en 153, pourtant cette façade ne masquait pas les volontés séparatistes de certains systèmes. Pour ma part, je ne cessais de pointer du doigt le Côté Obscur. Pour moi, des forces manipulaient dans l’ombre, j’avais vu cela déjà à deux reprises dans mon histoire : Sidious durant la guerre des clones et Krayt qui avait finalement renversé Roan Fel. Ma vision des choses semblait archaïque pour tous ceux avec qui je la partageais. Pourtant, tout me semblait évident : Krayt avait beau avoir été vaincu, bon nombre de ses soutiens étaient toujours en liberté et il n’était pas clair de savoir qui avait survécu et qui était encore actif du côté des Siths.

La conclusion de cette affaire fut apportée en 153. Il était désormais clair que l’Ordre Sith était encore présent dans la galaxie de manière soutenue. Nous avions négligé la menace qu’il représentait et sa manifestation la plus marquante restait Lenalia T’Kami qui avait pris la tête du Soleil Noir. Le Séparatisme patenté de certains mondes Alliés devint un réel danger et cela poussa Stregwel à réformer de manière autonome le secteur d’Eriadu. L’Ordre Jedi réalisa enfin que la galaxie était au bord du gouffre de la guerre...Une fois de plus, mais il était trop tard.

La guerre civile galactique commença en 154, elle opposait les systèmes encore loyaux à l’Alliance face à ceux qui faisaient session. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, les séparatistes eurent sans doute des soutiens ce qui les menèrent à agir très rapidement et à devancer à chaque fois la lourde administration Alliée et l’immobilisme d’un gouvernement corrompu. En 155, Eriadu fut la cristallisation de tout cela, le système de Stregwel était désormais complètement autonome et le Général avait même implanté la Triade, un gouvernement capable de gérer les crises dans le secteur. Si l’Alliance demanda la dissolution -craignant une nouvelle sécession- Stregwel refusa et ses menaces proférées à l’encontre du gouvernement Allié eurent pour conséquence l’inaction la plus totale. La démonstration était faite que l’Alliance Galactique se mourait une fois de plus. Malgré les efforts de Maîtresse Arenial qui faisait jouer ses relations pour gérer les crises, la situation s’embourbait et les Jedi peinaient à gérer tous les problèmes internes du Triumvirat qui n’arrivait plus à appliquer la « Victoire sans Guerre ».

J’étais resté stoïque, dépassé par les événements que je ne comprenais pas. La politique semblait prise dans un tourbillon. Rien ne semblait destiner une fois de plus la galaxie dans une guerre terrible, pourtant c’est ce qui se produisit. Marasiah Fel cède aux pressions internes de l’Empire et déclare la guerre à l’Alliance en 156, comprenant que les Alliés ne pourront pas résoudre les crises qui les déchirent. Une fois de plus face à mes démons, je décidais cette fois de préserver le Triumvirat, mais ni moi, ni Maîtresse Arienal ne pûmes tenter d’inverser la vapeur, le Triumvirat était bel et bien mort. L’Ordre prit donc le parti de l’Alliance, au moins pour essayer d’abaisser les tensions. J’étais un fervent partisan d’une action directe et politique : en effet les origines de cette nouvelle guerre étaient l’incapacité de l’Alliance à gérer ses propres crises...Il fallait donc sauver l’Alliance Galactique afin de supprimer la cause de la guerre. Mais notre action fut trop tardive et je dois avouer que je me sentis impuissant face à cette Alliance Galactique qui semblait ne plus pouvoir se gouverner.

Ce qui dut arriver arriva. En 157, l’Alliance Galactique se délita complètement. La Triade se défendit contre une attaque Sith sans précédant alors que le chaos rongeait la galaxie et que les Siths se manifestaient enfin comme une force bien plus puissante que nous ne l’avions anticipé. Les Siths avaient été au chevet des mondes Alliés périclitant sous les coups des Séparatistes et en récupéraient les miettes en se fondant sur le ressentiment des peuples envers l’Alliance et le Triumvirat. Ce fut le cas aussi lorsqu’ils attaquèrent la Triade. Mais alors que le Conseil Jedi se réunissait une nouvelle fois, je fus un des partisans de l’inaction concernant ce « combat de serpents » qui opposait deux systèmes totalitaires qui à mon sens étaient la résultante de la lâcheté et de l’inaction des hautes instances Alliées. L’Empire Sith fut proclamé peu de temps après, ayant envahi la moitié de la galaxie en peu de temps, et confirma son assise en faisant assassiner Marasiah Fel et son entourage...Ce qui mena au couronnement de Jaana Fel, une femme de 19 ans, à la tête de l’Empire Galactique. L’Alliance Galactique n’était plus et fut dissoute, laissant derrière elle une Alliance Rebelle forte de quelques systèmes.

Nous sommes en 158 ABY, Iyanna Arenial a disparu et Loes de Walleron a été élue l’année dernière Maîtresse de l’Ordre après un conclave rapide. Je sais désormais que la galaxie a été soumise à rude épreuve et que je me retrouve face à mes démons en voyant les Siths prendre du terrain. Nous sommes un Ordre de réfugiés et malgré nos défaites et nos travers, je suis bien décidé à ne pas laisser le Côté Obscur prendre du terrain cette fois. Si la Maîtresse de Walleron nourrit des aspirations politiques très fines, j’ai pour ma part une vision plus manichéenne et plus simple des choses : notre objectif principal est de contenir et d’éradiquer le Côté Obscur, je sais en effet mieux que quiconque les ravages qu’il peut faire sur la société et sur les gens. Plus séduisant, plus facile, le Côté Obscur a su rallier à sa cause de nombreuses personnes. Plus que les Siths, ce sont les extrémismes de tout bord qu’il faut combattre : le nouveau Mand’Alor Arcturus Fett ou la Triade par exemple, c’est par la guerre qu’ils ont été façonnés et c’est par la guerre que leurs bonnes intentions périront...Ces régimes doivent prendre fin et n’auront aucune indulgence de ma part. Le Soleil Noir, le Cartel du Xénope et tous les Hutts, ils sont tous corrompus et finiront par basculer dans le Côté Obscur. Ce n’est pas pour rien qu’on trouve des Siths infiltrés dans ces différents milieux du crime, après tout la Princesse du Soleil Noir Lenalia T’Kami n’est-elle pas l’ancienne Main de Sidious et l’associé du Xénope, Yahto Bolkan n’est-il pas un ancien Acolyte devenu Seigneur du temps de Krayt ? Ahriman, Maladi et même Akni, notre ancienne collègue sont tous la cristallisation de nos erreurs, des doubles maléfiques dans lesquels nous pouvons nous regarder. Ahriman est l’orgueil pédant de celui qui tente d’acquérir la connaissance par tous les moyens et qui use la Force sans humilité, Maladi est quant à elle la frénésie politique et la machination poussée à l’extrême, Akni est le regret et la frustration de la tristesse d’une décision non acceptée. Les Siths se nourrissent de la misère, ils séduisent, négocient pour finalement détruire et contaminer les esprits faibles par la Haine et la Colère...Mais restent les premières victimes de leur poison. J’ai suffisamment fuit face à eux et je suis désormais bien décidé à reprendre les armes dont je dispose pour combattre leur idéologie malfaisante. Si j’ai de nombreux désaccords sur la méthode à appliquer avec Loes de Walleron, je sais que c’est une femme intelligente et je la soutiendrai publiquement autant que possible...J’ai pleinement confiance en son sens politique et je sais qu’elle réussira de belles choses. Ma vision est plus archaïque...Plus traditionaliste, Iyanna, ma vieille amie, tu avais raison et c’est aujourd’hui que je m’en rend compte. Nous avons été trop timorés, trop permissifs et le pacifisme n’admet aucune transigeance, il faut être strict et moral, pour préserver le plus grand nombre. J’ai donc décidé désormais de prendre part à cette guerre, de reconnaître que désormais, ma lame ne pourra pas rester dans son fourreau plus longtemps...

DERRIÈRE L’ÉCRAN


Prénom/Surnom : Mister J
Age : ///
Sexe : M
Avatar : K’Kruhk
S'agit-il d'un double compte ? De qui ? Jorian Solaris.
Comment avez-vous connu ce forum ?  Fondateur.

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Invité
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Re: Le Grand Maître K'Kruhk, l'Immortel
Dim 26 Mar - 19:14
Et je transfère en zone staff la fiche de l'immortel !

Entend au loin "Il ne peut en rester qu'un !"
Invité
Invité
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Re: Le Grand Maître K'Kruhk, l'Immortel
Mar 28 Mar - 12:26
Et c'est une validation pour l'immortel ! Maintenant, tous les faibles vont trembler devant sa puissance !
Le Grand Maître K'Kruhk, l'Immortel
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