[155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
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Jorian Solaris
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[155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Dim 26 Fév - 22:49
Personne ne savait que faire…C’était un euphémisme. Jorian Solaris, Capitaine des Renseignements de l’Alliance passait son temps entre les différents combinés de téléphone et les communications holographiques des différents officiers qui combattaient sur la planète. La section de Solaris avait été détachée sur Trigalis pour tenter de coordonner les défenses locales contre des séparatistes aidés par les  troupes Siths qui avaient littéralement massacré les troupes Alliées stationnées sur la planète. Jorian était avachi sur son siège, vêtu d’un uniforme terne avec les écussons de l’Alliance et quelques décorations. Ses galons de Capitaine pendaient mollement sur ses pattes d’épaule. Les cernes épaisses qui entouraient ses yeux en disaient long sur le peu de sommeil qu’ils avaient eu. Si au départ on avait demandé au SpecOps de se déplacer pour mener des opérations de combat urbain pour délivrer des villes aux mains des Siths, la situation avait rapidement dégénéré au point que Jorian avait formellement interdit à ses hommes d’aller mener des combats, c’était du suicide, les principales villes de la planète avaient été écrasées par l’armée Sith et les Sith Troopers qui tuaient toute personne portant un uniforme Allié. Cela avait rassuré la plupart des membres de l’équipe qui, en ce début d’année 155 avait bien compris que l’Alliance Galactique connaissait ses derniers instants. Seule Syrielle rongeait son frein, depuis des jours elle tournait et virait, tentant de trouver une occupation, rageant contre l’inaction de l’Alliance. Plusieurs fois son supérieur avait dû la rappeler à l’ordre, plutôt violemment, mais cela était pour son bien. Qui aurait pu lui en vouloir, elle qui était désormais embarquée dans une mission suicide. Les ordres du Commandement étaient clairs au départ : aider à libérer des secteurs des villes principales de la planète, mais Jorian avait rapidement compris que ces villes étaient conquises par l’envahisseur Sith et les séparatistes depuis longtemps…En fait l’Alliance et le gouvernement local avaient connus des défaites militaires majeures. Cela, Syrielle peinait à le comprendre, elle s’était bornée à demander à Jorian Solaris l’autorisation d’aller combattre, ne comprenant pas que le Commandement de l’Alliance les avait envoyé là sans avoir d’information sur la situation actuelle des troupes qui combattaient ici. L’officier s’était donc enfermé dans son petit bureau et il n’en sortait plus, se contentant de passer ses journées et ses nuits au téléphone et par holocommunication afin d’organiser le repli des soldats qui tentaient d’évacuer la planète. La femme en armure qui se trouvait face à lui avait les traits tirés, elle semblait aussi ne pas avoir dormi depuis des jours.

-…fait  sauter les ponts de la ville. Nous n’avons rien pu faire. Les Séparatistes ont pris la ville de Bohejt mon Capitaine, il faut que vous évacuiez, le front avance vite et ils seront sur vous dans deux jours, peut-être trois.

-Nous n’avons pas fini d’évacuer le personnel administratif, c’est la pagaille ici. Ne devait-il pas y avoir l’intervention du groupe d’armée Est ?

-Négatif mon Capitaine, nous n’avons pas réussi à les retenir et le groupe d’armée Est s’est fait écraser près du fleuve Nol hier…En tout cas ce qu’il en restait. Nous allons charger les dernières caisses de matériel et on évacue.

-Mais enfin…

On tapa à la porte et lorsque Jorian invita la personne à enter, il vit Syrielle qui apparaissait, elle semblait toujours aussi renfrognée. Les problèmes semblaient se succéder.

-…Excusez-moi. Vous devez à tout prix essayer de joindre le PC et l’Etat-Major. C’est une décision trop lourde qui dépasse mes attributions. Je ne suis pas habilité à donner l’ordre d’un repli total des forces de la planète. C’est du ressort de l’Armée. Continuez l'évacuation de vos hommes, je signerai vos autorisations, quant à nous, nous partirons quand nous aurons terminé l’évacuation du personnel administratif.

-A vos ordres mon Capitaine.

La femme se mit au garde-à-vous et déconnecta la communication. Jorian souffla bruyamment de dépit. L’officier semblait couler sur sa chaise, il était blême, une barbe de trois jours poussait sur ses joues décharnées. La situation était critique et les bribes de conversation que venait d’entendre Syrielle n’étaient pas pour rassurer les troupes. Le Capitaine se tourna vers son ancienne élève.

-J’espère que tu ne viens pas m’annoncer de mauvaises nouvelles, j’ai eu ma dose. L’Etat-Major ne répond plus depuis hier soir et le Général Stern a capitulé à Bohejt, il s’est suicidé ce matin. La situation militaire ici est catastrophique et les officiers Alliés encore sur le terrain ne savent plus quoi faire, du coup ils contactent la cellule des Renseignements pour avoir l’autorisation d’évacuer. C’est un carnage…Je n’ai pas les chiffres exacts mais on parle de plusieurs dizaines de milliers de morts rien que pour la bataille de Bohejt. Les ennemis seront ici dans deux  jours…On doit terminer d’évacuer le personnels et nous évacuerons aussi.


Comme à son habitude, Jorian était clair, concis. Il savait que ses instructions ne plairaient pas à Syrielle, mais elles ne lui plaisaient pas à lui non plus. Stern était le Général qui commandait les forces encore loyales au gouvernement local. Sur le fond, cela montrait que désormais, la planète était perdue, comme tant de planètes les mois suivant. L’Alliance Galactique était belle et bien perdue, Jorian le savait, ses hommes aussi, mais aucun n’avait la possibilité de l’exprimer, car le Capitaine Solaris avait mis aux arrêts deux agents dont il avait qualifié le comportement de « défaitiste ». Le défaitisme n’était pas reconnu comme crime ou délit au sein des forces Alliées, mais le Capitaine voulait garder ses troupes concentrées.

Sur le fond, il savait ce que Syrielle voulait lui demander : des nouvelles de deux agents, Arthur Lame et Sandra West qui étaient partis depuis trois jours pour rejoindre les groupes d’armée de l’Est et s’enquérir de la situation. Bien évidemment, cela n’était plus nécessaire puisque les informations avaient pu être obtenues par holocommunication. West et Lame avaient été envoyés sous la pression de Syrielle qui voulait absolument faire quelque chose pour tenter de participer aux opérations, Jorian avait fini par accepter de lui laisser envoyer deux agents mais lui avait interdit de s’y rendre elle-même. La situation de West et de Lame était désormais claire puisque leur balise avait été désactivée avec leurs propres codes, il était clair qu’ils avaient désertés…Mais cette information, il la gardait pour le moment pour lui, afin de ne pas accabler un peu plus Syrielle dont le moral semblait affecté un peu plus chaque jour par la situation militaire Alliée sur Trigalis.
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Syrielle Shakhovite
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Jeu 2 Mar - 11:44

Ainsi donc, Bohejt était tombé et le Général Stern s'était suicidé suite à sa reddition …
Si Syrielle venait de pénétrer dans le bureau de son supérieur afin de le tanner pour lui soutirer quelques informations ainsi que l'autorisation de partir en mission, ces nouvelles venaient de stopper net ses velléités de persuasion, et elle resta silencieuse quelques instants. Son esprit analysant tout ce qu'elle venait d'entendre tandis qu'un bilan pour le moins catastrophique se profilait à l'horizon : les morts s'accumulaient par milliers, les agents des Renseignements et les Soldats survivants réclamaient le droit d'évacuer pour sauver leurs vies et l’État-Major les avait lâché. Au pire moment … ou plutôt non, le pire moment arriverait plus probablement dans deux jours, lorsque les troupes de Sith Trooper déferleraient sur leurs positions qu'ils ne seraient pas en état de défendre. Pas en état de quitter non plus dans la mesure où l'évacuation du personnel et du matériel indispensable ne serait certainement pas encore achevée, faute de moyens et de vaisseaux. Autant dire que la situation bordait désormais le critique et ne tarderait plus guère à l'atteindre, et ce fut donc dans un soupir de dépit que la jeune femme lui répondit.

« Deux jours, ça ne sera jamais suffisant … »

Ancienne colonie corellienne, Trigalis disposait effectivement d'un certain effectif de contrebandiers prêts à aider cette évacuation mais malheureusement, ce n'était absolument pas suffisant. Les Sith n'avaient en effet pas hésité à prendre pour cible certains vaisseaux quittant la planète afin de perpétrer un véritable carnage, et les Hors-la-Loi locaux hésitaient donc désormais à les aider. De même que l'Armée peinait à leur envoyer des effectifs – même de vieux cargos rafistolés – pour qu'ils pussent coller tout le monde hors de ce système sur le point de tomber aux mains de l'ennemi. Ou comment avouer que tout le monde semblait se foutre profondément des hommes encore présents ici, mais que Shakh' n'était justement pas tout le monde !

Obstinée et énergique, confiante et presque naïve, la Corellienne n'était franchement pas du genre à laisser tomber ou à abandonner qui que ce fût derrière elle, et malgré l'air résolument fatigué et à bout de nerfs de Jorian, elle choisit aussitôt de plaider sa cause encore une fois. Encore une nouvelle fois. Comme elle le faisait déjà depuis les quelques semaines qu'ils étaient ici et qu'ils tentaient de protéger les Soldats du mieux possible, et ce même si son supérieur avait interdit les missions qu'il n'avait pas hésité à qualifier de suicide.

« Les Sith avancent extrêmement vite, il y a même des rumeurs qui rapportent qu'ils étaient à Chlarna hier soir vers 23h. Si c'est vrai, il y a de fortes chances qu'ils mettent moins de deux jours à arriver ici … et même s'ils traînaient en route, il va nous falloir plus de temps pour évacuer le personnel et le matériel indispensable. L'Alliance refuse de nous envoyer de nouveaux vaisseaux d'évacuation et le groupe de Sorill vient de nous informer qu'il refusait de collaborer encore avec nous vu les risques encourus. Si nous voulons sauver le plus de monde possible, on va devoir intervenir nous-même pour ralentir la progression des Sith … »

De cette proposition à peine abordée tandis que Syrielle venait de faire part d'un nouveau problème : le groupe de contrebandiers dirigés par Andar Sorill les avait avertit il y avait une demi-heure qu'il n'aiderait plus les réfugiés, de peur d'être massacrés eux aussi lorsque la planète tomberait. Par ailleurs, il avait aussi leur propre évacuation à organiser et si celle-ci était logique, elle était également un sérieux coup dans l’aile asséné aux troupes alliées qui étaient déjà en mauvaise position. Avec ce retrait, c'était en effet pas moins de quatre vaisseaux qui venaient de les abandonner et vu la flotte de fortune dont ils disposaient, ce manque allait cruellement se faire sentir.

« La planète est perdue mais avec une action bien préparée, nous pouvons frapper un grand coup et ralentir les Sith en leur causant un maximum de dégâts, ce qui nous permettra de les affaiblir mais aussi de dégager du temps pour le personnel à évacuer. S'ils continuent en ligne droite, ils vont forcément traverser les villes de Klaaash et de New Cornal, alors nous pourrions les attendre là-bas pour les piéger. La topographie et la surprise seront des avantages importants et si nous arrivons à contacter Lame et West, ils pourront les prendre à revers avec les survivants des groupes de l'Est. »

Et sans perdre davantage de temps, la jeune femme tira son datapad d'une poche de son pantalon noir et crasseux – signe qu'elle s'était sans doute entraînée avant de venir dans ce bureau – et elle le brancha à la console de Jorian, affichant bientôt une carte en 3D de toute la zone alentour incluant Bohejt et Chlarna avec des points rouge. En bleu apparaissait d'ailleurs leur position actuelle et en orange, Syrielle avait figuré Klaaash et New Cornal, avec des tracés représentant les routes que les Sith allaient logiquement emprunter. Ainsi que les heures les plus logiques pour leurs passages sur ces différents endroits. Autant dire que les cernes de la demoiselle attestaient qu'elle avait dû y passer une bonne partie de la nuit pour mettre au point cette opération, et elle avait sans doute modifié les dernières données juste avant de débarquer. La seule différence entre elle et Solaris finalement, c'était que Shakhovite bouillait visiblement de partir au combat, et même si elle n'était pas des plus reluisantes avec son pantalon sale et ses cheveux ébouriffés, il suffisait de voir le Blaster et la vibro-lame pendus contre ses cuisses pour se douter qu'elle était prête à partir dans l'instant même.

Et puis …
Et puis après avoir actionné quelques touches de son datapad, un nouveau point – violet celui-là – s'afficha bientôt sur la carte en 3D. Un simple point situé plus ou moins entre Chlarna et New Cornal et qui était affublé d'un petit point d'interrogation là où les villes affichaient leurs noms et leurs ''heures de visite'' estimées.

« Ce point, c'est la balise de West. Je te passe les détails mais en gros, avec l'aide de Drew, on a réussi à hacker son système pour la rallumer de force mais seulement quelques secondes, histoire que les Sith ne puissent pas la détecter. Si Sandra est là, il y a des chances qu'il y ait des troupes avec elle, alors laisse-moi partir à sa rencontre pour pouvoir coordonner nos efforts avec eux. »

Un plan osé mais malgré tout, Syrielle y croyait !
Après tout depuis que West et Lame n'avaient plus donner de nouvelles, la jeune femme n'avait cessé de plaider auprès de Jorian qu'ils avaient sans doute éteint leurs balises afin de ne pas être repérés par les Sith, et avoir la position de Sandra était une véritable chance pour eux. En moins d'une heure, ils pouvaient donc mettre sur pied une opération qui permettrait de dérouiller les Sith à Klaaash ou à New Cornal, aussi la Corellienne était-elle bien décidée à tanner son supérieur jusqu’à ce qu'il acceptât son plan.

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Jorian Solaris
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Sam 4 Mar - 18:42
Syrielle était comme à son habitude, d’humeur combattive. Jorian l’avait vu à sa vibrolame et à son arme équipée. Malgré les nippes d’uniforme et les cernes, la Corellienne semblait toujours motivée et prête à partir au combat. Cela était le cas depuis le début de l’opération sur Trigalis et si certains s’étaient démotivés, Syrielle semblait ne pas subir d’influence de la part des évènements extérieurs, comme si la défaite proche ne semblait pas l’affecter. Ses paroles montraient bien qu’elle n’était pas dupe mais ses actions et ses projets indiquaient clairement qu’elle était prête à partir au combat à tout moment. Peut-être était-ce culturel ou encore un héritage de son passage chez les hors-la-lois. On n’aurait pas pu dire la même chose de Jorian qui, même s’il n’avait pas abandonné son poste et faisait consciencieusement son travail, était de plus en plus affecté par le délitement administratif de la chaîne de commandement Alliée. Il n’y avait pour lui aucune possibilité de justifier les ordres ni aucun repère pour guider ceux qui étaient au front. Toute initiative semblait tomber à l’eau car il n’avait pas l’autorité de donner les ordres qui auraient convenu dans ce genre de situation. Mais cela, Syrielle ne le voyait pas, tout simplement car elle n’avait pas fait le lien avec l’Etat-Major, ce n’était pas sa fonction. Les évènements de 154 avaient porté un très gros coup à l’Alliance Galactique et la qualité de la communication de l’Etat-Major se dégradait aussi. Même les Généraux ne semblaient pas savoir que faire, ils attendaient vainement les réactions des politiciens qui préféraient retourner leur veste ou préparer un plan de secours et pendant ce temps là les militaires se faisaient massacrer.

A mesure qu’il écoutait Syrielle, Jorian se rendait compte qu’il lui manquait un certain nombre d’éléments pour comprendre la situation telle qu’elle était réellement. Leurs sujets de discorde depuis des jours en était la preuve irréfutable : elle voulait absolument rejoindre le front, fermant les yeux sur les désertions qui avaient lieu. Il n’y avait plus réellement d’espoir concernant l’armée Alliée et ils allaient devoir évacuer tout ce qu’ils pourraient évacuer tout en sacrifiant le reste…Cela elle ne semblait pas l’intégrer et pourtant la réalité se profilait chaque heure un peu plus nettement. Les informations sur Sorill et ses hommes n’étaient pas pour rassurer Jorian qui comprenait bien qu’ils n’auraient pas assez de vaisseaux pour évacuer tout le matériel et tout le personnel. Il faudrait faire des choix. Comme il l’avait anticipé, il pouvait voir que Syrielle n’avait pas abandonné ses idées d’aller au front. La jeune femme avait de toute évidence travaillé son plan de longues heures durant et avait aussi étudié les positions des Siths.

Le Capitaine Solaris se contenta de l’écouter dans un premier temps avec la rigueur académique qui le caractérisait, comme s’il était face à une étudiante ou un collègue qui présentait ses travaux. Il ne montra aucun signe d’approbation ou de désapprobation face à son plan, il se contenta d’acquiescer lorsqu’elle lui présenta la position des deux agents Lame et West qu’ils avaient visiblement localisé –Drew et elle- entre Chlarna et New Corwal. L’officier observait chaque point et tentait d’intégrer toutes les informations malgré son immense fatigue et ce que lui savait déjà. Lorsque Syrielle eut terminé il sembla hésiter un instant sur la carte et poussa un soupir d’exaspération qui marquait bien à quel point la situation l’affectait.


-C’est un plan brillant, de toute évidence, en tout cas il le serait si on avait des troupes pour le mettre en œuvre, Syrielle. Avec quelles unités veux-tu le mettre en place ? Je n’ai pas l’autorité pour envoyer l’Armée au feu et il ne nous reste que des hommes fatigués et démoralisés. Quant aux restes du groupe d’armée Est, ils ne répondent plus depuis bien longtemps, il y a de fortes chance qu’ils soient tous prisonniers des Siths à l’heure qu’il est. Tu veux aller au combat tendre un piège aux Siths sans aucun appui aérien et sans n’avoir fait aucune reconnaissance. Les seules troupes dont on dispose et sur qui nous avons encore autorité sont celles du SpecOps mais il est hors de question que tu les engages dans une mission suicide…


Jorian faisait son possible pour maintenir son calme, mais Syrielle pourrait comprendre qu’il n’était pas dans un état mental favorable, son visage était parcouru de tics nerveux à mesure qu’il parlait. Si sa voix restait monocorde, il parlait de manière hachée, cherchant parfois ses mots, respirant de manière inégale. Il était plus affecté par la situation qu’il n’avait voulu l’admettre devant ses hommes lorsqu’il avait fait mettre aux arrêts les « défaitistes »
.

-Essayons de réfléchir 5 secondes…Nous n’avons aucun appuie aérien, les pilotes ont quitté la planète depuis longtemps, nous n’avons aucune sonde pour la reconnaissance et tu veux aller là-bas en écoutant des rumeurs et en supposant que les Siths marchent en ligne droite. Pour ce qui est de Lame et West, quelle preuve as-tu qu’ils sont encore vivants ? Que ce n’est pas un piège des Siths ? Comme pour le groupe d’armée Est, nous ne savons pas combien ils sont ou même s’il reste encore des combattants opérationnels. Je ne peux donc pas te donner mon accord pour cette opération…


L’officier s’arrêta à nouveau de parler, sa bouche pourtant toujours ouverte, comme s’il cherchait ses mots. Visiblement il n’avait plus toute la clarté dans ses pensées embrumées pour parler d’une traite. Il ne dormait que très peu depuis des jours et faisait face à une situation exceptionnelle. Cette fois il ferma la bouche et baissa le regard, un regard honteux et pourtant complètement lucide, son regard était humide et pour la première fois, Syrielle pourrait voir une émotion forte sur le visage de son supérieur, d’habitude totalement impassible, on aurait dit qu’il allait pleurer, son visage transpirait d’une infinie tristesse.


-Ecoute bien ce que je vais te dire, Syrielle. C’est foutu, pas simplement cette planète. Aux dernières nouvelles, plusieurs mondes sont encore sous l’insurrection et les Siths attaquent de toutes parts. Crois-moi, le mieux que nous ayons à faire, c’est d’évacuer au plus vite ce monde. Je veux bien encore attendre jusqu’à ce soir, mais nous évacuerons à vingt heures, car pour ce qui est de ta rumeur, je ne sais pas d’où elle vient mais si c’est de Sorill ou d’un autre que tu parles, il est possible qu’ils aient retourné leur veste pour sauver leur peau donc je préfère ne pas y croire et considérer que les Siths sont plus proches encore. Il reste sept heures, nous évacuerons en privilégiant le personnel, le matériel que nous ne pourrons pas évacuer attendra. Les Siths ne doivent pas mettre la main sur nous, tu sais que s’ils mettent la main sur des officiers des Renseignements, il n’y aura pas de captivité pour nous, ils nous interrogerons et ils nous tuerons comme des chiens. Ce soir nous quitterons donc ce système et nous retournerons au QG en attente de nouvelles instructions.

Le ton de Jorian était toujours directif, cette fois les tics semblaient un peu s’atténuer mais il montrait à Syrielle qu’il comprenait parfaitement la situation et ses retombées. Il savait que la Corellienne voudrait sans doute contester les ordres, mais Jorian ne semblait pas même énervé ou directif ou encore aussi sec que quelques jours auparavant, il semblait juste déprimé par les évènements.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 7 Mar - 15:51

Si Jorian avait écouté toutes ses informations sans piper mot, il lui suffit d'ouvrir la bouche pour que Syrielle sût aussitôt qu'elle n'obtiendrait jamais son accord concernant son opération, et la jeune femme ne chercha nullement à dissimuler un soupir irrité. Depuis qu'ils étaient arrivés sur Trigalis, son supérieur avait en effet interdit toute mission – les jugeant suicidaire – mais la Corellienne bouillait littéralement de repartir au combat ! Après tout quand l’État-major les avait envoyé ici, tout le monde avait bien eu conscience qu'ils n'allaient pas partir en ballades d'agrément, alors que Solaris se montrât soudainement timoré à ce point … ça la dépassait. Ça la dépassait et ça commençait également à la faire royalement chier. Mais devant la fatigue extrême et l'état de faiblesse évident de son interlocuteur, Syrielle préféra ne rien dire, ou en tout cas ne rien dire de manière trop véhémente. Écoutant ainsi son point de vue, ses doutes, ses craintes. Écoutant aussi ses ordres tandis qu'elle hocha bientôt la tête de gauche à droite dans un mouvement de dénégation ouvertement assumé.

« Si on part ce soir à vingt heures, on sera obligés de laisser derrière nous quasiment tout le matériel. Et peut-être même du personnel si certains des vaisseaux endommagés refusent de décoller … »

Une situation qui était d'ailleurs assez insoutenable dans la mesure où la jeune femme ne comptait pas laisser des soldats ou du personnel civil derrière elle mais pourtant, sa voix était restée calme. Douce presque. Elle avait simplement manifesté son opposition aux ordres de Jorian tout en cherchant à le heurter le moins possible. Jorian qui cherchait ses mots et semblait littéralement sur le point de pleurer …

« Je sais que mon idée peut paraître totalement suicidaire, mais moi je reste persuadée qu'elle peut fonctionner. En minant correctement la zone, on pourrait prendre les Sith par surprise et leur infliger des dégâts, et on pourrait surtout les ralentir. Alors laisse-moi y aller … et laisse les volontaires me suivre. J'ai bien conscience que tu ne peux obliger personne à participer à un truc comme ça, mais laisse-moi leur en parler et rassembler un petit groupe de volontaires. »

À combien se montrait le nombre de ces soldats et agents SpecOps prêts à partir se battre ? Un, deux … dix ? Sans doute ne seraient-ils pas bien nombreux vu la dangerosité de cette opération mais malgré tout, Syrielle était absolument sûre et certaine qu'elle saurait trouver plusieurs motivés qui ne la laisseraient pas partir seule. Des hommes refusant la fuite et l'inactivité. Des hommes capables de penser à l'Alliance avant de penser à eux-mêmes.

« Et si jamais cette opération devait poser problème quand même, alors ferme simplement les yeux sur notre départ. Toi de toutes façons, tu ne peux rien faire de plus ici, tu es totalement à bout de nerfs, alors occupe-toi tranquillement de l'évacuation sans te soucier du reste … ok ? »

Une proposition qui fleurait bon l'insubordination mais malgré tout … malgré tout, Syrielle voulait tenter quand même ! Après tout, elle avait bien conscience qu'une éventuelle capture par les Sith ne pourrait se solder que par des tortures et par la mort mais – même si elle redoutait effectivement ce sort – elle voulait partir au combat quand même. Sûrement parce qu'il lui était trop intolérable d'imaginer des membres du personnel civil subir ce sort faute de vaisseaux pour les évacuer tous à temps …

Mais si la jeune femme venait de proposer cette violation des règles à son supérieur pourtant très à cheval dessus, elle venait également de sous-entendre une constatation qu'elle savait vicieuse mais qui l'affectait pourtant elle aussi même si elle venait de l'utiliser : Jorian n'était manifestement plus en état de commander. La fatigue, le stress et Force savait encore quoi avaient eu raison de lui depuis quelques jours déjà, et le relever de ses fonctions n'aurait donc été qu'une formalité pour elle. À son grand regret d'ailleurs … Mais les regrets n'avaient pas leur place en temps de guerre, et si jamais l'inaction de Solaris représentait un danger pour les hommes dont ils devaient organiser la fuite, alors elle n'hésiterait pas à le coller manu militari dans un cargo qui le renverrait vers le QG pour prendre un repos bien mérité.

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Jorian Solaris
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mer 8 Mar - 7:32
Jorian écoutait une fois de plus sa subordonnée. La fatigue avait effectivement eu raison de bon nombre de ses sens, mais il mettait un point d’honneur à ne pas le montrer, gardant ainsi ses forces pour commander. Syrielle y avait pensé, et même si elle ne lui avait pas dit, il était possible qu’elle ait pensé le relever de ses fonctions. Plusieurs hommes y avaient pensé lorsqu’il avait mis aux arrêts plusieurs agents pour défaitisme, ou qu’il avait retardé de deux jours l’évacuation du personnel en dépit des demandes. Ici sans doute Syrielle était elle la seule à vouloir le démettre pour ce qu’elle jugeait comme une inaction. Il ne lui en voulait pas, comment aurait-il pu lui en vouloir après tout ? Il n’aurait pas pu lui en vouloir d’être trop patriote, en général c’était plutôt l’inverse. Il était d’ailleurs affligeant de constater qu’elle était celle qui désirait se battre avec le plus d’ardeur : elle qui était pourtant arrivée sur le tard dans les rangs de l’Alliance Galactique. Un contre-argument intéressant pour tous ceux qui pensaient que le patriotisme et l’attirance envers une cause ou une nation dépendaient du sang et du lieu d’origine. Cette idée amusa beaucoup l’officier qui pourtant ne se laissa pas déconcentrer.

Il écouta les explications de Syrielle qui gardait son calme. Les yeux du scientifique restaient immobiles, fixant profondément sa subordonnée avec cette attitude énigmatique qui le caractérisait tant : paraissant à la fois attentif et détaché, Solaris la laissait parler, sans jamais l’interrompre ni jamais montrer le moindre signe d’une quelconque émotion. Une attitude qui avait plus d’une fois désarçonné ceux qui travaillaient avec lui et qui détonnaient avec celle de Syrielle qui le secondait sur les opérations importantes. Là où la Corellienne était capable d’exploser et de laisser libre cours à son indignation dans une pugnacité impressionnante, Solaris se contentait d’afficher une placidité insondable, écoutant jusqu’au dernier argument de ses interlocuteurs, les incitant par son silence à tous les développements qu’ils souhaitaient exposer sans jamais les interrompre. Ses interventions étaient en général annoncées par un sourire courtois et quelques phrases de sa voix nasillarde et monocorde ou d’une tirade parfaitement ordonnée dans son développement. Un côté imprévisible qui parfois pouvait faire peur aux gens mais qui désormais avait eu l’aval de ses supérieurs.

Ses supérieurs, ils ne s’étaient pas manifestés depuis plusieurs jours de manière sérieuse, l’État-Major se contentait de jouer un double-jeu : les ordres étaient transmis de manière laconique, sans réelle cohérence. C’était là l’apanage de ceux qui tentaient de justifier leur place et de se dédouaner en transmettant quelque chose, mais ces officiers n’attendaient pas eux-même de véritable issue décisive : les ordres étaient consensuels, extrêmement brefs et pouvaient tout dire ou rien dire. De toute évidence, l’ État-Major ne voulait pas heurter les politiciens de l’Alliance Galactique qui s’étaient emmurés dans leur silence et leur inaction. Les Généraux se contentaient de transmettre le minimum, de peur d’être limogés ou pire encore...D’être envoyés au front. Il y avait là un beau ramassis d’hypocrites. Des ordures qui n’avaient fait qu’utiliser les avantages de l’Alliance Galactique et vivre sur son dos de manière totalement parasitaire. Cette pensée révulsait Jorian, d’autant plus qu’il savait qu’ils en étaient là à cause de ce type d’attitude dans les hautes-sphères. Les Siths n’auraient jamais dû gagner autant de batailles, ils auraient pu être défaits très rapidement et cette guerre n’aurait pu durer que quelques mois. Les instances avaient été faibles et elles avaient permis au vieux monstre endormi qu’avait été la menace Sith de renaître de ses cendres et de devenir une menace palpable et extrêmement bien organisée...Une menace capable de prendre les armes.

Jorian avait laissé Syrielle finir. Il soupira de dépit en réfléchissant sur les implications réelles qu’auraient cette mission et surtout sur ce qu’il devrait justifier par la suite. Justifier...Non en réalité il n’aurait sans doute rien à justifier, puisque de toute manière l’Alliance Galactique était à l’agonie. Syrielle était suffisamment déterminée pour y aller toute seule...Et il y avait fort à parier qu’elle ne trouverait pas beaucoup de fous pour venir avec elle. Il était évident aussi qu’elle était capable de se lancer dans la bataille sans tenir compte des recommandations ou des ordres de ses supérieurs. Si elle n’était pas suicidaire, son côté téméraire était un atout dans d’autres circonstances mais pas forcément dans celles qui leurs faisaient face. Ils n’étaient d’ailleurs pas


-Je ne suis pas habilité à envoyer des hommes au combat. Ce n’est pas dans mes attributions, tu le sais très bien...Tu sais ce que nous sommes venus faire ici.


La phrase était tombée, sèche, comme un couperet. L’homme était inflexible et Syrielle mieux que quiconque le savait. Se laissant retomber en arrière sur son siège, fixait toujours sa subordonnée.


-Ceci dit, je commence à être las d’attendre ici, enfermé dans ces quatre murs. Si tu veux y aller, vas-y, mais il va falloir respecter les ordres que je vais vous donner. Si tu veux piéger les routes et les voies, fais-le, mais tu ne vas pas engager les Siths, nous ne savons pas combien ils sont ni quelles sont leurs forces. Donc pas d’engagement direct, tu poses tes pièges et tu reviens. Puisque tu seras là-bas, tu en profiteras pour faire de la reconnaissance et essayer de localiser les Siths mais aussi d’éventuels survivants du groupe d’armée Est. Pour ma part, je vais donner l’ordre de prioriser l’évacuation de personnes afin que nous soyons sûrs d’embarquer au moins tout le personnel. Ça va être difficile, mais nous pouvons y arriver.

Jorian avait des défauts, il pouvait paraître insondable mais il avait fait des pieds et des mains pour que tous les cargos disponibles soient utilisés durant la retraite afin d’évacuer un maximum de matériel et de personnel. D’un mouvement fluide, il se leva et ouvrit la petite armoire qui se trouvait derrière lui, en extrayant un fusil blaster dans lequel il inséra une batterie, puis il fixa à nouveau Syrielle.

-Le dernier ordre que j’ai à te donner est de ne prendre avec toi que des volontaires. Tu diriges l’opération, sur le terrain c’est toi qui commande. Je suis volontaire pour venir avec toi, de toute façon je n’ai pas grand-chose d’autre à faire aujourd’hui, il n’y a pas de papier urgent à signer.


Il y avait une certaine autodérision dans ce que disait le Capitaine, mais il était résolument disposé à venir avec Syrielle. Il savait qu’ils n’auraient pas une foule illimitée de volontaires mais d’un autre côté, il ne voulait pas rester dans une attitude passive et le fait qu’il confie le commandement à Syrielle sur le terrain montrait également qu’il était encore suffisamment lucide pour reconnaître qu’il n’était pas un homme de terrain.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mer 8 Mar - 15:23

Un silence étrange s'était installé pendant quelques instants sur le bureau, et Syrielle avait retenu son souffle lorsque Jorian avait enfin ouvert la bouche pour lâcher son verdict sur sa proposition. Énonçant bientôt une évidence qui provoqua une légère crispation chez la jeune femme tant elle redoutait un nouveau refus qui la pousserait peut-être à hausser le ton ou alors à démettre son supérieur de ses fonctions. Une situation qu'elle voulait d'ailleurs éviter à tout prix tant son but n'était pas là et lorsque les paroles suivantes arrivèrent, ce fut un léger soupir de soulagement qui lui échappa : elle pouvait y aller. Elle avait l'autorisation de bouger, elle pouvait y aller ! Une mission qui aurait pourtant provoquer bien des sueurs froides à n'importe qui suffisamment intelligent pour comprendre les risques et les enjeux d'un tel mouvement, mais la Corelienne n'y voyait pourtant que les avantages qu'ils pourraient en retirer : frapper les Sith, les stopper, les blesser ! Autant de perspectives indispensables et qui suffisaient à reléguer mort, capture et torture au second plan tandis que Shakh' fronça les sourcils lorsque son interlocuteur récupéra un Fusil Blaster qu'il chargea d'une batterie.

Solaris voulait l'accompagner sur le terrain ?!
Autant dire qu'il en était juste hors de question vu qu'il n'était justement pas un agent de terrain et qu'il était visiblement lessivé moralement et physiquement, et Syrielle inspira aussitôt un grand coup avant de prendre la parole à son tour. Comme la dirigeante de cette mission qu'elle venait de devenir quelques secondes auparavant …

« Désolée mais non, tu ne viens pas. Tu n'es pas un agent de terrain et en plus, ça fait des jours que tu n'as pas dormi, tu es juste à bout de nerfs et tu risques de te faire tuer. Tu n'as rien à prouver tu sais, alors reste ici et organise plutôt l'évacuation, je pense que c'est la meilleure des solutions pour tout le monde. »

Quand bien même elle voulait éviter cette mission suicide à Jorian, son refus s'était peu à peu vu atténuer par des conseils au fur et à mesure de ses paroles, mais la jeune femme ne se voyait guère donner un ordre à son supérieur hiérarchique. Cet homme qui était son mentor depuis quelques années déjà et qui lui avait enseigné beaucoup tout en lui offrant l'opportunité de rejoindre l'Alliance Galactique. Mais malgré tout, elle n'avait justement pas envie qu'il gâchât bêtement sa vie en se faisant rafler par un tir perdu ou une attaque un peu trop vive de l'ennemi, et Syrielle dégaina bientôt son comlink avant d'y entrer la fréquence de l'un de ses collègues qui répondit en quelques secondes seulement.

« Drew, j'écoute …

- C'est Syrielle, nous avons l'autorisation pour la mission. Confirmation du nombre de volontaires ?

- Deux personnes se sont finalement retirées, donc nous allons être sept. J'ai déjà préparé le matos et deux speeder, ce sera suffisant pour se séparer en deux groupes comme tu le voulais.

- Parfait merci, j'arrive dans quelques minutes. Terminé. »

De toutes évidences, cette brève conversation tendait à prouver que la jeune femme avait déjà tout prévu pour gagner du temps, mais elle visait aussi à rassurer son supérieur : elle n'irait pas seule, elle allait avoir six SpecOps et Soldats avec elle pour la soutenir et l'aider durant cette opération. De quoi le rassurer donc, enfin c'était bien ce qu'elle espérait …

« On va être sept, ce qui est largement suffisant pour ce que j'ai prévu, alors tu n'as pas besoin de venir avec nous. En tout cas, je serais plus tranquille si je te sais ici. »

De minute en minute, l'ordre de Syrielle se muait de plus en plus en demande auprès de Jorian, mais même si elle ne manquait pas de caractère, elle savait également qu'elle n'obtiendrait rien par la force avec son supérieur. Fût-il du genre calme et placide qu'il n'en était pas moins obtus pour autant quelque fois, aussi la jeune femme préférait-elle ratisser large pour s'assurer du succès de sa demande.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mer 8 Mar - 21:58
Syrielle semblait avoir tout prévu...Tout comme d’évincer son supérieur de la mission. Sur le fond, elle avait raison : il n’était pas un homme de terrain et aurait dû superviser l’évacuation. Mais l’évacuation était déjà planifiée et en cours depuis des jours. Le personnel qui était encore en train de s’en occuper vérifiait les cargos afin qu’ils ne souffrent d’aucune avarie et optimisaient les rangements. L’Alliance Galactique était peut-être agonisante, mais elle avait encore des reliquats d’administration, même sur les mondes conquis qui étaient en pure défaite militaire. En fait la défaite s’instillait partout et le Capitaine Solaris, même s’il en était conscient, se refusait d’en parler devant ses hommes, en fait il appliquait le code militaire au sens strict. Après tout, il s’était toujours considéré comme un homme de parole et sa parole avait été donnée à l’Alliance Galactique et à ses services de Renseignements dès le premier jour de son engagement. Les paroles de Syrielle étaient très dures et ne semblaient pas donner lieu à une quelconque remise en cause. Et pourtant, Jorian Solaris n’était un homme facile à convaincre, principalement quand cela concernait ses principes.

Alice Kollan, la Commissaire REPo l’avait contacté quelques heures auparavant pour leur échange d’information et leurs discussions habituelles. L’agent de la REPo connaissait la situation de Trigalis et avait proposé à Jorian de l’exfiltrer avec ses hommes, mais il avait immédiatement refusé, tout simplement car cela impliquait de laisser certains derrière et surtout que certains seraient choisis et que d’autres resteraient. Cela était intolérable, même en temps de guerre. La guerre avilissait les hommes et Jorian s’en rendait compte tous les jours un peu plus. Kollan avait compris cette position et d’ailleurs peut-être même qu’elle lui avait plut, puisque plus tard, Jorian serait engagé au sein de la Triade et de la REPo. Kollan lui avouerait d’ailleurs des années après que cette position patriotique avait été un plus le concernant.

-Lorsque je me suis engagé dans les Renseignements, j’ai été un des rares à ne pas être sélectionné pour des faits d’armes ou des compétences extraordinaires dans un domaine précis, comme ce fut le cas pour toi et pour la majorité des gens. Je suis rentré tout simplement car je souhaitais que les choses fussent meilleures. Que la galaxie retrouve son éclat et que les guerres incessantes se terminent enfin. Certes l’enlèvement de ma femme et tout le reste a joué, mais effectivement, je ne suis pas un homme de terrain et j’en ai conscience. Maintenant, tu te rends bien compte que nous sommes tous dans une situation critique et j’ai commandé cette opération depuis le début, rester dans ce bureau serait renier ce en quoi je crois. Ma place est auprès de vous, nous sommes tous épuisés mais il faut faire cela.

[/b]Jorian marqua une pause, son ton était étonnamment apaisé, revenu à sa tonalité habituelle. L’homme ne semblait plus montrer aucune fatigue morale dans ses paroles, visiblement parti dans une autre optique : celle d’aller ralentir les Siths. Sur le fond, même si l’idée aurait pu être suicidaire, c’était une idée qui méritait d’être tentée puisque de toute manière, il n’y avait pas réellement d’alternative et ils seraient sur eux dans peu de temps. L’officier voulait maintenir l’ordre de préparer les cargos pour vingt heures dans la soirée, les cargaisons prioritaires en tout cas, ils pourraient continuer à charger si les Siths n’étaient pas là.

Syrielle était une meneuse d’homme, elle avait un caractère bien trempé et ses écarts de langage et de comportement ne plaisaient pas à tous au sein de l’Alliance. Jorian en revanche s’en accommodait plutôt bien, il savait en général lui parler et surtout il avait une certaine autorité par sa placidité sur elle. Peut-être le respectait-elle réellement. Sans doute même. Mais il devait lui-aussi la convaincre, c’était sa mission après tout et il ne voulait pas faire valoir son grade, cela n’aurait fait que buter la Corellienne davantage sans avoir une répercussion positive.


-Je comprends ton point de vue et je le respecte, mais il faudrait que tu réfléchisses. Tu ne me peux pas m’empêcher de venir avec vous...Combien ont déjà déserté ? Regarde les hommes, ils sont tous crevés et ne veulent plus aller se battre. On est ici depuis combien de temps trois-quatre semaines ? On ne fait rien, on regarde nos collègues se faire massacrer...Et encore il y a tout ce que vous ne voyez pas et qui justifie parfaitement mes décisions. Je ne voulais pas de mort inutile supplémentaire. Je tiens à insister, ma place est bien avec vous car je suis le Capitaine de cette unité et que je dois prendre mes responsabilités, tout comme toi tu brûlais d’envie de prendre les tiennes il y a quelques jours. Ne pense pas que c’est pour moi des décisions faciles à prendre ou que je n’aurais pas préféré agir. Je regrette sincèrement de t’avoir embarqué dans tout ça Syrielle et préférerais que nous soyons dans une autre posture mais il faut maintenant se concentrer sur notre objectif principal à savoir que tout le personnel soit évacué. Permets moi d’insister, mets moi à la place que tu veux mais je souhaite vous accompagner. La décision finale t’appartient, puisque c’est toi qui gère les opérations sur le terrain, mais considère au moins cela.


En dépit de ses cheveux ébouriffés et de son visage fatigué, il semblait parfaitement lucide et débarrassé de sa fébrilité. Comme pour donner un signe de bonne volonté, il saisit son datapad et pianota durant plusieurs minutes. Quelques secondes plus tard, Syrielle aurait l’ordre de mission signé du Capitaine de section qui lui donnait totale autorité pour la mission.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Jeu 9 Mar - 23:43

Si Jorian avait paru fatigué et à bout de nerfs lorsqu'ils avaient entamé cette conversation, son discours était désormais beaucoup plus calme et censé. Animé d'un patriotisme évident et de son habituel esprit d'analyse si critique et si juste également. Si cruel aussi d'ailleurs … entre les morts, les désertions qu'elle se refusait à voir et les hommes mis aux arrêts pour défaitisme, Syrielle ne pouvait en effet pas nier que la situation n'était pas loin de glisser totalement dans le gouffre sans fond de la défaite et des massacres, et toutes les bonnes volontés ne pouvaient qu'être les bienvenues. Même lorsqu'il s'agissait d'un Jorian Solaris que la jeune femme écoutait désormais sans piper mot. Comme une gamine attentive ne pouvant que se rallier à l'argumentaire si juste et si évident de son aîné. Indéniablement, son duo avec Jorian avait toujours bien fonctionné – à la grande surprise de certains d'ailleurs – et c'était en partie parce que ces deux-là avaient toujours trouvé le ton et les mots justes pour se parler. Se convaincre. Se faire confiance. Mais aussi parce que son supérieur inspirait un profond respect à la Corellienne qui sembla bientôt légèrement gênée lorsqu'il s'excusa pour ses décisions des derniers jours.

« Ne t'excuse pas, je ne remets pas en doute tes décisions et je sais que tu as accès à plus d'informations que moi qui les justifient certainement. Mais après … »

Coupée en pleine phrase par le bip de son datapad, Syrielle s'interrompit afin de jeter un œil au petit appareil, et elle fit bientôt apparaître un ordre de mission signé par le Capitaine de Section et qui lui donnait désormais toute autorité sur la mission à venir. Comme à son habitude, Jorian venait encore une fois de s’acquitter des formalités avec rapidité, mais ce constat fit plutôt soupirer la jeune femme qui rangea aussitôt l'objet dans sa poche.

« L'ordre officiel n'était pas obligé tu sais, j'ai entièrement confiance en toi et je n'ai pas besoin de plus que ta parole. Reste juste à savoir avec quel groupe je vais te mettre. »

Pour son efficacité.
Pour sa sécurité aussi …
Mais si la Corelienne avait effectivement une entière confiance en son supérieure, elle savait aussi que le bazarder en dernière ligne serait une insulte à son engagement, et son cerveau fonctionnait de nouveau à plein régime afin de trouver la bonne solution. Pour elle. Pour lui. Pour tous les volontaires qui allaient s'engager dans cette mission dangereuse ! Parce qu'à l'origine, son plan avait été assez simple dans la situation où ils seraient sept : trois en arrière pour piéger les abords de la base, et quatre avec elle pour rallier New Cornal – le point de passage le plus évident des Sith – afin d'y déposer un nombre d'explosifs suffisants pour les réduire en miettes ! Pour le reste, Klaaash serait également visitée si jamais ils en avaient encore le temps, mais cette ville devenait tout un même une cible secondaire.

Mais maintenant qu'ils étaient huit, que faire ?
La logique la plus élémentaire aurait sûrement consisté à coller Jorian dans le groupe de trois afin d'augmenter son efficacité et sa rapidité à miner les alentours de la base, mais cette solution aurait été stupide. Parce que si son supérieur n'était pas un homme de terrain, il était en revanche un intellectuel doté d'un esprit d'analyse et de tactique qui surpassait nettement le sien. De fait, l'emmener avec elle jusqu'à New Cornal semblait la meilleure des idées …

« Bon, je te laisse te préparer, rendez-vous dans la salle B4 pour un briefing dans dix minutes. »

Le temps pour elle de quitter le bureau après un vague signe de tête en direction de Solaris, puis elle regagna son casier afin d'en extraire des munitions supplémentaires ainsi qu'une seconde vibro-lame – plus longue que celle qu'elle portait déjà – et qu'elle glissa dans un fourreau situé sur son dos. Pas qu'elle envisageât réellement d'engager des Sith au corps à corps mais vu la mission, elle préférait se préparer à tout ! Et dix minutes plus tard, les suicidaires se retrouvèrent dans la salle B4, tous à l'heure et l'air prêts à en découdre.

Yan – Drew – Drewnaster, le hacker du groupe
Fridierick Kelliop, Agent de terrain des SpecOps et tireur d'élite
Jessica Mhanoli, ancienne Rangers et spécialiste en armes lourdes
M'Kaya Jiiiiir'l, Bothan spécialiste du corps à corps engagé récemment dans les SpecOps
Le Lieutenant Yataran, ancien pilote servant désormais au sein de l'Armée
Eliott Vular, simple Soldat et petit bleu de cette mission
Syrielle et Jorian …

Entre les nouvelles recrues et les hommes d'expérience, le groupe était finalement assez équilibré – très diversifié aussi – et la Corellienne commença donc son briefing en présentant brièvement chacun ainsi que son domaine de compétence. Enchaînant bientôt sur le plan à proprement parler.

« Drew, Lieutenant Yataran et Vular, vous allez disséminer une muraille d'explosifs tout autour de la base afin de la protéger, à une distance de dix kilomètres et sur le périmètre le plus large que vous pourrez couvrir avec votre stock. Profitez-en pour détruire les ponts, les voies d'accès ainsi que les bâtiments les plus imposants, le but est que vous dressiez une ultime barrière pour ralentir les Sith. »

Une mission normalement assez simple et sans réel danger dans la mesure où ils resteraient en retrait du front, mais les autres n'auraient pas cette même chance …

« Kelliop, Mhanoli, Jiiiiir'l et Capitaine Solaris, vous serez avec moi. Nous allons avancer jusqu'à New Cornal afin de piéger la ville pour y faire le maximum de dégâts au moment du passage des Sith, et nous tenterons de rallier ensuite Klaaash si nous en avons le temps et le matériel. On apporte avec nous les deux dernières sondes qu'il nous reste : elles ne sont plus en très bon état mais elles nous fourniront toujours des informations tant qu'elles fonctionneront. Kelliop, tu prendras position avec ton fusil de sniper pour nous avertir de toute arrivée et nous couvrir en cas de besoin. Est-ce que vous avez des questions ? »

Son plan était clair, net et précis. Simple voire peut-être simpliste. Mais tant qu'il fonctionnait, pas besoin d'y rajouter des fioritures, et ce même si Syrielle demeurait ouverte aux éventuelles questions et réflexions.

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Jorian Solaris
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Sam 11 Mar - 0:35
Syrielle finit par accepter. En réalité, elle avait écouté sans trop de problème ce que lui avait dit son supérieur. Après tout, même s’il était Capitaine de la compagnie, il comprenait qu’elle ait douté de lui au moment de transmettre les ordres. Elle n’avait pas le meilleure rôle, Syrielle transmettait les ordres aux hommes du terrain et devait souvent faire avec leurs revendications, un aspect que Jorian ne voyait pas, ayant un statut plus important dans la hiérarchie. Mais là tout allait changer, les codes se bousculaient alors que la campagne de Trigalis touchait à sa fin dans la débâcle de l’armée Alliée. Les choses allaient vite, ils étaient tous prisonniers et entraînés par l’Histoire. Les moments de convivialité au QG à surveiller l’espace Allié étaient loin, désormais c’était la guerre, la véritable, celle dont on ne se remettait pas, celle qui laissait des traces à jamais. Jorian avait toujours soupçonné Syrielle de ne pas être aussi insensible que sa carapace semblait le démontrer : elle avait plusieurs fois montré une empathie évidente, qui parfois la menait à un manque de pragmatisme, comme cette remarque concernant l’ordre. Le Capitaine la laissa terminer jusqu’à ce qu’elle lui propose de le laisser se préparer.

-Très bien, je te remercie. Oh, une dernière chose Syrielle. Concernant cet ordre, il n’est pas que question de confiance, mais aussi de couvrir nos arrières. Autant être franc avec toi, je pense que si nos amis de l’État-Major ne répondent plus, c’est concrètement pour ne pas prendre le risque qu’on leur impute une défaite. A la fin de tout cela, quand tout sera terminé, il y a fort à parier qu’on recherche des responsables, donc autant que tu sois couverte...Surtout si je ne suis plus là pour témoigner.


Jorian sourit poliment et lui rendit le salut de la tête, la laissant partir. Leur relation n’avait jamais été formelle, du moins pas comme elle aurait dû l’être. S’ils n’avaient jamais été intimes, ils n’avaient jamais non plus cantonné leur relation à celle du supérieur et de la subordonnée. Si beaucoup dans les rangs voyaient Solaris comme un homme rigoriste et très à cheval sur les principes, il était aussi vu comme un petit homme terne, un fonctionnaire qui aurait plutôt eu sa place dans un bureau qu’aux Renseignements. Mais force était de constater que son groupe était toujours là, ils n’avaient pas fuis devant les Siths et s’étaient bornés à maintenir leur évacuation. Quant à Syrielle, elle avait aussi un profil atypique et insondable, mais dans d’autres domaines.

Chassant ces pensées, Jorian ôta sa veste d’uniforme et son pantalon pour les ranger dans le petit casier de son bureau. Il enfila rapidement un uniforme de campagne et de terrain, le standard en ces temps de disette : un treillis verdâtre et une chemise qu’il recouvrit du plastron d’une armure légère. A la ceinture, il sangla un holster avec un pistolaser et mit son fusil blaster en bandoulière. Rapidement, il fourra quelques détonateurs thermiques dans une des cartouchières qui pendaient à sa ceinture. C’était au cas où les choses tournaient mal. Le Capitaine rejoignit Syrielle dans la salle de briefing et vit qu’il n’y avait pas que des gens des Renseignements, mais plutôt un assemblage composite de personnes qui n’avaient visiblement plus rien à perdre. Tous étaient attentifs, concentrés, ils écoutèrent les instructions se Syrielle sans sourciller ni piper mot. Bien évidemment, il n’y eut aucune question...Aucune, en fait tout était très clair. Tous savaient, à leurs mines tantôt maussades, tantôt déconfites, mais toujours déterminées dans quoi ils se lançaient. L’idée était d’emporter un maximum d’ennemis avec eux. Une situation critique qui demandait des mesures critiques. L’officier Solaris fit comme les autres, il se dirigea à l’extérieur sans rien ajouter. Lorsqu’ils furent à proximité des Speeders, il appela à lui un des pilotes des cargos, il s’agissait de Jean Cerr, l’homme qui coordonnait l’évacuation, comme à son habitude il fit un sourire au Capitaine qui s’adressa à lui avec le plus grand sérieux
.

-Monsieur Cerr, je me demandais si vous pourriez faire quelque chose pour moi. Veillez pendant notre absence à ce que personne ne décolle avec son cargo avant que tout soit chargé. Vous suivrez les instructions que je vous ai donné. A aucun moment vous n’informerez ni le personnel, ni les pilotes de l’avancée des Siths ni du reste. Je ne veux aucun mouvement de panique et aucune information avant l’heure officielle d’évacuation. Je vous contacterai par canal sécurisé quand nous serons sur le retour.


Le pilote acquiesça. Syrielle comprendrait peut-être de quoi il s’agissait. En fait, si cela paraissait purement altruiste, il y avait aussi autre chose qu’elle ignorait. Dans tous les cas, elle pourrait voir que Jorian avait tout prévu. Il se dirigea vers elle, enfilant sa casquette de toile, il avait enlevé les grades de son uniforme et d’un mouvement rapide, il dégrafa les galons de Syrielle et ses décorations pour les mettre dans ses poches.


-Ils visent les officiers, enlève tout ça. Pour le reste, je ne compte pas qu’on reste ici. Personne ne restera derrière, et pas de mission suicide dans cette section. Beaucoup de groupes ont été capturés et exécutés car les pilotes ont décollé avec les cargos sans les attendre en paniquant. Ici j’ai tout prévu, les mécaniciens réparent ceux qui sont encore au sol et il n’y a pas eu d’information qui a filtré, j’ai confiance en Cerr, il veillera à ce qu’on nous attende.

Ainsi Syrielle comprendrait que Jorian avait eu un coup d’avance, il avait anticipé un certain nombre de choses pour l’évacuation. La complémentarité était parfaite avec les plans de Syrielle qui avait pris en compte la partie offensive du plan. Comme pour appuyer les propos de sa subordonnée, Jorian prit désormais la parole devant tout le petit groupe, gardant la voix relativement basse et faisant attention à ce qui filtrait.


-Messieurs dames, les Siths pensent encore que la planète est perdue et qu’ils prendront ce village et ces installations en nous encerclant. Ils avancent à toute allure et ne se méfient pas. Mais nous allons les arrêter, les bloquer, pour nous permettre d’évacuer en bonne et due forme. Je préfère être clair avec vous, pas de suicidaire ni de héros dans les rangs, simplement des agents de l’Alliance qui font leur travail. Je sais que tout n’a pas été facile pour vous ces derniers temps et que certains pensent que les autorités nous ont abandonné. Nous vivons des temps troublés et sachez que nous représentons un certain ordre moral. N’oubliez pas ce pourquoi nous nous battons...Et aussi notre mission, l’évacuation des citoyens encore libres de cette planète. Personne ne reste derrière, personne n’est laissé à la traîne, j’aimerais que nous réalisions un paris fou : qu’il n’y ait aucune perte durant cette mission et que ce soir, nous évacuions tous chez nous. Syrielle Shakhovite est désormais l’officier qui commandera ce peloton, je n’aurai pour ma part aucune autorité, c’est à elle qu’il faudra s’en remettre pour toute question de n’importe quel ordre. Soyez fier de ce que vous êtes, car c’est grâce à vous que l’engeance Sith ne tourmentera pas les civils et le personnel qui s’apprête à évacuer ici.


Pas de discours larmoyant, une voix sobre et concise. Jorian venait de donner des instructions, comme pour affirmer la position de Syrielle dans le groupe et pour minimiser la sienne, il lui confiait la totale autorité. Elle avait désormais les attributions pour commander. De la même manière, il avait voulu rassurer les volontaires pour minimiser l’aspect suicidaire de la mission, le paris fou de ramener tout le monde pouvait paraître irréalisable, mais au fond une fois le piège posé, Jorian savait que cela était possible. Il fit donc un petit signe de la tête à Syrielle pour qu’elle prenne la suite et qu’elle donne ses ordres.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Dim 12 Mar - 23:28

Tandis qu'ils se dirigeaient tous vers les speeders afin de partager leur petit groupe de fortune en deux, Jorian en profita également pour donner ses derniers ordres concernant l'évacuation de la base, et même s'il lui expliqua ses motivations tout en dégrafant ses galons, Syrielle hocha aussitôt la tête d'un signe entendu. Parce qu'elle se doutait. Parce qu'elle savait. Parce que même si son esprit demeurait tout entier fixé sur cette mission, elle était toutefois au courant que des pilotes avaient déjà décollé dans la panique tout en laissant des hommes derrière eux … elle était au courant et elle s'efforçait de ne pas y penser. Mais malgré tout, elle avait aussi prévu une solution de repli au cas où – consistant à rallier la ''banlieue illégales'' de New Coronet afin d'y dérober un vaisseau pour pouvoir fuir – mais il s'agissait toutefois là d'une éventualité de secours qu'elle n'avait abordé avec personne. Pour ne pas semer le doute ou l'angoisse dans des têtes déjà hantées par la guerre mais qui s’apprêtaient pourtant à se battre jusqu'au bout …

« De toutes façons je comptais faire de toi l'agent tactique et de liaison de cette mission – tu es le plus qualifié pour ça – donc ça va être à toi de rester en contact avec la base pour veiller au grain. Tu conserveras également un canal ouvert avec Drew pour t'assurer que tout va bien de leur côté, et avec Kelliop qui te tiendra au courant en temps réel. »

La jeune femme n'avait même pas répondu à cette remarque concernant le fait que les officiers étaient visés en premier par les Sith … mais y-avait-il seulement quoi que ce fût à répondre ? Si elle était entièrement prête à se battre pour une cause, elle n'avait en revanche aucune envie de mourir bêtement, et ils en étaient tous là. Tous égaux devant une mort qu'ils allaient à nouveau défier pour permettre une meilleure évacuation à tous leurs collègues. De ce geste altruiste qu'ils regretteraient peut-être si jamais la mission tournait mal et qu'ils se retrouvaient acculés par leurs ennemis … mais non ! Non, ils ne devaient pas partir défaitistes d'avance, et Syrielle avait donc à peine pensé à cette possibilité qu'elle l'oubliait déjà. Ôtant elle-même son dernier galon qu'elle posa sur l'une des caisses à outils à répulsion qui attendait tranquillement l'arrivée d'un mécanicien.

Mais pour l'heure, le petit groupe était seul autour de ses deux speeders, et chacun écouta les mots de Jorian avec attention. Plusieurs têtes acquiesçant – discrètement ou plus vigoureusement – face à ce discours qui n'avait pas pour but de les galvaniser mais qui les rassurait tout de même. Pour certains d'entre eux en tout cas.

« Bon, on a tous envie de leur déboîter la gueule mais là le but est clairement de ne pas aller au contact avec eux : on mine le terrain, on envoie nos sondes, et on revient à la base pour évacuer avec tout le monde. Pas de coups de blaster échangés et pas de corps à corps non plus, on s'en tient à la mission et on rentre au complet sans avoir à déplorer le moindre bobo. Drew, tu assureras le commandement de ton groupe et tu resteras en liaison avec le Capitaine Solaris pour le tenir au courant. Kelliop, je veux que tu prennes la meilleure position et que tu restes également en contact permanent avec le Capitaine, nous aurons besoin d'être tenu au courant immédiatement si jamais des troupes venaient à arriver. Pour les autres, vous avez tous bien compris le procédé pour placer et armer les charges ? »

Vu que tous les membres de cette mission n'étaient pas des SpecOps affiliés aux Combats Urbains et disposant donc d'une formation sommaire en matière d'explosifs, Syrielle s'était donc improvisée professeure un peu plus tôt dans la journée, et ce fut donc un concert de « oui » qui ne tarda pas à lui répondre.

« Bien et en cas de soucis, n'oubliez pas qu'il vaut mieux demander conseil à un SpecOps plutôt que de trifouiller vous-même, comme ça nous gagnerons du temps. Et sur ce, le groupe A prend ce speeder et le groupe B prend celui-là. Mhanoli, les deux sondes ont bien été chargées ?

- Chargées et vérifiées, elles sont opérationnelles.

- Bon, plus de question ? On y va alors, on va les faire chier jusqu'au bout ! »

Au final, le discours de la Corelienne était certes un peu plus brut que celui de son supérieur, mais cela s'expliquait aussi par leur différence de caractère qu'on ne pouvait que remarquer. À noter également que la formule magique ''que la Force soit avec vous'' n'avait été prononcée ni par l'un ni par l'autre mais concernant Shakh', cela faisait quelque temps déjà qu'elle avait abandonné l'idée que les Jedi pussent bouger leurs culs pour les aider ! Restait alors bien le trip mystique concernant la Force elle-même, mais la jeune femme n'y avait jamais accordé d'importance et elle ne comptait pas commencer pour le moment. Parce que pour le moment, le groupe venait de se séparer et quelques instants plus tard, les speeders démarrèrent avant de prendre chacun leur route, et Syrielle balaya rapidement les visages de ceux qu'elle avait sous ses ordres. Des visages marqués par la guerre, par la frustration, mais aussi par une certaine forme de résignation.

Et durant tout le temps que dura le voyage jusqu'à New Cornal – située à une trentaine de kilomètres – un certain silence imposa ses droits sur le vaisseau, mais un silence qui n'était pas suffisamment tendu pour que quelqu'un se décidât à le rompre. Un silence plutôt marqué par la concentration et le désir de s'octroyer encore quelques ultimes minutes de calme et de repos avant de se déployer. À peine arrivé dans le quartier central de la ville que Fridierick Kelliop communiquait déjà la fréquence de son canal à Jorian avant de se poster sur un point stratégique, tandis que Jessica Mhanoli et Syrielle elle-même activèrent les deux sondes qui décollèrent aussitôt pour remplir leur mission de reconnaissance.

Restait plus qu'à poser et activer les charges maintenant, et tous les quatre récupérèrent donc les explosifs avant de se diriger vers les points dont chacun allait devoir se charger.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 14 Mar - 0:40
Le discours de Syrielle avait été tout aussi efficace que celui de Jorian, bien que le ton en fut différent. Les hommes qui faisaient parti du petit groupe savaient tous ce qu’il en était. Une fois les choses terminées et les instructions données, ils montèrent tous dans les speeders respectifs. Les trente kilomètres qui les séparaient de New Cornet ne furent pas de tout repos. Ils passèrent par plusieurs détours, des sentiers au milieux des marais qui recouvraient Trigalis. Les chauffeurs parlaient entre eux par radios, discutant des itinéraires qui avaient été donnés par Syrielle. Elle avait fait les choses bien, il fallait naturellement éviter les routes principales pour ne pas se faire surprendre dans le sens où ils ne savaient pas où se trouvaient les ennemis. De toute manière, la planète était désormais quasiment aux mains des Siths et ils devaient éviter de se faire repérer. Jorian vit par ailleurs en passant près d’un axe principal une colonne de transports blindés de l’Alliance encore fumants et de nombreux corps. Etait-il le seul à l’avoir vu ? Sans doute pas, mais c’était probablement le résultat d’un raid aérien. Les batteries étaient encore opérationnelles dans les dernières bases Alliées et c’était la seule chose qui empêchaient des bombardements orbitaux ou atmosphériques...Mais pour combien de temps encore ? Le Capitaine préférait ne pas y penser, ils avaient une mission, et il devait s’efforcer de se concentrer dessus. Il avait su s’enfermer dans une routine administrative et stricte durant les jours précédents, cela lui évitait de penser à la défaite, de penser à ce que les ennemis feraient lorsqu’ils l’auraient attrapé...De penser tout court. Syrielle venait d’une certaine manière de lui donner quelque chose à faire...Un horizon plus lointain et plus construit que son bureau. En tant que Capitaine de Section SpecOps, il n’avait que peu d’occasion de faire ce que les agents appelaient le « terrain sauvage », ses opérations il les menait dans des bureaux ou suivait ses hommes lorsque le terrain était bien engagé, le reste, c’était en général le travail de Syrielle. Les codes avaient changé, il fallait désormais s’adapter, mais Jorian Solaris ne regrettait rien, il ne regrettait pas de les avoir suivi.

Ce qu’il regrettait en revanche, c’était la tournure des choses. L’Alliance Galactique avait été trop coulante, elle avait laissé faire. Cette foutue démocratie s’était laissée corrompre, comme son modèle : l’Ancienne République. La République Galactique s’était aussi laissée corrompre à son tour, laissant une engeance Sith régner à sa place. N’avaient-ils pas été capables de tirer leçon de leurs erreurs ? Les politiciens étaient-ils aussi mauvais qu’ils le laissaient transparaître ? Ces questions, il aurait aimé être capable d’y répondre franchement et de dire que la vision et le projet de l’Alliance Galactique étaient appropriés. Mais il fallait constater que tout cela avait échoué lamentablement, même si les yeux de Jorian avaient refusé de le voir, ils enchaînaient les défaites depuis plus d’un an, l’Alliance aurait pu se défendre, mais les instances refusaient la fermeté, plaidant parfois de ne pas vouloir d’interférence administrative avec les gouvernements locaux et laissant des planètes entière à la sécession uniquement pour une question de droit. Du coup les soldats désertaient, les groupes se disloquaient, les civils fuyaient et les crises se multipliaient. Les Siths et les bandits tiraient toujours profit de tout cela. L’échec de la démocratie molle, il n’était pourtant pas le seul à le remarquer, mais tous se taisaient, ceux qui ne désertaient pas tout du moins. Les brigands qui retournaient leurs vestes ne valaient pas mieux, c’était comme toutes ces crevures que connaissait Syrielle, si cela n’avait été que de Jorian, il les aurait tous fait arrêter et pendre au bout d’une corde, mais cela n’était jamais arrivé puisque sa subordonnée avait toujours su trouver les mots pour les défendre, mais elle savait qu’il n’aurait fallu que d’un moment d’inattention pour que le Capitaine ne les fasse arrêter. Un point de désaccord majeur qui les avait parfois mené à de violents désaccords : la conception de que Jorian avait du monde criminel et des trafiquants, il refusait systématiquement de traiter avec eux et proposait constamment des méthodes très expéditives pour faire tomber chaque groupe, même ceux qui se livraient à eux. La loi et l’ordre devaient être respectés et Jorian s’en voulait...Il s’en voulait de ne pas être capable de le faire. Combien de femmes, d’enfants, de frères, de sœurs et de cousins pleureraient ces morts qui avaient été laissés comme des chiens sur le bord de la route, carbonisés ? Combien de victimes étaient tombées et ne reviendraient pas...Disparues, à jamais, pour bombardement. Le pilote de l’astronef Sith s’était-il posé la question de ce qu’il faisait réellement lorsque son pousse avait appuyé sur le bouton pour que son chariot volant crache la mort sur ces pauvres bougres en retraite ? Sans doute pas, sans doute suivait-il des ordres, comme le Capitaine Solaris et Syrielle Shakhovite qui eux aussi suivaient des ordres. Ces pensées essoraient littéralement l’esprit de Jorian qui ne ressentait que de la peine, une peine énorme et inconsidérée, une grosse boule qui grossissait en lui et qui semblait trop grosse pour sortir. Il aurait aimé pouvoir pleurer, pouvoir hurler et exprimer son ressentiment et sa tristesse face à toute cette injustice, mais rien ne sortait. Etait-il devenu si insensible ? Il était impuissant et faible, voilà ce qu’il pensait, incapable d’avoir pu faire ce qu’il fallait, le même sentiment qui l’animait lorsque le Xénope et ses barbares avaient assassiné sa famille et mis la ferme à feu et à sang. La fin d’un monde, des événements irréversibles, une cascade qui emporte tout sur son passage et lui qui assistait, impuissant à tout cela.

Rien ne transparut de son état d’esprit. Il savait qu’il avait une mission, qu’il devait représenter quelque chose. N’étant pas le chef désigné de cette opération, certains l’observaient dans le speeder, comme s’il était l’étalon de l’état d’esprit général, mais Jorian gardait sa placidité et son sérieux, parfois souriant à ses camarade, se montrant plus confiant qu’il ne l’était en réalité pour tenter de les rassurer. Une attitude qu’il avait déjà expérimenté par le passé et qui fonctionnait bien pour rassurer ceux qui en avaient besoin. Ils arrivèrent à New Cornal, une ville qui avait dû être jolie, par le passé. Les rues étaient complètement vide, certains bâtiments semblaient avoir été décapités et des affaires traînaient ça et là dans la rue. La ville avait été bombardée, des semblants de barricades avaient été disposés pour organiser une défense, sans doutes les hommes de Stern qui attendaient recevoir des renforts mais ces barricades n’avaient jamais servis puisque le groupe de Stern avait été envoyé tout entier à Bohejt. Triste ironie. Ils arrivèrent au centre ville, lui-aussi désert. Les rôles se distribuèrent rapidement. Kelliop donna sa fréquence avant d’aller se poster et les quatre personnes restantes, dont Syrielle et Jorian auraient pour mission de déposer les mines. Une mission qui devrait être rapide et précise.

Les sondes ne mirent pas longtemps à renvoyer les images sur le datapad de Jorian et des autres. La ville était en ruine à certains endroits mais comme l’avait anticipé Syrielle au début, ils n’avaient visé que les zones périphériques des grandes avenues et il n’y avait personne dans les rues. Les Siths s’attendaient à entrer en triomphant. Utilisant son micro-casque, Jorian communiqua avec Syrielle qui n’était pas encore très loin, partie de son côté pour poser les bombes dans une des allées principales.

-Comme tu le pensais, ils ont bombardé la ville pour détruire les barricades...C’est ce que j’aurais fait aussi, pour éviter les pièges. Cet endroit sera une vraie parade pour Siths dans très peu de temps. RAS du côté de Kelliop, c’est vide.

Malgré les paroles qui auraient pu paraître humoristiques ou caustiques, le ton totalement neutre de Jorian maintenait un mystère total sur ses véritables intentions. Comme à chaque fois qu’il faisait ce genre de remarques, cela mettait l’auditoire mal à l’aise, ne sachant pas réellement s’il plaisantait ou pas ni comment prendre sa remarque. Syrielle le connaissait depuis longtemps, elle saurait qu’en réalité, il y avait là -humour ou pas- un moyen de la féliciter et de lui glisser subrepticement que son analyse initiale était la bonne. Il avait également dit qu’il n’y avait personne sur sa dernière phrase, Syrielle pourrait aussi voir que si la première partie de son intervention n’était dite que sur son canal à elle, la dernière phrase avait été transmise à tout le monde.

Jorian Solaris se dirigea vers une allée principale qui comportait quelques gravas. Se rapprochant d’une carcasse de speeder, il y dissimulât une charge qu’il arma délicatement. Il n’était pas un expert artificier, mais il avait reçu tout comme chaque SpecOps une formation pour utiliser ce type de matériel. Lentement, il se dirigea vers l’autre côté de la grand-rue et déposa le même type de charge derrière une marche d’escalier. Les Siths arriveraient et ne verraient pas les charges, il recouvrit d’ailleurs celle qui se trouvait du côté des marches d’un linge crasseux qui traînait à terre. Voilà qui était fait, la première mission avait été réalisée sans trop d’encombre.


-Kelliop, toujours rien ?

-Négatif mon Capitaine, calme plat.

Non, la ville était encore totalement vide. L’officier Solaris était prêt à partir, mais il entendit un petit bruit dans un des bâtiments alentours. Un bruit métallique, qui provenait de tout proche. Saisissant son fusil blaster il alluma la lampe-torche fixée à son torse et entra par la porte entrouverte. Il n’était pas seul, un homme d’une trentaine d’année portant un blaster à la ceinture était en train de fouiller les tiroirs d’une commode, en extrayant des bijoux...Le corps d’une sexagénaire à ses pieds. L’homme n’eut pas le temps d’anticiper, il put simplement voir la crosse de l’arme de Jorian le sonner alors qu’il se retournait.

Jorian revint avec du retard aux speeders, Syrielle et les autres étaient déjà là. Mais il ne leur fallut pas plus de temps pour comprendre qu’il n’était pas seul, le Capitaine tenait en joue un homme qui saignait abondamment du nez. D’un mouvement négligeant, il projeta le type à terre qui semblait visiblement défoncé aux bâtons de la mort.


-J’ai trouvé cette petite ordure en train de piller les bijoux...Le cadavre de la propriétaire à ses pieds.


-J’ai rien fait j’vous jur…


-Tu parleras quand on t'autorisera à le faire, dit Jorian en lui assénant un coup de pied dans la joue.


Le Capitaine Solaris avait quand même gardé la maîtrise de lui-même, respectant la procédure à la lettre, il avait ramené l’homme à l’officier référent, à savoir Syrielle. Syrielle pourrait voir que le jeune homme était complètement drogué et qu’il n’était pas clair, ce qui aurait peut-être échappé à Jorian qui par contre avait vu que c’était un contrebandier ou un hors-la-loi et la Correlienne savait depuis leur mission sur Ylesia comment il tendait à traiter cette population. Le Capitaine rangea son arme en bandoulière et dégaina son pistolaser en ôtant la sécurité il visait toujours le jeune homme et se tourna vers Syrielle.

-Combien sont-ils comme ça dans cette ville ? C’est peut-être même un agent Sith qui sait ? Quoi qu’il en soit, il faut prendre une décision et j’attends tes instructions.


Jorian était toujours aussi calme, il n’avait pas pris de décision hâtive et se conformait réellement à ce qu’il avait dit concernant le commandement de la mission. C’était désormais à Syrielle de prendre une décision puisque le temps pressait.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 14 Mar - 23:45

« RAS dans l'avenue principale aussi. »

Si Jorian avait divisé son message en deux partie – la première à son intention exclusive et la seconde à l'intention de tout le groupe – Syrielle n'avait en revanche répondu que sur le canal général alloué à cette mission, confirmant ainsi que nul Sith n'était en vue tandis que tous firent de même. Mais après tout, que dire de plus ? Si son analyse de la situation se révélait effectivement exacte, elle paraissait également assez évidente dans la mesure où n'importe quel soldat un minimum entraîné et réfléchi aurait agi ainsi, aussi la jeune femme ne jugea-t-elle donc pas  réellement utile de lâcher un commentaire simplement parce que son supérieur le reconnaissait. Depuis les années qu'ils travaillaient ensemble, elle connaissait Jorian tout comme Jorian la connaissait, et il en résultait donc tout naturellement une certaine complicité qui les dispensait de devoir s'expliquer tant ils savaient se comprendre. S'apprécier aussi dans le cas de Shakhovite parce que si elle savait que le Commandant mettait quelque fois mal à l'aise ses collègues qui ne le portaient pas toujours dans leurs cœurs, elle n'avait par contre absolument aucun soucis avec lui. Sans doute parce qu'elle avait rencontré bien plus étrange que Solaris durant sa carrière de Hors-la-loi. Sans doute parce qu'elle ne se sentait pas obligée d'approuver à 100% une personne pour savoir l'apprécier. Et sans doute parce que la guerre avait radicalement tendance à balayer ce genre de perspectives pour ne plus les laisser qu'à l'état de morts en sursis …

Mais malgré le danger de cette mission, aucune alerte n'arriva sur son comlink tandis que la jeune femme s'occupa de dissimuler et d'armer ses quatre charges explosives, et ce même si elle ne relâcha absolument pas sa concentration pour autant. Si jamais ils étaient surveillés et que quelqu'un voulait les attaquer, le meilleur moment pour le faire serait effectivement lorsqu'ils rejoindraient le speeder pour rentrer – à la faveur d'un relâchement général de la tension – et Syrielle en avait suffisamment conscience pour ne pas se laisser avoir. Un œil sur le datapad lui renvoyant les images prises par les sondes et un œil balayant rues et bâtiments en ruines, la Corelienne acheva ainsi sa partie du travail avant de rallier le véhicule, apercevant  Jiiiiir'l au loin tandis qu'elle avançait d'un bon pas. Le Bothan avait quant à lui l'air assez sûr tandis qu'il paradait presque avec son fusil-blaster sur l'épaule, mais il n'eut pas le temps de lâcher un commentaire suffisant qu'il se fit couper l'herbe sous le pied.

« T'es pas à la parade Jiiiiir'l, alors reste concentré. C'est pas parce qu'on a vu personne qu'il n'y a personne. »

Une réprimande qui fit un instant grincer des dents son collègue, mais il jugea toutefois plus intelligent de ne rien répliquer tandis que Syrielle jeta un regard sur son datapad afin de vérifier l'heure. Avisant ainsi qu'ils étaient tous les deux pile à l'heure et que Mhanoli comme Solaris ne devraient donc plus tarder non plus. Quelques minutes plus tard, la sniper fit d'ailleurs son arrivée en établissant  un rapide rapport de la situation qu'elle avait pu apercevoir depuis sa position haute, mais même à l'issu de ces explications, Jorian n'était toujours pas là.

Cinq minutes …
Huit minutes …
Dix minutes …

Et tandis que la jeune femme s’apprêtait à contacter son supérieur pour lui demander où il en était, Mhanoli désigna deux silhouettes qui venaient de se découper dans le bout de la rue, la première tenant en joue une seconde qui semblait avoir quelques difficultés à avancer. Quelques secondes plus tard, il fut ainsi possible d'identifier Jorian et un camé qui tremblait légèrement … en fait, et un camé qui se retrouva promptement jeté par terre !

« Tu as dix minutes de retard, Jorian. »

Claire, nette et précise, la remontrance avait fusée à l'égard de Solaris comme ça avait été le cas pour le Bothan quelques instants auparavant, et Syrielle ne s'était d'ailleurs pas gênée pour interrompre ses explications d'une voix sèche. Mécontente presque. Mais après tout, est-ce que le Capitaine accusait réellement dix minutes de retard – sur une mission dangereuse en plus – juste pour le plaisir de ramener un drogué avec lui ?! Quoi qu'il en fût, la jeune femme vint aussitôt s'agenouiller à côté de lui afin de le choper par le menton pour lui relever le visage, avisant ses pupilles totalement dilatées ainsi que son air franchement halluciné. Ce mec planait à des milliers de parsec au-dessus de leurs têtes …

« Il est complètement défoncé. Qui qu'il soit, il ne s'en souvient probablement pas. »

Corelienne et contrebandière, Syrielle en avait effectivement déjà croisé des drogués accros aux Épices diverses et variées, aussi savait-elle quels ravages ces substances pouvaient provoquer sur le cerveau de leurs victimes. De même qu'elle savait qu'on ne pourrait strictement rien tirer de lui – que les Sith ne pourraient pas davantage lui extraire d'informations si jamais il avait la malchance de tomber sur eux également – aussi la décision à prendre paraissait-elle évidente.

« Jiiiiir'l, fais le monter avec nous dans le speeder et surveille le, on le déposera à la sortie de la ville. »

Hors de question en effet de laisser ce pauvre type sous la surveillance d'un Solaris qui ne rêvait que de l'exécuter, Syrielle n'était pas inconsciente ! Son supérieur nourrissait une haine aussi profonde que tenace pour les Hors-la-loi de tous poils – une réalité dont elle avait découvert toute la puissance sur Ylesia – et la jeune femme n'avait jamais réussi à le faire rationaliser ou changer d'avis. Tout juste réussissait-elle à sauver la vie de ceux qu'ils croisaient quelque fois en mission, et c'était déjà beaucoup lorsque l'on connaissait Jorian. À se demander d'ailleurs comment il avait pu la recruter à la place de lui coller un coup de Blaster en pleine tête …

Mais pour l'heure, leur priorité n'était clairement pas là, et Shak' préférait surveiller son supérieur comme les environs tandis que le Bothan ramassait le drogué pour qu'ils pussent l'embarquer avec eux. Parce que s'ils le laissaient ici en plein cœur de New Cornal, ils le condamnaient à mort à coup sûr avec les explosions qui auraient lieu, alors qu'en le laissant à la sortie de la ville, ils lui offriraient une – minuscule – chance de s'en sortir.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Sam 18 Mar - 14:57
Le criminel qu’avait ramené Jorian n’eut pas l’effet escompté. Tout du moins Syrielle se borna à réprimander son supérieur pour le retard qu’il avait. Il était dans une opération militaire majeure, elle avait raison et sur ce point il ne pouvait rien dire...Cependant il était persuadé que ce qu’il avait fait avait été quelque chose de nécessaire. L’officier avait encore la main sur la crosse lorsqu’elle ordonna de le laisser partir à la sortie de la ville. Comment cela était-ce possible ? Ils auraient dû au moins l’embarquer pour qu’il soit jugé...Un débat métaphysique qui avait toujours d’ailleurs opposé Jorian à Syrielle : le Capitaine pensait qu’il était une question morale de poursuivre les criminels et de leur opposer une répression sauvage quelle que soit les circonstances, Syrielle avait une approche plus pragmatique, elle tentait de voir les choses en grand. C’était précisément ce qui expliquait la différence de perception dans cette opération : Syrielle Shakhovite avait été formée comme une militaire de terrain, elle voyait les objectifs et la victoire au-dessus de tout le reste ; Jorian Solaris était spécialisé dans les opérations de police et peinait à sortir de ce rôle, se bornant à appliquer ses réflexes de policiers alors même que l’Alliance Galactique et tout ce qui la constituait se délitait. Mettre ce drogué en prison aurait été vain, quelle que soit la prison où il aurait été mis, elle aurait été prise par les Siths quelques jours plus tard. Alors quelle solution ? Une solution que Syrielle ne voulait absolument pas entendre, une perspective qu’elle ne voulait pas voir. La justice devait être appliquée, mais Syrielle était la chef de cette opération et même si Jorian se demanda quelques instants que faire, il avait suffisamment de maîtrise de lui-même et d’estime pour Shakhovite pour ne pas faire d’histoire. Hochant lentement la tête, il remit la sécurité sur son pistolaser et le rangea délicatement dans son holster. Jiiiiir’l, visiblement mal à l’aise par la tournure des choses se contenta de faire monter l’homme. La mission était terminée, en tout cas pour la première partie.

Tout aurait pu s’arrêter là, et ils auraient pu rentrer. Le comlink dans l’oreille de Jorian grésilla et de nouvelles informations apparurent sur son datapad. Les sondes venaient de transmettre de nouvelles informations. L’officier lit rapidement les notes, consultant les cartes et les informations qu’on lui donnait. Le Capitaine avait rapidement oublié le drogué pour se concentrer sur la mission, reprenant son air complètement détaché, grave.


-Oulàlàlà...Je n’aime pas ça...Je n’aime pas ça. Les sondes détectent de l’activité, ça bouge dans l’espace aérien ça arrive mettez-vous tous à couv…


Il n’eut pas le temps de dire plus, Jorian se mit à couvert sous la devanture d’un magasin tandis que des bruits de laser se firent entendre. Deux intercepteurs Siths apparurent dans le ciel, ouvrant le feu sur un X-wing. Le X-wing manœuvrait bien, il évita les salves qui s’écrasèrent à une centaine de mètres sur la route à l’arrière des Speeders. Le chasseur Allié effectua un looping avant de se retourner derrière les intercepteurs, il tira de manière adroite en en faisant exploser un. Le deuxième pilote de chasse Sith décida de baisser en rase-motte. La bataille captivait visiblement tout le monde, voyant que ce que le pilote Allié faisait. Il était évident qu’il y avait là un des derniers membres d’escadrille encore présent sur le terrain. Malheureusement, la suite fut moins glorieuse pour le pilote Allié qui tenta de suivre l’intercepteur en rase-motte mais ce dernier, plus rapide, se retourna vivement et le toucha à l’aile alors qu’il repartait à toute allure vers le sud de la ville. Le X-wing, touché, partit maladroitement en mouvement de vrille avant d’aller s’écraser à son tour à l’arrière des speeders.

Tout le monde sembla complètement sonné par la scène. Cela n’était pas prévu. Il venait d’y avoir une bataille aérienne, sans doute la dernière de Trigalis. Les soldats de la mission Shakhovite semblaient pris d’hésitation, ne sachant pas s’ils devaient aller inspecter le X-wing où s’ils devaient retourner vers les Speeders. Syrielle aurait aimé réagir, sans doute était-ce à elle de le faire mais Jorian avait une information qu’elle n’avait pas, il avait toujours son datapad sur lui. Son sang ne fit qu’un tour, l’officier était paniqué, son cœur battait la chamade.


-Jiiiiir’l va au X-wing voir si tu peux sortir le pilote avant que ce truc ne prenne feu ! Syrielle ! Fous les autres à couvert ! Il va revenir...Le Sith va revenir ! Il nous a repéré !


N’expliquant pas ses paroles, Jorian s’était contenté de hurler pour que Syrielle demande à tout le monde de se mettre à couvert. L’intercepteur était en effet en train de faire une manœuvre pour revenir vers la position des soldats Alliés, il les avait repéré. D’un mouvement complètement paniqué, Jorian se rua dans la malle d’un des Speeders pour en extraire une valise sur laquelle il entra les codes d’accès rapidement. Une fois ouverte, il sortit un lance-missile à visée laser, le type d’arme conventionnelle utilisée par les troupes au sol contre les attaques de chasseur. Enfournant un missile à l’intérieur, Jorian mit l’arme en marche, déployant son petit écran, il entra maladroitement les coordonnées et la signature radio de l’intercepteur. Se mettant sur la route et s’agenouillant, l’homme déploya le petit trépied sous l’arme, alors que cette dernière faisait la mise-au-point, verrouillant l’intercepteur. Tout fut extrêmement rapide, lorsque l’intercepteur apparut dans le ciel, Jorian activa l’arme qui projeta un missile dans une gerbe d’étincelle. L’intercepteur n’eut même pas le temps d’ouvrir le feu, il tenta rapidement une manœuvre d’évitement mais fut touché de plein fouet par le missile. L’appareil explosa dans un panache coloré, projetant des débris à terre.

Jorian Solaris était haletant, de grosses gouttes de sueur ruisselaient sur son visage. Il avait lui-même du mal à réaliser ce qu’il venait de faire. Il avait eu le bon réflexe d’utiliser cette arme et par chance il avait pu utiliser cette arme complètement automatique...Il aurait de toute façon été complètement incapable d’utiliser une autre arme nécessitant une expertise particulière. Saisissant le lance-missile à la volée pour retourner le ranger, il se rua vers Syrielle.


-Le pilote a pu émettre, il a probablement transmis nos positions. Il est désormais clair que les Siths savent que nous sommes ici. Il va falloir prendre une décision rapide.


Il était clair que le plan devrait être modifié. Les Siths n’étaient sans doute pas au courant du piège mais ils avaient eu des informations concernant un groupe Allié dans New Cornal et ils ne tarderaient pas à venir. Comme dans la continuité, Jiiiiir’l apparut, il aidait une pilote en combinaison orange, la femme était blessée au mollet et sa combinaison était maculée de sang. Tentant de saluer, elle se mit au garde-à-vous péniblement face à Syrielle qui lui avait été désignée comme la chef de l’opération.

-Sabrina Olno, pilote Spectre, assignée à l’Escadrille du Lieutenant Wenwhal. Nous avons décollé ce matin pour rejoindre la flotte et quitter la planète, mais nous avons reçu l’ordre de bombarder les positions Siths. Ça a pas mal chauffé, la chasse Sith a immédiatement répondu et j’ai été coupé du groupe. Les légions Siths n’étaient pas du tout où nous les attendions ! Les légions se sont divisées en deux groupes au niveau de Klaaash et ils ont envoyé une partie de leurs troupes motorisées sur Madel et le reste de leurs troupes sur New Cornal.


Les pupilles de Jorian se dilatèrent. Les Siths ne s’étaient pas du tout comportés comme ils le pensaient. En fait, ils se comportaient comme s’ils avaient eu conscience de la situation. Madel était la petite base d’où ils venaient, un village sans importance qui avait été choisi comme QG provisoire justement car c’était un lieu sans importance. Avaient-ils des informations supplémentaires ? Dans tous les cas cela risquait fortement de compromettre l’évacuation. Jorian fit un signe à Syrielle pour la prendre à part. L’homme était redevenu très sérieux et fermé.


-Il est clair que les Siths ont eu des informations, c’est mauvais. Ils n’auraient pas envoyé des divisions motorisées sur Madel sans savoir qu’on y préparait une évacuation, s’ils l’atteignent, c’est foutu. Il faut évacuer et prendre une décision...Soit on part par la route pour être sûr de pouvoir les rejoindre Madel à temps et forcer l’évacuation, au risque de les croiser...Soit on part à couvert et on risque de se faire doubler par les Siths. Dans les deux cas, nos positions et notre existence ont été transmises aux Siths, ils vont chercher à anticiper nos mouvements et à nous coincer. Il faut prendre une décision et vite, sachant qu’on ne pourra pas quitter la ville aussi facilement…


Jorian montra la carcasse du X-wing qui barrait la rue principale et était désormais rongée par les flammes. La situation devenait critique et désormais, le temps jouait contre eux.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Jeu 23 Mar - 13:48

Le retour de Jorian et du camé n'avait pas manqué de créer une certaine tension au sein du groupe, mais celle-ci disparut soudainement lorsque deux Intercepteurs Sith et un X-Wing apparurent brusquement dans le ciel pour offrir un combat aérien et acharné. Si le pilote Allié était seul face à deux adversaires, il était surtout en train de vendre chèrement sa peau, et tous les regards s'étaient fixés sur ce spectacle tandis que Syrielle avait ordonné de se mettre à couvert tout en traînant Mhanoli avec elle jusqu'à l'ouverture à moitié défoncée d'un garage. Le Bothan et le conducteur du Speeder avaient d'ailleurs eu le même réflexe, et lorsque le vaisseaux Allié s'écrasa, la Sniper se releva aussitôt pour aller en extraire le pilote tandis que Shakhovite l'alpagua par le bras pour la retenir avec force.

« Non le second Sith est toujours en vol, tu vas te faire descendre aussi ! »

Mais de son côté, ce fut un ordre totalement contraire que Jorian donna à Jiiiiir'l, et le Bothan s'élança bientôt sous le regard aussi inquiet que désapprobateur de la Corelienne qui laissa à peine son supérieur finir qu'elle criait déjà à son tour.

« Tout le monde reste à couvert, on est repéré ! Jorian ! Putain Jorian retourne à l'abri !! »

Mais en vain … Solaris s'était déjà rué sur l'un des Speeders afin d'y récupérer un lance-missile, et Syrielle n'attendit pas que l'homme eut tiré qu'elle se retourna déjà vers Mhanoli afin de pouvoir le faire couvrir.

« Prépare toi à tirer si Jorian le loupe, tu vises là où sa verrière est abîmée … »

Mais heureusement – avec sans doute pas mal de chance également – Solaris fit mouche dans une véritable gerbe de flammes, et tous se rejoignirent près du véhicule tandis que son supérieur lui confirma que le Sith avait effectivement pu émettre. Avertissant ainsi le reste des troupes ennemis de leur présence ici … Le genre d'informations qui poussa la jeune femme à ne pas réprimander son interlocuteur pour ses prises de risque totalement disproportionnées par rapport à ses formations et ses capacités militaires, parce que là la situation venait clairement d'empirer. Et elle empira encore davantage lorsque la pilote rescapée vint leur apprendre que ces enfants de salope étaient en train de viser non seulement New Cornal … mais aussi Madel ! Ce putain de petit bled paumé où l'Alliance avait installé sa base opérationnelle dans le plus grand secret, ce qui signifiait qu'ils avaient été vendu. Par un soldat ? Par un membre du personnel civil ? Par un contrebandier ayant participé ou pas aux opérations d'évacuation ? Impossible de le savoir et de toutes façons, ce n'étant clairement pas le plus important pour l'heure ! Pour l'heure, elle devait prendre une décision. La bonne, si possible …

« Jorian, tu préviens de suite le QG de la situation. Ensuite, tu contactes le groupe de Drew pour savoir où ils en sont et leur dire de se magner ! Qu'ils regagnent le QG pour assurer sa défense dès qu'ils auront fini, on va avoir besoin de tout le monde là ! »

Et eux alors ?
Devaient-ils jouer de prudence sur les routes secondaires ou alors avancer à tombeaux ouverts sur la voie principale dans l'espoir de prendre les Sith de vitesse ? Dans les deux cas, les ordres de Shakhovite pourraient se révéler extrêmement lourds en vies humaines si jamais elle se plantait, et la jeune femme prit donc quelques secondes de réflexion afin d'être bien sûre d'elle-même. Bien sûre de ne pas juste s'engager dans un suicide aussi stupide qu'inutile !

« Nous on fonce sur Madel par la route principale, on a clairement plus de temps à perdre. Mhanoli, tu t'assures d'être prête à tirer et tu gardes les alentours sous surveillance. Jiiiiir'l, tu soignes vite fait Olno puis tu sors ce que tu as de plus lourd comme armes, histoire d'être prêt à tout. Olno, vous êtes en état de tirer ? Bien, alors vous choppez un fusil-blaster aussi, on va avoir besoin d'autant de puissance de feu que possible …  Ah et Mhanoli, rappelle les sondes ! Je les veux toutes les deux devant nous, une à quarante degrés ouest, et l'autre à quarante degrés est. Et maintenant tout le monde se bouge ! »

Un simple coup d’œil lui apprit que Jorian était déjà en train de s'occuper des deux communications dont elle l'avait chargé, et Syrielle aida aussitôt la pilote rescapée à grimper dans le Speeder tandis que le Bothan sortit plusieurs armes lourdes de la malle. De son côté, la Sniper était en train de reprogrammer les sondes sur son datapad et quelques instants après que les ordres aient été donnés, tout le monde s'acquittait de ses tâches tout en grimpant dans le véhicule qui démarra aussitôt. Quittant la rue principale encombrée de la carcasse en flammes du X-Wing pour s'acheminer via d'autres rues où la Corelienne – qui avait bien entendu étudié le plan de la ville – était en train de le guider.

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Jorian Solaris
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Sam 25 Mar - 18:08
La situation venait de gagner en intensité et en tension lorsqu’Olno fit ses révélations. Syrielle n’était pas idiote, elle devait commencer à comprendre qu’une grande partie de la situation lui échappait. En même temps, qui aurait pu prévoir ? Ils étaient coupés de toute information depuis des jours et la Section SpecOps que dirigeait le Capitaine Solaris se retrouvait à couvrir une évacuation, une bien triste utilisation d’un groupe qui savait mener des opérations très fines pour éliminer des cibles ou acquérir des informations. Malheureusement, l’État-Major Allié n’avait pas su reprendre l’initiative et tout semblait scellé pour ce groupe -pourtant d’expérience et précieux- qui aurait du tenir les positions durant l’évacuation. Jorian avait longuement réfléchi à la question, dans son bureau, comprenant que le pire qui pourrait leur arriver était d’être sacrifiés au front par des officiers qui auraient voulu lancer un dernier assaut sur les positions Siths de Trigalis. Fort heureusement, cela n’était pas encore arrivé, et la bataille touchait à sa fin. La Campagne de Trigalis se terminait dans une débâcle sans précédent pour l’Alliance Galactique qui était déjà agonisante. Alors que Syrielle distribuait ses ordres en urgence, Jorian hocha lentement la tête avant de se diriger rapidement à l’intérieur d’un des speeders. Allumant son holocommunicateur il réussit rapidement à rejoindre Drew et ses hommes. La conversation se déroula dans le plus grand calme, tout du moins du côté de Jorian. Drew était agité et il l’informa qu’ils venaient de terminer leur mission et qu’ils suivraient les ordres de Syrielle, à savoir rentrer au QG pour préparer l’évacuation. L’officier l’informa à son tour des dernières nouvelles, lui indiquant que désormais le temps jouait contre eux. Froid, sobre, Jorian Solaris se contentait d’appliquer les ordres. S’il y avait bien une chose qu’il avait comprise en travaillant au sein des Renseignements Alliés, c’était bien la gestion de l’angoisse...Sa méthode à toute épreuve était rodée, l’homme se détachait complètement des événements et se contentait de rester professionnel à l’extrême, appliquant chaque directive et chaque ordre sans réellement s’étendre. Avoir cette distance démontrait son efficacité dans une situation en berne comme celle de Trigalis, Drew ne montra pas d’angoisse particulière, il se contenta de confirmer qu’il appliquerait les ordres.

La suite fut un peu moins glorifiante pour le petit groupe. Jorian finit par joindre le QG, ou tout du moins ce qui leur servait de dernier bastion Allié sur Trigalis. Il put joindre à force d’insistance Jean Cerr, un des pilotes qui coordonnaient l’évacuation. Les paroles de Cerr arrachèrent une moue grave à Jorian. Le pilote donna quelques informations, ils partirent dans une longue conversation ponctuée de quelques questions de Jorian. L’officier ne fit pas cas d’Olno qui montait à bord du speeder, ne montrant à aucun moment qu’elle était blessée, elle saisit un fusil blaster lourd et l’arma avec expertise tandis que Syrielle remontait à bord, distribuant les ordres. La voix de Jorian transparaissait désormais, nasillarde et presque encore plus sèche qu’à son habitude.


-Non, non, non...C’est impossible...Oui. Non. Écoutez, je vous ordonne de tenir la position jusqu’à notre retour. Coupez toutes les radio et holofréquences, je veux tout le monde à son poste nous évacuons à notre retour. C’est un ordre !

Le Capitaine raccrocha vivement et se tourna vers Syrielle, toujours plus grave. Il était clair que les nouvelles n’étaient pas bonnes et qu’ils allaient à nouveau devoir faire preuve d’ingéniosité. Jorian Solaris se laissa couler sur la banquette puis se rapprocha de Syrielle.

-Drew est en route pour le QG, il a terminé sa mission. Quant à Cerr, il a terminé de préparer l’évacuation et tout est prêt pour décoller, ils ont même pu appareiller deux escadrilles de X-wings. Par contre, les nouvelles sont mauvaises : le gouvernement de Trigalis a abdiqué à l’instant, c’est sur la radio apparemment...Les séparatistes et les rebelles ont pillé le palais du Sénateur et se sont rangés du côté des Siths...Ces salauds s’imaginent encore que les Siths leur donneront l’indépendance en échange de leur coopération. La planète est fichue et les flottes Alliées sont passé en hyperespace il y a environs vingt minutes d’après Cerr. On est seuls...La chasse Sith ne tardera pas à tenter quelque chose sur Madel et ce n’est pas avec nos quelques canons qu’on pourra retenir plusieurs escadrilles. C’est maintenant ou jamais...Et désormais nous sommes vraiment seuls. J’ai ordonné à Cerr de couper toutes communication dans la base, je ne veux pas que les pilotes paniquent, mais il va falloir partir vite, Drew m’a dit que les Siths s’étaient déployés, ils sont d’après lui à moins de quinze kilomètres de Madel.


Les paroles de Jorian Solaris étaient toujours aussi placides, mais pourtant elles étaient graves. Ils y avait très peu de chances qu’ils s’en sortent, en fait cela ne tiendrait qu’à la rapidité d’exécution de leur plan. Mais aussi à une bonne part de chance : ne pas tomber sur des troupes Siths durant leur retraite. Désormais ralentir les Siths ne serait que de la poudre aux yeux, ou tout du moins un leurre, puisque la planète était désormais perdue. L’Alliance Galactique quittait le système et ils ne pourraient compter que sur les cargos pour quitter le système. Fort heureusement ces derniers étaient équipés de modules de vitesse supraluminique, mais cela impliquait pouvoir quitter le système sous escorte.

Jorian prit le second Speeder, qui suivait celui de Syrielle. Les sondes étaient en formation. Ils étaient toujours en communication via leur oreillette et désormais, toute pensée parasite avait quitté l’esprit du Capitaine Solaris qui, comme Syrielle, savait que s’ils ne pouvaient pas évacuer à temps, ils auraient tous une mort lente et douloureuse dans les cellules des cachots Siths. Mais pire encore, cela signifiait la perte d’une Section SpecOps de combat urbain expérimentée et efficace qui serait une perte stratégique difficile à compenser sur d’autres fronts.

Les Speeders avançaient avec grâce dans les ruelles en ruine. Syrielle guidait le pilote de son Speeder, Jorian tentait d’anticiper la topologie de la ville. Ils contournèrent par d’autres rues la carcasse du X-wing encore en proie aux flammes et contournèrent aussi plusieurs débris. Quitter la ville prit bien une quinzaine de minutes, ils durent ralentir plusieurs fois, utiliser des itinéraires alternatifs pour ne pas emprunter une route déjà piégée ou tout simplement pour éviter des éboulis. Ils finirent par quitter la ville et comme Syrielle l’avait annoncée, elle s’arrêta pour libérer le drogué qu’ils avaient trouvé. Le Capitaine l’observa repartir vers la ville en claudiquant, il ne réagit pas, conservant le silence. Au fond, il était lui-même déçu de cet état de fait...Mais que pouvait-il y faire ? Pas grand-chose, à part peut-être éviter de montrer ses sentiments et éviter de semer le doute dans un groupe déjà bien amoindris par les événements et leur tournure.

Ils appliquèrent donc les ordres de Syrielle à la lettre, empruntant les routes principales vides. Les Speeders évoluaient à toute allure, et pourtant personne ne disait toujours rien. Ils étaient loin d’être tirés d’affaire et savaient qu’à la moindre bavure, au moindre problème, si un des véhicules était endommagé, c’était la fin de la mission assurée. Les routes étaient calmes, bordées des paysages lacustres de Trigalis, on aurait pu croire qu’il n’y avait pas eu de guerre dans ce paysage désert. Parfois quelques maisons étaient visibles, mais elles semblaient toutes aussi vides, comme à chaque fois dans les affrontements et les guerres, la populations fuyait pour ne pas faire les frais des combats. Ils progressèrent ainsi sur une dizaine de kilomètres, cela fut en réalité relativement rapide par la route. Ils n’eurent pas à contourner les marécages ou les zones boueuses et purent filer à toute allure. Arriver à New Cornal avait mis du temps et la journée touchait désormais à sa fin, le soleil affichait une teinte orange et terminait sa course en touchant presque l’horizon. Ce n’était pas une mauvaise chose, décoller de nuit leur permettrait au moins de ne pas être tirés à vue...Bien que les radars et les scanners des Siths contredisaient totalement cet argument.

Vingt kilomètres...Vingt-cinq kilomètres. Ils étaient toujours sur la route principale. Aucune trace des Siths ou d’une quelconque activité, la zone était vide. Jorian réfléchissait, sur le fond, la situation piquait sa curiosité : les Siths avaient gagné, ils savaient que désormais la planète était officiellement à eux et ils avaient une énorme force de frappe, des Sith Troopers et des escadrilles et pourtant, ils n’avaient pas encore commencé à ratisser la seule zone dans laquelle ils n’avaient pas encore de contrôle. Cela confirmait un peu les dires d’Olno et les suppositions implicites de Syrielle, les Siths avaient probablement des informations, ils savaient sans doute que les forces présentes près de Madel étaient les dernières reliques de l’armée Alliée. Attaquer Madel était une victoire assurée pour les Siths, mais c’était aussi des pertes et le risque que les SpecOps sabotent le matériel et empêchent les Siths d’avoir accès aux informations dont ils disposaient, en bref, l’opération n’aurait été viable et rentable que s’ils étaient sûr de capturer le personnel vivant pour l’interroger. Pour envisager cela, il aurait fallu prendre en compte le fait que les Siths aient été informés au point de connaître les effectifs Alliés encore présents. Pas impossible, mais peu probable.

Les réflexions de Jorian furent interrompues par un clignotement sur son datapad. Les sondes signalaient quelque chose. Des obstacles, une centaine de mètres en amont, Jorian activa immédiatement les holoprojections des sondes et put voir ce qui obstruait la route : il y avait deux arbres couchés et un transport blindé couché. Le transport blindé s’était encastré dans les arbres et il semblait y avoir de nombreuses traces de blasters et d’explosions autour. Cela devait arriver...Mais ça indiquait qu’il y avait eu des combat à proximité de Madel. Difficile de dire ce qui était arrivé. Le speeder de Syrielle s’arrêta net à proximité de l’obstacle et Jorian prit la communication.


-Ça devait arriver. Personne ne bouge, aucune trace d’activité consciente ou de mouvement dans le secteur, les sondes l’auraient vu. C’est probablement là depuis longtemps. Restez dans les véhicules, je vais aller voir ce que c’est et si on peut le contourner.


Jorian laissa son datapad et saisit son fusil-blaster. Il avait donné l’information à Syrielle sans réellement la questionner. C’était logique, il avait raison, il n’y avait aucune trace d’activité, si des Siths étaient en embuscade, ils auraient pu les voir via les capteurs des sondes, mais il n’y avait aucune signature thermique conséquente ni aucun mouvement. Ils étaient au milieu de nulle part et la luminosité commençait à tirer vers l’orangé, le soleil se couchait. Jorian marcha sur la petite route, l’air était frais, il sentait l’odeur des végétaux humides, de chaque côté s’étendait une forêt marécageuse, le paysage typique des marais de Trigalis. Après tout, c’était peut-être pour ça que les Siths n’étaient pas venus en force ici, par peur de se retrouver face à des vestiges d’un groupe de combat Allié ayant pris le maquis et ayant rejoint les bois et piégé chaque point stratégique que les Siths auraient pu convoiter. Les Siths méprisaient les pertes, ils n’avaient aucune considération pour leurs soldats mais ils n’étaient pas idiots, ils avaient de très bons officiers et savaient aussi l’impact qu’avait une défaite sur leur image et sur la politique. Le moins qu’on pouvait dire depuis le début de la guerre ils avaient très bien géré la politique et leur image, les séparatistes et indépendantistes de tous bords finissaient par les rejoindre, suivant le miroir aux alouettes de leurs promesses malsaines. Dans les faits, les SpecOps étaient bien placés pour savoir que les histoires racontées par les Siths étaient complètement fausses et qu’au final, ils se contentaient de mettre le monde « libéré » sous tutelle de leurs propres troupes. C’était ce qui se produirait sur Trigalis, comme cela avait été fait sur de nombreux autres mondes.

Jorian dépassa le Speeder de Syrielle en lui faisant un signe de la tête, contournant la route pour s’approcher des obstacles. D’un mouvement rapide il rejoignit le blindé encastré dans les arbres. Les écritures, le style et les symboles ne laissaient aucun doute quant à sa provenance.


-C’est un blindé Sith. Transport de troupes...Vu les impacts, je pense qu’il est tombé sur un X-Wing. Je vais inspecter, mais à mon avis, il est là depuis longtemps.


Jorian s’exprimait à son comlink, à l’oreillette. L’officier avait pris l’initiative, il était clair qu’il voulait se montrer utile. Allumant la lampe sous son fusil-blaster, il ouvrit la porte défoncée par un tir du blindé et recula avec une expression de dégoût alors que l’odeur âcre de la putréfaction emplit l’air et il put voir plusieurs cadavres de Sith troopers ensanglantés à l’intérieur alors que le bourdonnement de la vermine s’ensuivit. Pris d’un haut-le-cœur, Jorian recula…


-Ils n’ont pas pu sortir, tous morts à l’intérieur...Et morts depuis longtemps. Ça ne craint rien, tout baigne. Je vais voir si la route est praticable de l’autre côté des troncs et je reviens.


Syrielle trouverait certainement ces initiatives très bonnes. Les hommes qui avaient monté le commando étaient volontaires mais ils ne cachaient plus leur manque de moral. Jorian Solaris n’avait pas réellement envie de perdre du temps, il ne voulait pas non plus que tout repose sur Syrielle qui semblait aussi à bout que lui. L’officier inspecta les troncs puis il éteint sa lampe et regarda de l’autre côté. La route était toute aussi silencieuse.

-La route est praticable de l’autre côté des troncs abattus, nous pourrons les contourner...Ça sera juste pour passer les Speeders entre les troncs et la forêt mais c’est possible, le sol n’est pas trop humide. Je reviens, ne traînons pas ici.

Jorian fit demi-tour. Il savait ce qu’il voulait savoir. L’officier enjamba la cime d’un des imposants pins qui barraient la route et revint au niveau de la carcasse du blindé. De là où elle était, Syrielle pourrait le voir apparaître. Le Capitaine Solaris entreprit de revenir sur la route...Puis il stoppa sa marche, épaulant son fusil-blaster, il s’accroupit sur le bord de la route. Il était impossible de dire ce qu’il faisait de là où Syrielle était, elle ne pourrait que dire qu’il était accroupi et regardait quelque chose.

-Il y a des traces par terre...Des bottes, vers la forêt. Je n’aime pas ça. Ce ne sont pas des traces de bottes de Sith Troopers.


Jorian se releva lentement, tenant en joue la forêt. Il était réputé pour avoir une prudence à la limite de la paranoïa, mais aussi un sens du détail que peu avaient, c’était pour cela qu’il avait remarqué ces traces. Comme il avait remarqué qu’elles n’étaient pas standard. Jorian se dirigea à nouveau sur la route. Cette fois, il se figea à nouveau, s’accroupissant. Il se passait quelque chose et sa voix apparut à nouveau dans le comlink, cette fois il chuchotait.


-Je le vois...Il y a quelqu’un dans la forêt. Ce n’est pas un trooper. Un pillard...A coup sûr c’est une saloperie de pillard. Je peux l’avoir, il ne m’a pas vu, je vais l’allumer, il prendra pour les autres.


Syrielle comprendrait vite ce qu’insinuait Jorian depuis le début. En réalité, il n’était pas effrayé du tout, mais avait gardé en tête l’idée que des pillards étaient sur Trigalis pour détrousser les cadavres. Une vieille obsession, un vieux réflexe de la formation de policier qu’il avait eu. Cela, Syrielle ne le comprendrait peut-être pas, mais elle saurait comprendre en revanche que neutraliser la cible était réellement ce qu’il fallait faire en l’absence de preuve de ses motivations. Jorian déplia la crosse de son arme et ôta la sécurité, il l’épaula, son visage était grave et mauvais, l’affaire était personnelle, son unique préoccupation était d’éliminer une vermine de plus. Il voyait la silhouette clairement d’où il était, ce n’était pas quelque chose de clair...Juste une silhouette. S’il voyait le contour clairement, il ne voyait pas vraiment sa taille ni les formes, simplement quelqu’un qui lui tournait le dos dans les fourrés. Syrielle et les autres ne pouvaient pas voir la silhouette de là où ils étaient. D’un mouvement lent, Jorian épaula le fusil blaster un peu plus précisément, il visait le haut du torse. Bientôt la cible serait neutralisée. Il retint sa respiration...Cette fois son index caressait la gâchette du blaster lourd. Cette ordure prendrait pour les autres. Il le haïssait, qui qu’il soit il le haïssait. Une haine profonde, pure, la colère envers tous ces hors-la-lois qui faisaient commerce de la misère et de la guerre. Fort heureusement, la course s’arrêtait ici pour cet individu. C’était maintenant qu’il en finissait.

Tout fut très rapide. Jorian appuya sur la détente. Plusieurs décharges de blaster rouges sortirent du canon, le tir était parfait et partit dans la forêt. Instant bloqué...Les yeux de Jorian s’écarquillèrent rouge se déplia, interceptant avec une précision implacable chaque tir du Capitaine. La lame avait illuminé le bois et dès lors, Syrielle et les autres pourraient voir une silhouette encapuchonnée de noir tenant un sabrolaser rouge...Un Sith était face à eux. Tout se déroula très vite, la silhouette bondit de côté, évitant une nouvelle rafale de blaster tirée par Jorian. Le Capitaine tirait mal, cette fois sans grande précision, il était clair que ses lacunes sur le terrain se manifestaient. Le Sith bondit en avant, se ruant sur Jorian avec une rapidité impressionnante, évitant à nouveau deux tirs de barrage du Capitaine qui n’avait pas même pensé à tirer au coup par coup. Cette fois il était difficile de dire ce que Jorian avait en tête, l’homme aurait dû se replier vers la route pour forcer le Sith à se découvrir, mais au contraire il avança vers lui, plongeant sa main dans sa poche.


-Attends mon salaud, ne bouge pas !

Ce fut la dernière phrase dans le comlink alors qu’il sortait un détonateur thermique armé et qu’il se ruait sur le Sith pour lui jeter dessus à bout portant. Le reste ne fut que cacophonie, Jorian releva son arme pour tirer mais le Sith la trancha net d’un coup de lame pour finalement lever le bras, soulevant Jorian et projetant son détonateur thermique vers le Speeder de tête. Le détonateur atterrit sur le côté et le souffle de l’explosion poussa les soldats qui accompagnaient Syrielle à se mettre à couvert dans le véhicule. Les dernières actions du Sith furent toute aussi rapide, il projeta Jorian contre le tronc du arbre avec une violence extrême, le Capitaine tomba au sol, comme un pantin désarticulé alors que le Sith relevait sa capuche. Il était grand, très mince, sa peau était d’une blancheur fantomatique, presque blême, laissant apparaître des veinules noires autour de ses pommettes. Il était difficile de dire son âge, si c’était un homme ou une femme d’ailleurs à son crâne complètement glabre. La créature étrange fit un sourire dévoilant ses dents jaunes, assorties à des yeux jaunes. Une voix grave, presque déshumanisée siffla entre les lèvres alors que la créature fixait Syrielle en quittant sa bure.

-C’est toi qui commande...Moins de haine que ton collègue...Mais tu es désespérée. Je vais te massacrer, et après...Je boirai tes larmes et dévorerai tes organes.

La créature sourit à nouveau avant de se ruer, sa lame ouverte sur Syrielle. Les autres n’avaient pas repris leurs esprits. La créature serait dans quelques secondes sur elle. Ses bras étaient couverts de tatouages...Il s’agissait d’un Sith complètement englué dans le côté Obscur, mais aussi très expérimenté à la vue du détail des tatouages...Sans doute d’un rang de Seigneur ou Dame. Le type d’ennemis qu’ils ne pourraient sans doute pas combattre avec les ressources dont ils disposaient.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 28 Mar - 16:21

Tandis que Jorian transmettait ses informations en provenance du QG de Madel d'une voix calme, des regards s'échangèrent entre tous les participants à cette mission. Lourds. Angoissés. Nerveux. Mais après près tout, aucun d'entre eux n'était idiot, et tous comprenaient donc parfaitement bien combien se retrouver piégé sur cette maudite planète serait un destin bien peu enviable … de ce destin qui semblait se profiler de plus en plus tandis qu'ils étaient désormais seuls face aux hordes de Sith qui ne tarderaient plus à déferler sur eux. Mais pourtant, personne ne s'énerva ni ne paniqua. Par fatigue ou par résignation. Mais sans doute pas par patriotisme vu la situation ingérable dans laquelle l'Alliance semblait s'embourber avec une jouissance malsaine. Les chefs déconnaient et les soldats trinquaient pour toutes ces conneries accumulées les unes après les autres, ainsi allait cette guerre même si le défaitisme n'était pas non plus à l'ordre du jour.

Avancer, ils devaient avancer. Alors ils avancèrent.
Ils dévorèrent les kilomètres à vive allure tandis qu'un silence étrange s'était posé sur le paysage très végétal de Trigalis, mais rien n'était toutefois suffisant pour calmer les nerfs éprouvés par les dernières semaines de ce conflit. Tous les sens aux aguets, chacun guettait le guet-apens tout en le redoutant, et ce fut finalement sur un transport blindé encastré dans les arbres et couché en travers de la route qu'ils tombèrent. Les Speeder à peine arrêtés – même si les moteurs ronflaient encore par mesure de sécurité – que Solaris descendait déjà du véhicule afin d'effectuer une reconnaissance tactique de la zone.

Transport blindé de troupes Sith dont les cadavres pourrissaient encore à bord …
Rien de bien romantique, mais la guerre n'offrait réellement aucun cadeau à ceux qui la subissaient. Elle se contentait de prendre, d'arracher, de mutiler et de tuer. Sans distinction d'âge, de sexe ni d'espèce. Sans distinction entre l'espoir et les larmes. Mais au moins cette fois-ci, la route était assez large pour leur laisser le passage tandis que la piste était encore praticable derrière le blindé agonisant, et Syrielle était sur le point de s'autoriser un petit soupir de soulagement lorsque son supérieur avisa des traces sur le sol. Chacun des soldats présents raffermissant aussitôt sa prise sur son arme tandis que tous – comme un seul homme – couvraient le Capitaine Solaris depuis que ce dernier avait pris les rênes de cette reconnaissance. Sith, Sith Trooper, soldats … de leur position actuelle, la Corelienne ne distinguait strictement rien dans l'obscurité de la forêt toute proche, mais les paroles de son supérieur la firent tiquer à la seconde même où il les prononça.

« On s'en fout des pillards, rentre au Speeder, on doit dégager et en vitesse. »

Un ordre clair, net et précis, mais il n'avait effectivement pas de temps à perdre avec un pauvre type qui s'amusait à racler les cadavres des deux bords dans le but d'y trouver quelque chose à monnayer. La misère du champ de bataille, c'était aussi d'accepter que son corps fût souillé par les charognards, et Syrielle n'avait clairement pas envie de se retrouver coincée sur Trigalis à cause d'un paumé fouillant un blindé Sith ! Mais hélas …

Tous virent la lame rouge d'un sabre-laser …
Et tous auraient préféré un simple pillard facilement abattu !

« Non Jorian reviens vers la route ! Rentre surtout pas dans la forêt !! »

Pas besoin du comlink sur ce coup-là, la voix de la jeune femme avait résonné au moment où Solaris s'était précipité sous le couvert des arbres, et elle donna aussitôt ses ordres afin d'aller le récupérer avant que les choses ne tournent vraiment à la merde la plus noire possible !

« Jiiiiir'l et Mhanoli, avec moi ! Les autres vous … »

Mais elle n'eut justement pas le temps de terminer sa phrase qu'un détonateur thermique arriva dans leur direction, et tous se mirent à couvert dans le fond du Speeder afin d'échapper au souffle de l'explosion qui secoua le véhicule. En lisière de forêt, Jorian gisait quant à lui au pied d'un arbre, et ce fut avec effroi que le regard de Syrielle croisa celui d'un – d'une ? – Sith qui la fixait en souriant. Lui promettant déjà mort et torture tandis que la respiration de la jeune femme s'était figée dans ses poumon douloureux.

Ça y était, ils étaient tous dans la merde la plus noire possible …
De cette réflexion aussi stupide qu'inutile qui frappa soudainement l'esprit de Shakhovite, et celle-ci eut alors à peine le temps de se jeter à terre pour éviter le Sith, pointant approximativement son Blaster dans sa direction pour tirer tandis qu'elle entendit le Bothan grogner dans le comlink.

Bouger, il fallait bouger ! Bouger et se dépêcher !

« Récupérez Jorian et barrez-vous ! »

C'était con. C'était très con …
Mais malgré la peur lui rongeant l'estomac, elle venait instinctivement de lâcher ses ordres tout en se redressant pour faire face à son ennemi. Parfaitement consciente qu'elle n'avait aucune chance mais bien trop bornée pour condamner le reste de son équipe avec elle. Elle était la chef de cette mission après tout – celle qui semblait intéresser ce putain de Sensitif – et elle n'avait pas besoin de faire crever tous les autres pour se sentir moins seule !

« Je suis peut-être désespérée mais je vais t'emmener dans la tombe avec moi, espèce de crevure ! »

Elle était vulgaire, elle était rageuse ! Mais le Blaster bien en main, elle savait également qu'elle n'aurait aucune chance de ce côté là, et sa main gauche s'était déjà glissée dans la poche de son pantalon afin d'en extraire son datapad … qu'elle balança aussitôt vers le Sith qui le trancha d'un mouvement facile … avant qu'une explosion ne retentît tout en l'aspergeant de flammes !

Allez le monstre, Syrielle n'était pas encore désespérée au point de balancer anarchiquement tout ce qui traînait dans ses poches et en même temps que le datapad, elle venait surtout de balancer un petit flacon d'un liquide qui avait explosé au contact avec la chaleur du sabre-laser. Et la seconde suivante, elle tira quatre fois – une fois en direction de la tête et trois fois en direction du torse – avant de piquer un sprint vers le Speeder qui avait déjà démarré en respectant ses ordres.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mer 29 Mar - 22:32
Le Sith s’était rué sur Syrielle avec une dextérité et une agilité qui frôlaient ce qu’on aurait pu attendre de la part d’un félin. La chose avait paré tous ses tirs de blaster avec une facilité déconcertante. Alors que la jeune femme se laissait couler à terre, évitant à une demi-seconde le coup de lame rouge qui lui aurait tranché la tête, le Sith se reprit immédiatement, se balançant sur ses jambes. La créature étrange était extrêmement fine, parfaitement athlétique, ses muscles fins et fibreux lui assuraient une agilité qui semblait dépasser ce qui était physiologiquement possible. Pourtant les Speeders avaient suivi les instructions et s’étaient mis à démarrer. Malheureusement pour Syrielle, elle était toujours face au Siths qui balançait sa lame en l’air, souriant avec le même rictus malsain, tel un chat s’amusant avec une souris avant de lui briser la nuque.

-Tu n’as aucune chance...Et tu vas mourir, salement en plus ! Tes collègues aussi.

Les propos étaient presque crachés, ils semblaient être des menaces ou des insultes. Cette chose menaçait Syrielle et sa voix ne semblait pas trancher quant à son genre ni même sa nature profonde. Ses dents limées en pointes lui affichaient un air menaçant, presque inhumain. Lorsque Syrielle répliqua avec agressivité, le Sith sourit avec véhémence tout en observant avec circonspection le datapad qu’elle lança sur le Sith. La créature sourit à nouveau face à ce jouet sans intérêt ? Que cherchait à faire l’officier Alliée par ce geste ? Sans doute pas grand-chose qui ne puisse la sauver. D’un mouvement expert et dextre, elle trancha l’objet en deux, sans pour autant relâcher ses capacités de perception exceptionnelles. La petite combustion lui arracha un râle de douleur pendant que Syrielle pointait son blaster...Le Sith avait anticipé l’attaque au blaster mais pas la combustion et peina légèrement avant de se remettre en garde, contrant in extremis les quatre tirs de Syrielle. En fait, le Sith aurait voulu pouvoir contrer et relancer les tirs, mais le dernier le déstabilisa, l’obligeant à tomber en arrière pendant que Syrielle fuyait vers le blindé.

De son côté, le Bothan avait accéléré, suivi de l’autre Speeders. Les deux véhicules avaient démarré en trombe, et Jorian qui reprenait lentement conscience ne voyait que quelques étoiles. Il avait pris un sacré choc et grogna en émettant un borborygme étrange pendant que deux soldats le portaient à bord du Speeder. Tout était encore flou. Le Capitaine reprenait tranquillement connaissance et sa tête lui faisait mal. Il souffrait du choc contre l’arbre mais fort heureusement, il n’y avait aucune commotion sérieuse. Lentement, les formes reprenaient vie dans ses yeux. Il put voir Syrielle monter à bord du Speeder pendant que ce dernier reprenait de la vitesse. Jiiiii’rl conduisait vite, très vite, la tête de Jorian dodelina alors qu’il négociait un virage serré. Tous les souvenirs revenait dans la tête du Capitaine, cet horrible Sith qui lui avait fait face et pourtant...Il était encore vivant.

Jorian aurait voulu parler, mais tout le monde semblait particulièrement tendu. Il comprit qu’il s’était passé quelque chose. Le second Speeder les dépassa avec célérité, il était bien plus résistant et avait décidé de pouvoir tailler la route pour éviter d’être ralenti par de nouveaux obstacles. D’un mouvement rapide, Jorian saisit son fusil blaster lourd qui gisait là. Il activa son comlink par sécurité.


-Allô Cerr, écoutez-moi bien. Je vous ordonne de préparer un décollage en urgence. On évacue dès que tout le monde est là. Préparez-vous. Nous fonçons droit sur la base. Dès que Drew est là, on décolle aussi. Contact, je répète, Contact, nous avons des hostiles armés et très dangereux dans les parages. Comment ? Très bien ! Il y aura de la place pour tout le monde.


L’officier se tourna alors vers Syrielle, toujours aussi placide. On aurait pu croire qu’il ne s’était rien passé, pourtant une énorme bosse sortait à l’arrière de sa tête. Le Capitaine Solaris n’avait pas abandonné sa mission, il continuait de prendre des décisions pertinentes en tant qu’officier de liaison du petit groupe. Solaris n’avait pas réellement envie de revenir sur ce qui s’était passé, il se contenta de transmettre à Syrielle les informations.

-Cerr est au courant, ils vont lancer les préparatifs pour décoller une fois que nous y serons tous. Drew est en route et nous ne sommes plus très loin maintenant. Cerr m’a aussi dit qu’ils avaient encore du monde à embarquer, les miettes du groupe d’Armée Est ont pu rejoindre la base, une poignée de survivants affamés et épuisés mais c’est déjà ça. Ils ont rejoint le camp grâce à Lame et West qui les ont guidé derrière les lignes ennemies.


Cela ferait sans doute plaisir à Syrielle que de savoir désormais que Lame et West étaient vivants et sains et saufs. En fait, au final la mission se déroulait plutôt bien et ils pourraient peut-être réussir à évacuer correctement. Mais pour cela, il faudrait rejoindre Madel qui était encore à quelques kilomètres. Cela irait vite à cette allure s’ils n’étaient pas interrompus. Jorian ignorait combien il y avait de Sith dans les parages mais il regarda rapidement sur son datapad pour finalement voir que les sondes s’étaient accrochées au Speeders pour ne pas être laissées sur place mais qu’elles continuaient de balayer les environs avec leurs détecteurs. Aucun gros mouvement de troupes qui aurait été détecté immédiatement.

En fait, si, Jorian put voir du mouvement, c’était léger, à l’arrière. Un petit véhicule qui se déplaçait très vite. Les autres ne semblaient pas l’avoir vu. D’un mouvement rapide, Jorian se retourna et il vit un MotoJet slalomant entre les arbres avec une silhouette sombre. Le Sith était là de nouveau et les coursait, la créature préparait un blaster elle-aussi. Sans prévenir, l’officier ouvrit le feu a plusieurs reprises, obligeant la créature à repartir sous couvert.


-CONTACT ! Cette chose nous a suivi, elle se cache dans les arbres et est armée !
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Ven 31 Mar - 14:36

Si Jorian reprenait doucement contact avec la réalité, le retour de Syrielle dans le Speeder fut par contre un brin plus violent, et ce fut grâce à l'aide de Olno qu'elle parvint à regagner le véhicule sans pour autant s'éclater la tête sur le fond. La faute au pic de stress monumental qui lui avait donné des ailes lorsqu'elle avait fuit le Sith, la poussant à courir comme une dératée pour ensuite sauter sur le hayon sans réellement calculer son coup correctement. Elle avait paniqué … et son rythme cardiaque élevé et ses pupilles dilatées suffisaient à prouver qu'elle n'était toujours pas calmée. Parce qu'elle avait eu peur, réellement peur. Parce qu'elle avait hâte de rejoindre Madel et de quitter Trigalis une bonne fois pour toute … Mais malgré tout, elle demeurait la leader de cette mission et elle devait donc donner l'exemple, et ce fut à l'issu de quelques secondes de respirations profondes – assise la tête entre les genoux afin de retrouver contenance – qu'elle reprit enfin ses esprits. Son regard balayant les deux Speeder qui fonçaient à tombeau ouvert sur la route tranquille de campagne tandis que Olno s'était déplacée à côté de Jorian pour s'assurer qu'il allait bien. Lui tendant une bouteille d'eau et une barre de ration alimentaire afin de l'aider à se remettre de ses émotions.

« Ça va Jorian ? »

Inutile de le nier, ils avaient tous les deux été affectés par cette rencontre avec ce Sith, et ce même si les conséquences étaient plus physiques pour le Capitaine là où sa subordonnée s'était surtout payée la peur de sa vie. Mais néanmoins, la mission se devait d'être menée à son terme, et Solaris s'enquit donc aussitôt de l'état du QG de Madel avant d'établir un rapport succinct de la situation là-bas. Déclenchant aussitôt un hochement de tête positif de la part de Syrielle tandis qu'un sourire soulagé venait d'ourler ses lèvres. Soulagé et heureux.

« Tu vois, je t'avais dit que Lame et West allaient bien. »

Qu'ils allaient bien …
Sûre que la Corelienne avait toujours voulu croire en la survie des deux agents des SpecOps mais surtout, elle avait toujours défendu avec acharnement leur fidélité. Refusant ainsi sans aucune concession l'idée qu'ils aient pu passer à l'ennemi là où Jorian avait pourtant émis l'hypothèse à plusieurs reprises. Mais après tout, son supérieur avait toujours été trop réaliste voire quelque peu négatif, là où la jeune femme demeurait plus candide et plus optimiste. Préférant toujours s'accrocher à l’espoir que tout se finirait bien …

Mais lorsque Solaris se retourna brutalement vers l'arrière afin d'ouvrir le feu sur le Sith qui les avait suivi, il fut soudainement assez évident que tout n'allait peut-être pas bien se finir cette fois-ci, et Syrielle réagit à la seconde près ! Tirant une petite mallette de l'un des casiers du speeder afin d'en extraire quatre petite détonateurs des plus particuliers. Quatre petits gadgets aimantés qu'elle avait commandé au spécialiste de l'unité et qui viendrait gentiment se coller sur la Moto-Jet de leur poursuivant afin de l'envoyer de vie à trépas sans plus de formalité. Mais pour se faire, il allait encore falloir détourner son attention, et ce fut à voix basse – suffisamment basse pour ne pas être éventuellement entendue par le Sith mais assez haute pour que ses collègues l'entendissent – qu'elle donna ses instructions.

« Vous allez le laisser s'approcher suffisamment pour que je puisse lui balancer ça à la gueule, le tout en lui tirant dessus pour capter son attention. Dans dix secondes, le temps d'arriver à découvert … dix … neuf … huit … sept … six … cinq … quatre … trois … deux … un … allez ! »

Le véhicule venait en effet d'arriver dans une large plaine découverte, et la créature les traquant accéléra aussitôt dans l'espoir de les rattraper, se retrouvant aussitôt canardée par tous les occupants du Speeder. Et si Syrielle tirait aussitôt afin de ne pas dénoter dans le groupe, elle en profita aussitôt pour balancer ses quatre petits bijoux de technologie sur la Moto-jet. Ordonnant aussitôt au pilote d'accélérer un grand coup afin de s'éloigner de l'explosion.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Ven 31 Mar - 15:27
Jorian était toujours à l’arrière du Speeder, guettant les arbres avec son blaster lourd. Le Sith ne sortait plus du couvert, sans doute avait-il vu le danger poindre. Solaris était prêt à lui tirer dessus. Il ressentait le trac face à cette créature, sachant ce que la Force lui conférait comme pouvoir. Il fallait être réaliste, les SpecOps n’étaient pas formés à combattre des Sensitifs et surtout, ils étaient dans une situation critique : pas de matériel adéquat, moins de munitions, des Speeders antiques qui n’avaient rien à voir avec ce qu’on aurait pu attendre pour ce type de mission. Autant dire que rien n’était optimal et que Syrielle avait sans doute conscience -tout comme Jorian d’ailleurs- que les choses ne pouvaient pas être plus mauvaises. Syrielle n’était cependant pas du genre à abandonner. Elle n’avait fait aucun reproche à son supérieur, se contentant de lui tendre de l’eau et une ration lorsqu’il était monté. Le Speeder allait toujours à toute allure.

Le plan de Syrielle était simple : utiliser encore des explosifs. L’idée était intéressante, mais ils n’auraient qu’une chance puisque les munitions n’étaient pas illimitées. Un seul coup qui permettrait de se débarrasser du MotoJet du Sith. Malheureusement, la créature était extrêmement rapide. Jorian se tourna vers Syrielle pour lui suggérer quelque chose.


-Quand il sort, on lui tire dessus, puis je ferai mine de recharger. Il va sans doute tenter de s'approcher par un angle mort et comme ça tu pourras lancer tes charges quand il s’approchera.


Attendant l’aval de Syrielle pour être sûr qu’elle avait bien compris le plan et qu’elle était d’accord, Jorian attendit, empoignant son arme. Le MotoJet finit par sortir du couvert végétal, alors qu’ils passaient une plaine. Solaris acquiesça face à Syrielle et il tira à nouveau une salve nourrie sur la créature suivi des autres occupants du véhicule, cette dernière slaloma encore et absorba un des tirs grâce à la déflexion de Force. Le Capitaine fit mine de ne plus avoir de munition et entreprit de remplacer lentement la batterie de l’arme.

Comme ils auraient pu s’en douter, le Sith en profita pour s’approcher et cette fois ce fut Syrielle qui prit les rennes de l’opération. La Corelienne donna son compte-à-rebours et lança les charges sur la créature. Le tir était parfait, en fait elles allèrent immédiatement se coller sur le MotoJet. Le véhicule explosa dans une gerbe de flamme alors que le Sith sautait avec une agilité effrayante. Ils ne l’avaient pas eu mais les membres de l’équipage du Speeder qui filait à toute allure semblaient tous heureux. Jorian, toujours aussi placide ne participait pas à l’euphorie générale, il se contenta de fixer Syrielle, toujours aussi froid et concentré.


-Il va revenir Syrielle. Nous l’avons ralenti mais Madel est à trois kilomètres. Nous n’aurons pas de marge de manœuvre supplémentaire et nous ne sommes pas encore en sécurité.


Sur le fond, le Capitaine avait raison, il ne faisait qu’exprimer ce qu’aurait voulu la sagesse. Le reste du voyage se poursuivit et ils finirent par voir Madel. En fait, ils pouvaient voir d’où ils étaient des tirs de blaster. Jorian écarquilla les yeux et observa ce que voyaient les sondes. Des Sith Troopers prenaient position devant le village qui était défendu par des troupes Alliées retranchées. Les Troopers semblaient tenter de les contourner sans y arriver. Jorian se tourna à nouveau vers Syrielle.

-Nouveau problème...C’est mauvais...Ils attendent sûrement des renforts et nous on va se devoir lever le camp au plus vite.


Comme par anticipation, Jiiiii’rl reprit la tête avec leur Speeders, ils contournèrent le village et arrivèrent à l’arrière. Là plusieurs membres du groupe d’armée Est les attendaient et leur ouvrirent les portes avant de les fermer immédiatement. Les Speeders allèrent se garer sous les gros cargos qui étaient désormais pleins à craquer. Plusieurs civils et du personnel militaire attendaient au sol, prêts à emprunter la rampe. Tout avait été chargé et Jorian soupira de soulagement en voyant qu’ils étaient toujours là. Cerr accourut en trombe et se mit au garde-à-vous.

-Les Siths nous attaquent ! On n’a plus le temps. Nous vous attendions, les pilotes ne veulent plus attendre ! Sans les soldats du groupe d’armée Est, nous n’aurions pas pu les ralentir !


-Très bien Cerr. Syrielle, fais charger les Speeders, on garde le matériel. Fais aussi préparer les X-Wings de l’escorte. Je vais rejoindre les soldats qui défendent la porte et leur donner l’ordre du repli. On reviendra une fois que tu viendras nous dire que les moteurs sont chauds et que tout est prêt. On décolle dans dix minutes !

Jorian prit ce qui restait des mines qu’ils n’avaient pas posés. Cerr se mit au garde-à-vous, visiblement soulagé de la tournure que prenaient les choses. Jorian courut vers la porte, armant son blaster lourd. Il ne voulait plus perdre de temps. Il vit immédiatement les positions fortifiées. Plusieurs soldats étaient là et des tirs retentissaient à des intervalles réguliers. Ils n’étaient pas tirés d’affaire, mais cela était en bonne voie. L’officier rejoint un Sergent qui semblait ne pas avoir dormi depuis des jours et qui lui expliqua que les Siths avaient rejoint la porte et tentaient de se positionner. Un mélange de l’armée régulière et de leurs armures blanches et des Troopers. Pour le moment pas de perte, des mitrailleurs Alliés étaient positionnés avec des mitrailleuses sur trépied et allumaient régulièrement les positions Siths.


-Préparez vos hommes, on décolle dans moins de dix minutes, je veux deux hommes qui déposent les mines derrière la barricade. Il faut empêcher ces ordures de nous suivre !

Deux hommes s’exécutaient pendant que Jorian prenait leur place. Devant lui la route, mais aussi une pleine et des bosquets. Il y avait plusieurs cadavres et des carcasses fumantes de blindés Sith. D’ici peu de temps, la zone serait infestée. Il put voir trois soldats Siths qui tentaient de progresser à couvert et ouvrit le feu immédiatement, l’un d’eux s’écroula pendant que les deux autres se mettaient à l’abri. Dans les herbes, il put voir plusieurs silhouettes, il y avait en fait des soldats Sith partout qui prenaient position. Jorian se mit à espérer que Syrielle ferait vite et qu’ils pourraient vite quitter ce bourbier.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Ven 31 Mar - 23:16

« Les gars, on décolle tous dans dix minutes, alors faites chauffer vos moteurs et commencer les check up tout de suite ! Krîn, charge ces deux speeders et assure toi que les dernières caisses de matériel soit à bord !

- Shakhovite, on check pas un X-Wing en dix minutes hein, on aura jamais le temps !

- Soit tu bouges ton cul soit j'le fais à ta place Timus ! Le check up d'urgence c'est huit minutes alors t'as largement le temps si t'arrêtes de jacter ! »

Le Timus en question – un rouquin au visage parsemé de tâches de rousseur qui lui valait les éternels sobriquets tombant sur les roux – ne manqua d'ailleurs pas de râler devant cette remontrance, mais il fallait bien être réaliste sur ce coup-là. Comme l'avait souligné Jorian pendant les derniers kilomètres du retour, le Sith était toujours à leurs trousses et n'allait donc pas tarder à débarquer à Madel lui aussi, et Syrielle n'avait franchement pas envie d'être là à ce moment là ! De cette menace dont elle se garda toutefois bien d'informer les hommes restant histoire de ne pas déclencher de panique. Et lorsqu'elle vit le groupe de Drew – heureusement au complet et sans bobo apparent – charger son propre véhicule dans l'un des vaisseaux, elle se dirigea aussitôt vers eux.

« Hey Drew, t'as encore des charges explosives ou vous avez tout posé ?

- Vular en a encore une et moi j'en ai deux, pourquoi ?

- Piège les principaux piliers de soutènement du QG … si les Sith veulent vraiment nous prendre d'assaut, ils en crèveront. »

De cette sentence que la jeune femme venait de prononcer d'un air résolu, tout aussi résolu que celui de son collègue qui récupéra aussitôt les bombes avant de s'occuper de les poser. Dans le grand hangar, chaque soldat semblait d'ailleurs occupé à tout préparer tandis que Syrielle allait et venait un peu partout pour tout vérifier et tout corriger si besoin, agissant ainsi en parfait officier qu'elle n'était pas afin que tout se passât au mieux. Et lorsque huit minutes furent passées, elle dégaina son comlink avant de passer sur la fréquence générale des vaisseaux.

« Ici Shakhovite, où en êtes-vous de la procédure de décollage ? »

Et sans tarder, les différents pilotes lui apprirent que tout était au vert et paré pour un décollage rapide – même Timus qui semblait avoir appris à se sortir les doigts du fondement entre temps – et la Corelienne bascula aussitôt sur la fréquence de son mentor.

« Jorian on est ok, ordonne le repli général vers les transports. »

Elle-même se tenait sur le ponton permettant l'accès au vaisseau qui l’emmènerait loin d'ici. Tous les sens en alerte et le Fusil Blaster lourd entre les mains pour êtres prêtes à tout durant ces dernières minutes de tension.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Sam 1 Avr - 14:54
La situation s’envenimait, il était clair qu’un contingent important de soldats Siths progressaient et arrivaient petit à petit face à la porte du village. Ce n’était pas avec quelques soldats fatigués et amoindris qu’ils réussiraient à défendre Madel. Jorian le savait, il savait aussi qu’une offensive victorieuse des Siths avant que tout soit prêt pourrait clouer les cargos au sol. Tentant de ne pas trop penser à cette éventualité, l’officier se contentait d’ouvrir le feu par petites rafales sur les soldats Siths qui se positionnaient dans les différents abris de fortune qui avaient été positionnés là. Malheureusement, plusieurs tirs ennemis frappèrent la porte. Certains soldats s’étaient positionnés et tiraient maintenant sur les troupes Alliées. Le Sergent vint signifier à Jorian qu’ils avaient positionné les mines. C’était une bonne chose, la meilleure nouvelle qui soit. Mais bon, il faudrait partir, partir à tout prix. Si les cargos ne décollaient pas, c’était une quantité désormais incommensurable de documents, de matériel et de personnel qui tomberaient aux mains des Siths. Une perspective des plus stressantes pour Solaris qui avait dû se battre avec l’État-Major pour défendre son point de vue sur ce point : lui avait voulu conserver les documents et le matériel, là où l’État-Major défaitiste avait voulu les détruire pour éviter de prendre le risque que les Siths puissent s’en emparer. Jorian jouait son grade de Capitaine dans cette affaire, mais aussi certainement l’issue de tout un pan de la guerre dans ce secteur : ces documents et ces informations avaient été collectés et rédigés par divers corps de l’Alliance et devraient être rapportés en sécurité. Malheureusement pour eux, les gouvernants n’avaient pas voulu se mouiller et les flottes avaient déserté le secteur. Jorian chassa cette pensée, se concentrant sur sa mission, il ne voulait absolument pas laisser d’ouverture à l’ennemi. Tirant sur chaque mouvement, il éviterait que les Siths ne fassent une percée. Lui qui n’était pas un homme de terrain se rendait bien compte qu’il n’était pas à sa place, sans doute avait il eu des manquements, sans doute sa prestation n’avait pas été parfaite, mais sur le fond, il savait qu’il n’était pas un lâche et tout ça prenait tout son sens pour lui : il défendait le rêve Allié, son rêve, ce en quoi il avait voulu croire depuis son engagement comme Lieutenant de réserve dans l’Armée Alliée sur Ylesia.

Son ComLink grésilla, Syrielle lui indiquait que tout était prêt. Il fallait s’enfuir et désormais tous les vaisseaux étaient prêts à décoller. Jorian sentit un certain soulagement à l’annonce de cette nouvelle. Il donna l’ordre de repli aux hommes qui étaient en position. Tous ne demandèrent pas leur reste et étaient en train de détaller, laissant les mitrailleuses blaster sur la barricade.


-Non ! Emportez le matériel avec vous ! On ne leur laisse rien !


Les hommes s’exécutèrent. Jorian, chargea une des mitrailleuses sur ses épaules. Il vit un soldat devant lui tirer pour le couvrir. Un des tir de blaster fut contré immédiatement...Il vit dans les herbes la silhouette longiligne et la lame rouge qui dansait.

-Mais quelle plaie ! Ne traînez pas, on se repli !


Les soldats ne comprirent pas ce qui se passait mais pourtant ils détalèrent tous. La charge sur les épaules du Capitaine le ralentissait, il ne sentait plus ses jambes et sa tête le faisait souffrir, pourtant il courait à toute allure, fermant la marche. Lentement, ils passèrent les petites ruelles jusqu’à arriver au niveau des cargos. Certains avaient déjà fermé les passerelles, il vit cependant Syrielle et plusieurs hommes défendant le plus proche, blaster à la main. Jorian haletait, de grosses gouttes de sueur constellaient son visage rougis par l’effort prolongé et la tension. L’officier déposa négligemment la mitrailleuse pendant que des hommes rentraient le matériel.


-On décolle, on se barre ! Le Sith est devant la porte !

Alors qu’il disait cela, une explosion retentit. Cela voulait dire que les Siths avaient passé la porte...L’assaut avait commencé. Jorian aida les soldats à rentrer les dernières pièces de matériel et ordonna à tout le monde de monter. Il ne resta vite plus que Syrielle et lui. L’ordre de décollage fut donné. Leur cargo décolla en dernier et Jorian comme Syrielle purent voir entre les décombres qui leur faisait face le Sith qui contemplait les vaisseaux Alliés qui décollaient. La fuite in extremis était réussie. Les cargos s’élevaient lourdement dans l’atmosphère et ils restèrent là, quelques instants dans le sas alors que les explosions retentissaient à l’extérieur : les charges avaient soufflé Madel et probablement tous les soldats Siths qui s’y trouvaient. Trigalis était perdue, la planète n’était désormais plus Alliée. Jorian ne resta pas plus de temps, il se contenta de rejoindre la soute et de s’asseoir sur une caisse alors que Cerr l’attendait avec un datapad et qu’un infirmier entreprit de l’examiner. D’autres infirmiers militaires entreprirent d’examiner les soldats.

Jorian examina longuement le datapad, sa veste de combat par-dessus les épaules. L’infirmier venait de lui poser un bandage au bras. Le Capitaine SpecOps semblait toujours aussi appliqué et neutre, examinant les listes que lui avait donné Cerr.


-Très bien, nous avons assez de nourriture pour tout le monde et pour tout le voyage. Voilà mes instructions que vous transmettrez aux autres cargos : les lits sont prioritairement attribués aux blessés, aux enfants et aux femmes. Les cabines individuelles sont attribuées prioritairement aux femmes civiles. Pour les militaires, faites installer des lits de camp dans la soute. Je veux des distributions de nourriture dès que possible et il faut absolument que les militaires dorment. Tour de garde avec relève toutes les quatre heures. Je veux une liste des blessés et des blessures afin de pouvoir déterminer un ordre de priorité pour l’accès à l’infirmerie, en attendant les autres blessés seront pris en charge par les infirmiers militaires. Dès que nous aurons quitté l’atmosphère de Trigalis et que nous serons suffisamment éloignés pour l’hyperespace, faites revenir les X-Wings et les pilotes, ils doivent aussi se reposer et nous n’aurons pas besoin d’escorte en hyperespace. Oh et si ce n’est pas trop vous demander, j’aimerais une tasse de café bien noir et que vous alliez prévenir l’État-Major, je leur enverrai mon rapport dans deux heures, pour avoir le temps de le taper.


Cerr s’exécuta. Jorian n’avait pas pris une minute de repos et commençait déjà à dresser un bilan de la situation pour pouvoir envoyer un rapport. La mission était terminée, ils étaient hors de danger et pourtant, ils venaient aujourd’hui d’assister à la chute de l’Alliance sur Trigalis.
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Jeu 6 Avr - 19:00

Elle l'avait vu !
Cette lame rouge et brillante qui s'agitait tel un feu de joie pour renvoyer les traits de Blaster n'avait absolument pas échappé à Syrielle, et celle-ci intensifia aussitôt le feu déjà nourri qu'elle envoyait en direction de l'ennemi depuis quelques minutes. Espérant ainsi saturer totalement les factions Sith afin de laisser les derniers de ses collègues rejoindre leurs vaisseaux. Et lorsque tout le monde fut à bord, le décollage put enfin se faire sans encombre tandis que le QG et les rues avoisinantes de Madel explosaient joyeusement. Emportant ainsi dans les flammes et la douleur cet épisode bien funeste : Trigalis était tombée, ils avaient échoué. Face à la puissance de leurs ennemis, ils n'avaient pu que reculer avant de détaler comme du gibier, et ce fut donc avec le poids de cette défaite sur les épaules que la jeune femme rejoignit Jorian dans un coin de la soute. Se laissant tomber sur la même caisse que lui tout en écoutant distraitement ses ordres visant à imposer des tours de garde mais aussi à répartir les soldats comme les civils dans les différents vaisseaux. Mais si son supérieur semblait capable de se fixer entièrement sur cet objectif, il était clair que la Corelienne venait de décrocher.

Assise sur la caisse, elle avait rapproché ses jambes de son corps afin de pouvoir poser sa tête sur ses genoux tandis que la fatigue la rattrapait. Tandis que l'accablement d'une telle débâcle lui donnait l'impression qu'ils n'avaient fait que gâcher des vies sur cette maudite planète. Ou plutôt que l’État-major avait gâché des vies, incapable d'assumer ses responsabilités …

« On a échoué, hein … ? »

Tout autour d'eux, une certaine effervescence régnait dans la soute tandis que les hommes allaient et venaient pour s'organiser – prenant en charge les blessés et distribuant déjà de la nourriture – et la voix de Syrielle semblait presque fluette dans toute cette agitation. Sa grande gueule de Corelienne pour le moment bridée par cet abattement – cette culpabilité presque – qu'elle ressentait face à tous les derniers événements qui s'étaient produits. Face à cet immobilisme qu'on leur avait imposé alors qu'ils auraient pu accomplir bien plus.

Mais elle n'y pouvait rien …
Et elle savait pertinemment bien que la neutralité factuelle de Jorian ne serait pas un réconfort pour elle, parce que s'entendre confirmer leur échec serait inutile. Poids qui ne ferait que couler son moral en flèche alors qu'il n'était déjà pas bien élevé. Et comme pour le dissuader de répondre, la jeune femme agita bientôt sa main dans un mouvement vague.

« Non laisse tomber c'est bon, c'est évident de toutes façons. Reste là et repose toi, je vais aller vérifier que tous les membres de l'équipe vont bien. »

Après tout, c'était elle le leader de leur petit groupe de fortune qui avait piégé New Cornal dans la plus totale des inutilités, aussi se devait-elle d'aller contrôler l'état des soldats sous sa responsabilité. Et quand on parlait de ça justement …

« Ah et temps que j'y pense, ne fais plus jamais ça à l'avenir. Pendant cette mission, tu as pris des risques absolument inconsidérés et au mépris total de mon avis … tu aurais pu te faire tuer bêtement. »

Elle était la leader, et il aurait donc dû lui obéir.
Mais derrière ce simple aspect d'obéissance aux ordres, Shakhovite avait franchement eu peur que son mentor se fît tuer bêtement, et c'était bien ce qui la dérangeait le plus. De cette remontrance qu'elle venait de lui asséner tout en se relevant, tanguant un moment sur ses jambes à cause du contre-coup. De la fatigue comme de l’abattement. De la peur également.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 11 Avr - 15:09
Jorian continuait de taper frénétiquement son rapport. Il remplissait les cases sans aucune expression et pourtant remarqua immédiatement Syrielle qui venait s’assoir lourdement à côté de lui. La jeune femme semblait complètement démoralisée, elle fit d’ailleurs une réflexion à laquelle Jorian ne répondit pas, l’officier se contenta de lever la tête, de la regarder d’un air vide et de se replonger dans son rapport. Qu’espérait-elle par cela ? Ou plutôt, que pensait-elle que Jorian pouvait lui apporter ? Le Capitaine avait de nombreuses fois discuté avec elle et Syrielle vivait très mal le délitement de l’Alliance Galactique. Jorian Solaris quant à lui ne le vivait pas mieux, il en avait juste une perception différente, il pensait qu’il devait continuer sa mission jusqu’au bout et que si tout le monde faisait comme lui, de manière totalement imperturbable, les choses seraient simplifiées. Bien évidemment, il savait que c’était se draper en partie d’illusion, mais c’était aussi maintenir une partie des institutions en place et honorer leur serment. Par cela, les militaires auraient toujours un cadre, comme ce fut le cas sur Trigalis avec les restes du groupe d’armée Est.

Comme si Syrielle était face à une réponse de son supérieur, elle continua et voulut aller voir les soldats. Autour d’eux, les groupes s’organisaient, des hommes et des femmes étaient encadrés par les soldats et le personnel qui les conduisaient vers les cabines. D’autres membres du personnel transportaient des civières avec des blessés tandis que les infirmiers et les médecins militaires s’évertuaient à leur prodiguer les premiers soins. Certains étaient déjà bandés, d’autres prenaient des médicaments qu’on leur donnait, une dernière catégorie encore fut directement transférée vers les infirmeries pour aller directement dans les cuves de bacta. Au final, le groupe s’organisait et la nourriture était distribuée. Cela suffisait à Jorian, ça lui suffisait à garder un certain calme. Lui qui avait été formé comme un scientifique avait aussi entraîné son esprit à considérer les choses froidement et à essayer de toujours relativiser.

Syrielle termina par un reproche à peine dissimulé. Jorian ressentit sa peur, il savait qu’elle s’était faite du souci pour lui. Sur le fond, cela se comprenait, lui-aussi avait vu la même chose. La jeune femme s’était relevée, chancelante. Une voix de pilote retentit dans les haut-parleurs, elle indiquait qu’ils avaient quitté l’atmosphère de Trigalis. Bientôt tout cela ne serait qu’un mauvais souvenir. Jorian hésita un instant, il hésita ne sachant pas s’il devait répondre ou pas, il était clair que Syrielle attendait qu’il parle. Elle avait fait plusieurs remarques, se confrontant à son silence à chaque fois et à son absence totale de réaction. Il connaissait bien la Corellienne et avait appris à lire ses réactions, trop fière pour dire les choses franchement, ou telles qu’elles étaient, elle dissimulait cela derrière sa fierté et Solaris attendit quelques secondes avant de répondre, voyant qu’elle ne partait toujours pas vers les soldats.


-Tu ne peux pas prendre tout le poids de cette mission sur les épaules, Syrielle. J’ai agi ainsi car nous étions en situation de crise, j’ai dû agir en urgence et j’ai fait un choix, peut-être était-il discutable mais si toi tu y étais allée et que ce Sith t’avait abattu, c’était toute la mission qui était compromise puisque tu la commandais. A posteriori, tu ne peux pas dire que ce que j’ai fait n’était pas bon. Moi comme les autres je me serais sacrifié pour que le groupe réussisse. Nous revenons de loin, ce n’était pas gagné d’avance et on a failli tous y passer. Dans ce genre de situation –et même si c’est dur- on doit laisser nos sentiments personnels de côté et agir pour le bien du groupe, tu le sais et je le sais aussi.


Le ton était clair et strict. Jorian avait repris son attitude professorale, il parlait comme si rien ne s’était passé. Pourtant il n’avait pas levé le nez de son datapad. D’un mouvement lent, il releva ainsi le regard et fixa intensément Syrielle en plongeant ses yeux dans son regard.

-Pour répondre à la question essentielle que tu as posée, même si elle semblait rhétorique : non nous n’avons pas échoué. Nous avons sauvé de nombreuses vies et des informations capitales, grâce au groupe tout entier nous avons sauvé ce qu’il restait de l’Alliance sur Trigalis. Malgré la peur, les Séparatistes et les Siths, nous n’avons pas plié et nous avons fait en sorte de maintenir l’administration et l’organisation de l’Alliance Galactique. Car c’est ce en quoi nous croyons et que quoi qu’il arrive, nous devrons garder la tête froide et maintenir l’organisation. Trigalis aurait pu tomber et tous ces hommes et ces femmes autour de toi seraient morts mais nous avons fait ce qui devait être fait, car c’est le serment que nous avons fait et ce sont les idéaux que nous défendons, nous ne plierons pas face à la tyrannie, qu’elle soit Sith ou d’une autre nature. Toi et moi sommes des officiers, nous ne devons pas faire de concession morale, notre unique fonction est de garantir l’intégrité de l’Alliance Galactique, une mission que j’accomplirai quoi qu’il arrive…La morale et l’honneur l’exigent : et si les politiciens corrompus l’ont oublié, toi et moi en sommes toujours conscients. Il est de notre devoir de nous ranger du côté de ceux qui défendent la justice et les idéaux de paix pour lesquels nous avons été engagés.

Jorian s’épanchait sur ce qu’il pensait réellement, chose qui arrivait très rarement mais il avait tout de même donné ses idées, sans pour autant ne montrer aucune émotion. Le Capitaine était égal à lui-même, constant, comme il l’avait été finalement sur Trigalis alors qu’il n’avait semblé pas du tout affecté par la mission. La réalité était pourtant toute autre…Mais il ne devait rien montrer, car il était l’officier en charge du convoi…Et car sur le fond, il maudissait amèrement les politiciens véreux et les ordures de l’Etat-Major qui les avaient abandonné et trahi…
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Syrielle Shakhovite
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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 18 Avr - 18:45

Seul le silence répondit à Syrielle pendant de longues minutes, mais il n'était pas dit que la jeune femme capitulerait aussi vite devant le mutisme de son supérieur. Butée, bornée et obstinée, elle attendait une réponse – à son reproche principalement – et même si elle n'était pas bien vaillante, il était évident qu'elle ne partirait pas avant d'avoir arraché une réaction à Jorian. De ce manège qui n'était pas forcément nouveau entre eux et, au bout de quelques secondes supplémentaires, l'officier prit enfin la parole tandis que Shakhovite se tourna vers lui afin de lui faire face. Son regard se plantant fermement dans le sien lorsqu'il consentit enfin à lâcher son datapad des yeux pour relever son visage vers elle.

Il n'avait pas tort.
Mais il n'avait pas raison non plus …
Une situation qui n'était d'ailleurs pas si exceptionnelle vu les derniers événements qu'ils venaient de traverser sur Trigalis, mais à l'air fermé de la jeune femme, il était évident qu'elle n'allait pas se satisfaire de ces excuses déguisées. De ces justifications bancales. Et surtout de tous ces non-dits qui se dissimulaient bien au chaud dans l'ombre, menaçant aussi bien Solaris que son élève même si tous deux s'en tiraient finalement bien. Étonnamment bien même.

« Il était discutable, ça ne fait aucun doute, et il ne concerne pas que ce Sith. Tu nous a fait perdre du temps avec un simple drogué, tu es resté à découvert malgré la présence d'un TIE et malgré mon ordre de rester à l'abri, et tu as attaqué un Sith alors que tu n'es absolument pas formé pour ça. Jorian … putain mais tu voulais te faire buter ou quoi ?! Qu'est-ce qui t'a pris d'agir comme ça ?! T'es pas un mec de terrain et tu le sais très bien, alors ça ressemblait à quoi c'que t'as fait ?! T'avais quelque chose à compenser ou quoi ?! »

C'était violent. C'était cruel même. Mais malgré l'agressivité contenue dans ses paroles, Syrielle ne criait pas, elle s'efforçait au contraire de se contenir afin de ne pas attirer l'attention sur eux. Mais malgré tout, son ton était ouvertement acrimonieux, preuve s'il en était besoin qu'elle s'était beaucoup inquiété pour Jorian qui avait bien failli se faire tuer bêtement !

« Je sais que les ragots qui ont circulé sur toi n'étaient pas tendres et que certains des hommes n'ont pas du tout compris tes ordres, mais tu n'avais pas à te lancer dans une campagne suicidaire pour leur prouver que tu avais raison. Moi j'ai confiance en toi et je sais que tu agis toujours au mieux, alors lâche l'affaire et ne cherche pas. »

Avait-elle raison ? Jorian avait-il effectivement voulu casser cette image de petit officier lisse et policé qui lui collait à la peau en se mettant inutilement en danger ? Quoi qu'il en fût, l'inquiétude de la jeune femme transparaissait ouvertement dans ses paroles, des paroles qui ne relevaient d'ailleurs d'aucun mensonge. Même si elle non plus ne comprenait pas toujours les ordres de son supérieur, elle avait toutefois bien conscience qu'il avait une bien meilleure vision tactique et globale qu'elle, raison pour laquelle elle lui faisait pleinement confiance. À lui mais pas à leurs dirigeants par contre …

« On n'a pas plié, mais on n'a pas fait grand chose non plus hein … »

Et puis …
Et puis après la colère contenue venait désormais cette accusation à l'encontre d'un État-major qui les avait purement et simplement laissé tomber, et Syrielle ne pouvait en ressentir qu'une certaine aigreur tandis que le ton de sa voix était redescendu.

« On aurait pu faire bien plus de choses avec plus d'hommes, avec plus de moyens … avec des Jedi aussi ! On aurait pu défendre Trigalis bien plus efficacement pour qu'elle ne tombe pas aux mains de l'ennemi, mais on l'a pas fait. On a juste … été totalement oublié … et tous ces gens ont été oubliés aussi. »

Parce que la victoire ou la défaite, ce n'était finalement pas que des concepts, c'était avant tout le destin de milliers de personnes qui venait de se jouer pour leur prédire un avenir des plus sombre.

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Re: [155 ABY, Trigalis] un rêve se meurt [PV Syrielle Shakhovite]
Mar 18 Avr - 19:25
Jorian avait la mine sombre. Son regard s’était assombri avec les reproches de Syrielle qui semblait toutefois le préserver des oreilles des soldats qui semblaient vouloir écouter la discussion entre deux officiers. En fait, il n’y avait rien de surprenant à cela, les soldats et le personnel à bord du cargo étaient encore plus circonspects qu’eux, on ne leur avait transmis aucune information, donné aucune directive, ils évacuaient juste. Les Siths et ces vaisseaux qui se trouvaient sur Trigalis, cela annonçait une réalité bien plus sombre encore : l’époque de Darth Krayt n’était pas totalement révolue et même les SpecOps ne semblaient pas en savoir plus. Jorian était déçu, déçu de ne pas pouvoir en dire plus, même à Syrielle et déçu de ne pas avoir pu anticiper ces mouvements de troupes. Il y avait là quelque chose qu’ils avaient évoqué déjà plusieurs mois auparavant : les révoltes sur les mondes qui semblaient se généraliser étaient comme organisées, il y avait là quelque chose qui semblait être coordonné, mais il était impossible de dire cela sans preuve. Les preuves, c’était bien ce qui manquait et Jorian s’en rendait compte autant que Syrielle, simplement il était incapable de l’exprimer comme elle. Il laissa à nouveau quelques secondes, si les invectives de Syrielles étaient resté sans réponse, il ne pouvait se résoudre à laisser le reste sans réponse non plus.

-Et crois-tu que toi tu as passé ton brevet de combat contre un Sith ? Nous n’affrontions pas de simples Séparatistes et ce Sith n’était pas seul...C’était une armada, ils avaient des équipements et des uniformes...C’est une armée régulière. Ces planqués de l’État-Major, ils n’avaient pas du tout anticipé ça, ce qui s’est passé sur Trigalis est très grave, ça prouve que les Siths ont réussi à cacher une armée à la barbe de tous. As-tu une idée de la logistique qu’il faudrait pour mener à bien une telle opération ? Entraîner une armée régulière dans l’ombre, former des gens.


Jorian s’était pour la première fois exprimé avec animation. Il sortait de ses gonds, mais ce n’était pas après Syrielle qu’il en avait, il semblait juste...Dépassé. Le scientifique qu’il était n’aimait pas se retrouver sans savoir quoi faire, c’était pour cela qu’il connaissait les procédures et s’évertuait à toujours être dans le cadre. Un cadre rassurant qui le préservait de mauvaises surprises, mais là les surprises n’étaient pas bonnes et ils n’auraient surtout jamais pu les anticiper.


-Nous faisons partie des Renseignements...Et on n’a rien vu venir, toi et moi, nous parcourons la galaxie depuis des années et nous n’avons rien vu. Ces ordures avaient été vaincues avec Krayt et maintenant, on réalise qu’ils préparaient une armée régulière. Ce qui s’est produit sur Trigalis n’annonce pas simplement une guerre galactique, ça prouve que nos dirigeants ont fait preuve d’une incompétence globale, voire de corruption. Je peine à croire que personne n’était au courant, je crois que des Sénateurs les ont couvert, ce n’est pas possible autrement.


Jorian partait désormais dans le complotisme à peine annoncé, ce n’était pas la première fois qu’il virait dans ce genre de travers et Syrielle l’avait déjà vu tenir ce genre de discours en privé. En réalité, c’était un discours qu’ils avaient déjà entendu lorsqu’ils avaient mené leur travail de surveillance chez la Triade, même si l’Entente axait ce genre de chose vers les Sensitifs et que Jorian avait toujours vivement critiqué leurs idées et qu’il punissait publiquement les membres de son équipe qui avaient le malheur de dire que l’Entente avait tout compris.

-Quant aux Jedi, eux-aussi sont forcément au courant de quelque chose. Et je ne peux pas te donner tort, à part parler et méditer, ils ne font rien. Nous n’avons été que des pions, mais nous avons fait notre travail, c’est l’essentiel. J’espère juste que l’Alliance saura appliquer les procédure et ne se cachera pas derrière cette autodétermination des peuples qui nous ronge. Sans règle ni idée commune, les mondes partiront tous, il faut de la fermeté. Mais tout ça...C’est à cause de ces foutus Hutts, ces criminels, ces asociaux, ils nous affament et corrompent tout le monde, je ne serais même pas surpris qu’ils pactisent avec les Siths contre de l’argent. Ton drogué, c’était un meurtrier et tu sais, je suis certain qu’il faisait partie de l’armée des Siths...Nous ne pouvons plus être sûrs de personne...Ouvre les yeux Syrielle, ce mec était un partisan des Siths !


Le regard de Jorian était désormais rempli de haine, il s’exprimait avec une véhémence que Syrielle n’avait jamais réellement vu. Son discours était mauvais et même s’il le disait d’une voix posée, il était clair que sa haine profonde des criminels et des Hutts se manifestait désormais.


-En fait, si tu veux une mesure qui aurait sauvé la galaxie, je peux te la donner directement : il aurait fallu mener des expéditions contre le crime organisé et appliquer une tolérance zéro, mais personne n'est capable d'avoir ce courage !

On aurait pu croire que c’était un nouveau dérapage, le discours de Jorian avait viré dans des extrêmes que Syrielle n’avait vu que sur Ylesia. Il s'exprimait de la même manière que les ivrognes des villages de Nar Shaddaa qui pestaient contre la police ou tenaient des discours extrêmes, avinés, sauf que Jorian était parfaitement sobre. Le souvenir de sa femme était désormais dans son esprit et il peinait à se reprendre, le petit officier policé était désormais dans une colère sourde, il était évident qu’il se confiait et que cela dévoilait à Syrielle tout le mal qu’il avait eu à cacher ses émotions et à vouloir garder son calme sans que les hommes ne percent à jour son désarroi face à l’attitude de l’état-major.

Jorian était plein de Haine, la Haine née d'une confrontation avec les Siths...Jorian sans le savoir s'exprimait comme un Sith, son langage corporel et ses expressions étaient devenus violents...
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